Co-organisée avec la librairie la Nouvelle réserve et Solidaires 78
A partir de 19 h à la librairie La Nouvelle Réserve, Limay
Entrée libre et gratuite
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Entrée libre et gratuite
Aujourd’hui encore la liberté des femmes, des trans et des non-binaires à disposer de leur corps est toujours attaquée par le système patriarcal : difficulté d’accès à l’IVG, incitation à réarmer démographiquement la France, volonté permanente de vouloir légiférer sur les corps des personnes trans. Les chiffres sont toujours aussi inquiétants : en 2025, 164 féminicides ont eu lieu ; un viol ou une tentative de viol a eu lieu toutes les 2 minutes 30, une femme sur deux a déjà subi des violences sexuelles. Être la cible de racisme, validisme, classisme et de LGBTIphobies rend encore plus vulnérables : 85% des personnes trans sont agressées au cours de leur vie, 75% des agressions islamophobes visent des femmes et les femmes handicapées sont encore deux fois plus victimes de violences sexuelles que les autres. N’oublions pas que les enfants sont les premières victimes des violences sexuelles (une fille sur cinq et un garçon sur treize).
En 2026, la progression de l’extrême droite partout dans le monde menace toujours plus les droits des femmes et des minorités de genre. En France, la banalisation des idées fascistes et fémonationalistes rend l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite possible à l’Assemblée nationale ou à la présidence mais aussi demain dans nos mairies.
Au moins deux femmes sur cinq affirment avoir subi des violences sexistes ou sexuelles au travail (VSST) et une femme sur cinq déclare avoir subi des comportements à caractère sexuel sur son lieu de travail (enquête Genese 2021). Au sein du ministère de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (ESR), ces chiffres sont sans doute encore loin de l’ampleur des VSST : dans une enquête réalisée par SUD éducation en 2024, 60% des sondé·es affirmaient avoir déjà été victimes de VSST.
En septembre 2024, SUD éducation a proposé aux personnels de l’Education nationale de remplir un questionnaire sur les violences sexistes et sexuelles au travail. Cette fiche présente les principaux résultats.
Qu’est ce que la protection fonctionnelle ?
C’est une protection organisée par la collectivité publique dûe à l’agent·e public·que en raison de ses fonctions. Cette protection s’applique lorsque l’agent·e est victime de violences, d’agissements constitutifs de harcèlement, de menaces, d’injures, de diffamations ou d’outrages à l’occasion de l’exercice de ses fonctions.
Retrouvez sur cette page tout le matériel et toutes les infos pour les mobilisations du 8 mars. Faisons la grève au travail, la grève dans nos foyers (des tâches ménagères, des courses…), dans les écoles et les universités ! Interrompons toute activité productive et reproductive, formelle et informelle, rétribuée et gratuite. Participons partout aux actions et manifestations. Réapproprions-nous tous les espaces publics !
Livres et ressources vidéos : – Primaire : Mai Lan Chapiron, Le loup, La Martinière jeunesse, 2021, Paris Les vidéos disponibles sur le même ouvrage sur Youtube – Collège : Juliette Boutant et Thomas Mathieu, Les crocodiles sont toujours là : témoignages d’agressions et de harcèlement sexistes et sexuels, Casterman, 2019, Paris Pénélope Bagieu, Les Culottées, Gallimard, 2016, Paris
– Lycée : Margaret Atwood, La servante écarlate, Robert Laffont, 1985, Paris La série H24 disponible sur Arte Jeux :
Le jeu de rôle du consentement, “Sexploration” Un jeu coopératif pour aborder des situations de sexisme, “Moi c’est madame, la relève” Les expositions, campagnes, kits du Centre Hubertine Auclert.
À la suite de la publication de l’affiche de la Marche des Fiertés 2025, appelant à l’unité des personnes LGBTQIA+ face à l’extrême droite, une violente polémique a été lancée par la droite et l’extrême-droite, soutenue notamment par Valérie Pécresse et le Rassemblement National. Les réactionnaires, les conservateurs, les politiques ont l’air de le découvrir mais des émeutes de Compton en 1966, de Stonewal en 1969 à Paris en 2025 : les Marches des Fiertés sont politiques !
L’Union syndicale Solidaires condamne la décision de la région Île-de-France et la DILCRAH de retirer leurs logos et couper leur financement de l’organisation de la Marche des Fiertés parisienne du 28 juin, toute comme nous dénonçons l’interdiction de centre ville de la Marche des Fiertés de Dijon le 14 juin “pour risque de trouble à l’ordre public”. Cela est un renoncement à l’indépendance de la ligne politique propre aux assos LGBTQIA+ ainsi qu’une menace à la tenue optimale de la marche cette année et à tout autre positionnement radical des associations.
L’Union syndicale Solidaires dénonce ces attaques idéologiques nauséabondes, dans un contexte de montée des discours haineux, de violences LGBTQIphobes et plus particulièrement transphobes et de pressions sur la liberté d’expression.
Nous le rappelons : l’extrême droite est l’ennemie des personnes LGBTQIA+. Et les collectifs LGBTQIA+ ne peuvent faire l’économie de dénoncer l’idéologie réactionnaire. Cette idéologie tue les personnes LGBTQIA+ dans la rue, dans leur propre famille, plus généralement par l’exclusion ainsi que faute de soins et/ou de titres de séjour pour rester sur le territoire.
Orban et Erdogan interdisent les prides respectivement en Hongrie et en Turquie, le Royaume-Uni a adopté au printemps une législation transphobe, réduisant aussi par là-même les femmes à leur capacité d’enfantement, Trump s’en prend aux personnes trans aux Etats-Unis… Dans ce contexte, il est primordial de faire bloc syndicalement contre toutes les LGBTQIAphobies, au travail comme dans la rue, pour refuser le modèle de société raciste, fasciste, hétéromachiste, productiviste-pollueur de la réaction fasciste actuelle.
L’Union syndicale Solidaires soutient les revendications des personnes LGBTQI+ et l’autodétermination des personnes trans et intersexes, où qu’elles soient, ainsi que de bonnes conditions d’existence (santé, logement, travail, droits civils) et d’expression, aujourd’hui comme demain !
Les émeutier·es de Stonewall ou de la cafétéria de Compton se battaient, après plusieurs siècles et décennies de marginalisation et de criminalisation, pour sortir de la clandestinité et vivre leur vie sans se cacher. Ce combat est toujours nécessaire dans le monde et en France en 2025.
Depuis plus de 40 ans, la Marche des Fiertés est bien plus qu’un arc-en-ciel de couleurs et de musique dans les rues :
c’est un cri du cœur, une clameur collective pour l’égalité, la tolérance et le respect des droits humains.
Du 17 mai au 11 octobre 2025, les Marches des fiertés ont lieu partout en France : de Paris à Toulouse, en passant par Caen, Nantes, Lyon ou Marseille, elles donnent à voir une société plus juste, plus inclusive, plus humaine.
Fidèles à leurs engagements, nos organisations porteront haut leurs valeurs de justice, d’égalité et d’inclusion, aux côtés de toutes celles et ceux qui refusent les discriminations et les injustices.
Dans ce contexte réactionnaire y compris au niveau régional avec la dernière prise de position de Valérie Pécresse à
l’encontre de l’inter LGBT, cette marche n’est pas qu’un défilé festif mais bien l’expression de nos revendications.
C’est montrer que chacun·es a sa place, quels que soient son orientation sexuelle, son identité de genre.
C’est affirmer que le respect et le droit à la différence ne s’arrêtent pas à la porte de l’entreprise et que par conséquent les employeurs doivent garantir l’égalité professionnelle et surtout lutter activement contre les LGBTQIA+phobies.
Rappelle-toi que tout conquête a nécessité la mobilisation du plus grand nombre.
En 2025, On ne marche pas seul, on marche ensemble. Fièrement. Pour que l’égalité ne soit plus un combat, mais
une réalité.
Le 28 juin, nous organisations syndicales appellent les travailleuses et travailleurs à rejoindre la marche des fiertés parisiennes :
14H00 à Palais Royal en direction de la Place de la Nation
Tribune publiée dans Libération le 16 février 2023 : https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/la-france-doit-proteger-les-personnes-trans-menacees-aux-etats-unis-20250216_FP6VOFYFPFAWZKOKVJGU3OJRRQ/?redirected=1
Un collectif d’organisations demande aux autorités françaises de réagir face à l’offensive de l’administration états-unienne envers les personnes LGBT +. Trois mesures sont réalisables immédiatement pour leur venir en aide au plus vite.
Les associations LGBTI + françaises sont d’ores et déjà contactées par des personnes trans résidentes des Etats-Unis, craignant pour leur vie et leur sécurité, qui se demandent si elles pourront faire reconnaître leurs craintes réelles de persécution et obtenir l’asile ailleurs.
Depuis la prise de pouvoir de Donald Trump le lundi 20 janvier 2025, les personnes trans et la communauté LGBTI + états-unienne dans son ensemble craignent pour leur sécurité dans un contexte de libération de la parole transphobe et de restriction de leurs droits. Dès son investiture, le président entrant a ainsi affirmé que les Etats-Unis ne reconnaîtraient plus que «deux sexes, masculin et féminin1» et a annoncé sa volonté de mettre fin à ce qu’il qualifie de «délire transgenre». Parmi les premières mesures figurent la suppression de la mention de genre «X» sur les passeports, ainsi que la fin des changements d’état civil.
Plusieurs personnes trans états-uniennes rapportent ainsi des refus de renouvellement de passeport, des retours en arrière annoncés sur un changement d’état civil déjà effectué2 et même la confiscation de leurs documents par les autorités américaines3. Cela les expose aux discriminations, aux harcèlements et violences lors de contrôles d’identité ou de démarches administratives du quotidien et restreint leur liberté de circulation, allant jusqu’à faire craindre l’impossibilité de quitter le pays. Etant donné la nature xénophobe des mesures annoncées, nous sommes également préoccupé·es par la situation des personnes migrantes et exilées aux Etats-Unis.
Les décrets présidentiels des 20 et 28 janvier s’attaquent en outre aux droits des femmes trans détenues, exigeant qu’elles soient transférées vers des prisons pour hommes et les exposant à des violences sexuelles et à des traitements inhumains et dégradants. D’autres mesures visent à restreindre drastiquement les droits des mineur·es trans, à l’école, dans les activités sportives et en matière d’accès aux soins de transition4. Cela ouvre la voie à des interdictions plus larges, visant également les adultes.
Enfin, la possibilité pour les personnes trans de servir dans l’armée américaine est balayée, ce qui marque le début d’attaques contre la présence de personnes trans dans la vie publique, qui ne feront que s’intensifier.
Dans le même temps, la sortie des Etats-Unis de l’OMS, la suspension du financement du Plan d’urgence américain pour la lutte contre le sida (Pepfar)5, des directives aux Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) obstruant la recherche relative au genre ou à l’orientation sexuelle, ainsi que la suppression de politiques de diversité, d’équité et d’inclusion font craindre une hausse des discriminations à l’emploi et une mise au pas idéologique de la science et de la médecine, avec un impact démesuré sur l’accès aux soins des plus vulnérables, notamment les personnes trans et migrantes.
Des associations américaines de défense des droits humains, comme Lambda Legal, le Transgender Law Center et l’ACLU, ont conclu que, si le décret présidentiel en question ne change pas en lui-même la loi, il est de mauvais augure pour l’avenir et annonce la politique qui sera menée par cette administration6.
Si certaines mesures pourront être cassées par les tribunaux et que leur application reste incertaine, nous, associations de défense des droits des personnes trans et LGBTI +, voyons que l’histoire se répète encore. La prise de pouvoir de partis et de personnalités politiques ayant fait campagne contre les droits des personnes LGBTI + a toujours mené non seulement à des attaques législatives contre leurs droits, mais aussi à la montée d’un sentiment d’impunité parmi leurs partisans, et donc à la hausse des actes LGBTphobes, comme ce fut le cas dans le Brésil de Bolsonaro7 ou plus récemment dans l’Argentine de Javier Milei8. La ligne d’écoute Trans Lifeline fait le même constat, face à l’accroissement dramatique du nombre d’appels à l’aide. Selon le responsable de la plateforme, l’arrivée au pouvoir des trumpistes pourrait entraîner «de nouvelles formes de violence anti-trans», car «les auteurs de ces actes de violence ou de haine envers les personnes trans ne seront pas tenus responsables9».
Les autorités françaises, et plus particulièrement les instances françaises de l’asile et des migrations, ainsi que les acteurs français du droit et de la diplomatie internationale, doivent tenir compte de cette brusque dégradation de la situation des personnes LGBT + américaines.
ARDHIS
ACCEPTESS-T
ESPACE SANTE TRANS
FLIRT-FRONT TRANSFEM
OUTRANS
ARCOLAN
Association Française des Avocats LGBT+
Centre LGBTQI+ Paris Ile de France
Centre LGBTI du Poitou
Centre LGBTQIA+ Marseille
Centre LGBT+66
Children of India
Collectif Confederal Travailleurs Migrants – CGT
COULEUR
CRID
Douce Trans
Fédération LGBTI+
Fier.e.s et queer
Flash Our True Colors
Fondation Copernic
Fondation Le Refuge
Friction Magazine
Front d’Habitat Lesbien
GAGL45, centre LGBT+ d’Orléans
GATE
HES LGBTI+
La Bulle – Maison des solidarités LGBTI+
LDH (Ligue des droits de l’Homme)
Les Inverti.e.s
Le Planning Familial
MADERA
Melting Point LGBT +
Mouvement contre le racisme et pour l’Amitié entre les Peuples – Comité du 66
Nos Couleurs – Centre LGBT
NOSIG – Centre LGBTQIA+ de Nantes
Observatoire LGBTI+
Organisation de Solidarité Trans – OST
Quazar, Centre LGBTI+ d’Angers et du Maine-et-Loire
QUEER’AMU
Q.U.E.E.R. Auvergne
Queer Pantin
R.E.S.F 66
SHAMS France
SIDACTION
T-Time
Union syndicale Solidaires
(1) «Donald Trump s’en prend aux politiques en faveur des personnes transgenres», le Monde, 21 janvier 2025
(2) «This trans influencer received a passport with the wrong gender after Trump’s executive order» [«cette influenceuse trans a reçu un passeport avec le mauvais marqueur de genre après le décret présidentiel de Trump»), CNN, 30 janvier 2025.
(3) Trans people flood Pelosi’s office with passport issues as Trump order causes travel chaos («les personnes trans inondent le bureau de Pelosi avec des problèmes de passeport dans un contexte de chaos provoqué par le décret de Trump»), San Francisco Standard, 31 janvier 2025.
(4) Etats-Unis : des familles de mineurs trans et des médecins intentent une action en justice contre le décret de Trump interdisant les aides aux soins d’affirmation de genre, le Monde, 4 février 2025.
(5) IAS statement : «Pepfar freeze threatens millions of lives», International AIDS Society and IAS (communiqué : «Le gel du Pepfar menace des millions de vies»), IAS, 25 janvier 2025.
(6) What to know about President Donald Trump’s order targeting the rights of transgender people («que savoir à propos du décret présidentiel de Donald Trump s’attaquant aux droits des personnes transgenres»), Associated Press, 23 janvier 2025.
(7) «Dans le Brésil de Bolsonaro, le martyre des transgenres», le Monde, 8 février 2021.
(8) «En Argentine, trois lesbiennes tuées après un incendie criminel», le Figaro, 12 mai 2024.
(9) «Je sais que je vais perdre des droits» : après la victoire de Donald Trump, la communauté trans «a très peur» pour son avenir aux Etats-Unis, France Info, 9 novembre 2024.
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Avec Donald Trump, la transphobie au plus haut sommet de l’Etat
Ce communiqué a été publié le 30/01/2025
Au terme de longs échanges, le Conseil supérieur de l’éducation, réuni les 29 et 30 janvier, a émis un avis favorable au programme d’éducation à la vie affective et relationnelle et à la sexualité (Evars). Il aura donc fallu plus d’un an et demi, depuis la saisine du Conseil supérieur des programmes en juin 2023, pour qu’enfin un programme soit adopté. Un an et demi de tergiversations ministérielles, un an et demi d’avancées salutaires et de reculs scandaleux, un an et demi de débat public gangrené par la désinformation et un activisme réactionnaire débridé mené par l’extrême droite notamment.
Le ministère se donne enfin les moyens d’appliquer la loi de 2001 instaurant 3 séances d’éducation à la sexualité par an pour chaque élève tout au long de sa scolarité. Si SUD éducation se réjouit que des notions essentielles telles que l’identité de genre, l’homophobie ou la transphobie y aient été intégrées, le syndicat déplore que certains termes ne soient pas introduits plus tôt au cours de la scolarité pour rendre compte des réalités vécues par les élèves et mettre des mots sur des situations qui font le quotidien des classes : le terme “LGBTIphobies” n’apparaît ainsi qu’en terminale et le terme “identité de genre” n’est abordé qu’en troisième. SUD éducation continuera à défendre l’introduction de ces notions tout au long de la scolarité car elles sont essentielles à la construction d’une école véritablement inclusive et qui lutte durablement contre les LGBTIphobies.
Désormais, SUD éducation attend avec impatience la publication de ce programme et se montrera vigilant à ce que le ministère assume ses responsabilités :
L’éducation à la vie affective et relationnelle et à la sexualité est essentielle à la fois pour protéger les enfants des violences sexuelles et sexistes et lutter contre les stéréotypes et les discriminations mais aussi pour préparer la société égalitaire, inclusive, démocratique et juste de demain.
Les militant·es de SUD éducation et de son union interprofessionnelle Solidaires ne laisseront pas un bout de terrain à l’extrême droite dans cette bataille pour l’égalité et l’émancipation de toutes et tous !
Ce communiqué a été publié le 30/01/2025
Au terme de longs échanges, le Conseil supérieur de l’éducation, réuni les 29 et 30 janvier, a émis un avis favorable au programme d’éducation à la vie affective et relationnelle et à la sexualité (Evars). Il aura donc fallu plus d’un an et demi, depuis la saisine du Conseil supérieur des programmes en juin 2023, pour qu’enfin un programme soit adopté. Un an et demi de tergiversations ministérielles, un an et demi d’avancées salutaires et de reculs scandaleux, un an et demi de débat public gangrené par la désinformation et un activisme réactionnaire débridé mené par l’extrême droite notamment.
Le ministère se donne enfin les moyens d’appliquer la loi de 2001 instaurant 3 séances d’éducation à la sexualité par an pour chaque élève tout au long de sa scolarité. Si SUD éducation se réjouit que des notions essentielles telles que l’identité de genre, l’homophobie ou la transphobie y aient été intégrées, le syndicat déplore que certains termes ne soient pas introduits plus tôt au cours de la scolarité pour rendre compte des réalités vécues par les élèves et mettre des mots sur des situations qui font le quotidien des classes : le terme “LGBTIphobies” n’apparaît ainsi qu’en terminale et le terme “identité de genre” n’est abordé qu’en troisième. SUD éducation continuera à défendre l’introduction de ces notions tout au long de la scolarité car elles sont essentielles à la construction d’une école véritablement inclusive et qui lutte durablement contre les LGBTIphobies.
Désormais, SUD éducation attend avec impatience la publication de ce programme et se montrera vigilant à ce que le ministère assume ses responsabilités :
L’éducation à la vie affective et relationnelle et à la sexualité est essentielle à la fois pour protéger les enfants des violences sexuelles et sexistes et lutter contre les stéréotypes et les discriminations mais aussi pour préparer la société égalitaire, inclusive, démocratique et juste de demain.
Les militant·es de SUD éducation et de son union interprofessionnelle Solidaires ne laisseront pas un bout de terrain à l’extrême droite dans cette bataille pour l’égalité et l’émancipation de toutes et tous !
Dans une situation politique marquée par les poussées réactionnaires, SUD éducation réaffirme l’urgence de se saisir syndicalement de la lutte pour les droits des personnes trans et intersexes.
Le gouvernement Barnier, tout juste nommé, représente une menace directe pour les droits des personnes LGBTQI+ : mis “sous surveillance” par le Rassemblement national, il regroupe de nombreuses personnalités de droite proches de la “Manif pour tous” et des milieux réactionnaires homophobes et transphobes. Soutenue par les Républicains, l’arrivée au gouvernement de sénateur·ices ayant porté au printemps la proposition de loi visant l’interdiction des transitions des mineur·es marque une étape supplémentaire dans la stratégie de harcèlement envers les personnes LGBTQI+. Les attaques envers les personnes étrangères, par un gouvernement ayant soutenu la loi “Asile et immigration” et soutenant la suppression de l’Aide médicale d’Etat (AME), sont également une menace directe contre les droits des populations précaires et leur accès à la santé. Ne soyons pas dupes : derrière ce gouvernement, ce sont toutes les transitions et de manière plus large le droit à disposer de son corps par l’IVG, la PMA, l’interdiction des chirurgies sur les enfants intersexes, l’accès à la contraception et l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle, qui sont attaquées.
L’école est un sujet central dans la lutte pour les droits trans et intersexes. Lieu d’accueil des mineur·es trans et intersexes, l’école est souvent un espace de violences, quand l’Education Nationale faillit à sa mission d’accompagnement, de soutien et d’émancipation de ces jeunes. Les personnels trans et intersexes sont également mis sous pression, et trop rarement protégé·es par les hiérarchies lorsqu’iels sont menacé·es sur leur lieu de travail. Les violences hétérosexistes structurent le milieu scolaire : injures, harcèlements, mépris affiché, « outings » forcés. Aujourd’hui, certaines personnes trans peinent encore à faire valoir leur changement de genre ou d’identité sur leur lieu de travail, dans les documents officiels ou administratifs. L’école, “mère des batailles” selon Gabriel Attal, est aussi au cœur des offensives réactionnaires partout dans le monde, de la Floride à l’Italie, en passant par les offensives contre le “wokisme” relayées de la macronie au RN. Le rapport sur les LGBTIphobies de SOS homophobie de 2022 précise que 8% des actes de transphobie recensés s’exercent en milieu scolaire. SUD éducation se place du côté des élèves trans et intersexes ainsi que des personnels LGBTQI+ et revendique une réelle protection des enfants, contre les violences médicales, physiques, morales et sexuelles dont iels sont victimes.
Face à la transphobie et aux violences contre les personnes intersexes, ce sont de nouveaux droits qui sont à conquérir : l’accès au changement de la mention de sexe et du prénom à l’état civil libre et déjudiciarisé, la garantie d’accès remboursé à toute forme de transition médicale et aux médicaments, la fin des opérations forcées contre les enfants et adolescents intersexes, le financement de la recherche, la lutte contre les violences, de réels moyens pour les services publics, la garantie réelle de dépsychiatrisation…
SUD éducation revendique :
Pour cela, mobilisons-nous toute l’année dans nos établissement pour défendre les droits des personnels et élèves trans, et participons en nombre aux rassemblements qui sont organisés pour défendre ces droits, comme la marche de l’ExisTransInter ce samedi 12 octobre à Paris.
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