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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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Actu Solidaires 78 Automobile Conditions de travail

Uni·es pour des garanties. Non à la fermeture de Stellantis Poissy

A l’usine Stellantis de Poissy, les travailleur.euses et des sous-traitants s’organisent. Sud industrie et sa section de Stellantis ont pour objectif de mettre en avant des garanties nécessaires pour que chacun·e des salarié·es puissent continuer à faire vivre sa famille après la fabrication de l’Opel Mokka. Ici, comme ailleurs, les travailleurs et travailleuses doivent s’organiser pour contrer les plans de licenciements et les fermetures d’usines.

Nous n’aurons rien sans lutter !

Solidaires/Canal Marches Expression Directe 2026 n°1

Diffusion le Mardi 20 janvier 2026 vers 00h30 sur France 2

Rediffusion le Jeudi 22 janvier 2026 vers 09h25 sur France 5

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Actu Solidaires 78 Automobile Conditions de travail Éducation En grève ! Luttes antivalidistes

Dans les Yvelines, une classe en lutte ! revue de presse épisode n ° 71

Une classe en lutte dans les Yvelines !


Petit tour d’horizon des mobilisations sociales dans le département… Liste forcément non-exhaustive, n’hésitez pas à nous transmettre vos infos à contact@solidaires78.org


Bloquons tout « débloque » le parking de l’hôpital de Mantes-la-Jolie

Source : Actu78.fr


Source : Actu78.fr

Source : Actu78.fr

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Automobile Dans les Yvelines, une classe en lutte... Écologie En grève ! Revue de presse

Dans les Yvelines, une classe en lutte ! revue de presse épisode n ° 70

Une classe en lutte dans les Yvelines !


Petit tour d’horizon des mobilisations sociales dans le département… Liste forcément non-exhaustive, n’hésitez pas à nous transmettre vos infos à contact@solidaires78.org





A lire dans Le Parisien
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Automobile

Renault – Bilan social 2024 : inégalités salariales et emploi en souffrance


Emploi, salaires, conditions de travail… Lors de la réunion du Comité Social et Economique du 31 mars 2025, les représentants du personnel étaient consultés sur le bilan social de l’Etablissement Renault Ile-de-France de l’année 2024.

Déclaration des élus SUD sur bilan social 2024

L’Accord sur la structure de la BDESE et du Bilan Social signé le 10 décembre 2024 par la CFE-CGC, la CFDT et la CGT était supposé « Fournir des données pertinentes en lien avec la politique sociale du Groupe  » et « Gagner en lisibilité pour faciliter la compréhension des données sociales ». On est loin de l’objectif affiché.

Il est difficile de faire des comparaisons et de suivre l’évolution des données sociales avec les mouvements de personnel qui ont eu lieu en 2023 (démantèlement et transfert de salariés vers Ampere Sas et Ampere ST, intégration des salariés qui sont restés Renault des sites de Douai, Lardy et Cléon) et en 2024 (fusion des établissements de Guyancourt, VSF et du Siège).PNG - 82.5 koEffectif de l’établissement Renault Ile-de-France par site

En 2024, si l’on exclut les mutations et les alternants, il y a eu plus de départs (472 départs de salariés en CDI) que d’embauches (410 embauches en CDI), soit une légère diminution des effectifs.PNG - 65.6 koEffectifs par classe d’emploi de l’établissement Renault Ile-de-France

Les données sur les rémunérations ne comptabilisent que les éléments de salaire soumis à cotisations sociales. Cela exclut le versement des primes (intéressement, participation…) et des actions qui échappent à ces cotisations. En application de l’Accord sur la structure de la BDESE et du Bilan Social, celui-ci ne fournit pas non plus les rémunérations des 123 salariés classés I17 et I18, c’est-à-dire tout en haut de l’échelle des salaires. Les comparaisons sur les écarts de rémunération sont donc tronquées.

Cependant si l’on compare uniquement les rémunérations soumises à cotisations sociales, un salarié de l’établissement Renault IDF classé H16 gagne en moyenne 5,5 fois plus qu’un salarié classé C6. L’écart serait encore plus important si l’on pouvait comparer les postes A2 et I18, c’est à dire l’étendue du spectre des classes d’emploi de l’établissement.PNG - 54 koRémunération moyenne annuelle par classe d’emploi de l’établissement Renault Ile-de-France La rémunération prise en compte comprend tous les versements soumis à cotisation sociale (voir la rubrique « brut annuel sécurité sociale » de la fiche de paie de décembre 2024)

L’établissement compte 30 % de femmes. Selon le tableau 2 .1.3, le salaire des femmes serait inférieur de 3,9 % chez les non-cadres et de 9,5 % chez les cadres. Or selon les tableaux 2.1.1 et 2.1.2, le salaire des femmes serait en moyenne de 12,7 % inférieur à celui des hommes. L’écart est particulièrement important pour les classes d’emplois D7 à G13.

L’accroissement des inégalités salariales est un des facteurs d’injustice et de perte du collectif. Le résultat des dernières NAO va hélas encore dans ce sens.

Les chiffres du bilan social sur les accidents de travail sont sous-évalués car de nombreux accidents ne sont pas déclarés ou reconnus, notamment ceux d’origine psychosociale. En effet, la direction émet systématiquement des réserves sur ces accidents et de nombreux accidents d’origine psychosociale ne sont pas déclarés par les salariés.

La déclaration de deux cancers broncho-pulmonaires et/ou d’asbestose montre la persistance des effets de l’exposition professionnelle à l’amiante, un des scandales majeurs de ces dernières décennies dont les directions successives de Renault portent une lourde responsabilité.

Plusieurs salariés de l’établissement ont déclaré une maladie professionnelle pour syndrome dépressif. Cela devrait apparaitre en tant que tel dans le bilan social (tableau 3.3.1).

54 salariés ont été reclassés à la suite d’une inaptitude avec restrictions médicales (tableau 4 .6.1). Or le CSE n’a pas été consulté sur ces reclassements en 2024. D’autre part, il aurait été souhaitable de savoir si ces inaptitudes sont d’origine professionnelle ou pas.

Au chapitre 5, la notion de formation est très large. La plupart des formations dispensées par l’établissement ont en fait été des vulgarisations technologiques ou des séances obligatoires sur ordinateur (e-learning) de sensibilisation sur des sujets sociétaux.

Contrairement aux années précédentes, il ne nous est pas présenté de réelles perspectives sur la « politique emploi » pour l’année qui vient. L’accord Contrat social France 2025/2027 signé par la CFE-CGC, la CFDT et FO est passé par là, qui permet à la direction de saucissonner sa politique d’emploi, avec des pseudo-négociations secteur par secteur. Nous en avons un aperçu avec l’annonce d’un plan de suppressions d’emplois à la Direction des Achats sur fond de délocalisation de cette activité en Roumanie. Les Dispenses d’Activité sont certes attendues par de nombreux salariés dépités par l’évolution de leurs conditions de travail et par la marche de l’entreprise. Mais la notion de départ volontaire dans le cadre d’une Rupture Conventionnelle Collective est très relative quand un salarié voit son activité supprimée ou délocalisée. Le rôle dévolu aux syndicats se réduit à accompagner les projets de la direction de réduction d’emplois. SUD appelle à combattre les suppressions d’emplois et à prendre le chemin opposé des derniers accords de compétitivité. La baisse du temps de travail et la répartition des activités permettraient à tous les salariés de conserver leur emploi.

Les élus SUD voteront contre le bilan social 2024.

Résultat des votes

Pour : 17 (CFE-CGC)
Contre : 15 (SUD, CFDT, CGT, SM-TE)

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Automobile

Prêt de main d’œuvre illicite chez Renault


Les faits remontent à 2017. Un contrôle de l’inspection du travail révélait des infractions dans les conditions de prestation pour le compte des Achats de Renault (RNPO) de 64 salariés de l’entreprise Apside/HTI.

Télécharger le tract du 10 septembre 2024

Les acheteurs d’HTI faisaient le même travail que ceux de Renault (même périmètre, mêmes compétences) en étant moins payés et avec une plus mauvaise convention collective, et HTI réalisait 50 % de marge sur chaque journée facturée !

Le syndicat SUD Renault était à l’origine du signalement auprès de l’inspection du travail et s’était porté partie civile aux côtés de 8 salariés d’HTI. Renault, HTI et le directeur du Technocentre (Philippe Brismontier) ont alors été condamnés en 1ère instance en 2020 pour « prêt de main d’œuvre illicite ».

Seule la société HTI avait fait appel de la décision. La cour d’appel avait confirmé en octobre 2022 la condamnation qui était assortie d’une amende de 25 000 €. HTI s’étant pourvue en cassation, la Cour de cassation a examiné l’affaire et rejeté les arguments de HTI le 5 mars 2024.

Ecrêtage des compteurs Horaire Variable
Condamnée en 1ère instance pour « travail dissimulé », la direction de Renault a fait appel. La Cour rendra son jugement le 19 septembre.

La Cour rappelle dans son arrêt que, dès lors que l’infraction porte atteinte à l’intérêt collectif des salariés de Renault, le syndicat SUD Renault a vocation à les défendre. En l’espèce, la mise en concurrence entre salariés Renault et prestataires portait atteinte à leurs intérêts.

Le temps de la justice semble parfois beaucoup trop long (après plusieurs années de procédures, il a encore fallu plus de 4 mois pour que SUD reçoive la notification officielle de cette décision), et les entreprises ont les moyens d’en jouer. Mais ce genre de décision constitue un rappel de l’obligation faite aux entreprises de respecter le droit du travail dont le but est de protéger les salariés.

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Sud Stellantis Poissy Collecte pour la caisse grève MA France

En 4 jours de collecte, organisée par Sud Stellantis Poissy, les salariés de PSA Poissy ont donné 4 700 €, un record, pour la caisse de grève des salariés en lutte de MA France, usine d’emboutissage d’Aulnay-sous-Bois.

Merci à tous !

Depuis près de 5 semaines, ces salariés se battent contre la fermeture de leur usine. Cette mobilisation est aussi la nôtre ! …

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Automobile

Mutuelle Renault : jusqu’à 26 % de hausse de la « part salarié »


Les tarifs de la mutuelle obligatoire du Groupe Renault augmentent de 17 % en 2024 suite à la hausse des dépenses de santé non couvertes par la Sécurité Sociale. Les salariés sont mis deux fois plus à contribution que l’employeur, avec pour la part salarié jusqu’à 26 % de hausse.

Les tarifs des mutuelles complémentaires augmentent cette année. Principales raisons :

  • La hausse des dépenses de santé non couvertes par la Sécurité Sociale et transférées vers les complémentaires.
  • La hausse du Plafond Mensuel de la Sécurité Sociale (PMSS) de 5,4% au 1er janvier 2024 sur lequel sont indexées par exemple les cotisations de la mutuelle obligatoire du groupe Renault [1].

Cette accélération du transfert des dépenses de santé vers les mutuelles complémentaires est le résultat d’une politique revendiquée par le gouvernement. Elle se manifeste par sa volonté de baisser le « coût du travail » à coup d’exonérations de cotisations sociales notamment. Comme ce sont principalement les cotisations sociales qui financent la Sécurité Sociale, celle-ci se voit privée de ressources et limite ses remboursements alors que les dépenses de santé augmentent. Les frais non pris en charge par la Sécurité Sociale sont basculées vers les complémentaires.

La mutuelle obligatoire du groupe Renault n’échappe pas à cette hausse. Elle est d’environ 17 % en 2024, soit 3 fois plus que la hausse du PMSS. La direction prendra en charge la totalité de l’augmentation des cotisations jusqu’au mois d’avril 2024, mais pas au-delà. Elle refuse même de partager la hausse en deux avec les salariés.

Résultat : les salariés verront en mai 2024 leur cotisation augmenter deux fois plus que celle payée par l’employeur. La part payée par le salarié augmente de 16,25 à 26,24 % selon la formule de base (Isolé, Duo ou Famille), quand celle payée par l’employeur augmente de 12,60 %.

IsoléDuoFamille
Janvier 2023Mai 2024Janvier 2023Mai 2024Janvier 2023Mai 2024
Cotisation mutuelle70,12 €82,52 €108,24 €127,63 €149,12 €171,75 €
Augmentation €+12,40 €+19,39 €+22,63 €
Augmentation %+17,68 %+17,91 %+15,18 %
Part salarié26,14 €33 €64,26 €78,11 €105,14 €122,23 €
Augmentation €+6,86 €+13,85 €+17,09 €
Augmentation %+26,24 %+21,55 %+16,25 %
% part salarié37,30 %40 %59,40 %61,20 %70,50 %71,20 %
Part employeur43,98 €49,52 €43,98 €49,52 €43,98 €49,52 €
Augmentation €+5,54 €+5,54 €+5,54 €
Augmentation %+12,60 %+12,60 %+12,60 %
% part employeur62,70 %60 %40,60 %38,80 %29,50 %28,90 %

Les syndicats signataires d’un avenant à l’accord sur la mutuelle obligatoire du groupe Renault (CFE-CGC, CFDT et FO) se félicitent d’avoir obtenu « une meilleure prise en charge de l’employeur ». En fait, la part prise en charge par l’employeur baisse. Elle passe de 62,70 % à 60 % pour la formule « Isolé », de 40,60 % à 38,80 % pour la formule « Duo » et de 29,50 % à 28.80 % pour la formule « Famille ». Pas de quoi se vanter. Quant aux retraités et aux anciens salariés du Groupe Renault, ils sont exclus de la participation de l’employeur et doivent s’acquitter de la totalité de la cotisation.

Notes

[1] « Par principe, le taux de cotisation afférant à chaque structure, est fixé en pourcentage du plafond mensuel de la sécurité sociale (PMSS) au 1er janvier de chaque année. » Voir l’accord sur mutuelle obligatoire de Renault Group du 10 novembre 2022.

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Actu Solidaires 78 Automobile Industrie

Tavarès, L’homme qui valait 36 millions ? [vidéo]

Suite à l’annonce de l’augmentation record du PDG de leur PDG, deux interventions de nos camarades de SUD Stellantis

Ce ne sont pas les salaires qui coûtent chers mais Tavares et les actionnaires

Soutien aux grévistes, notre patron est responsable à 100%

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Automobile Histoire Histoire locale

Automobile : il était une fois l’usine de Flins…

C’est la deuxième usine historique de Renault, après celle de Billancourt fermée en 1992. Jusqu’à 20 000 salariés y ont travaillé dans les années 1970. Aujourd’hui sur un site, considérablement réduit, elle n’emploie plus que 2 400 salariés dont 1 877 « Renault ».

À croire que les patrons tirent plus les leçons des luttes précédentes que le mouvement ouvrier lui-même. À Flins, la direction de Renault a choisi la lente asphyxie et a annoncé il y a trois ans son intention d’y arrêter la production d’automobiles en 2024, alors que l’usine n’employait déjà plus que 2 600 salariéEs.

Une fermeture programmée

Pendant plusieurs années, la plus vendue des voitures électriques en France, la Renault Zoe, y a été produite. Patatras ! Les ventes de la Zoe se sont effondrées en même temps que la direction de Renault décidait de produire ses nouvelles voitures électriques autour de Douai dans le Nord de la France, sacrifiant délibérément la fin de vie de la Zoe, outils de fabrication, et bien sûr salariés. Et Renault envisage maintenant de produire. en Slovénie en partage avec une autre firme, une petite voiture électrique baptisée Twingo.

Pour la direction, finie la voiture électrique à Flins, c’est maintenant le tour de « l’économie circulaire », aujourd’hui pas plus de 147 emplois maintenant déplacés vers une nouvelle filiale baptisée « The future is neutral ». Ah, si Di Meo savait créer autant d’emplois que de titres marketing pour attirer un « bon business profitable » ! Le secrétaire du syndicat CGT Renault Flins indique : « Sur l’activité de l’usine de Choisy (qui a fermé en 2022), 294 personnes étaient prévues. Aujourd’hui, on est à 147. Sur la Factory VO (le nom donné par la direction à l’entité de réparation et de reconditionnement de voitures d’occasion), on devait réparer 45 000 véhicules par an. On est à peine à 20 000 pour le moment. L’effectif devait être de 210 personnes sur trois équipes. Il n’y a que deux équipes et 179 salariés ».

L’économie circulaire est un terme emprunté à l’écologie qui vise à ne pas gaspiller les ressources naturelles. Pour la direction de Renault, le nom choisi n’est qu’un enfumage pour un nouveau business, une véritable arnaque qui ne compensera pas les emplois supprimés par l’arrêt de la fabrication de la Zoe.

Faire face au démantèlement

À Flins, comme dans les autres établissements Renault, s’ajoute la mise place au premier janvier 2024 d’une nouvelle grille de classifications de la métallurgie. Ce sera aussi l’envol des nouvelles filiales qui organisent le démantèlement de l’ancien Renault au profit d’entités appelant de nouveaux capitaux aux quatre coins de la planète des spéculateurs. Les résistances quotidiennes sont bien sûr nécessairement à l’ordre du jour avec des gains et victoires possibles.

Mercredi 15 novembre, à l’appel de la CGT, 250 personnes dont environ une centaine de salariéEs de l’usine ont participé à un rassemblement devant l’usine de Flins avec notamment le secrétaire du syndicat de l’usine Ali Kaya et la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet. Cette initiative renforce l’action dans l’usine elle-même. Mais, au regard des enjeux, le compte n’y est pas. Le déplacement de la secrétaire générale de la CGT et l’action sans concessions du syndicat CGT de l’usine ne sont pas aujourd’hui suffisants pour bloquer les agressions patronales.

Il est plus crédible d’affirmer que seul un mouvement d’ensemble permettrait de renverser le rapport des forces. Pas d’illusions : les Renault ne sont pas en mesure de l’imposer à eux seuls. Leur résistance doit être aujourd’hui soutenue.

Par Jean-Claude Vessillier pour L’Anticapitaliste

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