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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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antifascisme

Ripostes syndicales : Bulletin n° 12

Face à la montée de l’extrême droite, le syndicalisme de lutte est un rempart essentiel.. Sa force ? L’ancrage territorial, sa capacité à mobiliser, et à construire l’unité dans la diversité. Les élections
municipales de mars 2026 sont un enjeu crucial. Laisser des mairies aux mains de l’extrême droite banaliserait encore davantage les discours et les actes de haine et de discrimination qui nous innondent quotidiennement notamment via les médias du milliardaire Bolloré.
L’extrême droite nie l’urgence écologique, sacrifiant l’avenir sur
l’autel du profit et du repli identitaire. Pourtant, ce sont les classes populaires — des banlieues aux ruralités — qui subissent déjà de plein foutet les conséquences des canicules, des inondations, et de la précarité énergétique. La jeunesse, en première ligne, exige des solutions : une véritable transition écologique, la fin des discriminations et des privilèges. Les syndicats doivent porter ces revendications, lier justice sociale et transition écologique, et refuser les fausses solutions sécuritaires, racistes ou climatosceptiques.
L’extrême droite prospère là où les services publics mais aussi le
syndicalisme reculent. Pour la contrer, il faut syndicaliser massivement, aller à la rencontre des travailleurs et travailleuses,
partout et surtout dans les territoires délaissés. Contre le désespoir dont se nourrit l’extrême droite on doit imposer les luttes sociales et la conscience de classe.
Les syndicats ne sont pas seuls : ils doivent s’allier aux mouvements antiracistes, féministes, écologistes, et aux collectifs actifs dans les quartiers. Les périphéries urbaines et les ruralités ne sont pas des réservoirs de voix pour l’extrême droite, mais des bastions de résistance à organiser. Ensemble, transformons l’urgence en force pour un futur solidaire, écologique, et sans place pour la haine.

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antifascisme Éducation

Après Bétharram : certainement pas les “oubliettes” !

Le SUNDEP Solidaires revient sur les violences en milieu scolaire, mises à jour notamment après les scandaleuses révélations sur l’établissement Bétharram.

Alors qu’est dévoilée aujourd’hui, dans la presse, une proposition de loi qui a pour objectif de «renforcer le contrôle des établissements privés», le président de la Fédération des organismes de gestion de l’enseignement catholique (FNOGEC) pousse la provocation à vouloir envoyer Bétharram «aux oubliettes».

Violences en milieu scolaire : l’après Bétharram

Le scandale de Bétharram, puis la commission d’enquête Vannier-Spillebout qui en a découlé, ont révélé ce que le SUNDEP Solidaires dénonce depuis des années : la quasi-absence de contrôle des établissements privés, qu’ils soient sous contrat que hors contrat.

Ce manque de contrôle a entraîné l’invisibilisation de violences systémiques, de harcèlement moral et sexuel massif. Pendant des décennies, la parole des élèves a été méprisée. Directions, tutelles et État ont fermé les yeux. Ils ont non seulement laissé faire, mais ont passé sous silence les faits et réprimé les lanceur·euses d’alerte.

Six mois après le rapport de cette commission, où en est-on ?

Force est de constater que rien n’a réellement changé. Aucune mesure sérieuse n’a été prise, aucune protection des victimes mise en place. Des missions de contrôle sont certes engagées dans les établissements sous contrat, mais de manière très disparate selon les académies, sans cadre national ni transparence. Et malgré les manquements graves que relèvent 42 rapports d’inspection auxquels la presse a eu accès (Médiacités, 22 janvier 2026), aucune suite n’a été donnée par le ministère.

Pire encore : le nouveau secrétaire général de l’enseignement catholique démontre, par ses prises de positions publiques – notamment sur la prière en classe – que le respect de la loi n’est pas une priorité pour l’Enseignement catholique. Il dénonce une prétendue « instrumentalisation » des contrôles tandis que l’autorité de tutelle des établissements privés va jusqu’à évoquer un complot.

Le SUNDEP Solidaires exige la systématisation des inspections des établissements privés (finances, sécurité, pédagogie), la diffusion des rapports d’inspection et la mise en place de sanctions réellement dissuasives en cas de non-respect du contrat d’association. Nous demandons également le renforcement du statut de lanceur·euse d’alerte afin que celles et ceux qui dénoncent les dérives soient protégé·es et non sanctionné·es.

Ne laissons pas les établissements privés continuer à agir en dehors du droit et hors de tout contrôle.

Réaffirmons notre refus :

  • des cérémonies religieuses sur temps scolaire ;
  • des recrutements fondés sur le « caractère propre » pour l’accord collégial ;
  • de la 28ᵉ heure bénévole en maternelle et en primaire au service de la catéchèse ;
  • du détournement des fonds publics de la formation professionnelle pour diffuser une idéologie confessionnelle ;
  • de l’argument du « caractère propre », derrière lequel se réfugient les établissements.

Le SUNDEP Solidaires continuera à se battre pour la protection des élèves et des personnels, pour le respect de la laïcité et de la liberté de conscience des élèves et des enseignant·es, pour le respect des programmes – comme l’EVARS – et pour faire évoluer le statut de l’ensemble des personnels (y compris pour la vie scolaire et les directions) vers un système unifié et public de l’enseignement.

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Les Utopiques numéro 30 : Quelle justice ? Quelle police ?

Les violences policières et leur caractère systémique, un syndicalisme policier majoritairement marqué à l’extrême droite et prompt à la pression sur le pouvoir, ce numéro n’oubliera pas de s’y attacher. Mais il cherchera aussi à se pencher à ce que sont les missions de la police et ce que le syndicalisme peut avoir à en dire aujourd’hui, notamment au travers de son histoire.

Parallèle presque évident, la même question vaut pour la justice. Les forces réactionnaires l’opposent à l’«efficacité» de la police et on a vu, à l’occasion de l’incroyable épisode de la condamnation de Marine Le Pen, ressortir le fantasme des « juges rouges ». Là encore, la tension est vive entre une justice qui défend aussi l’ordre de classe de la société, tout en restant parfois un recours pour celles et ceux d’en bas face aux puissants. De la même façon, au prisme du genre et des discriminations raciales, police et justice doivent être interrogées radicalement.

Thiery Tintoni décrit le paysage syndical policier. Christian Chevandier, auteur notamment de Policiers dans la ville : une histoire des gardiens de la paix, revient sur l’histoire de ce corps professionnel, son travail réel. L’association des Ami·es de Maurice Rajsfus nous offre un texte de celui qui fut un écrivain prolifique à propos de la police. Omar Slaouti revient sur les violences policières et se demande : quelles revendications face à ces situations ? Gérard Gourguechon raconte les années 1980, quand la Fédération autonome des syndicats de police participait aux débuts du Groupe des 10, ancêtre de l’Union syndicale Solidaires. Autre retour historique avec Thierry Tintoni qui brosse le portrait de la CFDT Police de l’après-68.

Gaelle Differ et Gwenola Ricordeau, autrice de Pour elles toutes : femmes contre la prison, discutent des rapports entre système pénal et féminisme. Antoine Le Scolan, du Syndicat des avocats de France traite des rapports entre l’État de droit et le couple justice/police. Patrick Ackermann décortique la longue route qui mena au procès des dirigeants de France Télécom/Orange. Christian Mahieux soulève un point particulier : quand les syndicats utilisent la justice contre le syndicalisme.

Les Amies et Amis de la Commune de Paris 1871 décrivent ce que fut la police durant ce moment particulier de l’histoire du mouvement ouvrier. Jean-Jacques Gandini, de la Ligue des droits de l’Homme analyse l’histoire d’une ignominie ordinaire au service de l’État, révélé par le procès de Maurice Papon.

Comme toujours, la dimension internationale est présente : Zelmar Michelini nous parle du besoin de vérité et de justice en Amérique latine, après les dictatures de la fin du 20e siècle ; la commission internationale de l’Union syndicale Solidaires mobilise les exemples kurde et zapatiste pour illustrer les alternatives possibles.

Pour commander le numéro ou s’abonner à la revue :

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Motion d’actualité : Mineur·es non accompagné·es

Cette motion d’actualité a été votée à la suite du 7e congrès du SUNDEP Solidaires qui s’est déroulé en décembre 2025 à Lille.

Nous appelons à ce que les droits des mineur·es non accompagné·es, sur tout le territoire français, soient respectés.
Nous continuerons à lutter partout où ce ne sera pas le cas.

VIEW ONLINE: sur le site du SUNDEP Solidaires

Des mineur·es non accompagné·es sur le territoire français n’ont toujours pas accès, de façon pérenne, au logement et à la scolarisation.
Leur minorité est systématiquement examinée et trop souvent remise en question par les autorités : département et/ou rectorat. Ils et elles vivent tout ou partie de l’année dans des conditions inacceptables pour des adolescent·es.

Le SUNDEP Solidaires demande que ces mineur·es non accompagné·es soient scolarisé·es, nourri·es, logé·es, soigné·es et que ces jeunes puissent circuler gratuitement. Nous demandons également que, pour cela, les conseils départementaux et les rectorats appliquent les lois relatives à la protection de l’enfance.

Le SUNDEP Solidaires soutient et soutiendra, dans chaque académie, toutes les actions en faveur de la défense de ces mineur·es non accompagné·es qui sont aussi nos élèves quand ils et elles échappent à la rue.

Nous appelons à ce que leurs droits soient respectés et continuerons à lutter partout où ce ne sera pas le cas.

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États-Unis : le 23 janvier 2026, PAS DE TRAVAIL, PAS D’ÉCOLE, PAS DE SHOPPING, Ice partout, justioce nulle part

Le 7 janvier 2026, Renée Nicole Good a été assassinée à Minneapolis par un agent de l’ICE, la police de l’immigration. Ces agents agissent en toute impunité, soutenus par le gouvernement américain : 9 personnes ont été abattues en 4 mois et 32 autres sont mortes dans des centres de détention en un an.

Le président Trump et ses sbires défendent publiquement les agents, leur accordant un permis de tuer.

Des perquisitions sont menées au domicile de journalistes, bafouant la liberté de la presse et assurant la montée de l’autoritarisme aux États-Unis.

Les citoyen·nes sont terrorisé·es. Dans chaque ville, des scènes d’arrestations au faciès violentes inondent les réseaux sociaux.

Mais les gens s’organisent pour tenter de déstabiliser cette milice : manifestations, utilisation de sifflets pour signaler la présence de la milice, blocage des convois, accueil des personnes poursuivies dans des maisons privées, etc.

À Minneapolis, une délégation syndicale et les instances régionales locales du travail organisent le 23 janvier comme une JOURNÉE DE LA VÉRITÉ ET DE LA LIBERTÉ.

Pour cette journée, un appel est lancé aux citoyen·nes et aux travailleurs et aux travailleuses : pas de travail, pas d’école, pas de courses.

Le fascisme tue, aujourd’hui, partout.

Solidaires soutient la journée de protestation du 23 janvier et condamne les actions de la milice ICE.

Solidaires soutient tous les travailleurs et travailleuses qui luttent contre l’autoritarisme, l’impérialisme et le fascisme, toujours et partout.

Ni oubli ni pardon.

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Tribune Collective : Face à l’antisémitisme, la liberté d’expression est indispensable

La proposition de loi présentée par la députée Renaissance Caroline Yadan « visant à lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme » est illusoire. Ce combat, s’il est urgent, doit puiser sa force et sa légitimité dans le respect des fondamentaux de la République.

Les juifs de France vont-ils bientôt être, de fait, assimilés à des citoyens israéliens ? Va-t-on risquer de se voir accuser d’antisémitisme pour avoir critiqué la politique de l’État d’Israël, tel ou tel de ses dirigeants ? L’expression de solidarité avec un peuple martyr, spolié, pourra-t-elle être assimilée à une apologie du terrorisme ? Ces trois questions semblent surréalistes. Pourtant, la proposition de loi n° 575 déposée le mardi 19 novembre 2024 sur le bureau de l’Assemblée nationale, et qui vient en débat en commission des lois, y répond avec aplomb par un « oui » triplement inquiétant.

La députée Caroline Yadan, à l’initiative de ce texte, avance qu’il s’agit de lutter contre la montée de l’antisémitisme en France. On lui accordera le bénéfice de la sincérité, d’autant que l’urgence est là, tragique et indéniable, qui appelle riposte et fermeté. Attention, pourtant : la sincérité n’est pas exclusive de confusions ; plus elle est grande et plus il est nécessaire de cheminer avec prudence et réflexion, singulièrement lorsqu’il est question d’imposer des vocables, d’en proscrire d’autres, d’interdire et de réprimer.

Plus les maux à combattre sont féroces, plus ils sont sournois, plus les périls sont grands et plus la liberté d’expression ne devrait être remise en question que d’une main tremblante. Ce n’est malheureusement pas le cas ici. La démarche qui structure cette proposition de loi, les mesures phares qu’elle préconise risquent fort d’exacerber ce qu’elle prétend combattre.

La démarche ? Elle repose sur un double postulat, trop simple et très faux. L’antisémitisme – qualifié pour la circonstance de « nouveau » – reposerait sur la critique et la haine d’Israël. Le destin des juifs – de France ou d’ailleurs – serait indissolublement et indiscutablement lié à cet État. La première mesure, partant du constat de l’existence d’un État, tend à interdire qu’on puisse en critiquer les dirigeants, les politiques, les agissements sur la scène internationale. Est-ce de la censure ? C’est à tout le moins réclamer un traitement exorbitant dont seuls se prévalent des dirigeants d’États non démocratiques. Sommes-nous rendus à ce point ? La seconde proposition est plus inquiétante. Que des juifs de France aient un rapport d’affection singulier à Israël, cela peut s’enraciner dans des raisons d’histoire, de religion, de famille…, mais il existe mille voies d’être « juif » et elles ne passent pas toutes par « l’ethnique » ou le religieux. Le gouvernement actuel d’Israël le prétend, jusqu’à en avoir fait une loi en 2018. La France doit-elle réellement adopter cette vision ? La République devrait-elle réellement décréter que tels ou tels de ses citoyens sont objectivement mis en danger par la critique d’un État, au risque d’alimenter les pires assignations identitaires ?

On objectera qu’il y a bel et bien de l’antisémitisme dans la critique d’Israël ! Cela arrive, oui, trop souvent. Comme il arrive qu’il y en ait dans les attentions dont certains gouvernements l’entourent. Comment s’y opposer sans se tromper de cible, à juste niveau et sous toutes ses formes, voilà la question qui devrait mobiliser les partisans de la liberté et de l’égalité. L’antisémitisme – qu’il soit qualifié de vieux ou de nouveau – est un tueur aux mille costumes qui n’a pas attendu la création de l’État d’Israël pour perpétrer ses crimes. Le combattre de façon efficace passe par la loi et son respect et par la répression lorsqu’elle s’avère nécessaire. Restreinte au seul bâillon, cette fermeté deviendrait vite une faiblesse et plus vite encore, un poison. La lutte contre l’antisémitisme doit au contraire puiser sa force et sa légitimité dans le respect des fondamentaux de la République, dont la liberté d’expression est un joyau fragile. Elle a besoin du choc des débats, de clarifier leurs termes et d’affronter des tabous, de s’inscrire dans une approche universaliste, et non nationaliste, de la défense des droits des peuples et des personnes.

On sait que la situation au Proche-Orient, notamment en Israël et dans le territoire palestinien occupé, dont Gaza, divise profondément la société française. Imposer le silence par la répression ne fera qu’exacerber les tensions, renforçant les courants les plus radicaux.

La proposition de loi n’hésite pas à cet égard à étendre encore les incriminations d’apologie du terrorisme (déjà sortie de la loi de 1881 sur la liberté de la presse) ou de « négationnisme », au mépris du principe de légalité qui impose une définition claire et précise pour éviter l’arbitraire.

Face au poison de l’antisémitisme – inséparable du racisme décomplexé dont certains milieux politiques et médiatiques s’emparent pour faire programme – la France a besoin d’un projet politique qui bannisse toute assignation identitaire, qui campe sur le respect des principes fondateurs de la République, singulièrement la liberté d’expression, et – alors même qu’il est violemment attaqué par des acteurs puissants et agressifs – sur le respect du droit international. Répétons-le : la panacée répressive vantée par la proposition de loi de madame Yadan est facile, mais elle est illusoire. Pire, elle est dangereuse. C’est pourquoi nous adjurons les membres de l’Assemblée nationale de lui préférer l’effort démocratique indispensable pour faire reculer durablement l’antisémitisme dans les coeurs, les consciences et les actes.

Signataires : Nathalie Tehio, présidente de la LDH (Ligue des droits de l’Homme) ; Sophie Binet, secrétaire générale de la Confédération générale du travail (CGT) ; François Sauterey, coprésident du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap); Caroline Chevé, secrétaire générale de la Fédération syndicale unitaire (FSU) ; Julie Ferrua et Murielle Guilbert, codéléguées générales de l’Union syndicale Solidaires ; Karine Parrot, coprésidente du Groupe d’information et de soutien des immigrés (Gisti) ; Pablo Aiquel, secrétaire général du Syndicat national des journalistes CGT.

Lien Tribune : https://www.ldh-france.org/19-janvier-2026-tribune-collective-face-a-lantisemitisme-la-liberte-dexpression-est-indispensable/

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Actu Solidaires 78 antifascisme Éducation

VISA 78 : VADE-MECUM DE LUTTE CONTRE LES IDÉES D’EXTRÊME DROITE DANS L’ÉDUCATION NATIONALE

Depuis que le RN est aux portes du pouvoir, nos organisations constatent une libération de la parole et des actes racistes et LGBTIphobes, y compris sur nos lieux de travail : par nature xénophobe et raciste, l’extrême droite est un danger pour l’École, pour nos élèves, nos collègues et pour la démocratie.

L’extrême droite a une vision réactionnaire et antirépublicaine de l’École : la mise en œuvre de son programme aurait des effets terribles pour l’ensemble de la communauté éducative.

A contrario, nous militons pour accueillir partout tous les élèves sans distinction d’aucune sorte, respecter et participer à une véritable liberté de conscience notamment par la construction de l’esprit critique de savoirs scientifiquement validés.

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antifascisme

Bienvenue à Zaïd et à tous les enfants !

De Marine Le Pen à Brigitte Bardot, en passant par Caroline Parmentier : l’héritage toxique du RN

Le premier enfant né à l’aube d’une nouvelle année est toujours « un événement médiatique ». En ce début d’année 2026, il se prénomme Zaïd, né à Avignon, mais au lieu d’être accueilli avec bienveillance, il a subi les foudres racistes des militant·es d’extrême droite sur les réseaux sociaux :

« Zaid va bruler des voitures et toucher la CAF et violer ta grand-mère », écrit Charles Ignace de FRONTIGNAC sur X. Après à peine quelques heures de vie, le nourrisson se faisait déjà traiter de « gnoule » selon Roxteddy1951, de « terroriste de puissance » pour un vincent_lille59 ou encore de « futur dealer » d’après Oscar68686. Plus d’une centaine de messages ultra violents ont ainsi été postés, sous la lâcheté de pseudos. Ce déferlement de haine et surtout de bêtise inaugure de la pire des façons l’année 2026. Bien évidemment, aucun dirigeant du RN ne les a condamnés…

Fort heureusement, il y a eu des réactions salutaires, comme celle du collectif antifasciste No Pasaran Jeunes qui a effectué des collages à Montfavet : « Bienvenue Zaïd, Montfavet est antiraciste » et « Avignon est ta maison ». Mais ces agressions sont-elles surprenantes ? Certainement pas lorsque l’on constate depuis plusieurs mois la libération de la parole raciste et les prises de positions tout aussi condamnables du RN. Cette parole « décomplexée », on la retrouve aussi dans le monde du travail ; les syndicats membres de Visa la traquent et la dénoncent sans relâche comme récemment à la SNCF.

Du côté des élus du RN il faut rappeler l’affaire Caroline Parmentier, député du Pas-de-Calais, qui a, selon une enquête de Médiapart de l’été 2025, publié pendant trente ans dans le quotidien pétainiste Présent et sur son compte Facebook jusqu’en 2018 des écrits racistes, antisémites et homophobes.
Pour la défendre, le RN, Marine Le Pen en tête, a asséné ces contre-vérités : Des « propos hors contexte », une députée qui aurait « changé », une « erreur de jeunesse », c’est du « passé »…

En vérité, le FN / RN n’a pas changé, même si Bardella affirmait en juillet 2024 qu’il n’y avait que « quatre ou cinq brebis galeuses » au RN.
Pourtant, au moins quinze députés du Rassemblement national ont fait partie d’un groupe Facebook raciste entre 2017 à 2024, selon une enquête du média les Jours.

Sa page d’accueil, islamophobe et menaçante, annonçait la couleur : « Groupe réservé aux amoureux de la France qui en ont assez de l’islam et de sa haine envers nous. Groupe soudé, si une personne du groupe est ennuyée par qui que ce soit il y aura des représailles de la part de tout le groupe ».

Autre preuve de la persistance des idées racistes au RN, Marine Le Pen, qui avait par le passé reçu le soutien de Brigitte Bardot, a déclaré être présente à ses obsèques pour être « auprès de son époux », Bernard d’Ormale, l’ancien conseiller et ami intime de Jean-Marie Le Pen. Raciste un jour, raciste toujours !

VISA et ses syndicats continueront de combattre sans relâche les propos et actes racistes de l’extrême droite, en rappelant qu’il s’agit d’un délit. À cet effet, en ce début d’année 2026 VISA publie un nouveau dossier complet sur les questions des discriminations liées aux racismes et les ripostes syndicales.

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antifascisme antimilitarisme Internationalisme Santé-Social

STOP USA !!!




Nous, militant·e·s de SUD santé sociaux 78, affirmons ici notre solidarité avec le peuple Vénézuélien. Soyons clairs, nous ne soutenons absolument pas le dictateur Maduro qui a imposé un
système liberticide, antisocial, autoritaire et une répression envers ses opposant·e·s, dont des syndicalistes.


Nous sommes solidaires des travailleuses et travailleurs du monde entier car toustes, nous sommes victimes du capitalisme. L’impérialisme dont les USA font preuve en ce moment, comme tant de fois dans leur histoire, n’en est que l’incarnation dans son stade suprême. C’est à cela qu’une fois de plus nous assistons avec le kidnapping de Nicolas Maduro. La phase critique d’un capitalisme en crise à l’intérieur duquel les nations impérialistes sont prêtes à tout pour s’accaparer les ressources et contrôler le commerce international. Ne nous y trompons pas, il ne s’agit ici que de cela, les Etats Unis font ce qu’ils ont toujours fait : déstabiliser un concurrent commercial par l’action militaire.

Le kidnapping du Président Maduro par les USA est un acte de guerre au même titre que l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Nous déplorons que le gouvernement Français, ainsi que la presse très obéissante, cautionnent ce qu’il vient de se passer. Nous aurions préféré qu’ils appellent, aussi fermement qu’ils l’ont fait dans le cas de la Russie, au gel des avoirs étatsuniens, à l’exclusion des athlètes étasuniens des JO, à des sanctions économiques contre les USA, au boycott de leurs produits notamment de leur gaz et pétrole de schiste, au renvoi des universitaires étatsuniens dans leur pays.


Comme pour l’intervention en Iran cet été, les USA, première puissance pétrolière du monde, tentent de déstabiliser le Venezuela afin que le prix du baril de pétrole Vénézuélien ne descende pas en dessous de 60 dollars. En dessous de ce prix, il serait trop compétitif et se vendrait mieux que le baril de pétrole de schiste étasunien. Les USA essaient ainsi de maintenir leur position hégémonique sur l’échiquier de la compétition mondiale capitaliste en contrôlant les exports et les prix. Pour cela ils cherchent à pourrir leurs concurrents et à vassaliser leurs partenaires. Tout le monde doit s’aligner sur leur organisation
commerciale et mercantile contrôlée par la guerre. C’est ce qu’ils font en Afrique, au Moyen Orient, mais aussi en Europe avec l’Ukraine. Travailleuses, travailleurs, ils nous emmèneront à la guerre car c’est leur intérêt et la montée des extrêmes droites européennes les y aidera. Celles-ci, en poste dans plusieurs
gouvernements européens dont la France, en collaboration avec le patronat, vont chercher à organiser via des réformes iniques et illégitimes, toujours plus de casse sociale. De la casse sociale pour financer des guerres et des guerres pour financer l’hégémonie américaine sur le monde.


Nous réaffirmons, nous travailleuses et travailleurs, ceux qui de tous temps sont les premier·e·s touché·e·s et les premier·e·s à voir leurs enfants mourir pour les intérêts des possédants capitalistes dans les guerres qu’ils organisent, que nous sommes solidaires des nôtres. C’est à dire de tous les travailleurs, de quelque couleur, religion, origine, genre qu’ils soient et que nous vomissons et combattons l’extrême droite et le fascisme. Ceci dans toutes ses formes et en premier lieu celui qui s’exprime par son impérialisme le plus crasse en la personne de Donald Trump pour le compte des USA. Nous défendons l’autodétermination des peuples, l’intérêt des travailleuses et travailleurs du Venezuela et d’ailleurs.

Syndicat SUD Santé Sociaux des Yvelines – CH Plaisir : 220 Rue Mansart 78370 Plaisir Mail :
sudsantesociaux78@gmail.com – Tél : 06 49 65 61 58

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Syndicaliste menacé de révocation à Hénin Beaumont : le conseil de discipline désavoue le maire

Plus de 400 personnes se sont rassemblées ce jour en soutien à Djelloul Kheris, secrétaire de la section SUD CT de la mairie d’Hénin-Beaumont et élu au Conseil social territorial (CST) dont le maire, Steve Briois, demandait la révocation.

La mobilisation a permis de braquer les projecteurs sur les méthodes de la mairie RN : intimidations, coups de pression, diffamation et approximations juridiques. Le maire reproche à notre camarade de manquer à son devoir de réserve qu’il confond avec une obligation d’allégeance.

Le conseil de discipline s’est prononcé pour une absence de sanction. Cela confirme notre lecture : le dossier est vide et la procédure vise uniquement à museler un syndicaliste et tenter de couler la section SUD CT de la mairie une année d’élections professionnelles.

La balle est aujourd’hui dans le camp de Steve Briois : il peut encore reculer et renoncer à l’acharnement contre notre camarade ou prendre une sanction contre l’avis du conseil de discipline.

Nous avons fait aujourd’hui la démonstration que nous ne laissons aucun·e camarade seul·e face à la répression. Aujourd’hui comme demain, l’Union syndicale Solidaires se tient aux côtés des syndicalistes inquiété·es pour avoir défendu leurs collègues.

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