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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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Tribune Collective : Face à l’antisémitisme, la liberté d’expression est indispensable

La proposition de loi présentée par la députée Renaissance Caroline Yadan « visant à lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme » est illusoire. Ce combat, s’il est urgent, doit puiser sa force et sa légitimité dans le respect des fondamentaux de la République.

Les juifs de France vont-ils bientôt être, de fait, assimilés à des citoyens israéliens ? Va-t-on risquer de se voir accuser d’antisémitisme pour avoir critiqué la politique de l’État d’Israël, tel ou tel de ses dirigeants ? L’expression de solidarité avec un peuple martyr, spolié, pourra-t-elle être assimilée à une apologie du terrorisme ? Ces trois questions semblent surréalistes. Pourtant, la proposition de loi n° 575 déposée le mardi 19 novembre 2024 sur le bureau de l’Assemblée nationale, et qui vient en débat en commission des lois, y répond avec aplomb par un « oui » triplement inquiétant.

La députée Caroline Yadan, à l’initiative de ce texte, avance qu’il s’agit de lutter contre la montée de l’antisémitisme en France. On lui accordera le bénéfice de la sincérité, d’autant que l’urgence est là, tragique et indéniable, qui appelle riposte et fermeté. Attention, pourtant : la sincérité n’est pas exclusive de confusions ; plus elle est grande et plus il est nécessaire de cheminer avec prudence et réflexion, singulièrement lorsqu’il est question d’imposer des vocables, d’en proscrire d’autres, d’interdire et de réprimer.

Plus les maux à combattre sont féroces, plus ils sont sournois, plus les périls sont grands et plus la liberté d’expression ne devrait être remise en question que d’une main tremblante. Ce n’est malheureusement pas le cas ici. La démarche qui structure cette proposition de loi, les mesures phares qu’elle préconise risquent fort d’exacerber ce qu’elle prétend combattre.

La démarche ? Elle repose sur un double postulat, trop simple et très faux. L’antisémitisme – qualifié pour la circonstance de « nouveau » – reposerait sur la critique et la haine d’Israël. Le destin des juifs – de France ou d’ailleurs – serait indissolublement et indiscutablement lié à cet État. La première mesure, partant du constat de l’existence d’un État, tend à interdire qu’on puisse en critiquer les dirigeants, les politiques, les agissements sur la scène internationale. Est-ce de la censure ? C’est à tout le moins réclamer un traitement exorbitant dont seuls se prévalent des dirigeants d’États non démocratiques. Sommes-nous rendus à ce point ? La seconde proposition est plus inquiétante. Que des juifs de France aient un rapport d’affection singulier à Israël, cela peut s’enraciner dans des raisons d’histoire, de religion, de famille…, mais il existe mille voies d’être « juif » et elles ne passent pas toutes par « l’ethnique » ou le religieux. Le gouvernement actuel d’Israël le prétend, jusqu’à en avoir fait une loi en 2018. La France doit-elle réellement adopter cette vision ? La République devrait-elle réellement décréter que tels ou tels de ses citoyens sont objectivement mis en danger par la critique d’un État, au risque d’alimenter les pires assignations identitaires ?

On objectera qu’il y a bel et bien de l’antisémitisme dans la critique d’Israël ! Cela arrive, oui, trop souvent. Comme il arrive qu’il y en ait dans les attentions dont certains gouvernements l’entourent. Comment s’y opposer sans se tromper de cible, à juste niveau et sous toutes ses formes, voilà la question qui devrait mobiliser les partisans de la liberté et de l’égalité. L’antisémitisme – qu’il soit qualifié de vieux ou de nouveau – est un tueur aux mille costumes qui n’a pas attendu la création de l’État d’Israël pour perpétrer ses crimes. Le combattre de façon efficace passe par la loi et son respect et par la répression lorsqu’elle s’avère nécessaire. Restreinte au seul bâillon, cette fermeté deviendrait vite une faiblesse et plus vite encore, un poison. La lutte contre l’antisémitisme doit au contraire puiser sa force et sa légitimité dans le respect des fondamentaux de la République, dont la liberté d’expression est un joyau fragile. Elle a besoin du choc des débats, de clarifier leurs termes et d’affronter des tabous, de s’inscrire dans une approche universaliste, et non nationaliste, de la défense des droits des peuples et des personnes.

On sait que la situation au Proche-Orient, notamment en Israël et dans le territoire palestinien occupé, dont Gaza, divise profondément la société française. Imposer le silence par la répression ne fera qu’exacerber les tensions, renforçant les courants les plus radicaux.

La proposition de loi n’hésite pas à cet égard à étendre encore les incriminations d’apologie du terrorisme (déjà sortie de la loi de 1881 sur la liberté de la presse) ou de « négationnisme », au mépris du principe de légalité qui impose une définition claire et précise pour éviter l’arbitraire.

Face au poison de l’antisémitisme – inséparable du racisme décomplexé dont certains milieux politiques et médiatiques s’emparent pour faire programme – la France a besoin d’un projet politique qui bannisse toute assignation identitaire, qui campe sur le respect des principes fondateurs de la République, singulièrement la liberté d’expression, et – alors même qu’il est violemment attaqué par des acteurs puissants et agressifs – sur le respect du droit international. Répétons-le : la panacée répressive vantée par la proposition de loi de madame Yadan est facile, mais elle est illusoire. Pire, elle est dangereuse. C’est pourquoi nous adjurons les membres de l’Assemblée nationale de lui préférer l’effort démocratique indispensable pour faire reculer durablement l’antisémitisme dans les coeurs, les consciences et les actes.

Signataires : Nathalie Tehio, présidente de la LDH (Ligue des droits de l’Homme) ; Sophie Binet, secrétaire générale de la Confédération générale du travail (CGT) ; François Sauterey, coprésident du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap); Caroline Chevé, secrétaire générale de la Fédération syndicale unitaire (FSU) ; Julie Ferrua et Murielle Guilbert, codéléguées générales de l’Union syndicale Solidaires ; Karine Parrot, coprésidente du Groupe d’information et de soutien des immigrés (Gisti) ; Pablo Aiquel, secrétaire général du Syndicat national des journalistes CGT.

Lien Tribune : https://www.ldh-france.org/19-janvier-2026-tribune-collective-face-a-lantisemitisme-la-liberte-dexpression-est-indispensable/

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Actu Solidaires 78 antifascisme Éducation

VISA 78 : VADE-MECUM DE LUTTE CONTRE LES IDÉES D’EXTRÊME DROITE DANS L’ÉDUCATION NATIONALE

Depuis que le RN est aux portes du pouvoir, nos organisations constatent une libération de la parole et des actes racistes et LGBTIphobes, y compris sur nos lieux de travail : par nature xénophobe et raciste, l’extrême droite est un danger pour l’École, pour nos élèves, nos collègues et pour la démocratie.

L’extrême droite a une vision réactionnaire et antirépublicaine de l’École : la mise en œuvre de son programme aurait des effets terribles pour l’ensemble de la communauté éducative.

A contrario, nous militons pour accueillir partout tous les élèves sans distinction d’aucune sorte, respecter et participer à une véritable liberté de conscience notamment par la construction de l’esprit critique de savoirs scientifiquement validés.

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antifascisme

Bienvenue à Zaïd et à tous les enfants !

De Marine Le Pen à Brigitte Bardot, en passant par Caroline Parmentier : l’héritage toxique du RN

Le premier enfant né à l’aube d’une nouvelle année est toujours « un événement médiatique ». En ce début d’année 2026, il se prénomme Zaïd, né à Avignon, mais au lieu d’être accueilli avec bienveillance, il a subi les foudres racistes des militant·es d’extrême droite sur les réseaux sociaux :

« Zaid va bruler des voitures et toucher la CAF et violer ta grand-mère », écrit Charles Ignace de FRONTIGNAC sur X. Après à peine quelques heures de vie, le nourrisson se faisait déjà traiter de « gnoule » selon Roxteddy1951, de « terroriste de puissance » pour un vincent_lille59 ou encore de « futur dealer » d’après Oscar68686. Plus d’une centaine de messages ultra violents ont ainsi été postés, sous la lâcheté de pseudos. Ce déferlement de haine et surtout de bêtise inaugure de la pire des façons l’année 2026. Bien évidemment, aucun dirigeant du RN ne les a condamnés…

Fort heureusement, il y a eu des réactions salutaires, comme celle du collectif antifasciste No Pasaran Jeunes qui a effectué des collages à Montfavet : « Bienvenue Zaïd, Montfavet est antiraciste » et « Avignon est ta maison ». Mais ces agressions sont-elles surprenantes ? Certainement pas lorsque l’on constate depuis plusieurs mois la libération de la parole raciste et les prises de positions tout aussi condamnables du RN. Cette parole « décomplexée », on la retrouve aussi dans le monde du travail ; les syndicats membres de Visa la traquent et la dénoncent sans relâche comme récemment à la SNCF.

Du côté des élus du RN il faut rappeler l’affaire Caroline Parmentier, député du Pas-de-Calais, qui a, selon une enquête de Médiapart de l’été 2025, publié pendant trente ans dans le quotidien pétainiste Présent et sur son compte Facebook jusqu’en 2018 des écrits racistes, antisémites et homophobes.
Pour la défendre, le RN, Marine Le Pen en tête, a asséné ces contre-vérités : Des « propos hors contexte », une députée qui aurait « changé », une « erreur de jeunesse », c’est du « passé »…

En vérité, le FN / RN n’a pas changé, même si Bardella affirmait en juillet 2024 qu’il n’y avait que « quatre ou cinq brebis galeuses » au RN.
Pourtant, au moins quinze députés du Rassemblement national ont fait partie d’un groupe Facebook raciste entre 2017 à 2024, selon une enquête du média les Jours.

Sa page d’accueil, islamophobe et menaçante, annonçait la couleur : « Groupe réservé aux amoureux de la France qui en ont assez de l’islam et de sa haine envers nous. Groupe soudé, si une personne du groupe est ennuyée par qui que ce soit il y aura des représailles de la part de tout le groupe ».

Autre preuve de la persistance des idées racistes au RN, Marine Le Pen, qui avait par le passé reçu le soutien de Brigitte Bardot, a déclaré être présente à ses obsèques pour être « auprès de son époux », Bernard d’Ormale, l’ancien conseiller et ami intime de Jean-Marie Le Pen. Raciste un jour, raciste toujours !

VISA et ses syndicats continueront de combattre sans relâche les propos et actes racistes de l’extrême droite, en rappelant qu’il s’agit d’un délit. À cet effet, en ce début d’année 2026 VISA publie un nouveau dossier complet sur les questions des discriminations liées aux racismes et les ripostes syndicales.

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antifascisme antimilitarisme Internationalisme Santé-Social

STOP USA !!!




Nous, militant·e·s de SUD santé sociaux 78, affirmons ici notre solidarité avec le peuple Vénézuélien. Soyons clairs, nous ne soutenons absolument pas le dictateur Maduro qui a imposé un
système liberticide, antisocial, autoritaire et une répression envers ses opposant·e·s, dont des syndicalistes.


Nous sommes solidaires des travailleuses et travailleurs du monde entier car toustes, nous sommes victimes du capitalisme. L’impérialisme dont les USA font preuve en ce moment, comme tant de fois dans leur histoire, n’en est que l’incarnation dans son stade suprême. C’est à cela qu’une fois de plus nous assistons avec le kidnapping de Nicolas Maduro. La phase critique d’un capitalisme en crise à l’intérieur duquel les nations impérialistes sont prêtes à tout pour s’accaparer les ressources et contrôler le commerce international. Ne nous y trompons pas, il ne s’agit ici que de cela, les Etats Unis font ce qu’ils ont toujours fait : déstabiliser un concurrent commercial par l’action militaire.

Le kidnapping du Président Maduro par les USA est un acte de guerre au même titre que l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Nous déplorons que le gouvernement Français, ainsi que la presse très obéissante, cautionnent ce qu’il vient de se passer. Nous aurions préféré qu’ils appellent, aussi fermement qu’ils l’ont fait dans le cas de la Russie, au gel des avoirs étatsuniens, à l’exclusion des athlètes étasuniens des JO, à des sanctions économiques contre les USA, au boycott de leurs produits notamment de leur gaz et pétrole de schiste, au renvoi des universitaires étatsuniens dans leur pays.


Comme pour l’intervention en Iran cet été, les USA, première puissance pétrolière du monde, tentent de déstabiliser le Venezuela afin que le prix du baril de pétrole Vénézuélien ne descende pas en dessous de 60 dollars. En dessous de ce prix, il serait trop compétitif et se vendrait mieux que le baril de pétrole de schiste étasunien. Les USA essaient ainsi de maintenir leur position hégémonique sur l’échiquier de la compétition mondiale capitaliste en contrôlant les exports et les prix. Pour cela ils cherchent à pourrir leurs concurrents et à vassaliser leurs partenaires. Tout le monde doit s’aligner sur leur organisation
commerciale et mercantile contrôlée par la guerre. C’est ce qu’ils font en Afrique, au Moyen Orient, mais aussi en Europe avec l’Ukraine. Travailleuses, travailleurs, ils nous emmèneront à la guerre car c’est leur intérêt et la montée des extrêmes droites européennes les y aidera. Celles-ci, en poste dans plusieurs
gouvernements européens dont la France, en collaboration avec le patronat, vont chercher à organiser via des réformes iniques et illégitimes, toujours plus de casse sociale. De la casse sociale pour financer des guerres et des guerres pour financer l’hégémonie américaine sur le monde.


Nous réaffirmons, nous travailleuses et travailleurs, ceux qui de tous temps sont les premier·e·s touché·e·s et les premier·e·s à voir leurs enfants mourir pour les intérêts des possédants capitalistes dans les guerres qu’ils organisent, que nous sommes solidaires des nôtres. C’est à dire de tous les travailleurs, de quelque couleur, religion, origine, genre qu’ils soient et que nous vomissons et combattons l’extrême droite et le fascisme. Ceci dans toutes ses formes et en premier lieu celui qui s’exprime par son impérialisme le plus crasse en la personne de Donald Trump pour le compte des USA. Nous défendons l’autodétermination des peuples, l’intérêt des travailleuses et travailleurs du Venezuela et d’ailleurs.

Syndicat SUD Santé Sociaux des Yvelines – CH Plaisir : 220 Rue Mansart 78370 Plaisir Mail :
sudsantesociaux78@gmail.com – Tél : 06 49 65 61 58

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Syndicaliste menacé de révocation à Hénin Beaumont : le conseil de discipline désavoue le maire

Plus de 400 personnes se sont rassemblées ce jour en soutien à Djelloul Kheris, secrétaire de la section SUD CT de la mairie d’Hénin-Beaumont et élu au Conseil social territorial (CST) dont le maire, Steve Briois, demandait la révocation.

La mobilisation a permis de braquer les projecteurs sur les méthodes de la mairie RN : intimidations, coups de pression, diffamation et approximations juridiques. Le maire reproche à notre camarade de manquer à son devoir de réserve qu’il confond avec une obligation d’allégeance.

Le conseil de discipline s’est prononcé pour une absence de sanction. Cela confirme notre lecture : le dossier est vide et la procédure vise uniquement à museler un syndicaliste et tenter de couler la section SUD CT de la mairie une année d’élections professionnelles.

La balle est aujourd’hui dans le camp de Steve Briois : il peut encore reculer et renoncer à l’acharnement contre notre camarade ou prendre une sanction contre l’avis du conseil de discipline.

Nous avons fait aujourd’hui la démonstration que nous ne laissons aucun·e camarade seul·e face à la répression. Aujourd’hui comme demain, l’Union syndicale Solidaires se tient aux côtés des syndicalistes inquiété·es pour avoir défendu leurs collègues.

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antifascisme antiracisme

LDH, CGT, MRAP, FSU, Solidaires – ne pas répondre à la question du recensement sur le lieu de naissance des parents

Un appel de nos syndicats et de nos associations de défense des droits

Du 15 janvier à la fin mars le recensement de la population se déroule dans 8000 communes.

Si vous habitez un des lieux recensés, vous aurez à répondre au questionnaire.

Le recensement de la population fournit des informations essentielles aux politiques publiques.

Y répondre est donc important.

Répondez au recensement de la population, mais…

Ne répondez pas à la question 7 sur le pays de naissance de vos parents nés à l’étranger

Cette question, ajoutée en 2025, n’est pas obligatoire. Vous pouvez ne pas y répondre.

Une question qui n’est pas sur nous, mais sur nos parents En France, comme dans tous les pays du monde, les questions du bulletin individuel du recensement concernent notre situation personnelle : notre sexe, notre date de naissance, notre lieu de naissance, notre nationalité, mais aussi sur notre logement, notre profession…

Depuis l’an dernier, il y a une nouvelle question qui ne porte pas sur nous, mais sur nos parents, pour savoir de quel pays ils viennent s’ils sont nés à l’étranger. Nos organisations refusent que, dans le recensement, chacune et chacun d’entre nous, soit défini-e par le lieu de naissance de ses parents.

Les raisons pour ne pas y répondre

Pourquoi la question portant sur le pays de naissance des parents nés à l’étranger a-t-elle été ajoutée ? On nous a dit que c’est pour avoir de meilleures politiques contre les discriminations. Or, les pouvoirs publics n’ont rien annoncé.

Au contraire, l’an dernier, pendant le recensement, le ministre de l’Intérieur a déclaré « je ne voudrais pas que cette statistique débouche sur la discrimination positive ». Il disait donc qu’il s’opposait à son utilisation contre les discriminations. Par contre, il a ajouté « On a besoin de connaître les mouvements migratoires, alors pourquoi cacher la réalité ? ». De quelle réalité parle-t-il ? Est-ce que les enfants de personnes migrantes seraient aussi des migrants ? A l’écouter on peine à croire à une question posée pour le bien des personnes concernées.

Dans un sondage d’opinion fait pendant le recensement de 2025, les électrices et électeurs de l’extrême droite approuvent la question à 80 %, plus que tous les autres électeurs. Pas étonnant puisque c’est dans cet électorat qu’on regarde le plus les personnes en fonction de l’origine de leurs ancêtres. Pas pour ce qu’elles sont, ni ce qu’elles veulent être.

Cette question renforce les préjugés de ceux qui ne voient l’autre que par son origine géographique, génération après génération. Et il n’y a aucune proposition concrète d’utiliser cette question pour améliorer quoi que ce soit. Elle ne changera rien aux manques des politiques concrètes contre les discriminations.

Des statistiques pour des politiques d’action contre les discriminations

Il y a beaucoup d’enquêtes et études statistiques qui mesurent les inégalités et les discriminations, notamment en raison de l’origine. Elles apportent déjà de nombreuses connaissances. Nos organisations veulent voir ces connaissances développées, mais surtout utilisées ! Ce ne sont pas tant les données qui manquent, ce sont des politiques publiques qui agissent vraiment dans tous les domaines : l’emploi, le logement, l’accès aux loisirs…

Pour conclure

Lorsque vous répondrez au recensement, ne répondez pas à la question numéro 7.

Cette question est facultative, et c’est très bien comme cela !

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12 janvier – Djelloul Khéris : face à l’extrême droite et à ses attaques, exerçons notre solidarité syndicale et interprofessionnelle

SUD éducation apporte tout son soutien à Djelloul Khéris, camarade de SUD collectivités territoriales, victime de la répression anti-syndicale que déploie à son encontre, Steeve Briois, maire RN d’Hénin Beaumont où notre camarade est représentant syndical élu.

La gestion d’une municipalité par le Rassemblement National s’accompagne en effet de toute une série d’attaques, vexations et violences envers quiconque ne partage pas la ligne politique d’extrême droite mise en œuvre. Aux manettes de la mairie d’Hénin Beaumont depuis 2014, Steeve Briois applique à la lettre ces pratiques courantes du parti de Marine Le Pen et de Jordan Bardella, et la section SUD collectivités territoriales en fait les frais au quotidien. L’action syndicale de nos camarades de SUD collectivités territoriales se heurte régulièrement à la répression et à la violence de Steeve Briois et de son équipe, subissant insultes, diffamations et entraves à leur activité d’élu·es du personnel

Un palier est encore franchi à travers l’acharnement répressif que subit notre camarade Djelloul Khéris, cible régulière du maire d’Hénin Beaumont. Déterminé à éliminer l’opposition syndicale qui gêne son action politique et dénonce ses pratiques, Steeve Briois lance une procédure disciplinaire contre notre camarade. À travers Djelloul, c’est l’activité syndicale qui est attaquée par le maire d’Hénin Beaumont, c’est le combat constant mené dans les instances pour la défense des droits sociaux, au service des collègues et des habitant·es de la commune. Ce combat, c’est un combat contre l’extrême droite, ennemie des travailleurs et des travailleuses, en guerre contre nos libertés, nos droits syndicaux, les services publics. À travers la répression exercée contre Djelloul, le RN révèle son visage autoritaire et anti-social.

Un premier conseil de discipline a été convoqué le 17 novembre, avant d’être reporté. La forte mobilisation interprofessionnelle n’est sans doute pas sans lien avec le report de ce conseil de discipline. Notre camarade est à nouveau convoqué le 12 janvier 2026, Steeve Briois profitant sans doute du délai pour tenter de charger un dossier pour l’instant inconsistant. SUD éducation exprime tout son soutien à Djelloul qui risque la révocation, et appelle à amplifier la mobilisation.

Le 12 janvier 2026, soyons nombreux et nombreuses à manifester notre solidarité interprofessionnelle à Djelloul, à dénoncer les pratiques d’une extrême droite ennemie des travailleurs et des travailleuses. SUD éducation invite à participer massivement au rassemblement qui se tiendra à 11h devant la mairie d’Hénin Beaumont.

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Liberté pour Gino ! Stop à l’acharnement judiciaire et à la chasse aux antifascistes menée par le gouvernement Orban

Le 16 décembre 2025, Gino, militant antifasciste, a été arrêté par la SDAT, la police antiterroriste française, suite à un mandat d’arrêt européen émis par l’Allemagne. Cette arrestation intervient alors même que la justice française avait refusé en avril 2025 son extradition vers la Hongrie. Incarcéré à Fresnes, Gino a été remis en liberté peu avant Noël. Le 28 janvier, la justice française décidera du sort du mandat d’arrêt européen émis par l’Allemagne.

Gino est accusé d’avoir participé à des affrontements lors d’une mobilisation antifasciste à Budapest en 2023 organisée en opposition à la manifestation néonazie dite du « Jour de l’Honneur », qui commémore une bataille des armées nazies pendant la Seconde Guerre mondiale. Son “crime”, s’être opposé concrètement à l’extrême droite, refuser de la laisser défiler.

En mobilisant la SDAT, la France traite un militant politique comme un criminel de haute dangerosité. C’est un choix politique assumé qui participe à une offensive plus large contre les mouvements sociaux, syndicaux et antifascistes, pendant que l’extrême droite, au service des patrons, progresse et se banalise.

Alors que l’Allemagne a déjà extradé en Hongrie Maja, une militante antifasciste poursuivie dans la même affaire, une extradition vers l’Allemagne ferait courir à Gino le risque de terminer entre les mains des autorités d’extrême droite hongroise. Celles-ci pourchassent depuis deux ans une vingtaine d’antifascistes à travers toute l’Europe tandis que des militants néo-nazis ont pu converger en toute impunité pour défiler à Budapest.

Gino n’est pas un cas isolé. Zaid est poursuivi en France pour les mêmes raisons. Incarcérée depuis 2 ans en Hongrie, Maja a elle subi une parodie de procès et des traitements inhumains. Extrader Gino, serait l’exposer à subir le même sort. La justice française s’est d’ailleurs opposée une première fois à une extradition vers la Hongrie, son droit à un procès équitable n’étant pas garanti et les conditions de détention l’exposant à un traitement inhumain.

Dans un rapport publié le 16 décembre 2025, jour de l’incarcération de Gino, le Comité européen pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants (CPT) se dit gravement préoccupé par les conditions de détention dans les prisons hongroises, notamment celle de Tiszalök. L’Union syndicale Solidaires s’oppose à l’extradition de Gino et demande sa libération définitive, ainsi que celles de toutes et tous les antifascistes emprisonné·es.

Liberté pour Gino.
Liberté pour Maja.
Fin des poursuites contre Zaid.
Solidarité antifasciste.

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VISA 78, syndicalistes donc antifascistes !

Depuis que le RN est aux portes du pouvoir, nos organisations constatent une libération de la parole et des actes racistes et LGBTIphobes, y compris.

A contrario, nous militons pour accueillir partout tous les élèves sans distinction d’aucune sorte, respecter et participer à une véritable liberté de conscience en proposant des manifestations et événements publics, en formant les militant·es et l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale, en produisant tracts, communiqués et brochures d’analyses ; en assurant un travail de
veille pour dénoncer l’activité de l’extrême droite dans le 78.

contactvisa78@protonmail.org

4 pages de présentation de VISA 78

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