Le collectif FFFRAC reprend en 2022 ses rassemblements mensuels. Car nos combats contre le système patriarcal sont loin d’être terminés, notamment en ce qui concerne les violences faites aux femmes, pourtant décrétées “cause nationale” en 2021 par le gouvernement : mais seulement sur le papier, à part de très minimes avancées.
Féminicides, viols, agressions, harcèlement de rue ou au travail, manque d’accueil et de protection à la hauteur, ça suffit !
Rendez-vous : mardi 11 janvier 18h à 18h30 devant la mairie de Mantes la Jolie.
Soyons nombreuses et nombreux !
Nous rendrons hommage au 113 femmes tuées en 2021 sous les coups de leur conjoint ou ex. Et déjà 3 féminicides depuis le 1er janvier 2022 !
Féminicides, viols, agressions, harcèlement de rue ou au travail, manque d’accueil et de protection à la hauteur, ça suffit !
Des solutions concrètes sont connues et possibles, vite.
Nous prolongerons nos interventions orales, chants, slogans et revendications sur de nombreux aspects désastreux de la vie des femmes. Nous serons là tant qu’il le faudra ! Le collectif FFFRAC du Mantois FORTES FIÈRES FÉMINISTES RADICALES et en COLÈRE : fffrac@protonmail.com
52 mn, très émouvant et un antidote précieux aux zemmourismes de la période ! : « Bons baisers du bled », sur France 5 : regards croisés entre générations sur les vacances d’été au Maghreb
Souhaiter une bonne année dans un contexte difficile et anxiogène pour l’avenir, n’est pas un exercice simple !
2021 aura été une année où trop peu de luttes ont été victorieuses, et où l’aveuglement du pouvoir à continuer dans la voie d’un système capitaliste renforce et amplifie les répressions, et l’installation des idées d’extrêmes droites de haines et de racisme. Les vents contraires sont forts, voire s’amplifient, entre les attaques sur nos libertés publiques (lois sécurité globale et séparatisme, répression du mouvement social), les difficultés ou échecs à pouvoir faire aboutir les luttes dans les entreprises, dans la rue, contre les contre-réformes de l’assurance chômage, et “le monde d’après comme avant” de Macron et consorts !
Pour autant, nos combats de syndicalisme de transformation sociale sont justes, nos alternatives sociales, écologiques, féministes, antifascistes et internationalistes se précisent et continuent de se construire pas à pas dans le mouvement social et au-delà gagnent en visibilité.
Chaque petite victoire est le fruit de mobilisations, de résistances, du travail acharné des militant-es : des avancées salariales même minimes ces derniers mois, des censures du Conseil d’Etat ou du Conseil constitutionnel (application différée de l’assurance chômage, points de la loi sécurité globale retoqués), le recul de projets anti-écologiques, les manifestations importantes contre les violences faites aux femmes, la lutte des sans-papiers qui se poursuit. Les victoires, aussi petites et fragiles soient-elles sont aussi les premières pierres d’un changement fondamental et incontournable pour le monde meilleur auquel nous aspirons tous et toutes. Solidaires lors de son congrès qui a constitué un moment fort de cette année, a réaffirmé ses valeurs, notre syndicalisme de lutte, et tracé les campagnes que nous mettrons en œuvre avec la force de notre collectif dès janvier.
La force du collectif donne du courage à chacun·e d’entre nous: l’Union syndicale Solidaires 78 est fondamentalement engagée cette voie. Le chemin de la résistance est difficile, mais nous avons semé collectivement et nous continuerons en 2022 de planter les graines et de faire grandir nos luttes pour un monde de justice et d’égalité et sans exploitation.
A partir du 1er janvier un « forfait urgences » de pratiquement 20 euros sera appliqué aux patients non hospitalisés, forfait remboursable par les complémentaires.
L’objectif annoncé est de désengorger les urgences !
Nous imaginons bien que des patients occupent les urgences pendant des heures pour le seul plaisir d’y être ! Non !
Si les urgences sont surchargées c’est qu’elles ne sont pas en nombre suffisant !
Si elles sont surchargées c’est qu’elles sont les seules à prendre en charge les malades 24h/24, 7j/7 !
Si elles sont surchargées c’est que la médecine de ville n’existe plus, ou trop peu sur nombre de territoires !
Si elles sont surchargées c’est le résultat des politiques suivies depuis des décennies par les responsables !
En réduisant ou supprimant des services hospitaliers et en causant la désertification médicale, ils nous obligent à nous déplacer, à utiliser des parkings hospitaliers payants, à payer des nuitées parfois obligatoires… Et après cela ils osent dire sans honte que le reste à charge diminue !!!
Ce forfait est un pas de plus vers la privatisation de la santé, c’est aussi l’exclusion d’une partie de la population !
Les intérimaires de Bonna Sabla construisent les tunnels du Grand Paris : leur entreprise ferme et le patron jette les intérimaires dehors sans même verser les primes qu’il leur avait promis. Plus de la moitié de l’effectif est en intérim dont beaucoup d’entre eux sont dans l’usine depuis deux ou trois ans. Le 2 novembre, commence une grève sur le site de Conflans Sainte Honorine. Ce 9 décembre 2021, une délégation était reçue par la région Île-de-France Ce reportage d’Actualité des luttes (sur FPP), propose une interview avec deux salariés et avec une membre de la CGT intérim,et une analyse de l’utilisation de l’intérim par des entreprises travaillant pour l’État
Lettre de Sonia, maison d’arrêt des femmes de Fresnes, 2001
J’ai choisi de me battre… L’isolement incite à la réflexion. Avant mon incarcération, le mot « suicide » ne m’avait jamais effleuré l’esprit. Bien au contraire, la vie était (et est) pour moi quelque chose à croquer à pleines dents. Ce n’est qu’en arrivant à Fresnes que ce mot m’est apparu comme une sortie de secours qui signifie pour moi « exit et liberté ». […]
Mais il faut se dire que tout a une fin, alors pourquoi se donner une fin aussi horrible ? C’est vrai que pour une première incarcération, le choc est plus dur à encaisser. Je me souviens de mon arrivée ; dès qu’on m’a donné mon fameux paquetage, on m’a escortée jusqu’à ma « splendide demeure » et là, la porte s’est refermée derrière moi. La première chose qui m’a traversé l’esprit a été: « Je n’ouvrirai plus jamais cette porte, c’est eux qui ont la clef. » Et la deuxième chose qui m’a traversé l’esprit était le suicide. Mais je n’ai pas été la seule à y penser, car d’autres détenu·e·s y ont pensé ; mais eux ont été jusqu’au bout. Était-ce la seule solution ? Telle est la question ! Le suicide est un acte de courage : c’est dire, c’est crier que l’on en a marre d’être traité ainsi, comme des animaux sauvages en cage. Par ce geste, il ne faut pas oublier la souffrance de notre famille et la jouissance de la justice. La justice se dira qu’elle avait raison, que la personne était coupable et ça, jamais. Ils se permettent de nous juger et de nous mettre en zonzon, et à leurs yeux, eh bien oui, devinez? On est « des dangers pour la société », on nous catalogue « asociale ». Pourquoi tant de haine dans un monde aussi cruel ? Mais où se trouve le juste dans cette justice injuste ? Il ne faut pas oublier que l’administration pénitentiaire a sa part de responsabilité dans le suicide des détenu·e·s, car non seulement on se fait juger par nos juges, avocats et autres, mais en plus les surveillantes se permettent de nous juger à leur tour… Pour qui se prennent-elles ? Leur travail est de nous surveiller, non de nous juger ! Si c’est le cas, elles se sont trompées de métier.
Le livre « La peine de mort n’a jamais été abolie » est disponible !
L’État français aurait aboli la peine de mort le 9 octobre 1981. En réalité, la guillotine a été remplacée par des peines infinies qui tuent à petit feu. Des dizaines de personnes meurent chaque année derrière les murs. Violence des surveillants, manque de soin, désespoir… Depuis 40 ans, des prisonniers prennent la parole et dénoncent la mascarade de l’abolition : « Nous, prisonniers qui vivons dans le ventre de la bête carcérale, nous adressons cette supplique à ceux qui, réunis, fêterons l’anniversaire. Les prisons actuelles sont des mouroirs… » Joyeux anniversaire ?
Nous sommes fier.e.s de vous annoncer que le nouveau livre de l’équipe de L’Envolée a paru chez Les éditions du bout de la ville. Une manière parmi d’autres, que nous espérons nombreuses, de faire entendre quelques voix dissonantes dans l’écœurante auto-célébration du pouvoir pour le quarantième anniversaire de la prétendue abolition de la peine de mort. Ce livre réunit des paroles de prisonniers, de prisonnières et de proches publiées dans le journal depuis sa création en 2001 qui nous rappellent avec force qu’en réalité c’est seulement la guillotine qui a été supprimée en octobre 1981. Le livre est disponible dans toutes les bonnes librairies, et sur la boutique de la maison d’édition. Il est gratuit pour toutes les personnes enfermées : écrivez-nous pour que nous puissions le faire parvenir à vos proches.
Au sommaire : Mantes-la-Jolie, Les Mureaux, Buchelay, Orgeval… Graned distribution, vidéosurveillance, hôpital, grève, secteur associatif, logement…
Petit tour d’horizon des mobilisations sociales dans le département… Liste forcément non-exhaustive, n’hésitez pas à nous transmettre vos infos à solidaires78@wanadoo.fr
Cela pourrait s’apparenter à du harcèlement moral vis à vis des allocataires de l’assurance chômage. L’État met en effet de plus en plus la pression sur ceux-ci pour les contraindre à accepter des offres d’emploi des métiers dits en tension, le plus souvent des jobs précaires, sous payés et parfois complétement farfelues, comme l’a montré un étude réalisée par la CGT.
Les radiations injustifiées s’enchainent, lorsque les demandeurs d’emplois ne se plient pas aux injonctions qui leur sont faites, comme par exemple verser leur CV en ligne, quitte à ce que leurs données personnelles soient ensuite partagées par des officines privées dans le but d’alimenter des fichiers illégaux à des fins obscures.
Des syndicats et des associations de chômeurs ont donc uni leurs efforts afin de recueillir des témoignages et impliquer les personnes victimes de ces pratiques indignes qui flirtent en permanence avec la légalité, et poussent les allocataires à accepter n’importe quel travail à n’importe quelles conditions.
SUD Emploi a relayé sur sa page internet l’appel unitaire. C’est ICI, pour inciter les personnes qui le souhaitent à se manifester.
Le tract unitaire des syndicats et associations de chômeurs
Depuis le mercredi 27 octobre plusieurs dizaines de jeunes sans affectation à la fac et leurs soutiens occupent le bâtiment de la présidence de l’université de Nanterre pour exiger leur inscription et protester contre la sélection et le manque de places à l’université. Nous nous battons pour l’inscription des 61 sans-fac encore sans affectation et plus largement pour une université ouverte à toutes et tous !
Ceux qui payent aujourd’hui les frais de l’austérité budgétaire et du manque de places dans l’enseignement supérieur ce sont les enfants d’ouvriers et d’immigrés, ce sont les étudiants étrangers. Nous n’acceptons pas cette sélection sociale et cette société qui préfère sacrifier l’avenir de la jeunesse plutôt que de partager les richesses et permettre à tout le monde de décider de son avenir !
Pour que l’occupation tienne dans de bonnes conditions, nous avons besoin de votre soutien financier pour les courses, les produits d’hygiène, des couvertures… Toute contribution est la bienvenue pour pouvoir poursuivre notre lutte, donnez ce que vous pouvez pour aider les sans-fac à gagner !
Votre soutien est précieux pour nous aider à tenir!