Le nouveau n° de Virus du Centre hospitalier de Versailles
Section SUD Santé du CHV
Le nouveau n° de Virus du Centre hospitalier de Versailles
Section SUD Santé du CHV
Le jeudi 24 février 2022, les député·es ont adopté définitivement à l’assemblée nationale une loi sur le harcèlement scolaire. Ce texte prévoit entre-autres la CDIsation des personnels AED (les surveillant·es des collèges et lycées) après 6 ans de CDD. Néanmoins, à ce jour, le décret d’application n’est toujours pas sorti.
SUD éducation est quotidiennement contacté par des personnels AED qui, arrivant au terme de leurs 6 années de CDD, s’inquiètent de leur réemploi en CDI. Les personnels AED pouvant prétendre au CDI n’ont reçu aucune information alors même que la période des renouvellements de contrat s’ouvre actuellement.
SUD éducation a mis en place une pétition nationale :
CDIsation des AED : il faut appliquer la loi !
SUD éducation s’est également adressé au ministère et au rectorat pour exiger l’application de la loi : les AED qui arrivent à 6 ans de service doivent pouvoir être réemployé·es en CDI.
à M. le Ministre de l’Éducation nationale le 22 mai 2022 Le jeudi 24 février, les député·es ont adopté définitivement à l’Assemblée nationale une loi sur le harcèlement scolaire. Promulgué le 2 mars 2022, ce texte prévoit, dans son article 10, la CDIsation des personnels AED après 6 ans de CDD ; or le décret d’application de ce texte n’est pas sorti et vous n’avez fait aucune communication sur ce sujet. Les AED qui vont finir leur sixième année de service en août 2022 attendent pourtant impatiemment de savoir si elles et ils seront réemployé·es en CDI à la rentrée prochaine. Nous vous saurions gré de bien vouloir apporter aux AED des réponses sur ce point. Par ailleurs, les AED s’inquiètent des conditions d’emploi en CDI. L’accès au CDI doit permettre aux AED de bénéficier immédiatement de meilleures conditions de travail et salariales, SUD éducation revendique : une grille nationale de progression salariale ;une véritable formation initiale et continue ;un recrutement académique et non par les chef·fes d’établissement. La CDIsation des AED est une avancée, les AED exercent des missions qui sont indispensables au service public d’éducation. Néanmoins elles doivent être reconnues par de meilleures conditions d’emploi pour sortir de la précarité et par la création d’un vrai statut de la Fonction publique, juste et protecteur. Enfin, le Conseil d’État a ordonné le 12 avril 2022 l’attribution de l’indemnité REP/REP+ dans un délai de 6 mois, nous venons vers vous afin de savoir à partir de quelle date les AED effectuant leur service dans des établissements relevant de l’éducation prioritaire pourront bénéficier de cette indemnité. Nous vous prions de bien vouloir agréer l’expression de notre attachement sincère au service public d’éducation.
En cas de problème ou de questions : contactez-nous !
Voir aussi :} 4-pages AED de SUD éducation Paris (mai 2022) Pour écrire à Sud éducation 78 Actu des luttes, mobilisations Personnels Politique éducative Laïcité – Public/privé Travail Interprofessionnel Retraites Services Publics RESF et immigration Mouvement social Répression anti-syndicale Europe Le journal de Sud éduc 78 Pourquoi Sud Éducation 78 ? Nous contacter / Adhérer… La pédagogie, on s’en “fiche” pas ! Droits des personnels & guides juridiques Dossier Numérique & autonomie Préavis de grève Rencontres “L’école se livre” Stages (locaux & nationaux) Stages 78 et académie de Versailles Stages nationaux (mais ouvert à toutes et tous…) Anti-hiérarchie, refus inspection Solidaires 78
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Image de une Reporterre – Le chantier du Grand Paris déborde et enverra ses déchets en Normandie (mais aussi à Porcheville)
Solidaires 78 ainsi que plusieurs associations locales (Attac 78N, Uni-es pour le climat, C100Fin) ont été interpellées à ce sujet.
C’est lors d’une réunion publique tenue le 23 juin dernier que la municipalité de Porcheville dévoile un projet de réaménagement d’une zone naturelle le long du boulevard traversant Porcheville et jouxtant le groupe scolaire Mandela ouvert il y a 2 ans. La partie centrale étant occupée par un terrain de foot loisir. 26 500 m3 de terres de remblais seront déversées sur la zone concernée pour constituer un monticule pouvant atteindre 6 m de haut avec un belvédère offrant une vue à 180° sur les environs, ainsi qu’un amphithéâtre végétal. Le chantier est prévu pour cet été.
De nombreux aménagements de ce type voient le jour, comme à Epône avec le stadium VTT trial, car avec le chantier du Grand Paris c’est 40 millions de m³ de déchets constitués de terres excavées qui sont produits. De quoi ensevelir la Tour Eiffel ! 10 % de ces terres seraient polluées .
L’entreprise ECT spécialiste dans la réutilisation des terres issues des chantiers urbains, en charge de la réalisation du projet explique qu’il s’agit de terres dont la qualité sera contrôlée pour chaque camion, une cinquantaine par jour à partir du 10 juillet – soit un toutes les 12 minutes. Présence d’une balayeuse en permanence pour nettoyer la route et une fin de chantier avant la rentrée, l’accès au chantier se faisant par l’allée d’accès au groupe scolaire.
Pour l’élu municipal délégué au cadre de vie cela évitera les risques d’occupation illégale du terrain (par les gens du voyage), et les rodéos sauvages tout en améliorant la qualité résidentielle du voisinage, le coût sera nul pour la commune qui va même récupérer une enveloppe de 20 000 euros qui seront dédiés à la mise en place d’équipements de loisirs.
Urgence de la mise en œuvre, assurance que tout est sous contrôle, arguments sécuritaires, coût nul, bénéfices futurs… tout l’arsenal traditionnel de communication pour faire avaler la pilule.
Une partie de la cinquantaine de personnes présentes semble acquise au projet.
Certains-nes s’interrogent :
Manque de publicité quand à la tenue de la réunion, un projet précipité présenté tout ficelé quelques jours avant son démarrage et ne laissant aucune marge aux propositions des porchevillois-es. D’autres se plaignent de la disparition du terrain de foot régulièrement utilisé ou de la circulation et des nuisances des poids lourds en plein été.
D’un seul coup la municipalité s’inquiète du manque d’équipements, alors que la totalité des jeux pour enfants démontés il y a près de 10 ans n’ ont jamais été ré-installés à part un minuscule parc avec 3 modules.
Quelles garanties que les remblais ne soient pas pollués alors que ne nombreux scandales ont été dernièrement mis à jour suite à la découverte de pyrite ( dont l’oxydation dégage de l’acide sulfurique) dans des terres soient disant inertes qui allaient être déversés à Freneuse https://actu.fr/ile-de-france/freneuse_78255/dechets-du-grand-paris-a-freneuse-une-pollution-aurait-ete-irreversible_46387039.html
Même les élu-es de l’opposition municipale n’ont pas été informées du projet, une partie d’entre eux a eu l’idée de lancer une consultation citoyenne pour recueillir l’avis des habitants.
Quelque soit le caractère fiable dans sa réalisation voire bénéfique dans le futur, cet aménagement avec son caractère précipité, son enrobage environnementaliste ne pose t-il pas de nombreuses questions sur le fonctionnement de notre société et les modes de décisions des élus et des pouvoirs publics ?
Comme le déficit démocratique et les projets imposés : la population est mise devant le fait accompli. Des délais de réflexion quasi nuls sont-ils tolérables ? On a connu la même chose dans la région avec le circuit F1 prévu à Flins ou l’extension des carrières du Vexin, des projets imposés heureusement retirés face à la mobilisation populaire !
Le lien avec les projets pharaoniques comme le Grand Paris (et d’autres comme les grandes zones commerciales…), artificialisant les sols, producteurs de déchets, et avec transfert des terres excavées des aménagements des beaux quartiers vers les banlieues populaires ?
Des grands projets destructifs, on excave, on bétonne, on goudronne, on camionne dans une logique de continuité d’un modèle économique qui nous entraîne vers la dégradation climatique et environnementale que l’on subit et que l’on va subir de plus en plus fort.
On nous vante des coûts soit disant nuls, mais qui rémunère les travaux et les entreprises qui s’enrichissent sur le créneau de la réutilisation de déchets ? C’est la collectivité, donc y compris les habitants de la commune concernée d’une manière ou d’une autre.
Cet exemple, comme d’autres, ne devrait-il pas nous amener vers une réflexion globale pour exiger la transparence et plus de démocratie, se questionner aussi sur les grands projets qui produisent ces déchets, leur réelle utilité pour les populations et aller vers une réflexion différente sur nos besoins.
Philippe M, porchevillois et militant local
“On est déterminé on est là y compris pour l’été on n’ ira pas en vacances donc on ramène notre piscine !!”

Aux parents d’élèves du groupe scolaire Nelson Mandela
La FCPE « Les écoles de Porcheville » vous alerte
Pour la rentrée scolaire de septembre compte tenu de l’augmentation des effectifs des enfants en primaire, l’ouverture d’une quatrième classe est nécessaire.
Dans le cas contraire, avec 82 élèves, cela ferait des classes de 28 toutes à double niveau, donc pas les meilleures conditions pour l’apprentissage par les enfants et pour l’enseignement par les professeurs-es des écoles. Cela sans compter l’arrivée probable d’enfants supplémentaires avec la livraison des logements de la cité des Orchidées. Pour la FCPE, cela est inadmissible. Le 23 juin nous avons donc demandé la nomination d’un-e enseignant-e supplémentaire. Notre courrier a fait l’objet d’un refus. Un deuxième courrier, signé par les représentants-tes FCPE élus par les parents d’élèves ainsi que par Mme DIEZ maire adjointe aux affaires scolaires vient d’être adressé à la Direction départementale de l’éducation nationale. En cas de nouveau refus nous comptons sur le soutien et l’implication des parents dès la rentrée, afin d’obtenir les moyens nécessaires à un enseignement de qualité pour nos enfants et leurs professeurs -es.
Comptant sur votre soutien. Bonnes vacances !
En raison d’un nombre insuffisant de sages-femmes, la maternité de l’hôpital de Meulan-Les Mureaux (Yvelines) restera fermée du 6 au 29 août 2022.


Faute de soignants, cet hôpital francilien ferme ses urgences © Pixabay
Depuis trois jours, les urgences d’un hôpital des Yvelines n’ont pas pu ouvrir à cause d’une absence de personnel en vacances ou en arrêt maladie. Le maire de la ville a dû donner les consignes à suivre.
La situation est critique à l’hôpital de Poissy dans les Yvelines, raconte France Bleu. A tel point que les urgences ont dû fermer ce week-end des 25 et 26 juin, et qu’elles l’étaient toujours ce lundi.
La direction de l’hôpital confirme avoir dû prendre cette décision à cause de “l’absence de la quasi-totalité des équipes soignantes, en arrêt maladie”.
Cela concerne tout le service de traumatologie pédiatrique du CHI de Poissy-Saint-Germain-en-Laye.
Dans le communiqué publié par la direction, cette dernière met en avant les postes “vacants” dans son service d’urgences alors même que “l’hôpital connaît un important nombre de passages dans son service”.
Les lits fermés provoquent également un “engorgement des urgences”.
Dans la foulée, le maire de Poissy, Karl Olive a partagé les procédures d’urgences à suivre.
Pour cela, il ne faut donc pas se rendre aux urgences mais composer le 15 qui vous donnera toutes les informations à suivre.
En mai dernier, le service des urgences de l’hôpital Robert Ballanger d’Aulnay-sous-Bois avait fermé pendant une nuit faute de personnel. Plus de la moitié des effectifs étaient absents pour cause d’arrêt maladie.
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Alors que le chef des urgences de l’hôpital Georges-Pompidou, Philippe Juvin avait alerté sur le risque de “morts cet été”, si rien ne bougeait,
dans le même temps, Emmanuel Macron avait lancé une mission flash pour la généralisation des services d’accès aux soins cet été. Celui qui en avait la charge notamment, François Braun, le président de Samu-Urgences de France, a formulé 150 propositions avec ses collègues dont 40 ont été retenues. Cette généralisation des services d’accès aux soins n’était prévue que l’année prochaine.
A Poissy, le maire explique que des discussions ont été menées (et le sont toujours d’ailleurs), et une “augmentation massive” des effectifs a été votée. Dans le même temps, les hôpitaux de Poissy-Saint-Germain, Mantes-la-Jolie et Meulan-les-Mureaux ont mis en place “des dispositifs de solidarité territoriale” afin de permettre aux hôpitaux de s’entraider. Face à ces situations tendues, certains hôpitaux offrent de très jolies primes pour éviter les fermetures de services.
Pour lutter efficacement contre l’extrême droite et ses idées, il est nécessaire de la (re)connaître. Dans cette optique, Les Utopiques dressent un portrait de la situation actuelle en France.
Loin de se limiter à sa dimension électorale, au Front national/Rassemblement national du clan Le Pen, ou encore à Zemmour, l’extrême droite est plurielle et active dans de nombreux champs.
Elle est ainsi aujourd’hui omniprésente dans plusieurs médias grand public. Un article de l’Observatoire des médias (Acrimed) analyse les relations ambivalentes de l’extrême droite avec les médias. Un autre présente un phénomène en pleine expansion : les youtubeurs d’extrême droite. Grégory Chambat (L’école des réac-publicains : la pédagogie noire du FN et des néoconservateurs, Libertalia, 2016) analyse l’action des « réac-publicains » dans le domaine de l’éducation.
Le traitement par l’extrême droite des questions environnementales, ce qu’on peut qualifier d’écofascisme, est au sommaire. On y lira également comment les extrêmes droites tentent de s’infiltrer dans les mouvements sociaux, comme les Gilets jaunes, et les formes que prend son implantation dans la police.
Le racisme, où l’antisémitisme occupe une place particulière, est évidemment une donnée centrale de la pensée des extrêmes droite et donne lieu à plusieurs textes.
Il en est de même de l’approche néofasciste du rôle des femmes, ramenées au traditionnel rôle maternel et soumises au chef naturel.
Au sommaire aussi, un tour d’horizon mondial des fascismes de notre temps et des résistances antifascistes : Espagne, Italie, Brésil, États-Unis…
Après une période glaciaire prolongée de plus ou moins 10 ans, c’est donc 3,5 petits pourcents d’augmentation du point d’indice qui ont été annoncés ce matin par Stanislas Guérini. Cette augmentation ne couvre même pas l’inflation sur un an qui s’établit à 5, 2 % et qui poursuit son accélération. Les agent-es publics ont perdu 20% de pouvoir d’achat depuis 10 ans. On est donc bien loin du compte.
Quant aux autres mesures annoncées, elles sont une déception pour certaines et ne relèvent pas des mesures générales salariales que les agent-es publics attendent pour d’autres. Par exemple, la reconduction de la GIPA prouve que le gouvernement a cons- cience que la mesure de dégel est insuffisante.
Le gouvernement a profité de la réunion de ce jour pour annoncer des mesures qui ne sont pas directement liées au dégel du point d’indice. Ces mesures telle l’augmentation de la prestation interministérielle restauration à l’Etat (+ 7%), l’amélioration de l’assiette du forfait mobilité durable désormais cumulable avec un titre de transport en commun, ou encore l’amélioration des débuts de carrière B ne peuvent faire illusion face à l’ab- sence de mesures générales indiciaires globales tendant à la reconnaissance des quali- fications des agent-es publics par la revalorisation de l’ensemble des grilles de carrière. Ces annonces donc une réelle déception pour l’ensemble des 5,5 millions d’agent-es publics qui sont pourtant en première ligne et font preuve d’un engagement sans faille en particulier pendant la période de crise sanitaire.
Solidaires Fonction publique revendique :
– une importante revalorisation du point d’indice qui couvre l’évolution de l’inflation (+10% depuis 2017)
– l’attribution de 85 points d’indice, soit environ 400€ pour toutes et tous
– la revalorisation des carrières, et notamment celle des filières féminisées, pour l’égalité salariale,
– l’intégration d’une large partie des primes dans le traitement
– l’indexation automatique de la valeur du point sur le coût de la vie
– les revalorisations doivent intégrer la situation des contractuel-les
La direction de Renault a choisi de remplacer les Augmentations Générales de Salaires par des primes d’Intéressement. Et si les salariés et tous les syndicats refusaient de marcher dans ce système aux effets pervers ?

En matière de rémunération, la direction de Renault et les syndicats signataires de l’accord Renouveau France 2025 (à savoir la CFE/CGC, la CFDT et FO) ont choisi comme seule mesure collective l’Intéressement au détriment des Augmentations Générales de Salaire (AGS). Les augmentations de salaire ne peuvent désormais être qu’individuelles.
L’accord d’intéressement aux performances locales 2022 mis en place actuellement par la direction de l’établissement Renault Guyancourt/Aubevoye se place dans le cadre des « principes généraux » énoncés dans l’accord Renouveau France 2025.
Ce choix a des conséquences désastreuses. La suppression des AGS accroit les inégalités salariales, laissant une partie des salariés sans augmentation de salaire. D’autre part, l’intéressement n’est pas soumis à cotisation sociale. Cela prive de ressources les caisses de la sécurité sociale alors que celles-ci sont en difficulté.
A l’heure où l’inflation explose, il serait au contraire urgent et nécessaire d’indexer les salaires sur la hausse des prix. SUD réclame l’ouverture de négociations salariales et invite les salariés à revendiquer une hausse générale des salaires au moins au niveau de l’inflation.
Concernant l’accord d’Intéressement local 2022, SUD est en désaccord avec un certain nombre d’indicateurs choisis par la Direction :
Indexer la prime d’intéressement sur ces indicateurs pousse les salariés à se mettre la pression entre eux (et certains syndicats signataires à mettre la pression sur les salariés) pour atteindre les objectifs fixés pour chaque indicateur.
La prime est collective, il faut donc que tous les salariés entrent dans le « jeu » pour gagner plus, c’est à dire en l’occurrence : ne pas faire de Fongecif, ne pas déclarer d’arrêt maladie, ne pas s’arrêter après un accident de travail, ne pas dépasser les jalons quitte à déclarer des indicateurs « pastèques », réduire les coûts quitte à faire de la sous-qualité… Bref, c’est un système pernicieux.
Pour toutes ces raisons, SUD n’est pas signataire de cet accord. Nous appelons au contraire les salariés et les élus des autres syndicats à se battre pour imposer un autre modèle social, à commencer par le rétablissement des Augmentations Générales de Salaires.
[1] FR2R : Frequency Rate 2 Renault ou Taux de Fréquence 2 Renault. Renault a aussi mis en place un indicateur FR1R qui concerne les accidents du travail sans arrêt.
Vendredi 24 juin la Cour suprême des États-Unis remet en cause le droit fondamental des femmes à avorter et dans le même temps consacre le droit des Américains à sortir armés de leur domicile. Ceux qui se surnomment les pro-vies ne sont que les pro-morts : morts des femmes qui souhaitent avorter, et autorisation des armes partout, tout le temps!
Cette décision balaie avec violence des années de luttes et de mobilisation pour les droits des femmes. L’Union syndicale Solidaires dénonce la collusion entre les conservateurs, les extrêmes droites et les pouvoirs religieux, qui perpétuent la domination patriarcale.
Si cette décision ne rend pas les interruptions de grossesse illégales, elle renvoie les Etats-Unis à la situation en vigueur avant l’arrêt emblématique “Roe v. Wade” de 1973, quand chaque Etat était libre de les autoriser ou non.
13 Etats américains conservateurs (Arkansas, Idaho, Kentucky, Louisiane, Mississippi, Missouri, Dakota du Nord et du Sud, Oklahoma, Tennessee, Texas, Utah et Wyoming) avaient adopté des « trigger laws », des lois « automatiques » leur permettant de rendre tout avortement illégal dès la décision annoncée ou dans les 30 jours suivants. Avec comme seules exceptions prévues, un risque pour la santé de la mère et, pour une poignée, en cas de viol ou d’inceste. Le Missouri devient ainsi le premier État à interdire l’avortement.
Les avortements se feront, avec ou sans autorisation par la loi, mais les femmes, et toutes personnes souhaitant avorter, seront dans l’obligation d’y avoir recours dans des conditions sanitaires infâmes comme dans l’ancien temps.
L’Union syndicale Solidaires rappelle qu’interdire l’avortement libre, gratuit et dans des conditions sécures :