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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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antifascisme Internationalisme Luttes féministes

«Jin Jiyan Azadî»

Le 16 septembre 2022, Jina AMINI, kurde iranienne de 22 ans, a été victime d’un féminicide d’Etat pour avoir refusé de se soumettre à la loi imposant le port du voile dans l’espace public.

Sa mort a déclenché le soulèvement populaire « Jin, Jiyan, Azadi ». Ce slogan est devenu un cri de révolte féministe en Iran et ailleurs. Il incarne les oppressions plurielles subies par les femmes, la reconnaissance de leurs droits individuels et collectifs, le rejet total du régime phallocratique iranien. Ce dernier institutionnalise le corps des femmes en recourant à la ségrégation sexuelle dans l’espace public et tente d’invisibiliser le corps féminin.

Selon Amnesty International, plus de 551 manifestant·es ont été tué·es dont 68 mineur·es et plus de 22 000 manifestant·es ont été arrêté·es.

Comme le confirme un rapport de Amnesty International « Les violences sexuelles sont utilisées comme une arme clé dans l’arsenal répressif des autorités iraniennes ».

Presque quatre ans après la répression sanglante du soulèvement « Jin, Jiyan, Azadi », le régime iranien a poursuivi sa politique belliciste envers son peuple.

  • Fin décembre 2025 / début janvier 2026 dans un contexte de crise économique, des manifestations de masse éclatent. La répression sanglante a causé la mort de plus de 7 000 manifestant·es selon l’ONG Human Rights Activism News Agency (HRANA).
  • Depuis le 28/02/2026 la guerre israélo-étatsunienne a permis au régime de se renforcer et de se radicaliser. La répression contre la population iranienne n’a fait qu’empirer, le régime s’emploie à terroriser la population, en militarisant la rue pour faire taire toute forme de protestation, 500 personnes ont été exécutées depuis le début du conflit selon le haut-commissaire des droits de l’Homme. Les bombardements israélo-étatsuniens par ailleurs provoquent des dommages écologiques irréversibles.

Cette militarisation accroît les normes patriarcales et augmente la violence contre les femmes.

La situation économique était déjà catastrophique avant les frappes, cet été l’inflation sur le prix des produits alimentaires et boissons a atteint +127,5 %.

La guerre a accentué les inégalités sociales et de genre. En période de guerre, les femmes sont les premières à être concernées par l’inflation, l’insécurité du marché du travail et l’épuisement psychologique.

Les femmes d’Iran ont deux ennemis principaux : le régime et les bombes israélo-américaines. Cette guerre les percute violemment, et seules leurs luttes pourront les émanciper.

« Jin Jiyan Azadî », Femme, vie, liberté

L’Union syndicale Solidaires réitère son soutien inconditionnel à toutes formes de lutte du peuple iranien pour son émancipation.

Elle exige notamment :

  • le droit inconditionnel des femmes à disposer librement de leurs corps, dont celui de porter ou non le voile ;
  • l’abolition de toutes les lois misogynes, ainsi que l’apartheid de genre ;
  • l’abolition de toute discrimination envers les femmes, les LGBTIQ+, les minorités nationales et religieuses, les réfugié·es d’Afghanistan;
  • le respect des droits des salarié·es, dont ceux de s’organiser, de manifester et de faire grève ;
  • l’arrêt immédiat des exécutions, l’abolition de la peine de mort ;
  • la libération de toutes les personnes détenues pour avoir exercé leurs droits fondamentaux ;
  • la fin de la guerre, la levée des sanctions économiques et politiques dirigées contre la population ;
  • l’édiction de sanctions financières et pénales contre les auteurs/trices et commanditaires des violences et crimes perpétrés contre la population.

Paris, le 8/09/2026

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Internationalisme Palestine

Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens : lettre au Président de la République

Monsieur le Président de la République,

Dans la lettre que nous vous avons adressée l’an dernier à la même époque, en amont de votre intervention à l’ONU en septembre 2025, nous notions en conclusion :

la reconnaissance de l’État de Palestine peut constituer un moment historique si elle s’accompagne d’une action résolue pour garantir la souveraineté réelle du peuple palestinien, la fin de l’occupation et de l’apartheid, et la pleine application de ses droits inaliénables. La France […] doit saisir ce moment pour passer des paroles aux actes.

Si la reconnaissance de la Palestine par la France a été saluée comme un geste fort et a eu le mérite d’entraîner plusieurs États dans cette même démarche, force est de constater qu’elle apparaît aujourd’hui comme particulièrement vaine en l’absence de toute protection du peuple palestinien et de toute sanction pour contraindre Israël à se conformer au droit international.

À Gaza, le cessez-le-feu conclu le 10 octobre 2025 est systématiquement violé par Israël ; les attaques sont quotidiennes, l’insécurité permanente, les bombardements israéliens continuent à viser les camps de déplacés, les journalistes, les policiers, les installations civiles. Plus de 1200 Palestiniens, y compris des enfants, ont été tués par Israël depuis le 10 octobre 2025. La population est confinée dans un espace de plus en plus réduit, pendant qu’Israël détruit systématiquement tout ce qui reste dans les 70% du territoire qu’il occupe tout en effaçant systématiquement les traces du génocide et en faisant disparaître les corps enfouis sous les décombres. Il refuse de s’en retirer malgré les accords. Les grandes ONG internationales humanitaires ont été chassées par Israël, les journalistes sont toujours interdits d’entrée. Les entrées d’aide humanitaire restent très limitées, la population est épuisée, à nouveau affamée, en manque de médicaments et de tous les biens essentiels.

En Cisjordanie, la colonisation s’accélère, y compris dans le secteur E1 désigné comme « ligne rouge » par la communauté internationale. Les communautés Palestiniennes sont attaquées, assiégées, expulsées, leurs terres confisquées, leurs habitations incendiées. La violence des colons, protégés par l’armée d’occupation, se déchaîne contre l’ensemble de la population palestinienne. Il ne s’agit pas d’actions isolées de quelques colons extrémistes. Il s’agit d’une politique délibérée, organisée, assumée par l’ensemble de la coalition au pouvoir, pour rendre la vie impossible aux Palestiniens et s’emparer de leurs terres. S’y ajoutent de nouvelles lois, votées ou en préparation, pour accroître encore l’emprise israélienne sur l’ensemble de la Cisjordanie. À Jérusalem-Est, expulsions et démolitions se multiplient, des quartiers entiers sont menacés d’expulsion.

En Israël même, les Palestiniens subissent des menaces permanentes, ils sont visés par des lois discriminatoires qui en font des citoyens de seconde zone. Ils ne sont pas épargnés par le système d’apartheid qui vise l’ensemble de la population palestinienne ; la récente loi sur la peine de mort, qui vise les seuls Palestiniens, est un exemple flagrant de ce régime d’apartheid.

Alors qu’elle est une agence officielle de l’ONU et qu’elle apporte des services essentiels à des millions de réfugiés palestiniens, l’UNRWA a été expulsée par Israël de son siège à Jérusalem-Est, celui-ci a été détruit. Et c’est maintenant son centre de formation de Qalandia, qui a formé des dizaines de milliers de Palestinien-nes depuis plus de 70 ans en leur donnant un avenir professionnel, qui est investi et fermé par l’armée israélienne. Par ses actions contre l’UNRWA, Israël a pour objectif de faire disparaître cette organisation et d’effacer le droit au retour des réfugiés palestiniens.

Des tortures systématiques sont infligées par Israël aux 9400 prisonniers politiques palestiniens, dont 370 enfants. Une centaine d’entre eux sont morts depuis le 7 octobre de ces tortures, ainsi que du manque de soins et de nourriture. Les visites de la Croix-Rouge ne sont toujours pas rétablies, alors même que la Cour suprême d’Israël a statué sur leur rétablissement.

Nous ne sommes pas devant des violations ponctuelles du droit international, nous sommes devant une politique délibérée, menée par Israël depuis des décennies, qui vise à effacer le peuple palestinien, à lui rendre la vie impossible et à s’emparer de son territoire. Cette politique n’a pu se développer que par l’impunité totale que la plupart des pays occidentaux, dont la France, accordent à l’État d’Israël. Cette politique du « deux poids deux mesures », de plus en plus flagrante, mine la crédibilité de la France et de l’Union européenne aux yeux du monde entier. Elle met profondément en cause le droit international conçu au lendemain des horreurs de la seconde guerre mondiale.

L’attaque unilatérale menée par Israël et les Etats-Unis contre l’Iran en février 2026 a mené à un chaos mondial.Les dirigeants israéliens affirment vouloir contrôler l’ensemble de la région par la force et ne font pas mystère de leur projet d’établir un « grand Israël ». Israël s’est emparé de nouveaux territoires en Syrie et mène contre le Liban une guerre dévastatrice qui a fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés. Au mépris des accords de cessez-le-feu, Israël continue ses opérations militaires au Sud-Liban, dont il détruit méthodiquement les villages et l’environnement.

Monsieur le Président de la République,

Dans ce contexte, la France , membre du Conseil de sécurité, a une responsabilité particulière. Elle doit s’exprimer haut et fort, notamment à l’occasion de l’Assemblée Générale des Nations-Unies, et elle doit passer de la parole aux actes.

S’exprimer haut et fort, c’est rappeler l’engagement de la France pour le droit international et le respect des résolutions de l’ONU, c’est condamner sans ambiguïté le génocide qui se poursuit à Gaza, c’est exiger la fin de l’occupation par Israël du territoire palestinien, conformément à la résolution de septembre 2024 de l’Assemblée Générale de l’ONU qui a statué sur la mise en œuvre de l’avis consultatif de la Cour Internationale du Justice de juillet 2024.

C’est aussi, un an après la reconnaissance de la Palestine, rappeler que toute « solution » n’a de sens que dans le cadre de la reconnaissance pleine et entière du droit à l’autodétermination du peuple palestinien, de l’ensemble de ses droits nationaux dont le droit au retour des réfugiés palestiniens, et l’abandon par Israël de la politique d’apartheid qu’il mène contre l’ensemble du peuple palestinien.

C’est également soutenir l’UNRWA face aux attaques d’Israël, c’est soutenir clairement la Cour Pénale Internationale face aux attaques d’Israël et des États-Unis, soutenir les organisations palestiniennes de défense des droits humains constamment attaquées par Israël et sous sanctions états-uniennes, exiger le retour des ONG internationales à Gaza, exiger que cesse le scandale de l’interdiction faite aux journalistes internationaux d’entrer à Gaza.

C’est enfin dénoncer le scandale que constitue la détention et la torture de plus de 9000 prisonniers politiques palestiniens, exiger la reprise immédiate et sans condition des visites de la Croix-Rouge, exiger la libération des médecins emprisonnés dont le Dr Hussam Abu Safiya, exiger la libération de l’ensemble des dirigeants politiques palestiniens, dont Marwan Barghouthi et Ahmed Saadat, en amont des élections palestiniennes de novembre, et œuvrer à la libération de l’ensemble des prisonniers politiques palestiniens.

Passer de la parole aux actes, c’est d’abord cesser toute complicité avec le génocide toujours en cours à Gaza et avec la politique israélienne de colonisation. C’est suspendre immédiatement le commerce des armes avec Israël et le transit par le territoire français de toute arme à destination d’Israël, ainsi que toute coopération militaire. C’est cesser toute complicité avec la politique de colonisation, en interdisant tout commerce avec les colonies (au niveau national après les manœuvres honteuses de la présidente de la Commission à l’occasion du Conseil Affaires étrangères du 13 juillet), et en mettant fin, comme vient de le faire la Belgique, aux services consulaires à destination des ressortissants français résidant dans les colonies.

C’est appliquer les mandats d’arrêt de la Cour Pénale internationale en interdisant le survol du territoire français par le Premier ministre israélien. C’est traduire en justice les citoyens français participant ou ayant participé au génocide et aux crimes de guerre.

C’est accélérer le programme PAUSE pour accueillir les universitaires et artistes de Gaza après une interruption qui a soulevé une réprobation générale.

C’est œuvrer résolument, au niveau européen pour obtenir la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël, alors que la condition essentielle de respect des droits humains formulée par son article 2 est systématiquement violée par Israël. C’est a minima obtenir la suspension de son volet commercial, qui ne requiert que la majorité qualifiée du Conseil européen. C’est aussi exclure Israël du programme de recherche Horizon Europe. C’est agir  pour que l’Union européenne prenne des sanctions contre l’État d’Israël tant qu’il viole le droit international.

Nous reprenons ici pour l’essentiel les recommandations formulées récemment par une centaine d’anciens ambassadeurs de France et du Royaume-Uni, dans une tribune parue dans Le Monde le 25 août. Ceux-ci rappellent aussi la responsabilité historique écrasante de nos pays dans la situation actuelle et appellent à agir « quels que soient les résultats des élections ». C’est pour nous un point particulièrement important : les élections israéliennes ne doivent pas servir de prétexte à l’inaction, c’est au contraire le moment où il faut agir énergiquement pour faire comprendre aux forces politiques et à l’opinion israélienne qu’Israël devra rendre des comptes pour les crimes qu’il commet. Dans le contexte actuel d’impunité, une écrasante majorité de la classe politique israélienne se retrouve dans le déni des droits du peuple palestinien.

Monsieur le Président de la République,

Nous tenons à vous alerter aussi sur les attaques incessantes contre la liberté d’expression en France dès lors qu’il s’agit de la Palestine.

Les libertés d’expression, de manifestation et d’association doivent être pleinement respectées. La lutte contre toutes les formes de racisme, dont l’antisémitisme, est évidemment essentielle, mais il est intolérable qu’elle puisse être instrumentalisée par le réseau d’influence d’Israël pour tenter de faire taire les voix qui soutiennent les droits du peuple palestinien.

Nous saluons l’abandon de la proposition de loi présentée par la députée Caroline Yadan tout en notant qu’elle a fait suite à une forte mobilisation citoyenne et parlementaire. Nous vous mettons en garde contre les tentatives de réintroduction des « exemples » de la définition IHRA, qui ont été très clairement exclus du vote de l’Assemblée nationale le 3 décembre 2019.

Nous attirons tout particulièrement votre attention sur les abus de l’utilisation des outils de lutte contre le terrorisme, et notamment l’incrimination d’apologie du terrorisme, pour faire taire toute expression critique ou contextualisée sur les événements du 7 octobre 2023 et plus généralement pour condamner les voix qui soutiennent le peuple palestinien. Il s’agit d’une exception française, qui a conduit à des centaines de procédures et de condamnations, et qui a été très fortement dénoncée par les rapporteurs de l’ONU, sur les principes comme dans les faits, en janvier 2026.

À cette « exception judiciaire », s’ajoute l’abus des mesures administratives : gels des avoirs sans justification qui visent des militants soutenant les droits du peuple palestinien, menaces de dissolution d’organisations solidaires du peuple palestinien.

Des réfugiés palestiniens en France sont inquiétés ou emprisonnés sur la base de notes des services de renseignement israéliens : c’est un cas unique où l’on voit les autorités françaises opposer à des réfugiés les informations de la puissance qui les persécute.

L’ensemble de ces pratiques, souvent promues de manière agressive par des organisations qui soutiennent inconditionnellement l’État d’Israël, sont une honte pour notre pays, mettent à mal notre démocratie et risquent de fracturer durablement la société française. Nous vous demandons d’y mettre enfin un terme et de le faire savoir.

Nous vous demandons de bien vouloir recevoir une délégation de notre Collectif national sur la base de cette lettre.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre très haute considération.

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antifascisme Internationalisme

Argentine La mobilisation populaire fait reculer le gouvernement de Mileï

Argentine

La CTA-T , la CTA-A, la CGT et de nombreuses organisations sociales ont une nouvelle fois, organisé une mobilisation contre un projet de loi du gouvernement Milei. Un important rassemblement s’est tenu à Buenos Aires, devant le Congrès. Il s’agit de faciliter l’accaparement des terres, du sol, par le secteur privé en recherche de profits. Les dispositions soumises aux parlementaires visaient notamment à faciliter les expulsions des locataires endetté‧es ainsi que les expropriations et la spéculation immobilière. Les manifestations ont obligé le gouvernement à revoir partiellement son projet, mais le danger demeure.

La lutte contre le régime d’extrême droite est menée par les organisations syndicales et sociales, sur tous les terrains : les droits des travailleurs et travailleuses dans les entreprises et services, dans les villes et les villages, les droits des femmes, des LGBTQI+, pour la mémoire, la vérité et la justice envers les victimes de la dictature que Milei et ses allié‧es veulent « oublier »…

Une fois de plus, la répression a été la réponse de l’Etat : gaz lacrymogènes, canons à eau, puis coups de fusil contre les manifestantes et manifestants, faisant de nombreux blessé‧es.

Les organisations membres du Réseau syndical international de solidarité et de lutte réaffirment leur soutien aux syndicalistes d’Argentine, au peuple argentin, dans leurs actions pour la défense de leurs droits et contre les mesures réactionnaires.

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Internationalisme

« Solo el pueblo salva al pueblo »

Après le séisme au Venezuela, appel unitaire pour une solidarité indépendante de l’impérialisme US et de son protectorat autoritaire

La nouvelle urgence humanitaire causée par le double séisme qui a dévasté les villes et bourgs du littoral central du Venezuela le 24 juin dernier appelle toute notre solidarité. Une solidarité inconditionnelle avec des milliers de familles meurtries, en particulier des classes populaires, les plus vulnérables face aux catastrophes dites naturelles ; endeuillées ou sans nouvelles de proches ensevelis sous les décombres ; sans-abri et exposées aux prédateurs en tout genre, notamment les enfants et mineur·es devenu·es orphelin·es. Mais une solidarité lucide aussi, sur la situation politique et économique qui prévalait à la veille du séisme et en démultiplie les dommages matériels et moraux, sur les responsabilités nationales et internationales et sur les conditions d’une aide effective de l’extérieur.

Les Vénézuélien·nes ont subi depuis une dizaine d’années une crise économique inouïe, marquée par une urgence alimentaire et sanitaire aggravée par les embargos économiques des États-Unis, qui a plongé une majorité d’entre elles-eux sous le seuil de pauvreté et a poussé un quart de la population sur les routes de l’exil. À cela s’est ajouté un État d’exception prolongé et une répression politique et sociale croissante : homicides de manifestant·es ; détentions massives, tortures et condamnations iniques d’opposant·es politiques, syndicaux et associatifs comme de protestataires et citoyen·nes lambda ; exécutions sommaires dans les quartiers populaires au nom de la lutte contre la criminalité. En 2024, face à un État de plus en plus prédateur, le peuple a massivement voté contre un troisième mandat de Nicolás Maduro, qui a utilisé la terreur pour se maintenir au pouvoir. Enfin, en janvier dernier, Donald Trump a ordonné les bombes de l’US Army et l’enlèvement de Maduro pour mettre l’ex-vice-présidente Delcy Rodríguez à la tête d’un protectorat. Malgré une amnistie partielle et une reprise des protestations sociales, un demi-millier de citoyen·nes – parmi lesquel·les nombre de syndicalistes – restent emprisonné·es pour motifs politiques dans des conditions indignes.

C’est dans ce contexte d’incurie et de prédation étatique et impérialiste débridées que, le 24 juin, la terre a tremblé deux fois avec une violence rare (7,2 et 7,5 sur l’échelle de Richter). Cette catastrophe a suscité un élan massif de solidarité et de dignité dans la population, qui a pris en charge elle-même les premiers secours aux côtés des rares structures de base existantes (pompiers, sécurité civile…) et malgré l’absence quasi totale d’outils adéquats : déblaiements et excavations à mains nues, souvent à la lueur des lampes de téléphones portables. Des collectes de dons et de matériel nécessaire ont été organisées partout dans le pays et en lien avec la diaspora.

Le Collectif de solidarité internationale avec le peuple du Venezuela, fort de sa diversité et d’une connaissance plurielle du terrain, appelle à faire parvenir prioritairement les dons au  campagnes de collecte suivantes :

  • avec l’Union syndicale Solidaires à destination du Comité national de Conflit – Travailleurs en Lutte (CNC-TL) ;
  • avec l’Alliance syndicale indépendante (ASI) et de la Centrale unitaire des Travailleurs du Venezuela (CUTV) ;
  • avec l’ONG italienne l’Association des employés administratifs de l’Université centrale du Venezuela.

Cette solidarité doit aller de pair avec une exigence de redémocratisation de la vie politique et sociale, loin des ingérences impérialistes, d’où qu’elles viennent. Elle accompagne les luttes de nos camarades sur place pour la levée totale des embargos économiques étatsuniens,la libération de tous·tes les prisonnier·es politiqueset le rétablissement inconditionnel des droits et libertés fondamentales, et la mise en œuvre de procédures transparentes en vue de l’élection démocratique des autorités nationales au suffrage universel direct et du respect de la souveraineté populaire.

Paris, le 8 août 2026

Premières organisations signataires :

À Nous la Démocratie !, Arguments pour la Lutte sociale (Aplutsoc), Centre d’Études et d’Initiatives de Solidarité internationale (CEDETIM / IPAM), Collectif Correspondencia de Prensa, Collectif de Solidarité avec le Peuple du Nicaragua, Confédération générale du Travail (CGT), Confédération paysanne, Fédération Syndicale Unitaire (FSU), France Amérique latine, L’Alliance pour la République écologique et sociale, Les Écologistes, Les Verts populaires, Nouveau Parti anticapitaliste (NPA-A), Réseau Bastille, Réseau coopératif de Gauche alternative, Union syndicale Solidaires.

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antiracisme Internationalisme Luttes migrant·es

Face au Pacte asile et au Règlement « Retour » : Contre l’Europe forteresse et ses politiques racistes, mobilisons-nous !

Ce vendredi 12 juin 2026, le « Pacte européen sur la migration et l’asile » entre officiellement en vigueur. Fruit d’une alliance honteuse entre la droite et l’extrême-droite au Parlement européen, cet ensemble de textes organise le tri, l’enfermement de masse — y compris d’enfants dès l’âge de 6 ans avec le fichage biométrique — et le refoulement systématique aux frontières. Sous couvert de réformer la politique européenne, ce pacte attaque le droit d’asile et repose sur la suspicion, la déshumanisation et la répression.

Avec l’adoption du Règlement « Retour » c’est une véritable machine de guerre raciste inspirée des méthodes de l’ICE américain qui se met en place : ce texte allonge la durée de rétention jusqu’à 24 mois, légalise des « hubs de retour » (des prisons délocalisées hors de l’UE comme les accords passés avec l’Ouganda), et autorise les perquisitions policières à domicile sans mandat et dans les lieux associatifs où vivent des personnes migrantes. Plus grave encore : il prétend imposer aux fonctionnaires et agent·es de la fonction publique une obligation de signalement et de dénonciation des personnes en séjour irrégulier !

Cette brutalité n’est que la continuité de la politique sécuritaire que nous dénoncions déjà au début de l’année dans notre analyse de la dérive autoritaire et xénophobe.

L’Union syndicale Solidaires refuse toute logique visant à précariser davantage les personnes étrangères et à recycler les propositions rejetées de la loi Darmanin. À l’instar de nos camarades gardes-côtes de Solidaires Douanes qui refusent d’être les auxiliaires d’une répression mortifère aux frontières, Solidaires réaffirme sa position : si des directives manifestement illégales et attentatoires à la dignité humaine sont imposées aux agent·es publics, nous appellerons à la désobéissance.

Nous exigeons :

  • L’abrogation totale du Pacte Asile et Migration et du Règlement « Retour ».
  • L’abrogation des lois et circulaires racistes nationales comme la Loi Darmanin et la circulaire Retailleau.
  • Un service public de l’asile et de l’accueil digne (logement, soins, scolarisation, accès à l’emploi), totalement indépendant et doté de moyens à la hauteur. Et des moyens pour les associations qui accompagne les personnes exilées.
  • La régularisation de toutes et tous les sans-papiers et l’accès inconditionnel au droit.

Quand on attaque la liberté de circulation, c’est l’ensemble de nos libertés qui sont attaquées. Il n’y a pas de crise migratoire, seulement une crise de l’accueil ! D’où que l’on vienne, où que l’on soit né·e, nous vivons ici, nous travaillons ici, nous luttons ici !

Solidaires appelle à rejoindre les mobilisations qui auront lieu demain sur l’ensemble du territoire ce vendredi 12 juin et dans les jours qui viennent.

A Paris, Solidaires appelle à se joindre au rassemblement impulsé par la CGT avec le cadre Né·es ici ou venu·es d’ailleurs à 13h place de la République et à rejoindre la manifestation à l’appel des collectifs des Sans-Papiers d’Ile de France et de la Marche des Solidarité ce vendredi 12 juin 2026 à 17h00, place de la République.


Déclaration unitaire cadre né·es ici ou venu·es d’ailleurs

12 juin : Face aux attaques contre le droit d’asile et les personnes migrantes de l’Union européenne, mobilisons-nous ! (Déclaration unitaire)

Nos organisations appellent à une mobilisation intersyndicale et unitaire le 12 juin 2026 en réaction à l’entrée en vigueur du Pacte européen sur la migration et l’asile et pour garantir un accueil digne pour toutes les personnes migrantes !

Le Pacte européen sur la migration et l’asile, adopté officiellement le 14 mai 2024, entre en vigueur le 12 juin 2026. Sous couvert de réformer la politique migratoire de l’Union européenne et d’établir un système d’asile commun, cet ensemble de textes, en compromettant l’accès au droit d’asile et aux garanties procédurales, est inique.

Enfermement dès 6 ans, placement généralisé en procédure accélérée ou à la frontière, zone de rétention, fichage biométrique, interdiction de séjour sur le territoire européen et externalisation de l’asile sont au cœur de ces textes. Le Pacte marque ainsi une accélération majeure dans la dérive répressive des politiques migratoires de l’Union européenne et repose sur la suspicion, la déshumanisation et la répression.

Alors que les syndicats et associations alertent depuis des années sur la criminalisation constante des personnes étrangères et l’absence de moyens pour offrir des conditions d’accueil dignes, nous ne pouvons rester sans réagir devant une telle politique !

Nos organisations refusent toute logique visant à précariser davantage les étrangers vivant sur le territoire national et tendant à encore durcir les textes et recycler des propositions rejetées de la loi Darmanin de 2024.

Cette tendance répressive qui ne s’arrête pas là se retrouve dans un nouveau texte, le Règlement « Retour », qui vient d’être adopté dans sa version finale par les institutions européennes dans la continuité du Pacte et, qui avec cette version va inclure des éléments dignes de l’ICE aux Etats-Unis en autorisant des « mesures de détection » pouvant prendre la forme de descentes de police dans les domiciles privés sans mandat, d’intensification des contrôles d’immigration dans les espaces publics. Il est même question d’une obligation de signalement aux forces de l’ordre imposée aux fonctionnaires pour dénoncer les personnes en séjour irrégulier !

Nous exigeons :

  • Un accès au droit inconditionnel pour toutes les personnes migrantes, à l’instar de ce qu’il devrait être pour toutes et tous.
  • Des conditions d’accueil dignes pour toutes les personnes migrantes, et ce, sans privation de liberté (logement, accès aux soins, accompagnement administratif, scolarisation, accès à l’emploi).
  • Un service public de l’asile à hauteur des besoins de protection et complètement indépendant de toute influence extérieure.
  • Des moyens suffisants pour les associations.
  • Il n’y a pas de crise migratoire, seulement une crise de l’accueil !

Nos organisations, avec le collectif né-es ici ou venu-es d’ailleurs appellent à se mobiliser, à Paris le 12 juin contre cette politique migratoire européenne indigne, répressive et dangereuse.

Le 12/06/2026 Rendez-vous à 13h00 – Place de la République

Signataires : CGT – FSU – Solidaires – UNEF – Syndicat de la Magistrature – LDH – Mrap – SOS Racisme – Femmes Egalité – CLARA – OXFAM
Le collectif né.es ici venu.es d’ailleurs


Appel de la coordination des Sans Papiers d’Ile de France, de la Marche des Solidarités, Guerre à la guerre, etc

Contre le pacte asile et migration
Contre le Règlement “Retour”

ENFERMEMENT, EXPULSION, EXTERNALISATION DES FRONTIÈRES

Ce sont les mots d’ordre des projets racistes et répressifs de l’Union Européenne : le « Pacte européen sur la migration et l’asile », qui entrera en vigueur le 12 juin, et le « Règlement retour », qui en est à l’étape des dernières négociations.

C’est l’alliance de la droite avec l’extrême-droite au Parlement européen qui a permis le vote de ces textes. Face au danger fasciste, notre riposte doit être massive !

PLUS D’EXPULSIONS, MOINS DE LIBERTÉ DE CIRCULATION :

– Allongement de la durée de rétention jusqu’à 24 mois ;

– Expulsion sur la base d’une décision prise par un autre Etat (l’Italie pourrait expulser une personne qui fait l’objet d’une OQTF en France) ;

– Toute demande d’asile peut être rejetée sans examen si la personne est passée par un pays sur la liste des “pays tiers sûrs” (Tunisie, Maroc, Kosovo…) ;

– Perquisitions de la police dans des domiciles ou lieux associatifs où vivent des personnes migrantes.

EXTERNALISATION : L’UE DÉLOCALISE LE FLICAGE ET L’ENFERMEMENT

– Enfermement des demandeurs d’asile à la frontière pendant 3 mois ;

– Expulsion de personnes vers des prisons dans des pays sans lien avec où elles vivent ou d’où elles viennent (comme les accords entre les Pays-Bas et l’Ouganda).

Ces deux textes s’inscrivent dans une politique sécuritaire inhérente au projet même de l’Union Européenne, grâce à laquelle elle s’est construite et se maintient. Ce n’est pas l’immigration qui la détruit, ce sont les politiques, le racisme et l’injustice.

D’où que l’on vienne, où que l’on soit né.es, nous vivons ici, nous travaillons ici, nous étudions ici. Quand on attaque la liberté de circulation, c’est l’ensemble de nos libertés qui sont attaquées. Alors chaque fois que l’on s’attaquera à l’un.e d’entre nous, nous nous lèverons ensemble !

Nous appelons à nous retrouver :
VENDREDI 12 JUIN à République à 17h00 pour une MANIFESTATION contre la destruction du droit d’asile et la criminalisation des personnes migrantes.

CONTRE L’EUROPE FORTERESSE ET SES POLITIQUES RACISTES, MOBILISONS-NOUS !

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antifascisme antimilitarisme Internationalisme

Vendredi 19 juin, Paris. Guerres, paix, impérialismes, armement, désarmement, défense populaire…

Les situations sont complexes, les débats s’entremêlent :

Venez en discuter, le vendredi 19 juin 2026 avec

Rendez-vous à partir de 9 heures, à la salle Traversière

15 bis rue Traversière, 75012, Paris (métro, RER, bus : Gare de Lyon)

Débat de 9h30 à 13h30, suivi d’une collation.

Inscriptions, cliquer ici : https://forms.gle/jj1tYZfJHzx7zEzy6

Débat organisé par l’Union nationale interprofessionnelle des retraité‧es Solidaires.

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Internationalisme

Soutien aux travailleurs·euses de l’éducation en lutte au Venezuela

Miércoles 10 de junio : nueva jornada de movilización en Venezuela.

La Unión sindical Solidaires, respalda la acción sindical unitaria del sector de la educación en Venezuela, quien con el apoyo del Comité Nacional de conflicto de trabajadores en lucha (CNCTL) y la Central Unitaria de trabajadores de Venezuela (CUTV) estará en las calles por una mejoría de salarios, de las pensiones, de la convención colectiva y de los derechos laborales.

¡ Ni tutelaje imperialista, ni continuismo autoritario y neoliberal, solidaridad internacionalista !

Mercredi 10 juin : une nouvelle journée de mobilisation au Venezuela !

L’Union syndicale Solidaires soutient les travailleurs et travailleuses de l’éducation du Venezuela qui, à l’appel notamment du Comité Nacional de Conflicto de los Trabajadores en lucha (CNCTL) et de Central Unitaria de Trabajadores de Venezuela (CUTV), seront dans l’action le 10 juin pour revendiquer une amélioration des salaires, des retraites, une convention collective protectrice et l’amélioration du droit du travail.

Contre la tutelle impérialiste et contre l’autoritarisme néo-libéral, solidarité internationaliste !

Paris 8 de junio de 2026

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Internationalisme Kanaky

Non-lieu pour les indépendantistes Kanak : le combat contre le colonialisme et pour l’indépendance continue !

L’Union syndicale Solidaires a pris connaissance de la décision de non-lieu vis-à-vis des 7 militants et militantes Kanak de la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT) qui ont été déporté‧es et incarcéré‧es durant des mois à la suite des mobilisations du printemps 2024 dans ce pays.

Cette décision judiciaire est importante pour chacun et chacune de ces militant‧es Kanak, et pour leurs proches. Au-delà, elle l’est pour tout le peuple Kanak, pour toutes celles et tous ceux qui vivent en Kanaky, pour toutes les personnes éprises de justice : leur déportation et leur emprisonnement était bien une décision politique du colonialisme de l’Etat français.

Rappelons aussi que ce qui a motivé la révolte du printemps 2024 était le mépris du gouvernement français et de ses supporters qui voulaient imposer une modification des règles concernant le collège électoral en Kanaky, remettant ainsi en cause des accords destinés à permettre le processus de décolonisation. C’est l’Etat français qui porte la responsabilité du désastre humain, social, économique, conséquence des décisions du printemps 2024.

C’est bien de cela dont il s’agit : il faut en finir avec le temps des colonies, en Kanaky comme dans les autres colonies françaises !

L’Union syndicale Solidaires, qui s’était inscrite dans les campagnes de solidarité menées notamment par le collectif national Solidarité Kanaky, réaffirme son soutien aux mouvements indépendantistes Kanak, à leurs luttes pour le droit à l’autodétermination du peuple Kanak. Leur combat contre les tenant‧es de la Nouvelle Calédonie française est aussi une composante de la lutte internationale contre l’extrême droite, partout dans le monde.

Solidarité internationaliste !

Solidarité syndicale avec nos camarades de l’USTKE !

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