Au sommaire : Mantois, Rambouillet, Versailles, Freneuse, Santé-social, éducation, grève…
Petit tour d’horizon des mobilisations sociales dans le département… Liste forcément non-exhaustive, n’hésitez pas à nous transmettre vos infos à solidaires78@wanadoo.fr
Un an après avoir été épinglée pour prêt illicite de main d’œuvre, la direction de Renault écope d’une nouvelle condamnation pour travail dissimulé au Technocentre et à Aubevoye.
Après plusieurs suicides au Technocentre en 2006/2007 ayant entrainé 3 condamnations pour faute inexcusable de l’employeur, la direction de Renault avait été mise en demeure par l’inspection du travail de stopper ses agissements illégaux : absence de contrôle du temps de travail, amplitudes de journée anormales, non-respect des temps de repos…
Sous le coup de cette injonction, la direction a fini par concocter un accord de « Maitrise du Temps de Travail et mise en place d’Horaires Variables » signé par les seuls syndicats CFDT et CFE-CGC en 2011. Cet accord était censé mettre en échec le dépassement horaire massif dans l’établissement de Guyancourt/Aubevoye. Mais le dispositif mis en oeuvre a ses effets pervers : les dépassements d’heures sont capitalisés dans un compteur « Horaire Variable », lui-même écrêté et remis à zéro chaque fin d’année. Ce dispositif a permis à la direction de Renault d’encaisser plus de 120 000 heures de travail gratuites en 5 ans, en écrêtant les heures supplémentaires.
Une fraude aux salaires et aux cotisations sociales qui représente l’équivalent d’une équipe projet de 75 personnes travaillant une année au noir au Technocentre et à Aubevoye.
Nos contestations et demandes de renégocier l’accord de 2011 n’y ont rien fait. Le syndicat SUD a dû assigner Renault au Tribunal Judiciaire de Nanterre pour exiger l’arrêt de l’écrêtage.
Toute heure travaillée doit être payée ou récupérée
Dans son jugement du 6 décembre 2021, le Tribunal Judiciaire de Nanterre a estimé que : « Cest en toute connaissance de cause que la société Renault ne rémunère pas les heures supplémentaires ainsi écrêtées et a ainsi sciemment commis le délit de travail dissimulé », ce que les élus SUD n’ont cessé de dénoncer.
Un écrétage illégal : Le tribunal interdit de fait à la société Renault de procéder à l’écrêtage des compteurs individuels, sous peine d’une astreinte de 5 000 euros par infraction et par jour de retard.
Cadres : Le tribunal fait droit à notre demande de permettre aux salariés cadres d’accéder enfin à leur compteur d’horaires. Ceux-ci en étaient privés jusqu’alors au motif qu’ils étaient au forfait jours.
Préjudice : Renault est condamné à verser à SUD la somme de 100 000 € de dommages et intérêts en réparation du préjudice subi en raison du délit de travail dissimulé, ainsi que les frais de justice engagés.
Poursuites pénales : Le jugement peut être transmis au Procureur de la République, qui pourra décider de poursuites devant un Tribunal Correctionnel, en associant l’URSSAF dans une procédure pénale.
Ce jugement constitue une victoire pour plus d’un millier de salariés qui voient leur excédent horaire passer à la trappe chaque 31 décembre.
Mais la direction de Renault s’entête. Elle a fait appel du jugement du 6 décembre, ce qui a pour effet de suspendre son éxécution, et a écrêté de nouveau les compteurs Horaire Variable le 31 décembre 2021.
Comment récupérer ses heures écrêtées ?
Vous pouvez récupérer vos heures écrêtées et vos salaires confisqués ces dernières années.
SUD s’engage à vous accompagner s’il le faut aux Prud’hommes. Contactez-nous dès maintenant !
Se trouver confronté au monde carcéral du jour au lendemain est irréel ; seuls ceux qui y sont confrontés peuvent le comprendre. On croit que l’on fait un cauchemar et qu’on va se réveiller ; mais le problème, c’est que c’est la réalité. Eh ouais : la prison, c’est l’absence, l’impuissance, le manque, l’éloignement, la « détresse ». Et c’est cette dernière qui peut engendrer le suicide. De plus, l’administration tente de déstructurer l’individu, elle lui montre dans tous les sens du terme qu’à ses yeux il n’a pas le droit, pas le choix, il n’a pas le pouvoir de décider ; en fait, il doit obéir. Excusez-moi, mais on n’est pas vos chiens, OK ? On le crie haut et fort ! Il y a des choses inacceptables et intolérables. On tombe dans la haine simple puis, progressivement mais sûrement, dans la haine de la société. En bref, on est là car la société ne veut plus de nous pendant un « certain temps », bien sûr, mais ce qu’ils ne savent pas c’est qu’avant de rentrer en prison on était « innocent », mais en sortant, la prison aura fait de nous des témoins, des victimes de cette société carcérale, soi-disant « développée » vue de l’extérieur, mais terriblement arriérée vue de l’intérieur. Le temps fait réfléchir, et moi j’ai le choix entre deux chemins : soit le « suicide », soit me « battre ». J’ai choisi de me battre et j’en suis fière. Je remercie certaines détenues de Fresnes d’avoir été et d’être là (elles se reconnaîtront), avec qui j’ai pu discuter de tout et de rien, qui m’ont remonté le moral quand cela n’allait pas bien, qui m’ont fait rire à en pleurer, qui pendant quelques minutes m’ont fait oublier où je me trouvais. À toutes les détenues et tous les détenus : le suicide n’est pas une solution, profitez de la vie au maximum même en prison ; car même incarcéré, on apprend énormément sur soi, sur les autres et sur cette société avec sa justice à moitié pourrie. La vie nous expose à des situations difficiles qu’il convient de régler ; alors courage, car tout a une fin, tout passe, à la fin, il n’y a que la prison qui restera à sa place.
Il était temps de réagir et de nous faire entendre.
Nous avons été entendu mais nous restons vigilants.
L’intersyndicale UST/SUD, CFDT et UNSA de Kéolis Seine et Oise EST (plus de 330 salariés) a engagé le mouvement de grève le 10 janvier 2022 pour obtenir des avancées dans le cadre du transfert des deux dépôts d’Ecquevilly et de Carrière sous Poissy précédemment Transdev (Cf. tract).
Le 10 et le 11 janvier, 100% des salariés du dépôt d’Equevilly et 95% de celui de Carrière sous Poissy ont fait grève ce qui a paralysé la circulation des bus dans les secteurs de Poissy, Carrières Sous Poissy, Ecquevilly et les Mureaux.
Le 11 janvier, la direction acceptant plusieurs revendications et s’engageant à négocier sur les autres, un accord a été signé. Ce qui a entraîné la levée du préavis de grève et la reprise du travail.
Toutefois fois l’intersyndicale se réserve le droit de reprendre le mouvement social a tout moment dans le cas où les engagements pris par la direction se seront pas respectés.
-Débat avec des hospitalier.es de Sud santé 78 et des Gilets Jaunes
Quelques critiques presse :
Ecran Large: un tourbillon féroce, et un grand numéro d’équilibriste entre le rire et les larmes, la rage et la tendresse, l’intime et le politique. Avec des acteurs épatants, une énergie de cinéma revigorante, et une vague d’émotion folle.
Dernières Nouvelles d’Alsace : des gilets jaunes victimes de violences policières ; un hôpital débordé autant que dévoué ; des vies en souffrance : une comédie sociale hilarante et noire. Une France au bord de la rupture, qui a mal.
aVoir-aLire.com: Catherine Corsini mêle habilement, avec un bel équilibre, actualité sociale récente et comédie douce-amère. Une réussite portée par une belle brochette d’acteurs.
L’accueil syndical de Solidaires 78 sera l’occasion pour les grévistes de l’éducation et leurs soutiens de se réunir pour envisager les suites de l’action, localement et nationalement.
Solidaires Yvelines organise avec la librairie La Nouvelle Réserve avec des membres du journal l’Envolée, porte voix des prisonniers qui résistent au sort qui leur est fait, et Nadia Menenger, autrice de plusieurs livres sur la prison,une rencontre sur le thème
“Des prisons, pour quoi faire ?” mercredi 2 février 19h à Limay.
De nombreuses raisons nous poussent à nous opposer au projet de construction d’une nouvelle prison à Magnanville :
– Le problème de la surpopulation carcérale et des conditions de détention reste entier, et cela ferait la 4ème prison dans les Yvelines.
Depuis 30 ans le nombre de détenus en France a doublé : 70 000, avec un taux d’occupation en moyenne de 142% en maisons d’arrêt et quartiers de maisons d’arrêt et des conditions de survie toujours aussi déplorables et indignes.
→ Refuser la construction de nouvelles prisons, c’est d’abord refuser qu’une partie de la population puisse être privée d’humanité par le traitement qui leur est imposédans un modèle de société étouffant et inadapté aux enjeux actuels.
– Les 700 emplois directs promis en lien avec la construction ne sont ni démontrés ni alléchants pour les jeunes du coin. Alors que 17 postes d’enseignants sont supprimés à la rentrée 2021 dans les Yvelines, manque de 89 équivalents temps plein à l’hôpital de Meulan-Les Mureaux, Renault supprime 2000 postes dans l’ingénierie, un maire local se vante des emplois associés à une prison ?
→ Enfin, une prison construite sur des champs, contribuerait àbétonner encore plus de terres agricoles, en régression de 20 % depuis 1950 entraînant l’effondrement du nombre de paysans.
→ La prison est un mode de gestion et d’exclusion des populations pauvres, précaires et marginalisées (en majorité) dont un tiers pour des délits minimes et sans l’exercice d’une justice impartiale. Personne n’ira en prison pour avoir détourné des millions d’argent public, vendu des engins de mort à des dictatures !
Il urgent d’éradiquer les causes sociales du système qui produit la prison : il faut augmenter les salaires, revaloriser l’allocation chômage et les retraites, créer les postes nécessaires dans la santé et l’éducation, lancer une refonte complète du système judiciaire, qui ne saurait exister sans une refonte du système économique.
Au-delà de notre opposition à ce projet, nous souhaitons plus largement que les habitants, les travailleurs, les syndicalistes de la région, puissent venir échanger avec des militant.es qui s’interrogent sur la place de la prison dans notre société et qui luttent contre l’ordre carcéral qui y règne.
Au sommaire : Chanteloup, Gargenville, Jouars-Pontchartrain, Poissy, Les Mureaux, Mantes-laJolie, Transport, éducation, grève…
Petit tour d’horizon des mobilisations sociales dans le département… Liste forcément non-exhaustive, n’hésitez pas à nous transmettre vos infos à solidaires78@wanadoo.fr
Mobilisation des collègues de L’ESAT COTRA à Fontenay le Fleury. Rassemblement animé, dynamique et déterminé à obtenir satisfaction sur nos revendications, à savoir les 183€ pour toutes et tous en attendant les 400€, du personnel et des places d’accueil à la hauteur des besoins.
Le médico-social ne lâche rien.
Merci à nos camarades de SUD Culture d’être venus soutenir cette mobilisation. A charge de revanche
Pour l’Union syndicale Solidaires, cette journée du 27 janvier s’inscrit pleinement dans le cadre de notre campagne pour l’augmentation des salaires (campagne Solidaires à retrouver ICI)
Voir également le préavis déposé par SUD Collectivités territoriales, ICI
L’appel intersyndical interpro. “Salaires : le 27 janvier, l’heure est désormais à la mobilisation de toutes et tous !”
Le tract intersyndical Fonction publique
Tract Solidaires dans le cadre de notre “CAMPAGNE URGENCE SALAIRES SOLIDAIRES !”
SALAIRES : Toutes les raisons de lutter
Depuis plusieurs mois, partout c’est le constat d’une augmentation des dépenses courantes, énergie, carburant, prix alimentaires… tandis que les salaires, minimas sociaux et pensions ne suivent pas, voire ont largement décroché !
L’inflation de 2,8% s’installe et enfle, tandis que le patronat distribue au mieux des miettes dans les NAO (Négociations Annuelles Obligatoires), et que le gouvernement n’a toujours pas réévalué le point d’indice dans la fonction publique depuis plus de 10 ans et propose une augmentation du SMIC de 0,9 % ! (elle serait de 25% en Allemagne !). Les mesurettes annoncées, 100 euros au chèque énergie, l’indemnité inflation de 100 euros, le gel du prix du gaz, restent largement insuffisantes, ponctuelles et ne compensent pas ce décrochage.
C’est le SMIC qu’il faut réévaluer de manière significative, les salaires, les pensions, les minima sociaux qu’il faut augmenter et le point d’indice qu’il faut dégeler ! La crise Covid, le ralentissement de la production mondiale ont bon dos ! Plus personne ne parle des choix politiques faits en termes de répartition des richesses.
Sous l’ère Macron, 5 % des ménages les plus modestes (ceux qui vivent avec moins de 800 euros par mois) ont perdu jusqu’à 0,5 % de pouvoir d’achat. (chiffres de l’étude de l’institut indépendant des politiques publiques novembre 2021). Les mesures de ce gouvernement ont favorisé les détenteurs du capital, les plus riches.
Et le maintien coûte que coûte de la réforme de l’assurance chômage aggravera la paupérisation des plus précaires.
Pendant ce temps-là, c’est pas loin de 51 milliards qui ont été versés en dividendes pendant la pandémie, tandis que les scandales sur la fraude fiscale continuent !
La colère monte partout, les luttes et les grèves, avec des revendications principales sur les salaires ont fleuri partout sur le territoire : dans les entreprises du commerce (Leroy Merlin, Décathlon, Labeyrie..), de l’industrie, la chimie (Bergams, Sanofi), le transport (Transdev), à la SNCF, mais aussi les luttes qui persistent dans l’éducation (AESH, AED, animation périscolaire), dans le secteur associatif, la santé, le social… Il s’agit maintenant de les faire converger, de les faire croître pour inverser le rapport de force ! Solidaires appelle à faire campagne dans tous les secteurs et à décliner s’appuyer sur ces revendications pour construire les mobilisations : un SMIC à 1 700 euros net des augmentations de salaires, pensions, minima sociaux de 400 euros un écart de salaires de 1 à 5 (entre les plus bas et plus hauts salaires dans les entreprises, administrations) le RSA pour les moins de 25 ans
Solidaires, travaille à tous les niveaux intersyndicalement à la construction de la mobilisation afin d’arracher au gouvernement et au patronat le juste partage des richesses. Nous appelons avec la CGT, FO et la FSU à la grève interprofessionnelle le jeudi 27 janvier !