25 novembre 2025


25 novembre 2025


Les femmes en situation de handicap sont deux fois plus souvent victimes de violences que les femmes valides. Alors que Macron déclarait tout aussi bien la cause des femmes que celle du handicap grandes causes du quinquennat, il n’en a rien été. Les grandes proclamations n’ont jamais été suivies d’actes, moyens budgétaires à l’appui, bien au contraire. Les plus précaires, les plus vulnérables sont laissé·es pour compte. Les violences des femmes en situation de handicap sont restées dans l’oubli.
Et la violence subie par les femmes en situation de handicap n’est pas uniquement physique. Elle peut prendre de multiples formes : violence verbale, sexuelle, psychologique, économique, conjugale ou institutionnelle, administrative, médicale, cyber-violence…
Les femmes en situation de handicap sont plus vulnérables face aux violences : très souvent elles dépendent de leur agresseur économiquement, mais aussi parce que celui-ci agit sous le statut d’aidant, créant une double emprise ! Si, de manière générale, les femmes connaissent leur agresseur, cette réalité est exacerbée pour les femmes en situation de handicap : les auteurs de violence sont, plus fréquemment encore qu’ailleurs, un proche ou un professionnel dont elles dépendent entièrement. La parole des femmes en situation de handicap est peu prise en compte et mise en doute : trois fois plus de refus de plainte ou d’écoute de l’entourage (proches ou institutions) par rapport à l’ensemble des femmes. Comme le déclare la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées de 2006, les droits des femmes en situation de handicap doivent être reconnus et des mesures prises pour prévenir et lutter contre toute forme de violence à leur encontre.
Ses conséquences sont graves aussi pour les femmes en situation de handicap : réduction des subventions aux associations, essentielles aux personnes en situation de handicap. C’est aussi moins d’aide aux femmes en situation de handicap qui subissent des violences, et moins de ressources pour leur rendre leur autonomie, avec le gel des prestations sociales dont l’AAH (allocation adulte handicapé) dont le montant est pourtant déjà inférieur au seuil de pauvreté. C’est sans compter la quasi-absence de financement de la branche autonomie de la sécurité sociale créée en 2020, véritable trompe l’œil.

Partout dans le monde, au travail, à la maison, dans la rue : les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et aux minorités de genre restent une réalité insupportable. Elles ne viennent pas de nulle part : elles découlent d’un système de domination : le patriarcat ! Violences conjugales, violences sexuelles, violences sexistes au travail, violences intra-familiales touchent en immense majorité les femmes. Ce système patriarcal qui les génère et les perpétue est la première cible de la lutte à mener. Depuis plusieurs années, Macron se contente de modifications juridiques à la marge sur ce sujet, sans donner les véritables moyens d’éradiquer ces violences. Nous pouvons, nous devons agir !







Le 20 novembre, la communauté trans commémore ses adelphes assassiné·es et suicidé·es, à l’occasion de la journée du souvenir trans, déclinaison française du Trans Day of Remembrance (TDoR). Cette journée, initiée en 1999 en hommage à Rita Hester, femme trans assassinée, est une occasion de rappeler l’urgence de protéger les personnes trans et de construire des ripostes collectives face aux violences systémiques qu’elles subissent. L’Union Syndicale Solidaires appelle les personnes trans et leurs allié·es à rejoindre les mobilisations organisées partout en France.
La transphobie tue et discrimine de manière systémique. Pour la seule année 2025, près de 250 décès liés à la transphobie ont déjà été recensés à travers le monde. Cette violence physique se double d’une violence institutionnelle et sociale quotidienne.
En France, les agressions anti-LGBT+ ont augmenté de 5% en 2024, et 85% des personnes transgenres signalent avoir subi un acte transphobe au cours de leur vie (Rapport 2025 SOS Homophobie).
La transphobie ne se limite pas aux agressions physiques ; elle prend la forme d’exclusions de l’emploi, du logement, de l’école et de la santé. Les difficultés persistantes pour obtenir un changement d’état civil simple et la pathologisation de la transition sont des violences d’État.
Paris, le 19 novembre 2025
Ce communiqué a été publié le 10/11/2025
Nous, la Coordination Nationale des Mineur-es isolé-es en lutte contre le racisme et pour l’égalité des droits, appelons tous les collectifs, associations, syndicats, partis et militant-es solidaires à manifester à nos côtés le 20 novembre, Journée Internationale des Droits de l’Enfant. LOGEMENT, ÉCOLE, SANTÉ, TRANSPORTS POUR TOUTES ET TOUS !
Cela fait maintenant un an que la Coordination Nationale des Mineur-es en Lutte existe. Depuis, nous avons créé un réseau de partage de nos expériences de lutte pour s’inspirer les un-es les autres. Ainsi ont été créés dans plusieurs villes des manifestations et des occupations. Nous avons fait entendre nos voix et réussi à visibiliser notre situation. En 1 an, c’est 4 rencontres nationales que nous avons menées à Paris, à Lille, Rouen et à Lyon. Nous avons organisé une journée nationale de manifestation pour la scolarisation le 20 juin 2025.
Nous, mineur-es isolé-es étranger-es, venus en France pour chercher protection et un avenir meilleur, faisons face à des conditions indignes, à un abandon institutionnel, au racisme systémique et à la discrimination. En France, le harcèlement policier contre les mineur-es est quotidien. En tant que mineur-es isolé-es, nous sommes tout le temps menacé-es par la police sur les campements, dans les transports ou dans la rue. Nous sommes quotidiennement expulsé-es de nos lieux de vie. Quand les policiers nous arrêtent, ils ne tiennent pas compte de nos documents d’état civil et des preuves de recours auprès du juge des enfants. Ils préfèrent modifier nos dates de naissance pour nous donner les OQTF, alors même que la loi protège un-e mineur-e de recevoir une OQTF.
Le 16 octobre dernier, l’État français a encore été pointé du doigt par une commission de l’ONU, pour le non respect des droits de l’enfant.
“Un grand nombre de ceux qui se déclarent enfants sont traités comme des adultes à la suite de procédures d’évaluation de l’âge défaillantes, souvent fondées sur l’apparence physique ou sur des examens médicaux peu fiables, réalisés sans l’assistance d’un adulte de confiance, d’un tuteur légal ou d’un avocat (…) La présomption de minorité signifie qu’une personne qui prétend être un enfant mais qui a été considérée comme un adulte après l’évaluation initiale sera traitée comme telle tout au long de la procédure, qui peut durer jusqu’à huit mois, voire plus ”.
En septembre 2023, le Défenseur des droits a rapporté que les pratiques d’évaluation et de rejet de la minorité constituent souvent des violations des droits de l’enfant et a appelé à une révision des méthodes d’évaluation de minorité.
L’hiver arrive et les campements de MNA se multiplient, ainsi à Lyon 250 jeunes dorment sous des tentes, à Paris ils et elles sont plus de 400 à la rue. Même choses dans les autres villes : Lille, Rouen, Tours, Clermont-Ferrand, Marseille, Besançon…
Même une fois reconnu-es mineur-es et pris-es en charge par l’ASE, nous sommes les “oublié-es des oublié-es”, laissé-es le plus souvent sans aide matérielle ni soutien administratif. Pire, dans certains départements, nous pouvons nous retrouver dans des situations carrément abusives où nous sommes privé-es de liberté et déscolarisé-es par ces associations employées par l’ASE et sensées nous protéger. À Chartres, à Versailles et dans beaucoup d’autres départements, ces associations nous envoient faire des demandes de titre de séjour en préfecture avec des dossiers incomplets ou mal constitués. Au lieu d’assurer la protection de l’enfance, l’ASE envoie des jeunes majeur-es prendre des OQTF qui aboutissent à une rupture de prise en charge et une remise à la rue. Récemment un camarade arrivé mineur, Mamadou Garanké, a été victime d’un acharnement de la préfecture à sa majorité. Il est décédé en essayant de partir en Angleterre après avoir reçu une OQTF. C’est la préfecture qui l’a tué.
Dans un contexte où l’immigration est de plus en plus stigmatisée, les discours et les lois en préparation, comme le pacte de l’immigration, se multiplient, alimentant la méfiance, la discrimination et font reculer nos droits et les droits des français en général. Les choix politiques actuels de non-accueil, de fermeture et militarisation des frontières, et de stigmatisation s’inscrivent dans une trajectoire politique toujours plus réactionnaire dont les dernières mesures anti-immigration annoncées par Bruno Retailleau comme Ministre de l’Intérieur, sont l’illustration.
Ces politiques de refus de nos droits sont justifiées par des discours toujours plus racistes qui nous dépeignent comme des dangers, alors que c’est précisément notre situation de précarité qui nous met en danger. Lorsque nous ne sommes pas laissé-es à la rue, nous sommes souvent entassé-es dans des lieux aux conditions inhumaines. L’accès à l’école est dans chaque département un parcours du combattant, la majorité d’entre nous n’arrive pas à être scolarisé, nous passons des journées à ne rien faire, dans l’errance en attente de notre audience devant la juge des enfants qui décidera si nous sommes mineur-es ou non. Malgré tous nos efforts pour nous intégrer, l’État français continue de nous maltraiter et de piétiner nos droits fondamentaux.
Nous savons que seules nos luttes et le rapport de force nous permettront d’arracher des victoires. Dans un contexte de montée de l’extrême droite et du racisme, nous devons combattre les mesures et les lois anti-immigration et être solidaires des personnes exilées et immigrées en lutte pour leurs droits. Le soutien des syndicats, habitant-es solidaires, militant-es, associations et collectifs s’est renforcé autour de nos luttes. Nous souhaitons que ce soutien s’étende plus largement et que tout le monde nous rejoigne dans notre combat pour l’égalité des droits.
NOUS DEMANDONS
• liberté de circulation et d’installation pour tous et toutes
• l’application de la présomption de minorité, soit la prise en charge de tous les mineurs jusqu’à la fin du recours juridique.
• l’école pour tous et toutes
• un logement digne et pérenne pour tous et toutes.
• une prise en charge sociale
• sur le long terme, nous exigeons l’arrêt des évaluations de nos âges sur des critères abstraits et racistes.
Rejoignez-nous dans chaque ville le 20 novembre 2025 à Paris, Lille, Rouen, Clermont-Ferrand, Besançon, Marseille, Lyon et Tours ! LA LUTTE JUSQU’À LA VICTOIRE !
Coordination nationale des mineur•es isolé•es en lutte, Collectif des Jeunes du Parc de Belleville, Collectif MNA 63, Collectif des jeunes en recours de Bois Blanc, Collectif Jeunes Tours, Collectif Jeunes Mineurs de Rouen, Collectif Binkadi
163 collectifs, organisations, syndicats, partis signataires :
1000 Plateaux , 20e Solidaire avec Tous.tes les Migrant.es, ACAT france, Accueil Réfugiés Bruz Association (35), AFA Paris-Banlieue, Afrikadaa Obolo pascale, Anti-CRA 44 Collectif, APRES Alliance pour la République Ecologique et Sociale, Assemblée Logement 94, Associaiton Le paria, Association AJMMI, Association Asile et Partage Angers, Association des Marocains de France (AMF), Association française des juristes démocrates, Association France Palestine Solidarité Paris-Sud, Association Min’de Rien, Association Salam Nord/Pas-de-Calais, Association sous le même ciel, Association TEC31 (Tous En Classe 31), Asti de Petit Quevilly, atd Quart Monde et icem, Attac 19/20, Auréso – caisse locale de sécurité sociale populaire, BAOBAB, Brigades de Solidarité Populaire Aubervilliers Pantin, CELLULE DE MOBILISATION PARISIENNE POUR LA KANAKY, Cent pour un Toit Oise, Centre TARA, CGT cheminot, CGT Éducaction 63, CGT Educ’action 75, CGT FERC-sup Sorbonne Université, CGT privés d’emploi et précaires Ivry-Vitry, CGT retraite, CGT Samusocial de Paris, Club de Bridge, Colectif solidarite entre femme a la rue, Collectif accès aux droits, Collectif antifasciste du 20eme, Collectif Boycott Apartheid Israël Paris-Banlieue, Collectif Cases Rebelles, Collectif de soutien aux sans papiers et demandeurs d’asile (Loir et Cher), Collectif des Habitant·es Solidaires et Indigné·es des Bois Blancs (Lille), Collectif des immigrés abandonné et des mineurs isolé de Rennes vivants au campement de MAUREPAS, Collectif des Travailleur•euses de l’art 59, Collectif Fontenay-Diversité, Collectif Jamais Sans Toit, Collectif médecins CGT, Collectif Migrants 17, Collectif Migrants 83, Collectif Migrants Croix-Rousse, Collectif Psy noires, Collectif RESF du lycée Paul Eluard (St Denis), Collectif Rosmerta Avignon, Collectif soutiens / migrants Croix-Rousse, Collectif Vietnam Dioxine, Comité Vérité et Justice pour Lamine Dieng et membre du Réseau d’Entraide Vérité et Justice, Commission de mobilisation du travail social IDF, DAL35, DDEN, Droits devant, ECGQ ÉLAN CITOYEN GRAND QUEVILLAIS, Éclaireuses Éclaireurs de France, Ecole Pour Tous, Éditions Burn-Août, Éditions La Raclure, éditions terres de Feu., EGM (États Généraux des Migrations) Rouen, Extinction Rebellion Auxerre, Fédération de Paris du MRAP, Fédération des Associations de Solidarité avec Tou·te·s les Immigré·e·s (FASTI), Fédération Droit Au Logement, FEDERATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSEE, Fédération Nationale de la Libre Pensée, Fédération SUD éducation, Fédération SUD Santé Sociaux (syndicat), Féministes révolutionnaires Paris, FFAAJ (Front Féministe Antiraciste Antifasciste Juif), Génération Panasiatique, Génération•s Rhône et métropole de Lyon, Groupe ACAT de La Rochelle, Groupe d’action de Rouen centre La France Insoumise, Guerre à la Guerre, Handala une autre relation avec les jeunes personnes, ICEM GD85, ICEM-GD76, ICEM-Pédagogie Freinet, Interactions Images, Irondelà Terres d’accueil, JAMAIS SANS TOIT LYON, L’Autre C’est Nous, L’Après 69, La Caselle Albi, La Cimade, groupe local de Lyon, LDH SECTION AUXERRE, LDH Section EHESS Paris, LDH section Lyon9e/Ouest Lyonnais, Le Village du droit des étranger·es (V3DE), Les Digitales, Les Jeunes de L’APRÈS, Les Soulèvements de la Terre IDF, Maison des Peuples et de la Paix, Marche des Solidarités, Melting Passes, MEP, MIRA Paname, Mouvement citoyen Tous Migrants, Mouvement de la Paix, MRAP Comité local d’Aubenas 07, MRAP de Montpellier, No Border Medics, NPA l’Anticapitaliste, Pantin Solidaire, Paris d’Exil, Peaux Noires, Ligne Rouge (PNLR), PEPS Pour une Ecologie Populaire et Sociale, Perspectives Musulmanes, Planning familial 75, Pride des Banlieues, Profondeur des champs, Repairs 76, Réseau d’Entraide Vérité et Justice, Réseau Féministe “Ruptures”, Réseau Hospitalité Vaucluse, Réseau Solidarité Migrants (ROUEN), Resf 63, RUSF Paris Cité, SAMBA 93 (Section Antifasciste Montreuil, Bagnolet et Alentours), SNFOLC69, Solidaires étudiant-e-s, Solidaires Étudiant·e·s Paris Banlieue, Solidarité entre femmes à la rue, SOS Racisme Rouen, Soulèvements de la Terre – Comité Banlieue Est, Stop Précarité, STUCS – cnt-so (syndicat des travailleurs.euses uni.es de la culture et du spectacle), SUD Education 02, SUD éducation 33, SUD éducation 53, SUD EDUCATION AISNE, SUD éducation Franche-Comté, SUD Education Loir-et-Cher, SUD éducation Paris, SUD Santé-Sociaux 59, SUD+Idées Sorbonne Université, Syndicat : Sud Education 93, syndicat Solidaires 93, Syndicat Sud Education 76&27, Syndicat SUD UCRM, Syndicat Unifié du Bâtiment – CNT-f, Tapages collectif antiraciste, Terres de Luttes, Tsedek collectif juif décolonial, UJFP, Union syndicale Solidaires Nord, Utopia 56, Utopia 56 Lille, Utopia 56 Rennes, Victoires Populaires Rhône, Vitry Rassemblé & l’Esprit Vitry, Voix Déterres, YapasMIEux, Zora Paris
Invalidité, inaptitude, incapacité : qu’est-ce que c’est ? Source : https://travail-emploi.gouv.fr/inaptitude-incapacite-invalidite-quelles-differences
« L’incapacité désigne l’impossibilité de travailler ou d’effectuer certaines tâches de votre emploi et suit un accident du travail ou une maladie professionnelle. Elle est prescrite par un médecin et validée par le médecin-conseil de l’assurance maladie. » L’incapacité peut être temporaire ou permanente. »
Plus d’informations sur les accidents de service (de travail) et sur les maladies professionnelles :
https://www.sudeducation.org/guides/sante-et-securite-au-travail/#chapitre-5-2
« L’invalidité est déclarée lorsque votre capacité de travail est réduite et n’est pas d’origine professionnelle. Elle est constatée par le médecin-conseil de la caisse d’assurance maladie. L’assuré a droit à une pension d’invalidité lorsque la perte de sa capacité de travail ou de gain est estimée à au moins deux tiers. La déclaration d’invalidité ouvre droit au versement d’une pension d’invalidité pour compenser votre perte de salaire. Elle peut être révisée à tout moment. »
Plus d’informations sur la pension d’invalidité :
https://www.ameli.fr/assure/droits-demarches/invalidite-handicap/invalidite/pension-invalidite-definition-conditions
« L’inaptitude est déclarée lorsqu’aucune mesure d’aménagement ou d’adaptation de votre poste de travail actuel est possible. Dans ce cas, l’employeur est contraint de vous proposer le reclassement sur un autre poste au sein de l’entreprise. Si le reclassement est impossible ou si vous le refusez, il peut engager une procédure de licenciement pour inaptitude. L’inaptitude est reconnue par le médecin du travail uniquement. »
Vigilance syndicale : Si cette reconnaissance peut parfois améliorer des situations, cette procédure présente un danger de licenciement ou de mise à la retraite d’office pour inaptitude. Il conviendra donc de s’engager sur cette voie avec beaucoup de précautions et un accompagnement très personnalisé par un syndicat SUD éducation.
La reconnaissance de l’inaptitude nécessite une expertise médicale qui peut être diligentée soit à la demande de l’employeur, soit à la demande de l’agent·e, et qui est réalisée par un·e médecin agréé·e.
Cette expertise médicale définit si l’inaptitude est totale ou limitée à une fonction. C’est un des éléments qui rendent la démarche périlleuse si l’on souhaite rester dans la fonction publique.
Cet avis du ou de la médecin agréé·e sera ensuite soumis à l’avis du conseil médical. Enfin, la décision finale de reconnaissance d’inaptitude revient à l’autorité administrative compétente (DASEN, Recteur·ice, Président·e d’Université).
Sources :
https://www.sudeducation.org/guides/les-droits-a-conges-pour-maladie-non-imputable-au-service-cmo-clm-cld/#chapitre-4-3
https://www.sudeducation.org/guides/sante-et-securite-au-travail/#chapitre-5-6
https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F34670
https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000699956/
Le reclassement
Après avis du comité médical, si on est reconnu inapte physiquement, temporairement ou définitivement, à exercer les fonctions de son grade, on peut être reclassé·e dans un autre corps (décret n°84 – 1051). Le reclassement peut s’effectuer dans un corps de niveau équivalent (on est détaché·e). Dans ce cas on conserve l’indice détenu dans son ancien corps. On peut demander son intégration au bout d’un an de détachement. On peut demander un reclassement dans un autre corps équivalent, inférieur ou supérieur par concours, examen ou autre mode de recrutement. On doit remplir les conditions d’ancienneté fixées par les statuts. Les limites d’âge supérieures ne sont pas opposables.
Les personnels contractuels doivent elleux-mêmes faire la demande de reclassement.
La retraite anticipée
Si on est reconnu·e définitivement inapte à l’exercice de ses fonctions ou de toutes autres fonctions de reclassement en raison de son invalidité, on est placé·e en retraite anticipée d’office ou à sa demande (article L.29 du code des pensions civiles et militaires de retraite). Pour cela, il faut que la maladie, blessure ou infirmité soit survenue ou aggravée durant une période valable pour la retraite. Si l’invalidité résulte d’une maladie ou autre contractée pendant une période pendant laquelle on ne cotisait pas (ex : disponibilité pour convenance personnelle), on peut obtenir la mise en retraite anticipée sous réserve d’avoir accompli 15 années de service. Le taux d’invalidité est fixé par un médecin agréé sur la base d’un barème défini par le décret n° 68 – 756. Si on est handicapé à 80 % et qu’on est âgé d’au moins 55 ans, on peut bénéficier d’une pension de retraite majorée.
Attention, la rente perçue peut être assez faible en cas de carrière courte et il n’y a aucune possibilité de toucher les allocations chômage. De même, la pension d’invalidité n’est pas cumulable avec la pension de retraite.
Le licenciement pour inaptitude
Lorsque la reconnaissance de l’invalidité concerne tout poste, on peut être licencié·e. Dans ce cas, on peut toucher une indemnité de licenciement ainsi que les allocations chômage qui permettent de valider des trimestres pour la retraite. On peut aussi percevoir la pension d’invalidité liée à la situation de santé.

Dans l’Académie de Versailles, SUD éducation siège à la CCP (commission consultative paritaire) pour les AESH et les AED depuis 2022. Nous avons constaté que les cas de licenciement pour inaptitude se multipliaient, en particulier concernant les AESH, et les possibilités de reclassement sont infimes pour ces personnels.
SUD éducation 78 rappelle la responsabilité institutionnelle qui maintient les AESH dans la précarité en refusant de leur donner un vrai statut, protecteur et valorisant, avec un vrai salaire, qui leur permette de vivre et non de survivre.
Ce mépris institutionnel s’illustre de nouveau lors des CCP, qui prévoient l’étude de chaque situation de licenciement pour inaptitude en … 30 minutes seulement ! 30 minutes pour « étudier » une situation médicale et sociale complexe !
Car, nous le savons bien, et c’est documenté de longue date : la précarité a des conséquences délétères inévitables sur la santé, comme le montre encore le récent travail de Médecins du monde(1), et en particulier pour les femmes (2) majoritaires dans les fonctions d’AESH. Précaires, ces personnels n’ont pas les moyens d’accéder aux soins qui leur sont nécessaires, refusent les arrêts maladies qui leur imposent une journée de carence et une indemnisation minorée, ne bénéficient pas des formations nécessaires pour bien exercer leur métier. Les conséquences sont visibles : arrêts pour longue maladie, burn out, accidents de service, incapacité de travail, etc.
L’enjeu est bien celui des conditions de travail imposées par l’institution, et non seulement de la situation propre aux individus !
C’est pourquoi SUD éducation revendique :
– l’abrogation du jour de carence et le rétablissement de l’indemnisation à 100 % des arrêts maladies ;
– une véritable médecine de prévention qui puisse exercer correctement l’ensemble de ses missions avec un grand plan national d’embauche massive de médecins du travail en nombre suffisant et, pour l’ensemble des personnels une visite médicale annuelle afin de tracer nos expositions aux risques professionnels et de bénéficier des adaptations de postes le cas échéant. L’employeur, nous le rappelons, a l’obligation légale de protéger la santé des personnels ;
– la disparition des statuts précaires dans l’Éducation nationale, par la titularisation de toustes les AESH, AED et contractuel-les, avec des salaires dignes, des temps de travail à 24h pour les AESH et 32h pour les AED, un droit à la mobilité et la création ou le renforcement des brigades de remplacement.
(1) https://www.medecinsdumonde.org/actualite/rapport-2025-de-lobservatoire/
(2) https://www.vie-publique.fr/rapport/36759-la-sante-et-lacces-aux-soins-une-urgence-pour-les-femmes-en-situation
Tract à télécharger en pdf
| MEDIAS ET EXTREME DROITE : CONSTRUIRE LES RESISTANCES |
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SAMEDI 29 NOVEMBRE BOURSE DU TRAVAIL RUE DU CHATEAU D’EAU PARIS 4 tables rondes pour s’informer et echanger Participation au chapeau petite restauration sur place 9h30 Accueil café 10h-11h15 BANALISATION DU VOCABULAIRE ET DES THEMATIQUES D’EXTREME DROITE DANS LES MEDIAS avec Pauline Perrenot (Acrimed), Samuel Bouron (chercheur), Sébastien Fontenelle (journaliste à Blast) 11h30-12h45 : A… afficher en ligne. |
| VISA : PRECOMMANDE BROCHURE VISA |
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| COMMUNIQUE INTERSYNDICALE CULTURE : GRÈVE CONTRE LA NUIT DU BIEN COMMUN |
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Fait à Aix-en-Provence, le 6 octobre 2025 Ce matin, lundi 6 octobre, 100% du « road crew » : nous, les 8 technicien·nes intermittent·es du spectacle employé·es à la journée pour assurer le déchargement et le montage technique de l’événement « la nuit du bien commun » au 6MIC, nous sommes mis·es en grève.Nous nous associons à l’ensemble des… afficher en ligne. |
| VISA 22 : Nous dénonçons les manoeuvres de l’extrême droite catholique réactionnaire dans les Côtes d’Armor ! |
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Fin septembre a eu lieu une campagne d’affichage du « Syndicat » de la Famille sur les panneaux de Saint-Brieuc, Dinan, Lamballe, Lannion et Paimpol. Héritier de la Manif pour Tous, ce prétendu « syndicat » est en réalité un groupe de pression issu des rangs les plus à droite des courants catholiques intégristes. Le Syndicat de la famille… afficher en ligne. |
| Contre Sterin et son monde : bloquons les nuits du bien commun ! |
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Aujourd’hui les milliardaires de l’extrême droite française ne cachent plus leurs ambitions d’investir massivement dans le secteur culturel. Alors que Vincent Bolloré n’arrête pas d’élargir sa mainmise sur les médias, le livre, puis le cinéma avec le groupe Canal et ses visions sur UGC. Rappelons que dans les mairies d’extrême droite, comme à Béziers, Fréjus… afficher en ligne. |
| ILS OSENT TOUT ! |
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LE RN ET LA SÉCURITÉ SOCIALE Fin juillet, Achille Biziaux, conseiller Affaires Sociales du groupe RN à l’Assemblée Nationale envoie un courriel au réalisateur du film « La Sociale » Gilles Perret. Ce film retraçait avec brio l’histoire de la création de la Sécu après la deuxième guerre mondiale. Tout à sa tactique de dédiabolisation,… afficher en ligne. |
| VISA 35 : Conférence sur les nouveaux fascismes en Europe le 8 octobre |
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Avec Estelle Delaine, maitresse de conférence en Scie,ce Politiques à l’Université de Rennes 2 20h30 le 8/10, Maison de Quartier de Villejean afficher en ligne. |
| Candidature RN aux élections l’IMA : La CGT s’indigne |
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L’annonce dans la presse locale (La Nouvelle République, 20 septembre 2025) de la candidature d’une manager d’Inter Mutuelles Assistance (IMA) aux prochaines élections municipales à Niort, sous l’étiquette d’un parti politique classé à l’extrême droite par le Conseil d’Etat, suscite notre profonde indignation. IMA et toutes les mutuelles, historiquement ancrées dans l’économie sociale et solidaire,… afficher en ligne. |
| Liberté, sororité, égalité, solidarité internationale : Manifestons le 11 octobre |
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| Communiqué de presse : |
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La Nuit du bien Commun : Un gala d’extrême droite privé sous couvert de caritatif. Alors que l’austérité amenuise les budgets des régions, des départements, des mairies. Les services publics tombent les uns après les autres, les associations voient leurs subventions tenues en otage. L’extrême droite et les droites extrêmes instrumentalisent les régions, les départements et… afficher en ligne. |
| SNJ CGT : Pierre-Édouard Stérin s’attaque au journalistequi a révélé son projet politique d’extrême droite |
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Non content d’avoir multiplié les menaces judiciaires contre l’Humanité, qui a publié des révélations sur son projet politique d’extrême droite, Pierre-Edouard Stérin s’en prend désormais au journaliste qui a signé ces enquêtes, Thomas Lemahieu. Le milliardaire a en effet poussé le cynisme jusqu’à créer une société baptisée Lemahieu Holding, ce qu’il a fait savoir à… afficher en ligne. |
| SNJ : Menaces contre la liberté de la presse : les étranges obsessions de Pierre-Édouard Stérin |
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Le Syndicat national des journalistes (SNJ), première organisation de la profession, tient à apporter son soutien à Thomas Lemahieu, grand reporter au pôle Enquêtes de L’Humanité et à l’ensemble de l’équipe du journal. Par ses révélations, notre confrère a largement contribué à mettre au jour le projet politique Périclès (Patriotes, enracinés, résistants, identitaires, chrétiens, libéraux,… afficher en ligne. |
| VISA 93 : ATTAQUES CONTRE L’EVARS DANS LE 93 A MONTERMEIL ! |
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La fête des associations de Montfermeil, organisée le 06 septembre, a été l’occasion d’une offensive brutale contre l’EVARS (Éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité), orchestrée par les « Mamans louves », « SOS Éducation » et soutenue par la mairie de Montfermeil. Les participant·es ont en effet été l’objet d’une campagne… afficher en ligne. |
| FSU : Face à l’extrême droite : défendre les droits et porter des alternatives |
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septembre 2025 Depuis le scrutin présidentiel de 2002 qui plaçait pour la première fois le Front National au second tour et celui de 2022 où Marine le Pen a affronté Emmanuel Macron, le contexte politique et les stratégies de l’extrême droite ont évolué. En deux décennies, le FN, devenu RN, est passé de 5,5 millions… afficher en ligne. |
| LA VIGIE : Collectif de lutte contre l’extreme droite, Sète/bassin de Thau : Elections municipales 2026 : Attention danger ! |
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Numéro 5 -septembre/octobre 2025 L’élaboration des listes pour désigner les futures équipes municipales et les maires se déroule en ce moment. Dans l’Hérault, on assiste d’élections en élections à une augmentation inquiétante des scores du FN/RN. A l’image du Gard, de l’Aude ou des Pyrénées Orientales, notre département (à l’exception pour le moment de Montpellier)… afficher en ligne. |
| Intersyndicale des journalistes – Gaza : encore six journalistes tués par l’armée israélienne |
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Le gouvernement théofasciste israélien continue son offensive militaire génocidaire contre le peuple palestinien . À Gaza, après avoir déplacé sans relâche les populations, bombardé pendant deux ans, aboutissant à plus de 60000 morts et 75% du territoire en ruine, il a organisé une famine généralisée et maintenant son armée occupe la ville de Gaza en détruisant… afficher en ligne. |
| Intervention de Katya Gritseva* à l’Université des Mouvements sociaux à Bordeaux (24 août) |
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Katya Gritseva sera présente au stand de VISA lors de la fête de l’Humanité 2025. Comment aborder des sujets difficiles. Comment parler de choses graves. Chaque jour, quelqu’un meurt. Des roquettes volent, nous sommes privés de sommeil. Nous sommes des militants. Nous nous jetons dans la lutte sociale parce que nous pensons que c’est important. Mais… afficher en ligne. |
| SUD Rail avec des syndicats cheminots ukrainiens |
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Les 21 et 22 juin, le Réseau syndical international de solidarité et de luttes organisait une rencontre, à Kyiv, avec des représentantes et représentants de plusieurs syndicats indépendants d’Ukraine. Pour SUD Rail, ce fut aussi l’occasion de recueillir les témoignages des animateurs des deux syndicats du secteur ferroviaire : Oleksandr Skiba, de Kyiv, et Vyacheslav… afficher en ligne. |
| VISA 35 : L’extrême-droite n’est pas la bienvenue dans nos luttes ! |
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L’extrême-droite est le pire ennemi des travailleuses et des travailleurs La rentrée sociale s’annonce chaude. L’ensemble des organisations syndicales s’opposent à la cure d’austérité voulue par le gouvernement et la bourgeoisie. De nombreux secteurs sont déjà mobilisés les hôpitaux, l’énergie, les industries, les transports, l’audiovisuel public et la culture… La colère s’étend ! En ce… afficher en ligne. |
| NI ANNÉE BLANCHE DE MACRON, NI ANNÉE BRUNE DE BARDELLA |
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La crise sociale se double d’une crise politique sans précédent. Sans rien écouter de l ‘avertissement unanime des organisations syndicales face au projet de budget 2026 qui éreinte les travailleuses et les travailleurs, les malades, les chômeurs, chômeuses, retraité.e.s., Macron veut continuer la casse. Son gouvernement a privilégié une économie de guerre et entretient une… afficher en ligne. |
Bien que largement documentées et reprises dans de nombreux documents officiels y compris d’organisations internationales comme l’ONU, les violences policières restent niées par Macron et ses gouvernements.Tout juste admettent-ils de manière occasionnelle des comportements individuels inappropriés. Pourtant on ne compte plus le nombre de manifestations, rassemblements, actions pacifiques où les forces de l’ordre ont fait un usage totalement disproportionné des armes à leur disposition.
De Geneviève Leguay à Seb Noris, notre camarade de SUD Rail éborgné lors d’une manifestation retraites de 2023, ou plus récemment à Toulouse lors d’un rassemblement pour Gaza, les exemples foisonnent d’un système de violences policières mis en place et couvert par les pouvoirs publics. Ils discréditent même les victimes. Des violences et des pratiques bien connues des quartiers populaires et des Gilets jaunes. Tout cela dans le but d’empêcher la contestation des politiques de destruction sociale mises en place par les différents gouvernements depuis plus d’une décennie.
Une lumière crue sur une réalité niée bien que massive
Les vidéos mises en ligne par Libération et Médiapart au sujet des événements graves qui se sont déroulés lors de la manifestation de mars 2023 à Sainte Soline jettent une lumière crue sur la réalité des violences commises par les gendarmes qui ont été mobilisés à cette occasion. Et le moins que l’on puisse dire c’est que les violences tant physiques que verbales sont l’œuvre de compagnies entières de gendarmes mobiles avec la complicité et même l’incitation de leur hiérarchie. Un concentré de tout ce que l’Union syndicale Solidaires dénonce sans relâche depuis de nombreuses années.
Tirs tendus de LBD et de grenades (formellement prohibés) y compris sur une foule totalement pacifique ainsi que vers des journalistes visés en tant que tels, tirs de gaz lacrymogènes dans les espaces où sont regroupés les blessé·es, entraves à leur évacuation vers des hôpitaux alors que plusieurs manifestant·es étaient dans un état critique, réactions satisfaites d’avoir blessé (en « pleine tête » ou « dans les couilles ») gravement l’« adversaire », insultes incessantes et blagues sexistes et homophobes pouvant aller jusqu’à des menaces de mort prononcées contre les manifestant·es (« t’en crève 2, 3, ca calme les autres »), incitation à l’usage d’armes prohibées comme des famas pour tuer des manifestant·es, c’est tout le registre de la haine et du pire qui a été mobilisé par la gendarmerie mobile filmée même en connaissance de cause, tout cela pour défendre une mega bassine vide qui sera par la suite déclarée illégale…
Police partout mais justice nulle part ?
Ces vidéos (et sans doute d’autres) ont été remises entre les mains de l’IGGN, soit l’inspection générale de la gendarmerie nationale censée réprimer les infractions aux règles présidant en l’occurrence au maintien de l’ordre. Pourtant bien peu de choses ont été consignées sur procès verbal encore moins transmises à la justice laissant croire à une totale impunité de ceux qui ont commis l’inacceptable. Jamais ceux-ci n’ont été inquiétés ni même confrontés à leurs pratiques et propos innommables. Du reste, alors qu’ils en avaient l’obligation, certaines compagnies n’ont même pas transmis les vidéos de leurs interventions. Sans visiblement gêner personne…
Face aux violences policières nous ne lâcherons rien !
Nous n’oublions pas non plus qu’il y a eu de nombreux·euses blessé·es et y compris deux personnes dans le coma, et des secours qui ont nettement tardé.
L’aspect systémique des violences policières commises ne peut donc plus être nié tant il est une nouvelle fois crûment et magistralement démontré. Face au scandale, le ministre Nunez s’est cru ainsi obligé de diligenter une enquête au sein du ministère de l’Intérieur. Au-delà de l’enquête indispensable pour établir les faits et les responsabilités de ces actes inadmissibles, il est indispensable que ces responsabilités soient sanctionnées avec toute la sévérité nécessaire pour qu’elles ne se reproduisent plus. La responsabilité notamment du ou des ministres qui ont incité ou même couvert ces pratiques est clairement en jeu et doit aboutir à leur mise en cause. Il est à ce titre indispensable que soit mis fin à ces politiques qui portent atteinte de manière extrêmement grave aux droits démocratiques fondamentaux d’une population venue simplement exprimer son désaccord des politiques en l’occurrence productivistes qui accaparent l’eau, bien commun, et détruisent la planète.
L’Union syndicale Solidaires exige en outre que soit mis fin aux poursuites engagées contre les militant·es injustement mis en cause dans les affrontements de Sainte Soline alors que la responsabilité des violences incombe de manière indiscutable aux forces de l’ordre.
La justice sociale et environnementale est le seul véritable antidote aux révoltes sociales et écologiques.
Toutes et tous à la Cour d’Appel de Poitiers le 3 décembre pour défendre nos camarades injustement condamné·es !
Paris, le 6 novembre 2025

Le 25 novembre nous marcherons pour rendre hommage à toutes les victimes de la violence machiste, les femmes, les filles, les personnes LGBTQIA+, à toutes celles qui souffrent et qui luttent, en dépit des risques encourus. A toutes celles que nous avons perdues.
Les violences et l’impunité des agresseurs persistent 8 ans après l’élection d’Emmanuel Macron, en plein #MeToo. La plupart du temps, encore, les victimes ne sont pas crues, les plaintes classées sans suite. Le parcours judiciaire revictimise bien souvent les femmes et constitue un obstacle à la sortie de la violence comme la baisse du financement public des associations d’accompagnement des victimes.
Les violences sexistes et sexuelles surviennent partout, et tout le temps : dans nos espaces familiaux, sur nos lieux de travail et d’études, dans l’espace public, dans les transports, dans les établissements de soin, les cabinets gynécologiques, dans les maternités, dans les ateliers des chaînes d’approvisionnement des multinationales, les commissariats, les centres de rétention, dans les milieux du théâtre, du cinéma, du sport, en politique… Dans tous les milieux sociaux.
Elles trouvent racine dans le patriarcat et se situent au croisement de plusieurs systèmes d’oppressions.
Ainsi les femmes les plus touchées par ces violences sont celles qui souffrent déjà de multiples oppressions : les femmes victimes de racisme, d’antisémitisme, d’islamophobie, les femmes migrantes, sans papiers, les travailleuses précaires, les femmes sans domicile et autres femmes précarisées, femmes en situation de handicap, les femmes lesbiennes et bi, les femmes trans, les femmes en situation de prostitution, et celles victimes de l’industrie pédo et pornocriminelle.
Sans autorisation de travailler, les femmes étrangères dont les demandeuses d’asile sont très vulnérables aux réseaux de prostitution, de proxénétisme et de traite des êtres humains.
En France, en 2024, c’est encore plus d’un féminicide tous les trois jours commis par un conjoint ou un ex-conjoint Des femmes assassinées parce qu’elles sont femmes. Le nombre de femmes victimes de violences dans le couple et les enfants co- victimes ne diminue pas, tout comme les viols ou tentatives.
Une femme en situation de handicap sur cinq a été victime de viol. 50% des lesbiennes et 75% des bi ont été confrontées à des violences dans l’espace public et 85 % des personnes trans ont déjà subi un acte transphobe. Les femmes âgées de plus de 70 ans ne sont pas prises en compte dans les enquêtes sur les violences, elles représentent pourtant 21% des féminicides.
160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année, en majorité au sein de la famille. Sur les lieux de travail plus de 8000 viols ou tentatives ont lieu chaque année et un tiers des femmes subissent du harcèlement sexuel. Les employeurs publics et privés doivent faire cesser les violences et protéger les victimes, y compris de violences conjugales.
La montée de l’extrême droite en Europe et dans le monde constitue une menace majeure pour les droits des femmes et en France, le danger de son accession au pouvoir n’est pas écarté. Ces droits sont attaqués dès que l’extrême droite est au pouvoir.
Depuis quelque temps, elle prétend lutter contre les violences faites aux femmes. Sous couvert de défendre certaines d’entre elles, ces mouvements exploitent la question des violences sexistes à des fins racistes et fémonationalistes, ne s’indignant que selon l’origine, la nationalité ou la religion réelle ou supposée des agresseurs. Dans ce climat délétère, les femmes portant le voile sont de plus en plus souvent la cible d’agressions dans la rue, dans les médias, comme dans les discours politiques.
Derrière les slogans et les postures prétendument féministes, l’extrême droite ne défend ni la liberté des femmes, ni leur émancipation, ni l’égalité, et se désintéresse profondément de la réalité et des droits des femmes qui luttent dans le monde.
Sans politique publique à grands moyens, sans prévention et sans éducation, les garçons et les hommes continueront de perpétrer des violences
Nous appelons à participer aux mobilisations à l’occasion de la journée internationale des droits des enfants et pour le jour du souvenir trans (TDoR).
Contre les violences faites aux femmes et aux filles, les violences sexistes et sexuelles, manifestons partout le samedi 22 novembre 2025 et le mardi 25 novembre 2025 !
Premières signataires au 25 Octobre 2025
Union syndicale Solidaires, ACDI Cameroun , ActionAid France, Assemblée des Femmes, Attac France, CGT confédération Générale du Travail, CNT-SO Éducation/Recherche, Coalition féministe et enfantiste pour une loi-cadre intégrale contre les violences sexuelles, Collectif National pour les Droits des femmes, Collectif des Féministes Narbonnais.es , Coordination française pour le Lobby Européen des Femmes (CLEF), CRID, Égalités, Excision parlons-en !, FAGE, FEMEN France, Femmes Égalité , Femmes Solidaires, Femmes Solidaires 80, Fondation Copernic, Force Féministe (57), France Amérique latine FAL , FSU, Genre et altermondialisme , Iran Justice , Las Rojas Paris, Ligue des Femmes Iraniennes pour la Démocratie-LFID, Maison des femmes Thérèse Clerc de Montreuil, Marche Mondiale des Femmes France, Mouvement de la Paix, Mouvement des femmes kurdes, Organisation de Solidarité Trans (OST), UNEF le syndicat étudiant, Union des femmes socialistes SKB, Union Étudiante , Visa – Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes.
En soutien
Génération-s, L’APRÈS , La France insoumise, Les Jeunes de L’APRÈS, NPA-l’Anticapitaliste, Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF), Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Parti Socialiste, Socialisme ou Barbarie France, Réseau coopératif Gauche Alternative, Union communiste libertaire
Publié le 7 novembre 2025
Alors que le Sommet des dirigeants aura lieu en amont de la COP30, il est essentiel que les États assument la responsabilité historique de lutter contre le réchauffement climatique, alertent les auteurs de cette tribune.
La COP30 sur le climat se prépare alors que la situation mondiale est de plus en plus dégradée : des chefs d’État ouvertement climatosceptiques gouvernent, des États bafouent le droit international sous nos yeux. Ainsi, le 16 septembre, la commission d’enquête du Conseil des droits de l’homme de l’ONU qualifiait dans son rapport de « génocide » les actions menées par Israël à l’égard des Palestiniens dans la bande de Gaza.
Nous assistons donc à des attaques frontales contre les droits humains et à des reculs en matière de lutte contre la pauvreté, les inégalités, les discriminations et l’environnement. La lutte contre le changement climatique semble laissée de côté, pourtant celui-ci constitue désormais un lien incontournable entre toutes ces crises. À cet égard, le Sommet des dirigeants, qui aura lieu les 6 et 7 novembre à Belém, au Brésil, est une occasion historique pour les États d’enfin faire face à leur responsabilité.
Il y a dix ans, un accord mondial historique se scellait à Paris, sous présidence française. Cet accord dit de Paris avait redonné espoir dans la capacité des États à mettre de côté leurs différends pour protéger l’humanité. Aujourd’hui, son avenir est compromis : selon le Programme des Nations unies pour l’environnement, nous sommes sur une trajectoire alarmante de réchauffement entre 2,6 et 3,1 degrés avant la fin du siècle, bien supérieure à l’engagement pris en 2015 de ne pas dépasser la limite de 1,5 degré.
L’Accord de Paris n’est pas une baguette magique, il nécessite un véritable engagement politique. La Cour internationale de justice l’a rappelé le 23 juillet dernier : les plans climat des États doivent impérativement être compatibles avec la trajectoire de 1,5 °C, et chaque pays a le devoir d’adopter toutes les mesures nécessaires pour y parvenir.
Respecter l’Accord de Paris n’est donc pas une option, c’est une « obligation juridique » et une « responsabilité historique », selon les mots de la Cour internationale de justice. Cet accord doit tracer la voie d’une transition plus juste qui ne laisse personne de côté, accompagnant les travailleurs et travailleuses ainsi que les plus vulnérables vers des sociétés durables.
Le temps où la France présidait les négociations en 2015 est un lointain souvenir. Si Emmanuel Macron veut honorer le titre de gardienne de l’accord de Paris que l’on prête à la France, il doit arrêter de freiner l’ambition climatique. Plutôt que de consacrer son énergie à détricoter les normes socio-environnementales européennes, son gouvernement pourrait s’engager pour un système agricole juste et écologique, ainsi que pour une protection de la biodiversité de la plus haute ambition, et, dans la foulée, défendre bec et ongles l’adoption d’un objectif climat européen 2040.
Cet engagement européen est une condition de la réussite de la COP30, une des clés qui permettront de restaurer la confiance avec les pays du Sud, éprouvés par l’hypocrisie et le manque de soutien financier des pays du Nord. Ces financements existent, encore faut-il avoir le courage politique de taxer les entreprises de l’industrie fossile et les milliardaires, responsables de la crise climatique.
Mais concernant la sortie des énergies fossiles justement, la France n’est pas au rendez-vous non plus. Elle continue d’ouvrir de nouveaux sites d’exploitation d’énergies fossiles, et laisse les entreprises françaises les multiplier partout dans le monde, avec l’appui des banques, assureurs et investisseurs nationaux, au détriment du déploiement des énergies renouvelables.
La France a failli sur un autre volet dont on ne parle pas assez : sa responsabilité vis-à-vis des territoires ultramarins. Les outre-mer, pourtant en première ligne de la crise climatique, ne bénéficient pas de la stratégie d’adaptation et de prévention nécessaire pour faire face à des catastrophes comme Chido, à Mayotte. La COP30 se tiendra aux portes de la Guyane, composée à 90 % de forêts tropicales humides d’une richesse exceptionnelle.
Ce voisinage oblige la France à regarder en face sa responsabilité particulière : celle d’un État qui porte la voix de l’Accord de Paris, mais qui, dans ses propres territoires ultramarins, peine à protéger ses habitants et ses écosystèmes des ravages climatiques, et n’a toujours pas ratifié la Convention reconnaissant les droits des peuples autochtones.
Partout dans le monde, les libertés d’expression, de manifestation et d’association sont menacées. Depuis l’adoption de l’Accord de Paris, en 2015, au moins 1 700 personnes ont été tuées pour avoir défendu les terres et l’environnement, ainsi que leurs droits et ceux des générations futures [1].
En France, les personnes qui s’unissent et se mobilisent pour protéger les terres d’infrastructures néfastes font face à une répression croissante. Dans ce contexte, garder espoir devient chaque jour plus difficile. Et pourtant, cet espoir reste notre seul horizon, pour continuer à défendre les îles menacées de submersion, les écosystèmes de disparition et les populations contraintes de trouver refuge.
Depuis des mois, la société civile brésilienne, d’Amérique latine et du monde travaille à l’organisation d’un Sommet des peuples, un espace hors des tensions des négociations officielles de la COP30. En son sein s’organisera la résistance collective face au musellement des voix dissidentes et face à l’inaction des gouvernements. Les moyens avec lesquels elle agira sont encore inconnus à l’heure où l’on publie, mais un manifeste a d’ores et déjà été diffusé.
Dans tous les cas, la COP30 devra être un moment assez fort pour répondre au contexte alarmant qui est le nôtre et pour rappeler que la crise écologique est au cœur de toutes les autres crises. Nous n’avons plus le temps de nous voiler la face, le climat ne peut plus être une variable d’ajustement politique. Il en va de la survie de l’humanité.
Les signataires :
Amand, Camille, présidente, ActionAid France
Amieux, Virginie, présidente, CCFD-Terre solidaire
Anvroin, Yannick, administrateur, Fédération Artisans du monde
Arouche, Sophia, responsable des programmes de recherches, Ghett’up
Barbarini, Christophe, président, Solidarité Recours Péi (La Réunion)
Barthas, Matthieu, président, Guyane Nature Environnement
Benusiglio, Sylvain et Nguyen Marie, coprésident et coprésidente, Association Le Taille-Vent
Bidaubayle, Altynaï, chargée de campagnes, World’s Youth For Climate Justice
Bindé, Franzeska, porte-parole, ANV-COP21
Bonnet-Semelin, Lydie, présidente, Fondation Terre solidaire
Bordeau, Zoé, responsable de programme, Initiative Développement
Bosman, Pierre, porte-parole, Cilaos mon amour
Bougrain-Dubourg, Allain, Ligue pour la protection des oiseaux
Bourse, Didier, membre du bureau collégial, Attac Réunion
Broudic, Léo, doctorant, Agence de recherche pour la biodiversité à La Réunion
Brucks, Nathalie, présidente, Latopia
Buchet, Éric, président, Experts-Solidaires
Chaboche, Adrien, délégué général, Emmaüs international
Châles, Luc, cofondateur, Global Youth Biodiversity Network France
Créach, Morgane, directrice générale, Réseau Action Climat
Crochelet, Estelle, directrice, Agence de recherche pour la biodiversité à La Réunion
De Saint Sauveur, Armelle, responsable communication et plaidoyer, Slow Food France
Dérand, Didier, président, Vivre activement pour garder un environnement sain
Deusy, Louis, référent, Pour un réveil écologique
Diaz Gonzales, Raquel, coordinatrice des activités antinucléaires, Réseau Sortir du nucléaire
Domizi, Marie-Gabrielle, présidente, Observatoire national des alimentations végétales
Duchemann, Yvette, vice-présidente Oasis Réunion
Elouardi, Noura, coordinatrice exécutive, Centre de recherche et d’information pour le développement
Franco, Amélie, porte-parole, GreenFaith
Futhazar, Jean-Claude, président, Société réunionnaise pour l’étude et la protection de la nature
Gatet, Antoine, président, France Nature Environnement
Gérard, Didier, administrateur, Humusation France
Grimma, Guillaume, responsable légal, Effet de serre toi-même
Gueye, Idrissa, coordinateur, consortium des organisations de jeunes/Saint-Louis
Guilbert, Murielle, codéléguée, Union syndicale Solidaires
Guiochon, Édith, coordinatrice par intérim, Coalition Eau
Hoareau, Linda, secrétaire, KOLAIR974
Huet, Damien, codirecteur, Association pour la transition bas carbone
Huet, Nicolas, président, Association nature Océan indien
Julliard, Jean-François, directeur général, Greenpeace France
La Porte, Gilbert, président, Domoun la Plaine
Larrieu, Jean-Philippe, président, No Plastic in my Food
Lassaire, Jean-Pierre, référent, Association A.R.B.R.E.S.(Arbres Remarquables : Bilan, Recherche, Études et Sauvegarde)
Laroutis, Anne, présidente, Manifestation.Alternatif.France
Lauverjat, Nadine, déléguée générale, Générations futures
Lebedel, William, Friendship France
Le Floch, Claire, fondatrice, Cataliz
Leger, Christian, président, Société d’études ornithologiques de La Réunion
Lemarchand, Bruno, président, Santé en transition
Maugard, Jean-Paul, président, Fédération des associations agréées de pêche et de protection des milieux aquatiques de La Réunion
Morbo Éric, directeur, Surfrider Foundation Europe
Moreira, Véronique, présidente, Women Engage for a Common Future
Morel Alexandre et Croce Emmanuela, codirecteur et codirectrice, CARE France
Morel, Bruno, président, Emmaüs France
Moreau-Gabarain, Laetitia, Association citoyenne pour une heure équitable et durable
Morvan, Claire, présidente, Plus de Climat dans les Médias
Mouls, Emmanuelle, déléguée générale, Renaissance écologique
Mouraud, Anne-Sophie, présidente, Coexistence Crew
Noury, Martine, présidente, Association K-pab6T
Paillard, Ismaël, président, Fridays for Future
Payen, Magali, directrice, On est prêt
Penin, Juliette, présidente, Orchestre du nouveau monde
Petitbon, Fanny, responsable France, 350.org
Pinault, Mathieu, président, Tran’Sphère environnement
Pinson, Lucie, directrice générale, Reclaim Finance
Poncelet, Jean-Baptiste, directeur Action carbone solidaire, Fondation GoodPlanet
Prosperi, Clara, coprésidente, Déclic collectif
Rossetti, Agnes, présidente, ONG Initiative Environnement
Rouach, Déborah, et Apostoly, Alice, codirectrices, Institut du genre en géopolitique
Saladin, Olivier, administrateur, Paysages de France
Savinel, Anne, présidente, Amnesty International France
Siegfried, René, secrétaire, Alerte Océan Indien
Suissa, Jérémie, délégué général, Notre affaire à tous
Tamagny, Gaspard, porte-parole, Alternatiba
Tehio, Nathalie, présidente, Ligue des droits de l’Homme
Temaui Jason, président, Te Motu
Trainar, Nadia, responsable programme climat, Geres
Ungria, Adèle, co-coordinatrice de plaidoyer, Jeunesse ambassadrice pour le climat et la biodiversité
Vesic, Kamera, directrice, PIKPIK environnement
Vornière, Caroline, présidente, Association Germin’Acteurs
Yamamoto, Youlie, porte-parole, Attac France
Zaidat, Léa, Coordination des mobilisations (Paris), Action Justice Climat
[1] Le nombre de 1 700 a été obtenu en additionnant les chiffres annuels de l’ONG Global Witness entre 2015 et 2024.