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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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Internationalisme Palestine

Au 76ème anniversaire de la Nakba, les Palestiniens fuient Rafah bombardée

Les dernières infos d’Agence Media PAlestine
“Parallèlement à l’offensive accrue sur Rafah ces derniers jours, les bombardements israéliens aériens, terrestres et maritimes se poursuivent dans la majeure partie de la bande de Gaza, entraînant de nouvelles victimes civiles, des déplacements et la destruction d’habitations et d’autres infrastructures civiles. Environ 20 % de la population de Gaza a de nouveau été déplacée au cours de la semaine dernière, notamment de Rafah vers le nord de l’enclave. Des incursions terrestres et des combats violents continuent également d’être signalés dans le camp de réfugiés de Jabaliya, dans la ville de Gaza et dans l’est de Rafah. Depuis le 13 mai, le point de passage de Rafah reste fermé et il n’y a toujours pas d’accès sûr et logistiquement viable au point de passage de Kerem Shalom.” Lire la suite sur la situation à Rafah sur le site de l’Agence. A lire aussi sur le site de l’Agence: Gaza : 34 904 Palestiniens tués par Israël, dont au moins 14 500 enfants Et cet article d’un journaliste de Gaza: Cela fait plus de 200 jours que nous montrons les souffrances de Gaza. Ne détournez pas le regard maintenant.
Attachés, les yeux bandés, en couche-culotte : des lanceurs d’alerte israéliens décrivent les mauvais traitements infligés aux Palestiniens dans un centre de détention clandestin
“CNN s’est entretenue avec trois dénonciateurs israéliens qui travaillaient dans le camp du désert de Sde Teiman, où sont détenus des Palestiniens lors de l’invasion israélienne de Gaza. Tous se sont exprimés au risque de subir des répercussions juridiques et des représailles de la part de groupes soutenant la politique dure d’Israël à Gaza. Ils dressent le tableau d’un établissement où les médecins amputent parfois les membres des prisonniers en raison des blessures causées par les menottes constantes, où les procédures médicales sont parfois effectuées par des médecins sous-qualifiés, ce qui lui vaut la réputation d’être « un paradis pour les internes », et où l’air est empli de l’odeur des plaies négligées et laissées à l’abandon. « On nous a dit qu’ils n’avaient pas le droit de bouger. Ils doivent s’asseoir en position verticale. Ils n’ont pas le droit de parler. Ils n’ont pas le droit de regarder sous leur bandeau. » D’après les témoignages, l’installation située à environ 28km de la frontière de Gaza est divisée en deux parties : des enclos où environ 70 détenus palestiniens de Gaza sont soumis à des contraintes physiques extrêmes, et un hôpital de campagne où les détenus blessés sont attachés à leur lit, portent des couches et sont nourris à l’aide de pailles. « Ils les ont dépouillés de tout ce qui pouvait les faire ressembler à des êtres humains », a déclaré un lanceur d’alerte qui travaillait comme infirmier à l’hôpital de campagne de l’établissement. Lire la suite de cette enquête accablante de CNN en date du 11 mai dernier sur le site de l’Agence. A lire aussi sur le site de l’Agence cette interview menée le 12 mai dernier par l’Agence Média Palestine avec une étudiante de l’EHESS: La mobilisation de l’EHESS : Vue de l’intérieur A lire aussi sur le site de l’Agence cet article en date du 12 mai dernier : Comment la « Big Tech » américaine soutient le génocide et l’apartheid israéliens propulsés par l’IA Et cet article de l’Agence en date d’hier: Afrique du Sud-Israël : de nouvelles audiences devant la CIJ le 16 mai prochain
#Nakba76 : Exigez que des mesures soient prises et que des comptes soient rendus
“Alors que nous commémorons la Journée de la Nakba, nous refusons de rester les bras croisés, simples témoins de l’injustice. Nous exigeons que des mesures soient prises, que des comptes soient rendus et que des changements soient opérés afin de garantir un avenir de dignité, de justice et de libération pour le peuple palestinien.” Lire la suite du communiqué du BNC (Comité Palestinien pour le BDS) en date de ce jour sur le site de la Campagne BDS France. A lire aussi sur le site de l’Agence: Historique : le syndicat national de l’enseignement supérieur de l’Université de Sydney vote en faveur du boycott des universités israéliennes A lire aussi sur le site de Médiapart, cet interview d’Omar Barghouti, co-fondateur de la Campagne BDS en date du 10 mai dernier: Omar Barghouti, cofondateur de BDS : « Aujourd’hui, il y a la peur de la Palestine en Occident »
« Hind’s Hall » : le rappeur américain Macklemore dénonce le génocide à Gaza et ceux qui le permettent
“Le mardi 4 mai 2024, le célèbre rappeur américain Macklemore a sorti une chanson en soutien à la lutte pour la libération de la Palestine qui dénonce le génocide en cours à Gaza, soutenu et financé par le gouvernement américain.” Lire la suite de cet article sur le site de l’Agence. A lire aussi sur le site de l’Agence: Plusieurs documentaires palestiniens au Marché du film de Cannes Les citoyens arméniens de Jérusalem se battent pour préserver leur héritage musical
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Actu Solidaires 78 Internationalisme Palestine

Rassemblement Palestine à Mantes pour dire Non au génocide, non à l’invasion de Rafah!

Dans de nombreuses villes en France, un appel à mobilisation avait été lancé la veille du mercredi 8 mai vers les collectifs de soutien à la Palestine face au génocide qui s’amplifie encore 7 mois après le début de la guerre sans fin d’Israël.

L’association “Solidarité Inter-Peuples” avait appelé pour ce 8 mai à 19 h devant la mairie de Mantes la Jolie, l’ensemble des organisations locales du Mantois ainsi que le Collectif Palestine des Mureaux, solidaires avec le peuple palestinien.

Notre syndicat Solidaires 78 était présent avec une sono.

Près de 80 personnes très motivées dont de nombreuses familles ont écouté et applaudi les interventions très déterminées et poignantes, notamment de jeunes lycéens ou salarié.es.

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antimilitarisme Internationalisme Palestine

Mardi 14 mai Réunion publique – Aucune arme israélienne à Eurosatory 2024

Une réunion publique extrêmement importante va se tenir mardi 14 mai, dans la grande salle Ambroise Croizat de la Bourse du Travail de Paris.

Stop Arming Israel France fait partie des organisations qui impulsent la campagne nationale « Aucune arme israélienne à Eurosatory 2024 » Plus de 150 associations, collectifs, syndicats et partis participent à cette campagne. La tribune unitaire est parue sur Mediapart :

https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/200424/aucune-arme-israelienne-eurosatory-2024

Pour rappel, Eurosatory est le plus grand salon mondial de l’armement. Il va se tenir à Villepinte, en région parisienne, du 17 au 21 juin. C’est l’occasion pour tous les vendeurs et les acheteurs d’armes du monde, de faire des affaires.

Cette année, ce salon va avoir lieu dans un contexte particulier : celui du génocide des palestiniens par l’armée israélienne. Comme si de rien n’était, 72 entreprises israéliennes vont chacune avoir un stand à Eurosatory, pour présenter leur catalogue d’armes, dont celles qui viennent d’être testées et approuvées sur les gazaouis cet hiver : robot chiens, drones sniper, drones suicides, intelligence artificielle pour le combat…

Nous pouvons agir pour faire annuler leur venue, en mettant en particulier la pression sur les organisateurs que sont le GICAT (le lobby des entreprises d’armement en France) et le Ministère des armées.

En conséquence nous vous invitons à venir mardi soir, pour assister vous informer sur les salons d’armements, les entreprises d’armement israéliennes et les armes qu’elles doivent exposer en juin, et les moyens d’action que nous pouvons mettre en œuvre pour obtenir l’annulation de leur venue. Nous comptons ensuite utiliser les 4 semaines qui nous sépareront du salon pour ne leur laisser aucun répit !

Aidez-nous à faire connaître cette réunion publique, diffusez ce rendez-vous à tous vos réseaux de soutien au peuple palestinien, à tous vos réseaux militants, envoyez l’information à tous les membres de vos associations. Faisons de ce meeting un succès !

Informations pratiques :

Mardi 14 mai

de 19h à 21h

Bourse du Travail, salle Ambroise Croizat

3 rue du Château d’Eau, 75010 Paris

Métro République

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Défense de nos libertés Internationalisme Palestine Répression Violences policières

Gaza : les libertés universitaires en danger ! – Communiqué intersyndical Enseignement supérieur et recherche

Ce communiqué a été publié le 30/04/2024

Depuis le 7 octobre, et en particulier ces dernières semaines, l’interdiction de plusieurs conférences publiques notamment au sujet de la Palestine dans certaines universités, ainsi que la restriction de la liberté d’expression et la répression d’étudiant·es mobilisé·s pour la paix et en soutien au peuple palestinien sonnent comme une alarme extrêmement sinistre pour les libertés universitaires. L’évacuation brutale par les forces de l’ordre d’étudiant·es de Sciences Po Paris et de Sorbonne Université mobilisé·es pour la paix et en soutien au peuple palestinien ces derniers jours en sont des exemples révélateurs.

Par ailleurs, des étudiant·es ont fait l’objet de convocations policières et des collègues universitaires ou chercheurs sont aussi traduits devant des commissions d’enquêtes ou disciplinaires internes en raison de leurs prises de position ou expressions à propos de la situation à Gaza.

Les motifs des mises en cause sont divers : « risque d’atteinte à l’ordre public », là où rien ne permet d’attester d’un tel risque, « antisémitisme » ou « apologie du terrorisme » pour qualifier des positions en défense des droits du peuple palestinien.

La volonté de mise au pas de la libre expression dans les universités et d’imposer une censure officielle est en tous les cas manifeste, en particulier à propos de la situation au Proche-Orient, singulièrement à Gaza.

Dans plusieurs cas ces interdictions ou annulations préalables de conférences ou ces dénonciations font suite à des pressions exercées par des responsables politiques : présidents de région, parlementaires, membres de l’exécutif (président de la République inclus).

Nos organisations dénoncent cette volonté d’imposer une opinion politique, par l’usage de la force préfectorale ou de l’intimidation. Ce n’est ni aux préfets ni aux élus territoriaux ou nationaux de définir ce qui doit être enseigné ou débattu dans les enceintes universitaires, pas plus à propos de Gaza que sur d’autres sujets.

Face aux partisans de la censure, nos organisations syndicales demandent le respect des franchises universitaires et de la liberté académique, le respect de l’indépendance des universitaires et des chercheurs, le rétablissement des libertés d’opinion ou d’expression dans les établissements d’enseignement supérieur et de recherche comme partout ailleurs, l’arrêt de toutes les poursuites envers des étudiant·es ou des personnels ayant usé de ces droits dont certains sont séculaires et dont tous sont irréfragables.

Paris, le 30 avril 2024

Signataires : Snesup-FSU, Sncs-FSU, Snasub-FSU, Snetaps-FSU, Snep-FSU, Sud Éducation, Sud Recherche, Solidaires étudiants, CGT Ferc Sup, CGT SNTRS, CGT INRAE, FO ESR, UNEF, Union Étudiante

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Internationalisme Palestine

La Palestine c’est aussi des films d’histoire, de transmission, de mémoire, de lieux, de féminité, de résistance

Retour sur le film “By By Tibériade” au cinéma des Mureaux vendredi 26 avril avec un débat organisé par le Collectif Palestine les Mureaux et alentours : 63 personnes ont apprécié ce film réalisé avant le 7 octobre 2023, car il retrace la vie de toute une famille palestinienne sur plusieurs générations.

La réalisatrice Lina Soualem a choisi le fil directeur du départ de sa mère de Palestine lorsqu’elle était jeune pour devenir l’actrice connue Hiam Abbass. Mais aussi, il est beaucoup question de sa grand-mère, ses sept tantes, et elle petite où elle se baignait dans le lac Tibériade en Galilée il y a 30 ans. Un véritable tissage d’images du présent et d’archives familiales et historiques.

Un hommage à la force des femmes palestiniennes. La soirée introduite par des poèmes récents et poignant lus en arabe et en français par des femmes du Collectif,  puis une courte analyse de la situation actuelle, s’est terminée après le débat.

Le cinéma est aussi arme de lutte !

Contact : Palestine-lesMureaux@proton.me

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Internationalisme Palestine

GAZA : Urbicide, colonisation et livraisons d’armes européennes à Israël

Les images des destructions massives commises par l’armée israélienne dans la bande de Gaza rappellent le terme d'”urbicide”, employé par la recherche pour désigner l’anéantissement des infrastructures urbaines pour des raisons politiques.
L’ONU s’inquiète de l’ampleur de ces destructions, et alerte aussi sur la famine à Gaza : l’organisation estime à 1,1 million le nombre de personnes qui feront bientôt face à “un niveau catastrophique d’insécurité alimentaire”.
La guerre menée par Israël contre la bande de Gaza a tué 34 012 Palestiniens et Palestiniennes à ce jour. Un reportage nous emmène en Cisjordanie, où les attaques de colons et de l’armée israélienne s’accélèrent alors qu’Israël cherche à accroître son contrôle sur le territoire palestinien. En Cisjordanie, le bilan au 19 avril atteint les 451 Palestiniens et Palestiniennes tués par l’armée israélienne et les colons, parmi lesquels 112 enfants.
Les attaques de colons s’élèvent à présent à 781 depuis le 7 octobre, soit 77 attaques de plus depuis notre dernière lettre du 5 avril. Afin de lutter contre l’impunité israélienne, la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine a coordonné une tribune demandant l’arrêt du commerce français avec les colonies israéliennes, conformément au droit international.
11 organisations françaises parmi lesquelles Amnesty International et l’Association France-Palestine Solidarité, membres de la Plateforme, ont saisi le Tribunal administratif de Paris pour suspendre les transferts d’armes et d’équipements militaires à Israël.

NB : des informations contradictoires ou fausses circulent parfois sur les réseaux sociaux et dans les médias. Veillez à vérifier vos sources, photographies et chiffres. La Plateforme des ONG françaises pour la Palestine n’est pas responsable des propos tenus indépendamment d’elle sur les réseaux sociaux et dans les médias.
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14 passage Dubail, 75010, Paris Tél. : +33 (0)1 40 36 41 46 • contact@plateforme-palestine.org
www.plateforme-palestine.org
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Internationalisme Palestine

Action juridique multiple pour exiger la suspension des livraisons d’armes à Israël

Alors que le bilan s’alourdit à Gaza et que l’offensive israélienne prend une allure de génocide, l’ASER, Amnesty et un collectif d’organisations et syndicats, dont Attac, engagent, devant le Tribunal administratif de Paris, trois procédures d’urgence exigeant que le gouvernement français suspende la vente d’armes françaises à Israël.

Durant la semaine du 8 avril et avant le 12 avril, des avocats d’Action Sécurité Éthique Républicaines (ASER), d’un collectif d’ONGs représentant Attac, la Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR), l’Association France Palestine Solidarité (AFPS), l’Association des Marocains de France (AMF), le Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT), l’Union Syndicale Solidaires, ainsi que d’Amnesty International France ont déposé respectivement, ou sont sur le point de le faire, trois référés devant le Tribunal administratif de Paris concernant les autorisations de transferts d’armes délivrées par les autorités françaises au bénéfice d’Israël.

Quatre organisations s’associent également via des interventions volontaires à la procédure d’urgence lancée par ASER soit l’ACAT-France, Stop Fuelling War, Sherpa et à celle initiée par Amnesty International France soit la Ligue des droits de l’Homme (LDH).

Ces trois démarches juridiques distinctes ont pour objectif de faire respecter les engagements internationaux de la France. En effet, Il existe clairement un risque que les armes et les équipements militaires que la France exporte vers Israël soient utilisés pour commettre de graves crimes contre des populations civiles dans la bande de Gaza occupée. Ce faisant, la France viole les règles internationales relatives notamment au Traité sur le commerce des armes et risque de devenir complice de violations du droit international – y compris de crimes de guerre – et d’un possible génocide.

Nos ONGs soulignent que ces démarches contentieuses s’inscrivent dans un contexte de très graves violations du droit international humanitaire justifiant une urgence dans la réponse de la justice. Tous les États parties à la Convention des Nations unies pour la prévention et la répression du crime de génocide (1948), dont la France, ont l’obligation de prévenir la commission du génocide et de s’abstenir de contribuer à sa commission. 

Les déclarations ci-dessous sont de la seule responsabilité de leurs auteurs.

Le Président d’ASER, Benoît Muracciole a déclaré : « Le gouvernement français a l’obligation de respecter les engagements internationaux de la France au regard de l’article 6 paragraphes 2&3 du Traité sur le commerce des armes, et de suspendre tout transfert quand ces armes ou ces biens pourraient servir à commettre un génocide, des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre. »
 
Le Président d’Amnesty International France, Jean-Claude Samouiller a déclaré : « La France ne peut pas ignorer le fait que des composants français pourraient être utilisés dans la bande de Gaza car assemblés dans des armes israéliennes. Peu importe la quantité et le montant des matériels de guerre transférés, la France n’a qu’une seule responsabilité : s’assurer que ses transferts d’armes n’emportent pas un risque substantiel d’être utilisés pour commettre ou faciliter des violations graves des droits humains et du droit international humanitaire. » 
 
La Présidente de l’AFPS, Anne Tuaillon a déclaré : «  Agir pour l’arrêt d’un génocide en cours n’est pas une option, c’est une obligation. Et la première des obligations est de cesser le commerce des armes avec Israël. L’action judiciaire dont nous sommes partie prenante s’inscrit dans cette exigence que nous formulons vis-à-vis des autorités françaises. »
 
Yves Rolland, Président de l’ACAT-France : « En vendant des armes à Israël, la France contribue au risque de faire basculer son droit légitime à se défendre en génocide. Il est urgent de suspendre ces transferts, conformément au Traité sur le commerce des armes que la France a ratifié. » 
 

Fondements

Alors que la CIJ, le 26 janvier, a statué sur le caractère plausible d’un génocide en cours et qu’elle a établi le 28 mars que la situation continuait à se détériorer dans la bande de Gaza, la famine n’étant plus seulement un risque mais une réalité, la France comme tous les États parties à la Convention sur le génocide, a une obligation d’agir pour mettre fin à cette situation. Elle s’ajoute à celles qui sont formulées par le Traité sur le Commerce des Armes, ratifié par la France, et par la Position commune de l’Union européenne en matière d’exportation d’armes.

Or il apparaît de plus en plus clairement, à travers les réponses du gouvernement aux différentes interpellations écrites et orales qui lui ont été adressées, que la France continue de livrer du matériel de guerre à l’État d’Israël. Avec l’affaire Eurolinks révélée par le média d’investigation indépendant Disclose, ces livraisons de matériels militaires sont apparues au grand jour. 

Nos organisations, chacune porteuse de son histoire et de la logique d’élaboration de son action contentieuse, ont décidé de coordonner leurs actions et de s’adresser à la presse et à l’opinion française par ce communiqué commun. C’est une situation inédite, qui répond à l’extrême gravité des crimes commis par le gouvernement israélien contre le peuple palestinien dans la Bande de Gaza. 

Déroulé et résumé des démarches 

  • Le 9 avril 2024, maître Matteo Bonaglia pour le compte de l’ONG Action Sécurité Éthique Républicaines (ASER) a saisi le Tribunal administratif de Paris au moyen d’une procédure d’urgence à laquelle les associations Acat France, Stop Fuelling War et Sherpa s’associeront par intervention volontaire. Le référé suspension auquel il est recouru vise à demander la suspension d’une licence d’exportations de matériels de guerre relevant de la catégorie ML3 (munitions et éléments de munitions) à destination d’Israël. 
  • Puis Maîtres William Bourdon et Vincent Brengarth, pour le compte d’un collectif d’associations et de syndicats, a saisi le Tribunal administratif de Paris au moyen d’une procédure d’urgence. Le référé-liberté auquel il est recouru vise à demander la suspension de toutes les licences d’exportation de matériels de guerre et de biens à double usage à destination d’Israël. 
  • Enfin, Maîtres Marion Ogier et Lionel Crusoé, pour le compte d’Amnesty International France, doivent saisir le Tribunal administratif de Paris au moyen là aussi d’une procédure d’urgence sous la forme d’un référé-liberté. Il s’agit d’obtenir la suspension des licences d’exportation de matériels de guerre pour les catégories ML5 (matériels de conduite de tir) et ML15 (matériels d’imagerie) à destination de l’État d’Israël. La Ligue des droits de l’Homme (LDH) s’y associe par une intervention volontaire qu’elle forme à l’appui de cette requête. 

Contexte

La décision de la CIJ du 26 janvier 2024 a mis sur le devant de la scène la question des ventes d’armes à Israël comme enjeu de droit international. Des démarches contentieuses ont déjà été engagées dans différents pays par des collectifs d’ONGs au Danemark et aux Pays-Bas ; avec succès dans ce dernier pays. Dès le 5 février, la Région wallone (Belgique) a annoncé la suspension temporaire de deux licences d’exportation de poudre à Israël sous la pression des ONGs. L’Espagne, l’Italie et le Canada ont suspendu temporairement et en partie leurs transferts d’armes. Au niveau international, le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies a officiellement demandé le vendredi 5 avril l’arrêt des ventes d’armes à Israël. La France s’est abstenue lors du vote. 

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La solidarité avec les palestinien-nes n’est pas un crime

Depuis plusieurs mois, la série de convocations par les services de lutte contre le terrorisme de plusieurs de nos militant·es ou de collègues syndiqué·es, en raison de leur engagement envers la cause palestinienne, nous sidère et nous inquiète fortement.

Le mouvement de solidarité qui s’est exprimé depuis la France connait une répression particulièrement brutale : interdictions de manifester, plaintes pour apologie du terrorisme, amendes et gardes à vue pour des personnes pour le simple fait de brandir un drapeau palestinien. Leur soutien public au peuple palestinien est assimilé à une apologie du terrorisme, les exposant ainsi à des poursuites pénales, voire à une inscription sur la liste des auteurs et autrices de crimes terroristes, tout cela pour l’expression de positions politiques alignées sur le droit international. L’accélération de ces convocations s’inscrit dans un climat de répression global du mouvement social, toujours plus criminalisé, illégitimé et ici dans le but évident de faire taire toute forme de contestation envers un Etat colonisateur qui multiplie les crimes de guerre.

L’Union syndicale Solidaires dénonce fermement cette utilisation abusive des lois antiterroristes visant à réduire au silence toute voix dissidente, tout comme nous condamnons la loi séparatisme et son contrat d’engagement républicain qui sert à museler des associations du mouvement social ne plaisant pas au pouvoir.

L’Union syndicale Solidaires, internationaliste et membre du collectif pour une Paix Juste et Durable entre palestiniens et israëlien, condamne les massacres de civils du 7 octobre et tous les crimes de guerre. Elle tient à rappeler que le droit international sanctionne, depuis plus de 75 ans, les actions de l’État d’Israël. Il reconnait aussi ce dernier comme une puissance occupante, et condamne l’apartheid et d’autres crimes de guerre commis par celui-ci. Le génocide en cours à Gaza doit cesser.

L’Union syndicale Solidaires exprime son soutien aux camarades de Solidaires étudiant·es EHESS poursuivis actuellement et à toutes les personnes mises en cause abusivement en raison de leur soutien au peuple palestinien. Nos libertés syndicales et politiques, y compris le droit d’exprimer des positions anticoloniales, ne sont pas négociables dans une démocratie.

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