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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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Internationalisme Palestine

Travail, luttes et résistances en Palestine

Solidaires a organisé une délégation qui s’est rendue en Palestine fin janvier 2026 pour renforcer ses liens syndicaux en Cisjordanie occupée. Dans un contexte très difficile et où peu de personnes se rendent sur place, la demande de solidarité est aussi celle de liens concrets. Quatre camarades, du SNJ, de Solidaires Finances Publiques, de Sud PTT et Murielle Guilbert, co-déléguée de Solidaires, ont participé à cette délégation (un camarade de Sud Éducation a été renvoyé en France à son arrivée à l’aéroport). Sur place, la délégation a constaté, au-delà de ce que nous pouvons lire ici, la dégradation de la situation économique, le renforcement de la colonisation, les violences quotidiennes, les difficultés pour vivre et travailler ou vouloir travailler en Palestine occupée ; et pour les syndicats ce qu’implique la défense des droits des travailleur·euses, de l’emploi, des services publics dans une telle situation. Ce texte vise à témoigner des échanges et porter les demandes des syndicalistes, des travailleur·euses, des militant·es rencontré·es. C’est le sens pour Solidaires de la solidarité internationale.

Travailler sous occupation

En Cisjordanie, l’occupation est visible et ressentie partout et constamment : les drapeaux israéliens, les colonies, l’armée israélienne, les check-point, les routes barrées sont devenus le quotidien très pesant … La guerre génocidaire menée à Gaza s’est accompagnée d’une amplification des politiques coloniales et d’apartheid du gouvernement israélien en Cisjordanie.

Le coordonnateur spécial adjoint de l’ONU pour le processus de paix au Moyen Orient, Ramiz Alakbarov précisait en décembre 2025 que « la progression de la colonisation a atteint son niveau le plus élevé depuis que les Nations Unies ont commencé à en assurer son suivi en 2017 » et rappelait que les colonies et les infrastructures qui leur sont associées sont « dépourvues de toute validité juridique et constituent une violation du droit international et des résolutions des Nations Unies ».

Cette expansion territoriale est couplée à un contrôle accru des déplacements du peuple palestinien. Près de 850 check-point étaient recensés par l’OCHA (le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires) sur le petit territoire qu’est la Cisjordanie.

Autant d’entraves aux déplacements auxquelles s’ajoutent des restrictions de circulation, des fermetures de points d’accès qui isolent parfois les populations pendant plusieurs jours : la Cisjordanie est devenue une véritable prison à ciel ouvert.

La violence aussi a considérablement augmenté. Celle des colons envers les Palestiniens et les Palestiniennes : attaques physiques meurtrières, oliviers incendiés, accès aux terres entravés, et même les soutiens internationaux et israéliens autrefois épargnés, sont à présent tabassés.

Celle de l’armée israélienne qui mène de plus en plus d’incursions dans les camps, entraînant le déplacement forcé de milliers de Palestinien-nes.

En 2024 le camp de Jénine a ainsi subi une attaque qui a duré 10 jours, des centaines de soldats ont détruit près de 70 % des rues, l’accès à l’eau, aux hôpitaux ont été bloqués, les communications coupées. Plus récemment, Tulkarem a été la cible de frappes, nous y avons vu des quartiers démolis, des infrastructures réduites à néant. Partout la population palestinienne est empêchée de vivre. C’est une oppression physique mais aussi mentale..tout est fait pour qu’ ils quittent leur territoire devenu un enfer quotidien.

Les arrestations et les emprisonnements se sont multipliés. L’ONG B’Tselem que nous avons rencontrée à Jérusalem a documenté les abus et les traitements inhumains infligés aux palestiniens et palestiniennes dans les prisons israéliennes. La détention administrative, qui permet d’emprisonner sans inculpation ni jugement est utilisée par les autorités qui détenaient ainsi au 1er juillet 2024, selon Amnesty international plus de 3 300 Palestinien-nes.

Enfin, les politiques d’apartheid se sont renforcées : routes séparées en Cisjordanie, services publics au rabais, tribunaux différents, suspension des droits civils fondamentaux, confiscations de terres…

Ces actions et politiques d’annexion menées par le gouvernement israélien sont des violations du droit international. Elles ont évidemment des incidences sur les travailleurs et les travailleuses.

Plusieurs organisations nous ont raconté que depuis le 7 octobre, les travailleurs sont de plus en plus victimes de violences et de harcèlement. Au travail mais aussi en dehors. Aller et repartir du travail est devenu dangereux, les routes ne sont pas sûres, la violence des colons est partout. Celle-ci atteint son paroxysme quand des travailleurs et des travailleuses, dont les permis de travail ont été retirés par le gouvernement israélien après le 7 octobre , tentent, au péril de leur vie, de passer le mur pour travailler, même illégalement et subvenir aux besoins de leur famille. Ils risquent leur vie en franchissant le mur, et plusieurs d’entre eux sont tués ou gravement blessés.

Le 8 février, le gouvernement israélien a pris de nouvelles mesures visant à développer encore les colonies en Cisjordanie. Le ministre Smotrich a déclaré : “Nous renforçons notre emprise sur le terrain et mettons fin à l’idée de la création d’un Etat terroriste arabe au cœur du pays”.

Encadré : Depuis de nombreuses années, notre organisation syndicale a créé des liens avec le syndicat des postiers, le Palestinian Postal Service Workers Union ( PPSWU). Une visite à la Poste de Bethléem a été l’occasion de discuter des problématiques liées au courrier en Palestine, car ici tout est politique, même la Poste ! Comme tout le reste, Israël contrôle le courrier qu’il rentre ou qu’il parte du territoire palestinien. Les colis sont ouverts, les lettres lues et le temps d’acheminement est décuplé quand les missives arrivent à destination. En 2018, des milliers de plis, plus de 10 tonnes, sont arrivées en Cisjordanie, débloquées par Israël qui les retenait sans raisons précises depuis 8 ans ! En 2019, l’Union Postale Universelle a agrégé le service postal palestinien à la communauté postale mondiale. Concrètement, on peut maintenant écrire « Palestine » sur une enveloppe envoyée depuis l’étranger à la place de « Cisjordanie via Israël ».

Lutter pour les droits au travail dans une économie dévastée et un pays en guerre

Depuis le 7 octobre 2023, l’essentiel des permis de travail qui permettent aux Palestinien·nes de Cisjordanie de travailler en Israël ont été supprimés. C’est autant de ressources financières qui ne reviennent pas dans le territoire. Des milliers de personnes sont sans travail et sans revenus. Certains désespérés n’hésitent pas à sauter par-dessus le mur pour entrer illégalement en Israël. De l’autre côté du mur, Israël fait appel à des travailleur·euses migrant·es, notamment en provenance d’Asie, pour les remplacer, recrutant à la carte et par nationalité selon les postes de travail. Dans les colonies, où règne le travail au noir, il a aussi été considérablement réduit.

Le blocage par Israël des fonds liés aux taxes de TVA pèse lourdement sur les finances de l’Autorité palestinienne qui ne peut du coup pas payer intégralement les travailleur·euses de l’Etat et des services publics, ces fonds représentant 68% du budget. L’Union européenne a débloqué des fonds de 1,6 milliard d’euros pour Gaza et la Cisjordanie occupée sur 3 ans, alors que les besoins de financement sont estimés entre 9 et 12,5 milliards d’euros. Cela contribue aussi à faire fonctionner l’économie au ralenti.

Les enseignant·es, les postier·ères ne travaillent que trois jours par semaine. Selon les statuts, certain·es sont payé·es sur la base de ces trois jours, d’autres se sont plaint·es de ne pas être payé·es depuis trois mois, d’autres signalent des paiements environ tous les 40 jours: absence totale de salaire (il n’y a pas d’allocations chômage), salaires réduits, etc. Les prix, quant à eux, sont élevés, l’essentiel des biens provenant d’Israël.

Les obstacles aux mobilités des Palestinien·nes par les check-points et barrages, par les attaques de colons qui se font aussi dans les zones industrielles rendent les trajets pour se rendre au travail difficiles. Les horaires sont aléatoires, les journées aussi.

De nombreux employeurs imposent des temps partiels ou des départs sans compensation, suppriment les droits existants. Les syndicats ont des pôles juridiques. Ils ont recours aux tribunaux, mais sans tribunaux spécifiques du travail, les procès s’agrègent aux autres procès civils et durent donc des années. Les syndicats réclament la mise en place d’une justice du travail et interviennent directement pour faire pression sur les employeurs.

Autre enjeu : celui du salaire minimum. Son niveau en Palestine est de 1 880 shekels (contre 6 000 en Israël avec des prix quasi identiques). Il est inférieur au seuil de pauvreté et n’est pas appliqué partout. Ainsi, de nombreux secteurs revendiquent son application, y compris contre la pratique de certains employeurs de faire attester de façon mensongère par les salarié·es qu’ils et elles sont bien payé·es au salaire minimum. Les secteurs féminisés comme les jardins d’enfants sont particulièrement concernés.

Pour les syndicats, cette situation est très difficile. Comment agir pour que l’emploi se développe dans un contexte d’économie coloniale et où Israël mène une guerre sur tous les plans ? Comment défendre les travailleur·euses dans de telles situations ? Ils agissent pourtant et sont devenus des points d’ ancrage où le collectif est une forme de résistance. Ils interviennent aussi par la distribution de paniers-repas dès qu’ils en ont les moyens.

Encadré : En 2024, selon la CNUCED (Agence de l’ONU), « 80 % des entreprises de la vieille ville de Jérusalem-Est ont partiellement ou totalement cessé leurs activités ». Et en Cisjordanie occupée : « au total, 306 000 emplois ont été perdus, faisant passer le taux de chômage en Cisjordanie occupée de 12,9 % avant le conflit à 32 %. Ces pertes d’emploi ont entraîné une perte de revenu journalier estimée à 25,5 millions de dollars, érodant gravement la résistance économique des ménages palestiniens et exacerbant les difficultés sociales. »

Encadré : Du syndicat des journalistes (PJS) : À Jérusalem Est et en Cisjordanie occupée, les journalistes ont documenté plus de 2 000 attaques contre des confrères et consoeurs, soit 3 attaques par jour. Principalement à Gaza depuis le 7 octobre, il y a eu 234 tué·es, 541 blessé·es et 200 journalistes arrêté·es et emprisonné·es dans des conditions très dures ( très peu de nourriture, pas d’hygiène, des tortures, des disparus). 500 membres des familles ont été tué·es. « Who is daddy » est une application israélienne à base d’Intelligence artificielle qui géolocalise les personnes et les tue avec leur famille. Elle a été utilisée contre des journalistes. Aujourd’hui, le syndicat PJS veut reconstruire la profession en intégrant les personnes ayant travaillé en free-lance et qui n’ont pas de salaire, reconstruire les métiers de demain, avec toutes ces nouvelles compétences.

Cette délégation nous a permis de mettre les mots de nos camarades palestinien-nes sur une réalité catastrophique. Dans le monde du travail, les Palestiniens et les Palestiniennes articulent la lutte pour les droits au travail et leur combat contre l’occupation et la colonisation.

Quand ils et elles parlent de leur situation quotidienne, les syndicalistes évoquent une lente asphyxie, un génocide en silence et une communauté internationale qui laisse agir le gouvernement israélien en toute impunité. Ils et elles mettent en avant, face à ce silence assourdissant, la campagne BDS, Boycott, Désinvestissements, Sanctions.

Oui, la question palestinienne est une question syndicale, parce que les entreprises dans lesquelles nous travaillons, les universités que nous fréquentons sont parfois liées à l’économie israélienne. Et dans un contexte où les gouvernements ne prennent aucune sanction contre un pays qui bafoue toutes les règles internationales, commet un génocide, agit au-delà de toute morale, notre devoir est de faire pression depuis nos lieux de travail, de refuser que les travailleurs et les travailleuses participent, d’une quelconque manière que ce soit à ces violations du droit international.

Pour l’union syndicale Solidaires, le droit international doit être appliqué, et cela nécessite :

le droit au retour des réfugiés

la fin de la colonisation et la fin de l’occupation

la fin des politiques d’apartheid

De reconnaître l’illégalité de la construction du Mur de séparation (avis consultatif de la Cour Internationale de Justice) et du blocus inhumain sur Gaza depuis plus de 15 ans

Parce que notre syndicalisme est internationaliste, en Palestine, comme ailleurs, nous revendiquons le droit à l’autodétermination. Le peuple Palestinien nous montre la voie, celle de ne jamais baisser les bras, celle de continuer à se relever et à s’organiser, celle de garder espoir d’un monde meilleur. A ses côtés nous continuerons et nous amplifierons notre participation syndicale dans les campagnes BDS et Stop Arming Israel.

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Internationalisme Palestine Podcast

Émission Twitch le 24 février : Retour de la délégation de Solidaires en Palestine : travail, luttes et résistances.

24 février 2026 de 18:00 à 21:00

https://www.twitch.tv/syndicat

Nouvelle émission du Mégaphone mardi 24 février 2026 à partir de 18h sur la chaine Twitch de l’Union syndicale Solidaires : https://www.twitch.tv/syndicatsolidaires

Retour de la délégation de Solidaires en Palestine : travail, luttes et résistances.

Murielle (Co-déléguée générale de l’Union syndicale Solidaires), Linda (Solidaires Finances Publiques), Verveine (SUD PTT) et Emmanuel (SNJ), faisaient partie de la délégation de l’Union syndicale Solidaires qui vient de rentrer de Palestine.
Elles et il nous feront par des échanges qu’iels ont eu avec le peuple palestinien et les travailleurs et travailleuses qui vivent en Cisjordanie occupée. Travail, luttes et résistances.
On vous attend nombreux et nombreuses mardi 24 février pour discuter en ligne avec elleux.

Abonnez-vous à notre chaîne si ce n’est pas déjà fait.

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Internationalisme Palestine

L’Union syndicale Solidaires en Palestine

Une délégation de l’Union syndicale Solidaires composée de 5 militant·es, dont Murielle Guilbert codéléguée générale, s’est rendue en Palestine où elle a passé dix jours. Un de nos camarades n’a cependant pas pu entrer sur le territoire israélien à la sortie de l’avion et a été expulsé après rétention pour son “activisme”.

Dans un contexte d’accélération de la colonisation et de l’occupation généralisée, qui rend la vie des palestinien·nes impossible, la délégation a rencontré des travailleur·euses, plus d’une quinzaine de syndicats et associations de la société civile en Cisjordanie occupée. Elle a constaté avec effroi la dégradation considérable des conditions de vie des travailleur·euses, empêché·es de travailler en Israël depuis le 7 octobre 2023. Les salaires dans le secteur public, quand ils existent, sont amputés en raison des blocages des fonds dus à l’Autorité Palestinienne par le gouvernement israélien.

Dans le même temps, les Palestiniens et les Palestiniennes subissent des restrictions de déplacement dues à l’augmentation du nombre des checkpoints et des barrages, ce qui rend les horaires ou les journées de travail aléatoires.

En dépit de cette situation à laquelle s’ajoutent les attaques des colons, celles de l’armée israélienne contre les camps de réfugié·es, les emprisonnements et la torture répétés, la délégation a constaté la très forte volonté de continuer à lutter pour vivre et être libre et la très forte demande de liens extérieurs et de solidarité. Les syndicats et collectifs jouent un rôle d’amortisseur social et de résistance majeur dans ce contexte.

A Gaza, où la délégation n’a pu se rendre car la zone est toujours inaccessible, des journalistes continuent, dans des conditions précaires, à informer l’opinion des opérations d’extermination menées par le gouvernement israélien.

L’Union syndicale Solidaires portera la voix des travailleur·euses palestinien·nes dans les prochaines semaines en témoignant des échanges sur place. Nous renforcerons notre engagement syndical au sein de nos lieux de travail, contre les liens entre les entreprises, l’Etat français et l’occupation, ainsi que dans les campagnes Boycott, Désinvestissement et Sanctions et Stop Arming Israël. Enfin, nous continuerons à agir à travers notre réseau syndical international de solidarité et de lutte (RSISL).

Notre syndicalisme est internationaliste et solidaire du droit des peuples à disposer d’eux même.

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Internationalisme Palestine Rail

Palestine : campagne de désinvestissement lancée par SUD-Rail

Le 29 novembre dernier, les organisations syndicales CFDT – CGT – Solidaires – FSU ont appelé à se mobiliser massivement pour la journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien. La situation au Moyen-Orient est bien une affaire syndicale !

La fédération SUD-Rail s’inscrit dans une tradition syndicale internationaliste de solidarité avec les peuples en lutte.

Pendant que nos camarades de SUD Aérien refusent de transporter des armes pour Israël, notre syndicat a interpellé la direction SNCF afin que cesse toute collaboration avec la société Amundi (société de gestion d’actifs et actionnaire d’Elbit Systems).

Si Amundi et la direction de la SNCF ne veulent pas prendre leurs responsabilités, alors nous lancerons une campagne d’action en lien avec la campagne BDS : Boycott, Désinvestissement et Sanctions. A partir de mars, nous appellerons les cheminot.es à agir directement pour organiser le boycott en refusant de placer leur intéressement chez Amundi.

Pas 1 euro des cheminot.es pour tuer des palestinien.nes !

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Défense de nos libertés Internationalisme Palestine Violences policières

Répression des mouvements sociaux : à quand le retour de l’État de droit ?

Le 2 octobre, plusieurs mobilisations en soutien à la flottille qui tente de briser le blocus israélien à Gaza ont eu lieu en France. Si elles se sont majoritairement déroulées sans incidents, tel n’a pas été le cas à Marseille et à Toulouse.

Dans ces deux villes, les forces de l’ordre, chacune sous autorité préfectorale, ont donné à voir toute la brutalité qu’on leur connaît hélas depuis bien longtemps. Alors que ces rassemblements à l’appel de plusieurs syndicats et associations se déroulaient dans le calme, ceux-ci ont été dispersés sans ménagement, avec force gaz lacrymogènes et coups de matraques contre des manifestant·es venu·es exprimer pacifiquement leurs émotion et colère suscitées par l’arraisonnement de la flottille dans les eaux internationales et les arrestations des militant-es et pour exiger l’arrêt immédiat du génocide en cours à Gaza. Violence exercée y compris contre les observateur·ices de la LDH qui ont été bousculé·es et blessé·es. A Marseille, plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées et conduites en garde à vue pour la simple participation à ces rassemblements légitimes.

L’Union syndicale Solidaires dénonce ces pratiques qui cherchent à décourager l’expression du soutien au peuple palestinien. Elle condamne fermement ces actes qui démontrent bien que la violence illégitime habite le camp du pouvoir. Elle exprime son soutien aux victimes de cette répression aveugle et hors de tout propos. Manifester ne constitue pas un crime et encore moins quand il s’agit d’exiger un cessez-le-feu et la fin d’un génocide et du blocus qui affame une population. Hier comme aujourd’hui, la répression policière des mouvements sociaux n’est pas acceptable et doit cesser immédiatement. Et celles et ceux qui se prêtent à (et couvrent) de telles méthodes doivent être poursuivi·es et condamné·es pour leurs actes.

Cet Etat qui fuit toujours plus en avant dans l’illibéralisme se doit d’être à nouveau un Etat de droit. Avec d’autres organisations, nous nous y employons et ne laisserons jamais passer.

Ne lâchons rien !

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Internationalisme Palestine

26 septembre – Projection Pour l’honneur de Gaza

Ne ratez pas cet évènement !

VENDREDI 20h30  : le 26 SEPTEMBRE 2025 au Cinéma des Mureaux Cinéma Frédéric Dard (centre ville).

Il est conseillé de venir un peu avant 20h30.

Séance unique pour un Ciné-rencontre organisé par le Collectif Palestine les Mureaux et Alentours (existant et actif depuis 2 ans)

“POUR L’HONNEUR DE GAZA et des DÉPLACÉS SOUS LES TENTES”,  en présence exceptionnelle du réalisateur : IYAD ALASTTAL

En VO.ST.FR   –  Tarif : 6€

Un débat aura lieu avec le réalisateur, la salle et le Collectif après la projection du film .

« Je n’ai pas voulu partir d’ici, car c’est ma patrie.  Déjà on est parti en 1948. Nous ne le referons pas. Mourir sur sa terre est mieux que l’exode. »
  Abu Ali, pêcheur à Gaza.

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Défense de nos libertés Internationalisme Palestine

Solidarité avec l’Union Juive Française pour la Paix

Publié le 16 septembre 2025

La semaine dernière, le directeur de publication du site de l’Union Juive Française pour la Paix a vu son domicile être perquisitionné dans le cadre d’une enquête pour « apologie du terrorisme ». Cet été, le Crédit coopératif avait déjà fermé les comptes de cette même association.

L’Union syndicale Solidaires condamne fermement ces mesures d’intimidation, ces atteintes à la liberté d’association envers le mouvement de solidarité avec la Palestine qui se sont multipliées.

Nous dénonçons cet acharnement contre l’UJFP qui rassemble en France des voix juives progressistes, anticolonialistes, qui lutte contre tous les racismes, pour un cessez-le-feu immédiat et pour une paix juste et durable en Palestine. Nous agissons ensemble au quotidien contre le génocide en Palestine et l’impunité du gouvernement israélien dont le mépris du droit international n’est plus à prouver.

La solidarité n’est pas un délit, c’est un devoir !

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antifascisme antiracisme Conditions de travail Internationalisme Palestine

Vidéos des débats du stand de Solidaires à la fête de l’Huma 2025

Condition de travail : de l’individu au collectif

Avec : SUD Santé Sociaux 91, CGT Action Sociale 91, Collectif “Enseigner sans en saigner” 91, Gaëlle Martinez (secrétariat national de l’Union syndicale Solidaires)

Combattre les racismes, un enjeu syndical

Avec : Amal Bentounsi (Militante antiraciste et contre les violences policières), Monira Moon (Militante/formatrice antiraciste et syndicaliste), Sabrina Sebaihi (députée Les écologistes), Nathalie Tehio (Présidente de la Ligue des Droits de l’Homme), Véronique Poulain et Tayeb Khouira (secrétariat national de l’Union syndicale Solidaires)

Construire la contre-offensive pour imposer un autre budget

Avec Caroline Chevé (FSU), Thomas Vacheron (CGT) Youlie Yamamoto (ATTAC), Eric Coquerel (Président de la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale) Murielle Guilbert et Julie Ferrua co-déléguées Union Syndicale Solidaires

La Sécurité sociale : 80 ans après, la défendre, la développer

Avec : Denis Gravouil (membre du bureau confédéral de la CGT), Gilles Perret (réalisateur), Michèle Rault (Union syndicale Solidaires), Gisèle Riqueau (SUD Recherche/Collectif pour une Sécurité sociale de l’alimentation) Elie Lambert et Julie Le Mazier (secrétariat national de Solidaires)

Palestine – Ukraine : Face aux guerres impérialistes, quelles actions syndicales ?

Verveine Angeli (militante syndicale et associative), Denys Gorbach (militant ukrainien, universitaire), Félix Le Roux (militant de SUD éducation), Lana Sadeq (Forum Palestine Citoyenneté), Linda Sehili (Union syndicale Solidaires)

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