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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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Actu Solidaires 78 Éducation En grève ! Seule la lutte paie !

Communiqué de SUD éducation 78 – Première victoire après 12 jours de grève des AESH de l’école élémentaire Maurice-Thorez (Trappes)


À l’origine de cette grève, il y a la dégradation des conditions de travail des collègues AESH après le départ d’une de leurs collègues en janvier, alors que la situation de cette école, sur laquelle l’équipe précédente avait déjà alerté l’administration, était critique du point de vue du taux d’accompagnement des élèves à besoins particuliers.


En effet, en plus d’accompagner les élèves en situation de handicap pour lesquels elles ont une notification, il leur était demandé d’accompagner d’autres élèves avec notification MDPH en attente d’AESH, réduisant de fait le nombre d’heures pour les
autres élèves, et augmentant l’épuisement des collègues.


Elles débutent alors une grève illimitée le lundi 2 février 2026, et, grâce à leur détermination exemplaire, et malgré les diverses pressions qu’elles ont subies, un rapport de force s’installe. Le 12ème jour, un représentant de la direction académique
annonce le recrutement d’une nouvelle AESH à partir de lundi 16 février lors d’une réunion d’urgence.


Cette grève confirme :

  • que sans accompagnement humain, pas d’école inclusive. Malgré l’enjeu essentiel qu’elle représente pour l’école, les élèves en situation de handicap sont inclus à l’école
    dans des conditions au rabais, les restrictions budgétaires poussant à bloquer le recrutement des aides humaines, dont les AESH, en laissant le personnel et les élèves
    en difficulté, voire dans une souffrance extrême. De plus, l’école ne pourra réellement être inclusive que ces élèves en situation de handicap bénéficient dans l’école publique
    des professionnels du soin et du handicap des instituts spécialisés ;
  • que la grève peut faire plier les institutions, que c’est bien l’outil le plus puissant pour créer un véritable rapport de force, dès lors qu’elle est organisée par les travailleuses
    elles-mêmes, dans la durée. Nous sommes fiers en tant que syndicat d’avoir soutenu juridiquement, humainement, financièrement cette grève. L’école inclusive, la reconnaissance, le statut de fonctionnaire pour les AESH, tout cela ne se fera que par le rapport de forces. Nos camarades de l’école Maurice-Thorez ont montré le chemin par cette première victoire.
    Nous demandons donc, afin de poursuivre le combat :
  • des moyens humains à la hauteur des besoins de l’école en termes de notifications MDPH ;
  • un véritable statut de fonctionnaire pour les AESH, accompagné d’une rémunération digne ;
  • l’arrêt de toute pression sur les travailleuses en grève ;
  • des recrutements massifs de tous les types de personnels de l’Éducation nationale pour assurer des conditions de travail et d’apprentissage satisfaisantes.

Pour arracher de plus amples victoires, il faut multiplier partout ces grèves locales, et construire un mouvement large, à la base, étendu à toutes les catégories de personnel, dans la durée, et surtout, jusqu’à la victoire !
Limay, le 19 février 2026

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Le 8 mars, à l’école, au travail et dans la rue, mobilisons-nous contre le patriarcat

Le tract : Le 8 mars, à l’école, au travail et dans la rue, mobilisons-nous contre le patriarcat

Aujourd’hui encore la liberté des femmes, des trans et des non-binaires à disposer de leur corps est toujours attaquée par le système patriarcal : difficulté d’accès à l’IVG, incitation à réarmer démographiquement la France, volonté permanente de vouloir légiférer sur les corps des personnes trans. Les chiffres sont toujours aussi inquiétants : en 2025, 164 féminicides ont eu lieu ; un viol ou une tentative de viol a eu lieu toutes les 2 minutes 30, une femme sur deux a déjà subi des violences sexuelles. Être la cible de racisme, validisme, classisme et de LGBTIphobies rend encore plus vulnérables : 85% des personnes trans sont agressées au cours de leur vie, 75% des agressions islamophobes visent des femmes et les femmes handicapées sont encore deux fois plus victimes de violences sexuelles que les autres. N’oublions pas que les enfants sont les premières victimes des violences sexuelles (une fille sur cinq et un garçon sur treize).

En 2026, la progression de l’extrême droite partout dans le monde menace toujours plus les droits des femmes et des minorités de genre. En France, la banalisation des idées fascistes et fémonationalistes rend l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite possible à l’Assemblée nationale ou à la présidence mais aussi demain dans nos mairies.

Violences sexistes et sexuelles dans l’Education nationale, pas de double peine pour les victimes – le tract de la campagne

Au moins deux femmes sur cinq affirment avoir subi des violences sexistes ou sexuelles au travail (VSST) et une femme sur cinq déclare avoir subi des comportements à caractère sexuel sur son lieu de travail (enquête Genese 2021). Au sein du ministère de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (ESR), ces chiffres sont sans doute encore loin de l’ampleur des VSST : dans une enquête réalisée par SUD éducation en 2024, 60% des sondé·es affirmaient avoir déjà été victimes de VSST.

Fiche analyse : Les violences sexistes et sexuelles au sein de l’Éducation nationale

En septembre 2024, SUD éducation a proposé aux personnels de l’Education nationale de remplir un questionnaire sur les violences sexistes et sexuelles au travail. Cette fiche présente les principaux résultats.

Matériel de la campagne
Affiche : Premiers secours en cas de violences sexistes et sexuelles
Une fiche pratique pour demander la protection fonctionnelle

 Qu’est ce que la protection fonctionnelle ? 

C’est une protection organisée par la collectivité publique dûe à l’agent·e public·que en raison de ses fonctions. Cette protection s’applique lorsque l’agent·e est victime de violences, d’agissements constitutifs de harcèlement, de menaces, d’injures, de diffamations ou d’outrages à l’occasion de l’exercice de ses fonctions.

Saisir le conseil sur le conseil d’administration sur la question des VSST
Fiche pratique : accompagner une victime de violence sexiste et sexuelle
Proposition au CA ou au conseil d’école concernant les violences sexistes et sexuelles au travail
8 mars 2026, grève féministe !

Retrouvez sur cette page tout le matériel et toutes les infos pour les mobilisations du 8 mars. Faisons la grève au travail, la grève dans nos foyers (des tâches ménagères, des courses…), dans les écoles et les universités ! Interrompons toute activité productive et reproductive, formelle et informelle, rétribuée et gratuite. Participons partout aux actions et manifestations. Réapproprions-nous tous les espaces publics !

Quelques Ressources pédagogiques sur les violences sexistes et sexuelles

Livres et ressources vidéos : – Primaire : Mai Lan Chapiron, Le loup, La Martinière jeunesse, 2021, Paris Les vidéos disponibles sur le même ouvrage sur Youtube – Collège : Juliette Boutant et Thomas Mathieu, Les crocodiles sont toujours là : témoignages d’agressions et de harcèlement sexistes et sexuels, Casterman, 2019, Paris Pénélope Bagieu, Les Culottées, Gallimard, 2016, Paris
– Lycée : Margaret Atwood, La servante écarlate, Robert Laffont, 1985, Paris La série H24 disponible sur Arte Jeux :
Le jeu de rôle du consentement, “Sexploration” Un jeu coopératif pour aborder des situations de sexisme, “Moi c’est madame, la relève” Les expositions, campagnes, kits du Centre Hubertine Auclert.

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Agenda militant En grève ! Luttes féministes

8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes : Toutes et tous en grève et en manifestation !

Les inégalités entre les femmes et les hommes persistent dans nos entreprises et nos administrations. Cette discrimination, les femmes ne l’acceptent plus. Elles refusent d’attendre encore 80 ans pour être considérées dans le travail et rémunérées à l’égal de leurs collègues masculins. Elles exigent l’application du principe inscrit dans la Loi « à travail de valeur égale, salaire égal ».

Pourtant, le Conseil d’Analyse Economique, évalue le coût de ces inégalités à une perte de 10 points de PIB, qui affecte la santé économique générale de notre pays. Cet argument, qui devrait suffire à les convaincre de l’urgence à agir, n’est pourtant jamais mis en avant par les gouvernements successifs et les employeurs.

Les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes diminuent ainsi très lentement et s’élèvent encore à 22% en moyenne. Ces inégalités sont amplifiées à la retraite, avec des écarts moyens de pension de 38% en défaveur des femmes.

La France, comme les autres pays européens, a cette année une occasion historique de se doter d’outils permettant de progresser vers l’égalité. La directive européenne de transparence des rémunérations, si elle est transposée de manière ambitieuse, donne des leviers pour atteindre l’égalité des rémunérations et des carrières entre les femmes et les hommes.

Reconnaître la valeur du travail des femmes, est d’abord une exigence de justice sociale. Cela suppose d’identifier et de mettre un terme aux biais sexistes qui aujourd’hui encore pèsent sur l’orientation des filles, au détriment de la mixité des métiers, sur la reconnaissance des compétences mises en œuvre dans les métiers à prédominance féminine, notamment les métiers du soin et du lien, sur les opportunités de carrière et l’accès aux postes les mieux rémunérés.

Un travail d’examen et le cas échéant de révision des grilles de classifications doit se faire partout par la négociation collective, dans les branches professionnelles, les entreprises et les grilles de la fonction publique. Ce travail doit être mené particulièrement là où les femmes sont plus nombreuses et où persistent des discriminations structurelles clairement identifiées.

Des services publics forts et de qualité sont également une autre nécessité pour répondre aux besoins d’égalité. Les femmes sont à la fois les premières usagères et employées des services publics. Ceux-ci doivent être renforcés et répondre aux besoins croissants, notamment dans la prise en charge de la petite enfance et de la dépendance, aujourd’hui majoritairement assumée par les femmes.

Mieux articuler vie professionnelle et vie personnelle est par ailleurs une demande de plus en plus forte de tous, femmes et hommes, et un gage de plus d’égalité en permettant que les femmes ne soient plus contraintes au temps partiel pour assurer les tâches domestiques et parentales.

Cette exigence n’est pas compatible avec les mesures rétrogrades récemment appliquées dans la Fonction publique, qui pénalisent en premier lieu les femmes, telles que les 10 % de décote salariale en cas de congés maladie ordinaire y compris pour les femmes enceintes, ou le projet de réduction du nombre de jours d’absence « enfant malade ».

Enfin, comme l’illustre le dernier rapport sur le sexisme du Haut Conseil à l’Egalité, les discours masculinistes décomplexés se répandent. Pourtant le combat contre les violences sexistes et sexuelles reste une exigence et un prérequis à toute égalité femmes-hommes. Nos organisations défendent une augmentation des moyens affectés à la lutte contre ces violences, dans les entreprises, les administrations, les sphères privées et publiques et les réseaux sociaux. Là aussi, nous demandons que soit transposée sans attendre la directive européenne 2024/1385 sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique

Face aux forces réactionnaires qui s’organisent et qui nient aux femmes le droit à disposer de leur corps, qui prônent leur retour à la maison au nom de soi-disant valeurs traditionnelles, qui combattent toutes les politiques en faveur de l’égalité, nos organisations syndicales continuent de défendre l’émancipation des femmes et l’égalité réelle avec les hommes, notamment par le travail.

En ce 8 mars 2026, nous appelons donc toutes et tous à se mobiliser, y compris par la grève, et rejoindre les manifestations organisées dans tous les territoires. L’égalité réelle entre les femmes et les hommes est un enjeu démocratique, mais aussi économique, qui ne peut plus attendre !

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anti-validisme Éducation En grève ! Précarité Seule la lutte paie !

Appel à un rassemblement le 17 février 2026 à 13h devant l’inspection de la circonscription de Trappes. Des moyens toujours insuffisants pour l’école élémentaire Maurice-Thorez !




Face à la forte dégradation de nos conditions de travail, notamment après le départ d’une AESH, nous devions redoubler d’efforts pour compenser le manque de personnels. La grève débutée le 02 février qui a duré 11 jours a permis l’arrivée d’une nouvelle AESH à l’école élémentaire Maurice-Thorez.

Cette mobilisation a mis en évidence à quel point le rôle des AESH est essentiel dans la scolarisation des élèves en situation de handicap.
Sans AESH , pas d’école inclusive !
Notre mobilisation a pu nous donner gain de cause mais i l reste
encore des élèves avec notifications MDPH sans AESH.
Nous dénonçons :

  • Le maintien d es AESH en sous-effectif par rapport au
    nombre d’élèves avec notification MDPH.
    Nous ne sommes pas des variables d’ajustement
  • Les AESH de l’école élémentaire Maurice-Thorez revendiquent :
    → le recrutement d’AESH à hauteur des besoins réels de l’école élémentaire Maurice-Thorez à Trappes.

Collectif des AESH de Trappes : aesh.thorez78@gmail.com
Avec le soutien de SUD Éducation 78

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En grève ! Luttes féministes

8 mars : si on s’arrête, tout s’arrête !

Nous sommes secrétaires, aides à domicile, infirmières, cheminotes, enseignantes, guides conférencières, journalistes, vendeuses, caissières, ouvrières, ingénieures, paysannes… Nous sommes femmes, travailleuses, précaires, retraitées, migrantes, handi… Nous sommes indispensables à la société et pourtant sous-payées, précarisées, invisibilisées.
Et pourtant, si on s’arrête, tout s’arrête. Alors, le dimanche 8 mars, toutes en grève !

A travail égal, salaire égal !

Les inégalités salariales perdurent plus de 50 ans après l’adoption des premières lois visant pourtant à les faire disparaître. Quel que soit le métier, les hommes touchent en moyenne 28 % de salaire en plus ! Nous sommes 4 fois plus souvent à temps partiel que les hommes. Et pour la majorité d’entre nous, il s’agit d’un temps partiel imposé. Et toutes ces inégalités qui viennent jalonner nos carrières et nos vies viennent impacter notre retraite.

La France a jusqu’au 7 juin 2026 pour transposer la directive européenne sur la transparence salariale. Celle-ci doit renforcer l’application du principe « à travail de valeur égale, salaire égal » par des mécanismes de contrôle et de sanction. Les entreprises doivent être contraintes de prouver qu’à travail de valeur égale, les salaires sont égaux. Nous exigeons une application ambitieuse de cette directive pour enfin obtenir : l’égalité réelle des rémunérations et des carrières, la revalorisation des métiers à prédominance féminine, la révision en profondeur de l’index égalité professionnelle (qui doit cesser de masquer la réalité).

En grève un dimanche ?

Le dimanche est un jour de repos ? Pas pour les femmes ! 21 % d’entre elles sont au poste ce jour-là, assurant la continuité du soin, du nettoyage, du commerce ou de la culture.

Certes, travailler le dimanche est éprouvant pour tout le monde, hommes comme femmes. Mais l’égalité s’arrête à la fiche de paie. Dans les secteurs masculins (industrie, sécurité, transports), la pénibilité et le travail dominical sont rémunérateurs. Dans les métiers féminisés, c’est la double peine : des conditions difficiles pour des primes dérisoires.

L’écart est brutal au sein même de la santé : là où une infirmière ou une aide-soignante touchera 60 € bruts d’indemnité pour ses 8 heures de travail effectif, un chirurgien d’astreinte percevra, lui, plus de 250 € pour une demi-journée… passée chez lui.

Et quand le travail salarié s’arrête, le travail gratuit commence. Ménage, cuisine, devoirs, soins aux proches : pour la majorité des femmes, le dimanche est une deuxième journée de travail. Le monde ne peut pas tourner sans nous. Alors le 8 mars, pour visibiliser l’invisible, faisons la grève, en arrêtant le travail salarié ou gratuit, en manifestant partout !

Le 8 mars, nous serons le feu !

Le ciel s’assombrit, l’horizon est lourd. Le patriarcat cogne, l’impérialisme broie, mais nous ne baisserons ni les yeux ni les bras.

Ce 8 mars nous nous mobilisons aussi pour nos sœurs du monde entier, de Palestine, du Yémen, du Soudan, du Mali, des États-Unis. Nous crierons pour nos sœurs d’Ukraine, d’Amérique latine, d’Asie et d’Iran. Si l’attaque est mondiale, la riposte est géante, partout où l’on nous brise la lutte est vivante !

Partout, c’est l’incendie MeToo qui brûle le silence en faisant de nos récits une arme. La honte change de camp, l’impunité est finie. Le « sales connes » que le pouvoir nous crache au visage, nous le portons en étendard !

Le 8 mars n’est pas une fête, c’est une journée de lutte !

Face aux attaques réactionnaires, aux politiques d’austérité, au patriarcat et à l’extrême droite qui montent partout, nous revendiquons :

  • L’égalité salariale réelle
  • La revalorisation des métiers féminisés
  • Des mesures concrètes contre les violences sexistes et sexuelles, avec les moyens pour les mettre en œuvre
  • La garantie et accessibilité des droits reproductifs
Le 8 mars nous serons en grève du travail rémunéré, pour dire qu’on ne veut plus être sous-payées, exploitées, précarisées.
Nous serons en grève de la consommation, pour dire que nous voulons en finir avec le système capitaliste et patriarcal.
Nous serons en grève du travail domestique et parental, pour dire que nous voulons une société égalitaire !


Dimanche 8 mars : Grève féministe !

Ce 8 mars on fait la Grève du travail salarié : « On arrête tout » !

C’est le moment de soutenir celles qui triment quand les autres se reposent.

  • Commerce/Grande distribution/Culture : Le dimanche est un gros jour de chiffre. Bloquons les caisses, débrayons !
  • Santé/Social : On assure les urgences vitales (assignations), mais on porte le brassard « En grève » et on refuse toutes les tâches administratives ou non urgentes.
  • Boîte mail : Tu peux aussi changer ton message de réponse automatique : « Aujourd’hui 8 mars, je suis en grève féministe. Je ne répondrai qu’à partir de lundi. Cordialement, une travailleuse qui lutte. »

Ce 8 mars on fait la grève des tâches domestiques

  • Balançons nos balais, brûlons les torchons et allons manifester !
  • Arrêtons toutes ces activités que nous nous sentons obligées de faire chaque jour en tant que femme ou assignée femme.
  • Qui gère le repas de famille, le ménage, la préparation de la semaine des enfants, la charge mentale ? Encore nous. Alors, ce dimanche, prenons du temps pour nous-mêmes, ou prenons le temps de ne rien faire !

Ce 8 mars on fait la grève de la consommation

  • Dénonçons les produits et les enseignes qui appliquent une « taxe rose ».
  • Arrêtons d’acheter ou de consommer des produits ou des services non indispensables (le capitalisme ne dort jamais, surtout le dimanche).
  • Dénonçons les multinationales qui sur-exploitent les êtres humains ou complices du travail forcé.
  • Ré-orientons nos achats vers les productions des femmes et valorisons les matrimoines (écrivaines, réalisatrices, etc.).

Le 8 mars on se mobilise autour de nos lieux d’études

  • Organisons des réunions d’information et assemblées avec les autres étudiantes.
  • Revendiquons l’accès gratuit aux études pour toustes.
  • Dénonçons les harcèlements et critiquons la production masculine et blanche des savoirs qui exclut toujours les femmes et minorités.
  • Revendiquons partout des protections hygiéniques gratuites sur tous nos lieux d’études ! Stop à la précarité menstruelle
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En grève ! Internationalisme Les travailleur·euses n'ont pas de pays !

Soutien aux grévistes en Italie…

Publié le 28 novembre 2025 par SUD Rail

Ce 28 novembre est marquée par une puissante journée de grève générale en Italie. Vous trouverez un tract fédéral qui évoque ce fort mouvement :

  • le rejet de la politique antisociale du gouvernement Meloni,
  • la dénonciation d’une économie dite « de guerre » qui, sans répondre aux réels besoins de soutien à la résistance syndicale et populaire ukrainienne, privilégie les profits des actionnaires de l’industrie militaire
  • la solidarité avec le peuple palestinien, l’exigence de mesures contre le régime génocidaire israélien.

✊ La fédération SUD-Rail apporte son soutien à la grève et aux manifestations ! Solidarité et coordination internationale des travailleurs et des travailleuses !  

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En grève ! Retraites

2 décembre – Appel de 6 organisations de retraité·es à manifester

Le gouvernement Lecornu a dévoilé son projet de budget 2026. Sous prétexte de « faire des économies » pour « maîtriser les dépenses publiques », il propose un plan d’austérité qui n’a qu’une seule ligne directrice : faire payer la crise aux travailleurs et travailleuses, aux retraité·es, aux jeunes, aux plus précaires, aux privé·es d’emploi, aux étudiant·es… C’est non ! L’union syndicale Solidaires mène campagne pour mettre en échec ce projet injuste et brutal.

Toute la population serait touchée par le budget d’austérité 2026 et les retraité·es seraient frappé·es encore plus fortement.

Six organisations de retraité·es appellent à manifester, tous et toutes ensemble, le 2 décembre.

25 12 02 Tract G6
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En grève ! Retraites

2 décembre : budget, salaires, retraites, toutes et tous en grève !

Les mobilisations engagées depuis septembre ont d’ores et déjà permis de faire bouger les lignes. Alors que le débat budgétaire va entrer dans la dernière ligne droite mi-décembre, nous devons enfoncer le clou pour faire barrage au budget d’austérité et obtenir plus de justice fiscale, sociale et environnementale. Le 2 décembre, enterrons les mesures anti-sociales et gagnons l’augmentation des salaires.

Se mobiliser ça paie !

Nos grèves, actions et manifestations ont permis des modifications substantielles du projet de budget Bayrou qu’avait repris à son compte Lecornu :

-suppression des deux jours fériés

gel des pensions de retraite

gel des minimas sociaux

✔suspension/ décalage de la réforme des retraites

Le compte n’y est pas !

Ces avancées prouvent que la mobilisation paie. Mais le compte n’y est pas ! La suspension de la réforme des retraites est un premier pas dont la suite logique doit être l’abrogation de la réforme Borne et le retour à 60 ans et à 37,5 annuités de cotisation. Pour financer nos retraites, Solidaires exige la fin des exonérations de cotisations sociales patronales, l’égalité salariale femmes/hommes…

Au-delà, il faut maintenir la pression pour éviter tout retour en arrière et enterrer les mauvaises mesures qui subsistent et notamment :

  • suppressions de postes dans la Fonction publique
  • gel des salaires des agent·es de la Fonction publique
  • baisse du budget des hôpitaux et des Ehpad
  • limitation de la durée des arrêts maladie

De l’argent il y en a !

Alors que les entreprises du CAC 40 réalisent des bénéfices records qui se chiffrent en milliards d’euros, nos salaires ne suivent pas. Pire, les plans de licenciement se multiplient dans des entreprises qui font des bénéfices dans le seul but de maximiser les dividendes versés aux actionnaires. Pour la justice sociale et fiscale nous exigeons :

  • la fin des milliards d’aides publiques versées aux entreprises sans conditions
  • le droit de veto des CSE sur les licenciements
  • l’augmentation immédiate des salaires
  • l’indexation des salaires sur l’inflation
  • l’égalité salariale femmes/hommes
Enterrons les mesures anti-sociales.
Gagnons l’augmentation des salaires.

En grève et en manifestation le 2 décembre.

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En grève ! Retraites

Jeudi 6 novembre : au travail, au chômage ou en retraite : toutes et tous mobilisé·es le 6 novembre contre le budget Lecornu !

Le gouvernement Lecornu a dévoilé son projet de budget 2026. Sous prétexte de « faire des économies » pour « maîtriser les dépenses publiques », il propose un plan d’austérité qui n’a qu’une seule ligne directrice : faire payer la crise aux travailleurs et travailleuses, aux retraité·es, aux jeunes, aux plus précaires, aux privé·es d’emploi, aux étudiant·es… C’est non !

L’austérité du budget 2026 frapperait tout le monde. D’après les calculs de l’OCDE : un·e salarié·e perdrait 105 € par an, une personne au chômage 180 € … et un ménage comprenant un·e ou plusieurs retraité·es 350 € à cause de la seule année dite blanche : gel des pensions, augmentation des impôts et de la CSG par le gel des barèmes, gel de l’ASPA (minimum vieillesse). Des retraité·es changeraient de taux de CSG et verraient leur pension nette baisser.

En plus, les retraité·es seraient victimes de mesures spécifiques : suppression des 10 % d’abattement pour les impôts sur le revenu qui ferait perdre jusqu’à 390 € par an. Une partie d’entre elles et eux, qui ne payaient pas d’impôts, en paieraient et perdraient des exonérations des prestations versées sous conditions de revenus (tarifs sociaux, chèques énergie, tarifs de transport réduits, aides au logement, etc.).

Les femmes retraité-es de par leur niveau de pension inférieur en moyenne de 40% seront encore une fois les grandes perdantes.

Tout le monde subirait d’autres mesures, le doublement des franchises médicales, la régression des services publics, mais ce sont les personnes âgées qui ont le plus besoin de se soigner, qui utilisent le plus les services publics.

Les mesures proposées par le gouvernement sont une rupture violente de ce qui a constitué le fonctionnement de notre modèle social depuis 1945 avec la création de la Sécurité Sociale : la solidarité entre les générations, où chacun·e prend en charge le bien-être de tou·te·s. Faire exploser ce système ne règlera en rien la situation des finances, mais ne fait qu’opposer les citoyen·ne·s entre elles et eux, au plus grand bénéfice des plus fortunés qui s’enrichiront encore de ces divisions. Les retraité·es seraient frappé·es fortement par le budget d’austérité, ils et elles ont raison de se mobiliser dans l’unité le 6 novembre.

Au-delà, c’est bien l’ensemble de la population qui serait touché par l’austérité : c’est tous et toutes ensemble qu’il faut s’exprimer dans la rue le 6 novembre ! Il n’y a pas de fatalité. Nos mobilisations peuvent changer les choses.

L’Union syndicale Solidaires appelle à rejoindre de manière interprofessionnelle les manifestations des retraité·es du 6 novembre. Leurs revendications sont les nôtres.

Manifestons le 6 novembre !

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En grève !

Bulletin En Grève n° 3

Pas d’économies sur nos vies !

Notre détermination reste intacte

Les mobilisations ne se sont pas arrêtées depuis le 18 septembre. La détermination des grévistes est entière. Préparons-nous pour engager une lutte plus massive et plus longue au moment de la publication du budget !

Les mobilisations ont continué

Le mouvement social ne s’est pas arrêté entre le 18 septembre et le 2 octobre. Le 25 septembre, une journée unitaire d’action étudiante et lycéenne a vu des blocages d’université comme à Nantes et Rennes, de Sciences Po à Grenoble (avec des revendications locales pour les conditions de travail des agent∙es d’entretien) des AG comme à Tours, et une tentative de Crous ouvert à Strasbourg.

Le 28 septembre, les marches des résistances Climat, Justice, Libertés, qui s’inscrivaient dans un mouvement international à l’approche de la Cop 30 au Brésil, ont rappelé notre exigence de justice sociale et environnementale, avec près de 70 marches et 40 000 manifestant∙es dans toute la France.

Le 1er octobre, des militant∙es d’Attac ont fait une action symbolique devant la Samaritaine, propriété de Bernard Arnault, tandis qu’au même moment des syndicalistes de Solidaires Finances publiques menaient une action devant le siège du Medef pour dénoncer les 211 milliards d’aides publiques sans conditionnalité sociale ou environnementale et le refus du patronat de participer à la solidarité nationale par la justice fiscale. Le même jour, 200 personnes réunies à Paris en AG des cultures en lutte ont décidé de rejoindre le rassemblement en soutien à la Global Sumud Flotilla interceptée par Israël.

Des actions coups de poing le 2 octobre

Les actions coups de poing montrent la détermination des grévistes. Un barrage filtrant s’est tenu au niveau du dépôt pétrolier de Longvic (21). Un axe routier a été bloqué à Niort. Des grévistes de la culture ont occupé le Palais de Tokyo à Paris. Des cheminot∙es de SUD Rail ont envahi une concession de Tesla avec deux mots d’ordre, dire qu’il y a “de l’argent dans les caisses du patronat”, et dénoncer “le choix très malsain qui est fait par la bourgeoisie de tendre la main vers l’extrême droite”.

Grèves et manifestations

600 000 personnes ont manifesté dans toute la France, dans près de 250 manifestations. Les taux de grévistes et le nombre de manifestant∙es marquent un peu le pas par rapport au 18 septembre. C’est le moment de reprendre des forces et d’aller convaincre les collègues qu’une grève dure et massive pourra faire céder le gouvernement et le patronat au moment où s’engagera le débat budgétaire. Ce mouvement sert aussi de déclencheur à des mobilisations sectorielles ou locales comme en Seine-Maritime ou les AESH s’organisent pour construire une grève de plusieurs jours, avec caisse de grève, pour leurs conditions de travail et gagner un statut. C’est le cas aussi à Caen où la manifestation est partie de la gare dans le cadre de la perte du contrat des lignes de l’étoile de Caen par la SNCF, avec beaucoup d’incertitudes pour les cheminot∙es. Dans beaucoup de villes (Albi, Avignon, Marseille, Caen, Le Havre, Lyon, Strasbourg, Paris, Grenoble, Tours, Toulouse…), la journée s’est terminée par des rassemblements en soutien aux flottilles vers Gaza*. D’ores et déjà nous avons réussi à imposer dans le débat public la question de la répartition des richesses : ce n’est qu’une première étape !

*Le rassemblement de soutien à la flottille vers Gaza avait été interdit dans la journée à Toulouse. Il a été violemment réprimé par les forces de l’ordre. Un communiqué unitaire condamne fermement cette répression.

Dans les lycées et les universités

La jeunesse scolarisée s’est mobilisée dans de nombreuses villes. A Montpellier, 4 lycées ont été bloqués, de même que la fac de sciences. La bibliothèque universitaire des lettres et le restaurant universitaire étaient en grève. L’Université Rennes 2 et une partie de Rennes 1 ont été bloquées, de même que le Mirail à Toulouse, Sciences Po à Lyon (et deux lycées), un bâtiment du campus central et Sciences Po à Strasbourg, les sites de Tolbiac et Clignancourt à Paris. A Nantes un barrage filtrant a permis de diffuser des tracts à l’université. A Grenoble, un cortège jeunes, parti du campus, avec les lycées dont un bloqué, ont rejoint la manifestation intersyndicale.

Vademecum : comment faire grève ?

Faire grève c’est ne pas aller travailler une heure, deux heures, une journée… En cas de grève nationale, ce sont les syndicats qui couvrent les salarié-e-s et agent-e-s en grève.

Dans le privé, un appel à la grève national suffit à vous couvrir. Le Jour J, vous n’allez pas au travail.

Dans le public, des préavis de grève sont déposés auprès des ministères pour couvrir les agent-e-s. Dans certains métiers, il faut vous déclarer en avance (comme les professeurs des écoles ou les animateurs des mairies.)

Vous êtes en grève et vous voulez le faire savoir ou rencontrer d’autres grévistes de votre secteur ? Le syndicat est là pour ça.

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