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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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Écologie Éducation

Alliance écologique et sociale – Budget : toujours pas assez d’investissements dans la rénovation des écoles

Les syndicats et associations réunis dans le cadre de l’Alliance écologique et sociale (AES)* dénoncent la manipulation des annonces concernant le Fonds vert et rappellent que le budget actuel acte un recul scandaleux.

Dans le cadre des négociations autour du PLF 2026, Sébastien Lecornu a annoncé une augmentation de 200 millions d’euros du Fonds vert.
Si cette augmentation semble être une bonne nouvelle, elle est minime par rapport aux coupes colossales faites sur le Fonds vert ces deux dernières années : passé de 2,5 milliards en 2024 à 1,15 milliard en 2025, il atteindrait à peine les 850 millions d’euros cette année.

Les épisodes de canicule et de froid ne font que mettre en lumière la vétusté d’une grande partie des écoles et établissements scolaires publiques, où les températures peuvent aller de 8 à plus de 36 degrés :

  • 86% des établissements scolaires devraient être rénovés
  • au moins 10% présenteraient un état de vétusté important
  • 43 % des établissements ne disposent même pas de volets pour protéger les élèves de la chaleur l’été

Les travaux de rénovation n’avancent pas assez vite : à l’opposé des besoins, cette nouvelle baisse drastique du Fonds vert limiterait encore les fonds destinés à la rénovation énergétique des bâtiments scolaires.

L’Alliance écologique et sociale souligne l’urgence d’augmenter massivement les fonds destinés à la rénovation énergétique des bâtiments scolaires.

Dans son rapport L’École bien dans ses murs” publié en septembre dernier, l’AES montrait qu’il faudrait a minima 5 milliards d’€ par an sur 10 ans fléchés vers la rénovation des établissements scolaires.

Le rapport soulignait que la dégradation des bâtiments scolaires renforce les injustices scolaires, sociales et territoriales, tout en dégradant la santé et les conditions de travail des élèves et du personnel de l’établissement.

C’est pourquoi, ne pas abonder le Fonds vert à la hauteur des enjeux, c’est envoyer un mauvais signal aux personnels de l’Éducation nationale et aux élèves qui doivent pouvoir travailler et étudier dans des conditions dignes.

Au lieu de couper encore plus le budget du Fonds vert par rapport à l’année dernière, les organisations de l’Alliance écologique et sociale demandent de rehausser de manière significative l’enveloppe de ce dispositif pour atteindre 5 milliards d’€ pour la rénovation des écoles.

*La FSU, Sud Education, la CGT Educ’Action, Greenpeace France, Oxfam France, Les Amis de la Terre France, la Confédération paysanne et Attac 

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antifascisme Éducation

Après Bétharram : certainement pas les “oubliettes” !

Le SUNDEP Solidaires revient sur les violences en milieu scolaire, mises à jour notamment après les scandaleuses révélations sur l’établissement Bétharram.

Alors qu’est dévoilée aujourd’hui, dans la presse, une proposition de loi qui a pour objectif de «renforcer le contrôle des établissements privés», le président de la Fédération des organismes de gestion de l’enseignement catholique (FNOGEC) pousse la provocation à vouloir envoyer Bétharram «aux oubliettes».

Violences en milieu scolaire : l’après Bétharram

Le scandale de Bétharram, puis la commission d’enquête Vannier-Spillebout qui en a découlé, ont révélé ce que le SUNDEP Solidaires dénonce depuis des années : la quasi-absence de contrôle des établissements privés, qu’ils soient sous contrat que hors contrat.

Ce manque de contrôle a entraîné l’invisibilisation de violences systémiques, de harcèlement moral et sexuel massif. Pendant des décennies, la parole des élèves a été méprisée. Directions, tutelles et État ont fermé les yeux. Ils ont non seulement laissé faire, mais ont passé sous silence les faits et réprimé les lanceur·euses d’alerte.

Six mois après le rapport de cette commission, où en est-on ?

Force est de constater que rien n’a réellement changé. Aucune mesure sérieuse n’a été prise, aucune protection des victimes mise en place. Des missions de contrôle sont certes engagées dans les établissements sous contrat, mais de manière très disparate selon les académies, sans cadre national ni transparence. Et malgré les manquements graves que relèvent 42 rapports d’inspection auxquels la presse a eu accès (Médiacités, 22 janvier 2026), aucune suite n’a été donnée par le ministère.

Pire encore : le nouveau secrétaire général de l’enseignement catholique démontre, par ses prises de positions publiques – notamment sur la prière en classe – que le respect de la loi n’est pas une priorité pour l’Enseignement catholique. Il dénonce une prétendue « instrumentalisation » des contrôles tandis que l’autorité de tutelle des établissements privés va jusqu’à évoquer un complot.

Le SUNDEP Solidaires exige la systématisation des inspections des établissements privés (finances, sécurité, pédagogie), la diffusion des rapports d’inspection et la mise en place de sanctions réellement dissuasives en cas de non-respect du contrat d’association. Nous demandons également le renforcement du statut de lanceur·euse d’alerte afin que celles et ceux qui dénoncent les dérives soient protégé·es et non sanctionné·es.

Ne laissons pas les établissements privés continuer à agir en dehors du droit et hors de tout contrôle.

Réaffirmons notre refus :

  • des cérémonies religieuses sur temps scolaire ;
  • des recrutements fondés sur le « caractère propre » pour l’accord collégial ;
  • de la 28ᵉ heure bénévole en maternelle et en primaire au service de la catéchèse ;
  • du détournement des fonds publics de la formation professionnelle pour diffuser une idéologie confessionnelle ;
  • de l’argument du « caractère propre », derrière lequel se réfugient les établissements.

Le SUNDEP Solidaires continuera à se battre pour la protection des élèves et des personnels, pour le respect de la laïcité et de la liberté de conscience des élèves et des enseignant·es, pour le respect des programmes – comme l’EVARS – et pour faire évoluer le statut de l’ensemble des personnels (y compris pour la vie scolaire et les directions) vers un système unifié et public de l’enseignement.

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antifascisme antiracisme Défense de nos libertés Éducation Luttes contre les discriminations Luttes migrant·es Précarité Solidarité ! Violences policières

Motion d’actualité : Mineur·es non accompagné·es

Cette motion d’actualité a été votée à la suite du 7e congrès du SUNDEP Solidaires qui s’est déroulé en décembre 2025 à Lille.

Nous appelons à ce que les droits des mineur·es non accompagné·es, sur tout le territoire français, soient respectés.
Nous continuerons à lutter partout où ce ne sera pas le cas.

VIEW ONLINE: sur le site du SUNDEP Solidaires

Des mineur·es non accompagné·es sur le territoire français n’ont toujours pas accès, de façon pérenne, au logement et à la scolarisation.
Leur minorité est systématiquement examinée et trop souvent remise en question par les autorités : département et/ou rectorat. Ils et elles vivent tout ou partie de l’année dans des conditions inacceptables pour des adolescent·es.

Le SUNDEP Solidaires demande que ces mineur·es non accompagné·es soient scolarisé·es, nourri·es, logé·es, soigné·es et que ces jeunes puissent circuler gratuitement. Nous demandons également que, pour cela, les conseils départementaux et les rectorats appliquent les lois relatives à la protection de l’enfance.

Le SUNDEP Solidaires soutient et soutiendra, dans chaque académie, toutes les actions en faveur de la défense de ces mineur·es non accompagné·es qui sont aussi nos élèves quand ils et elles échappent à la rue.

Nous appelons à ce que leurs droits soient respectés et continuerons à lutter partout où ce ne sera pas le cas.

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Éducation

Interdiction des portables au lycée : l’analyse du SUNDEP Solidaires

Un Conseil supérieur de l’éducation (CSE) a été convoqué en urgence début janvier pour rendre un avis sur le projet de loi qui consiste à étendre l’interdiction des portables au lycée.

Le SUNDEP Solidaires, qui siège au CSE au sein de l’Union syndicale Solidaires, relève les biais de cette discussion.

Lisez notre analyse dans cet article.

VIEW ONLINE: sur le site du SUNDEP Solidaires

Le gouvernement accélère l’adoption d’une loi interdisant les téléphones portables dans les lycées, présentée comme une mesure de « protection des jeunes face aux écrans » . Cette précipitation, qui a conduit à convoquer le Conseil supérieur de l’éducation (CSE) en urgence le 7 janvier 2026, masque une opération politique plutôt qu’une réflexion pédagogique. Le CSE s’est d’ailleurs prononcé contre l’article 2 de ce projet de loi, désormais examiné par le Conseil d’État.

Cette interdiction ne répond pas aux vrais enjeux  : l’usage excessif et non encadré des portables par les élèves, amplifié par les nouveaux programmes intégrant l’intelligence artificielle. Elle risque même de créer des dispositifs inapplicables, car le ministère n’a prévu ni matériel adapté ni moyens humains pour la mettre en œuvre. La loi actuelle (art. L511-5 du Code de l’éducation) interdit déjà l’usage du téléphone en classe et lors d’activités pédagogiques hors établissement, avec possibilité de confiscation. Étendre cette interdiction au lycée sans moyens supplémentaires est irréaliste et déresponsabilise les élèves sans les former à un usage réfléchi des outils numériques. Les problèmes réels restent  : distraction, manque de sommeil, fraudes, perturbations en classe, cyberharcèlement et surexposition aux écrans. Une interdiction pure et simple ne protège pas les élèves et ne résout pas ces questions  : elle ne fait qu’alimenter la communication politique.

Le SUNDEP Solidaires revendique : Une concertation réelle avec les enseignant·es et les acteur·ices de terrain avant toute mesure. Des moyens matériels et humains adaptés pour permettre un usage pédagogique des outils numériques. Une réflexion approfondie sur l’usage des écrans et des outils numériques, et non un projet de loi d’affichage électoraliste.

L’école doit rester un lieu d’émancipation et de réflexion ; elle ne doit pas devenir un instrument de communication politique. Interdire les téléphones sans formation, accompagnement et moyens, c’est faire croire à une protection illusoire.

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Actu Solidaires 78 antifascisme Éducation

VISA 78 : VADE-MECUM DE LUTTE CONTRE LES IDÉES D’EXTRÊME DROITE DANS L’ÉDUCATION NATIONALE

Depuis que le RN est aux portes du pouvoir, nos organisations constatent une libération de la parole et des actes racistes et LGBTIphobes, y compris sur nos lieux de travail : par nature xénophobe et raciste, l’extrême droite est un danger pour l’École, pour nos élèves, nos collègues et pour la démocratie.

L’extrême droite a une vision réactionnaire et antirépublicaine de l’École : la mise en œuvre de son programme aurait des effets terribles pour l’ensemble de la communauté éducative.

A contrario, nous militons pour accueillir partout tous les élèves sans distinction d’aucune sorte, respecter et participer à une véritable liberté de conscience notamment par la construction de l’esprit critique de savoirs scientifiquement validés.

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Conditions de travail Éducation Luttes antivalidistes Luttes contre les discriminations Précarité

Une semaine de mobilisation pour la création d’un corps d’AESH

Ce communiqué a été publié le 05/12/2025

Depuis le printemps dernier, les organisations syndicales FSU, SE-UNSA, CFDT Éducation Formation Recherche Publiques, CGT Éduc’action, SNALC et SUD éducation ont mené une campagne pour que soit enfin mis à l’ordre du jour l’obtention d’un corps de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH avec une pétition qui a recueilli à ce jour plus de 83 000 signataires, ce qui démontre le soutien total de toute la communauté éducative et au-delà pour les AESH.

En effet, ces personnels exercent leur métier avec professionnalisme et sont devenu·es un maillon essentiel permettant l’inclusion d’élèves en situation de handicap. Le métier d’AESH est une profession à part entière et les missions pérennes qu’ils et elles exercent ne fait pas débat sur leur nécessité.

La situation à la rentrée 2025 a montré à quel point ce métier souffre d’un manque d’attractivité (multiplication des démissions, licenciements pour inaptitudes, ruptures conventionnelles) et le maintien dans la précarité de ces 140 000 agent·es n’est pas de nature à inverser la tendance.

Il est temps de donner un signal fort ! C’est pourquoi l’intersyndicale FSU, SE-UNSA, CFDT Éducation Formation Recherche Publiques, CGT Éduc’action, SNALC et SUD éducation poursuit la campagne pour la création d’un corps de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH aussi bien au niveau national qu’au plus près des lieux de travail.

Une demande d’audience a été adressée aux ministres employeurs : le ministre de l’Éducation nationale et de l’agriculture, pour porter la pétition, et les parlementaires ont reçu un argumentaire sur la création d’un corps de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH. 

L’intersyndicale appelle l’ensemble des AESH et des personnels de l’éducation à se mobiliser dans les départements pendant la semaine du 15 au 19 décembre, et plus particulièrement le 16 décembre, jour du Comité Social d’Administration ministériel consacré au budget.

Ensemble, pour revendiquer la création d’un corps de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH, chacun et chacune est invité à participer aux mobilisations décidées par les intersyndicales locales : rassemblements, heure d’information syndicale, grève…

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antiracisme Éducation

Loi de 1905 : Pour une réelle école publique et laïque

Le 9 décembre marquera les 120 ans de la loi de séparation des Églises et de l’État. Cette loi, fondamentale pour l’école publique et laïque, est pourtant bien trop souvent ignorée ou dévoyée par l’État lui-même.

Depuis 1905, la loi de séparation des Églises et de l’État proclame que la République assure la liberté de conscience, garantit le libre exercice des cultes et que l’État ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.

Un enseignement privé catholique financé par l’État

Pourtant, un·e élève sur cinq est aujourd’hui scolarisé·e au sein de l’enseignement privé, à 97% catholique. Cet enseignement est financé par l’État et coûte chaque année 10 milliards d’euros au budget de l’Éducation nationale. Pour SUD éducation, il est inadmissible que l’État finance l’enseignement privé très majoritairement catholique et ignore ainsi le principe de laïcité de la loi de 1905. SUD éducation revendique la laïcisation et la nationalisation de l’ensemble des établissements privés et l’intégration de ses personnels dans l’Éducation nationale.

Financer l’enseignement privé est d’autant plus inacceptable qu’il renforce les inégalités sociales en ségrégant les catégories sociales défavorisées. Plus de 40 % des élèves scolarisé·es dans le privé sont issu·es des classes très favorisées contre 10% d’élèves boursier·es. Pas un euro de plus pour l’enseignement privé !

Non au dévoiement de la laïcité !

Depuis trop longtemps, la laïcité est dévoyée par l’État ou les partis et syndicats conservateurs. Elle est instrumentalisée pour justifier des dérives racistes, islamophobes et sexistes, en s’en prenant en priorité aux personnes musulmanes.

La loi de 2004, qui interdit les signes religieux à l’école au nom de la laïcité, ne respecte pas la loi de 1905 qui garantit à l’ensemble des citoyen·nes la liberté de conscience et de culte. Elle renforce le racisme et le sexisme en visant en priorité les élèves musulman·es, en les stigmatisant et en imposant un contrôle permanent de leurs corps sous couvert de laïcité. Seul·es les agent·es de l’État doivent se plier à l’interdiction de signes religieux et à la neutralité religieuse dans un souci de séparation des Églises et de l’État. SUD éducation revendique ainsi l’abrogation de la loi de 2004 qui stigmatise, discrimine et qui est utilisée dans un projet raciste et conservateur. Par cette loi, le principe de laïcité qui garantit le principe de neutralité est dévoyé en un principe de contrôle et de suspicion

De même, une cantine scolaire qui respecterait la loi de 1905 respecterait aussi toutes les consciences et les croyances. SUD éducation défend d’ailleurs une option végétalienne quotidienne pour l’ensemble des élèves, usager·es du service public d’éducation.

SUD éducation se battra toujours pour un service d’éducation public, laïc et émancipateur. La loi de 1905 doit être respectée et appliquée pour garantir à tou·tes un accès à l’école gratuit et égalitaire.

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Antihiérarchie antimilitarisme Éducation

Service militaire volontaire : pour SUD éducation, la militarisation de la jeunesse, c’est toujours non !

Emmanuel Macron accentue et accélère la logique belliciste dans laquelle il s’enferme. Annoncé depuis de longs mois, le rétablissement du service militaire, sur la base du volontariat, est désormais devenu concret lors de la visite, à Varces, du Président venu s’exprimer auprès de la 27e Brigade d’infanterie de montagne. La forme qu’il prendra, les mesures qu’il comprend, son plan de déploiement et son coût ont été dévoilés : estimé à 2 milliards d’euros pour 2026, ce dispositif devrait enrôler, à partir du prochain été, 3000 volontaires, âgé·es entre 18 et 19 ans avec un objectif de 10 000 conscrit·es pour 2030 et 50 000 pour 2035. Les volontaires seront notamment recruté·es lors de la journée de défense et de sécurité, transformée en « journée de mobilisation ».

Ce service militaire, quoique volontaire, s’inscrit dans une volonté affichée de militarisation de la jeunesse. Il prolonge le plan de « réarmement » que ne cessent de déployer Macron et ses gouvernements successifs et qui se manifeste dans des choix budgétaires, des mesures au service de l’armée et de la défense, une rhétorique martiale. Ce service militaire vient appuyer et valider le scandaleux discours « va t’en guerre » du chef d’état major des armées devant le congrès des maires de France : il illustre la pression mise par le militaire pour un enrôlement de la jeunesse, la préparation des esprits pour « accepter de perdre ses enfants ».

Ce service militaire vient prendre la suite du service national universel, mesure phare des quinquennats de Macron à laquelle il a dû renoncer faute d’adhésion de la jeunesse à ce dispositif onéreux, largement décrié et combattu. À travers ce service militaire, le Président bafoue les revendications portées par la jeunesse, les organisations syndicales, les collectifs mobilisés contre le SNU. Il renie également des décennies de lutte pour la suspension de l’ancien service militaire obtenue en 1997.  SUD éducation s’oppose à cette mesure qui franchit un cap dans la militarisation de la jeunesse et la combattra avec la même détermination que nous avons combattu le SNU.

Ce service militaire s’accompagne de toute une série de dispositions qui engagent l’Éducation nationale et renforcent les relations déjà très étroites entre l’école et l’armée. Ainsi, les classes défense, dispositif qui permet de nouer des partenariats entre des établissements scolaires et les forces de défense et de sécurité, verront leur durée étendue de un à trois ans. Les établissements scolaires devront, par ailleurs, organiser la participation des élèves à au moins une journée commémorative par an. Enfin, les élèves de seconde devront être incité·es à faire leur stage de fin d’année dans l’armée.

SUD éducation dénonce ces dispositifs qui vont à l’encontre du projet d’école émancipatrice que nous portons. Nous refusons que les missions de l’école soient dévoyées pour en faire un espace d’enrôlement et d’embrigadement de la jeunesse. Le service militaire annoncé par Macron et les mesures qui l’accompagnent traduisent une dangereuse mainmise de l’armée sur la jeunesse, instrumentalisant l’école au service de cet objectif, captant des moyens qui font défaut à un service public d’éducation en souffrance, incapable d’accueillir dans de bonnes conditions l’ensemble des élèves. Ce projet ne répond en rien aux besoins et préoccupations d’une jeunesse dont la santé mentale s’est largement dégradée comme le révèlent les enquêtes de Santé publique France. Elle  manifeste son inquiétude pour l’avenir de la planète et se heurte à une sévère répression dès lors qu’elle s’engage pour la justice sociale et climatique.

SUD éducation appelle à construire la résistance à ce service militaire, nouvelle démonstration du mépris du gouvernement envers la jeunesse. SUD éducation invite les personnels de l’éducation nationale à refuser toute participation aux dispositifs mis en place pour faire pénétrer l’armée dans les écoles et à se mobiliser contre la militarisation de la jeunesse et de la société.

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Éducation Luttes contre les discriminations Luttes féministes

Violences sexistes et sexuelles dans l’Éducation nationale, pas de double peine pour les victimes !

Cet article a été publié le 10/10/2025Au moins deux femmes sur cinq affirment avoir subi des violences sexistes ou sexuelles au travail (VSST) et une femme sur cinq déclare avoir subi des comportements à caractère sexuel sur son lieu de travail (enquête Genese 2021). Au sein du ministère de l’Education nationale et de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (ESR), ces chiffres sont sans doute encore loin de l’ampleur des VSST : dans une enquête réalisée par SUD éducation en 2024, 60% des sondé·es affirmaient avoir déjà été victimes de VSST.

Le tract de la campagne (4 pages)
Fiche analyse : les violences sexistes et sexuelles au sein de l’éducation nationale
Matériel de la campagne
Affiche : Premiers secours en cas de violences sexistes et sexuelles
Une fiche pratique pour demander la protection fonctionnelle

 Qu’est ce que la protection fonctionnelle ? 

C’est une protection organisée par la collectivité publique dûe à l’agent·e public·que en raison de ses fonctions. Cette protection s’applique lorsque l’agent·e est victime de violences, d’agissements constitutifs de harcèlement, de menaces, d’injures, de diffamations ou d’outrages à l’occasion de l’exercice de ses fonctions.

Saisir le conseil sur le conseil d’administration sur la question des VSST
Fiche pratique : accompagner une victime de violence sexiste et sexuelle
Proposition au CA ou au conseil d’école concernant les violences sexistes et sexuelles au travail
Quelques Ressources pédagogiques sur les violences sexistes et sexuelles

Livres et ressources vidéos : – Primaire : Mai Lan Chapiron, Le loup, La Martinière jeunesse, 2021, Paris Les vidéos disponibles sur le même ouvrage sur Youtube – Collège : Juliette Boutant et Thomas Mathieu, Les crocodiles sont toujours là : témoignages d’agressions et de harcèlement sexistes et sexuels, Casterman, 2019, Paris Pénélope Bagieu, Les Culottées, Gallimard, 2016, Paris
– Lycée : Margaret Atwood, La servante écarlate, Robert Laffont, 1985, Paris La série H24 disponible sur Arte Jeux :
Le jeu de rôle du consentement, “Sexploration” Un jeu coopératif pour aborder des situations de sexisme, “Moi c’est madame, la relève” Les expositions, campagnes, kits du Centre Hubertine Auclert.

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Éducation Luttes contre la Lgtbqia+ - phobie

Collectif contre les LGBTIphobies : déclaration intersyndicale sur l’EVARS au CSE

Ce communiqué a été publié le 09/10/2025

Déclaration intersyndicale et associative du Collectif Éducation contre les LGBTIphobies en milieu scolaire et universitaire

Madame la Ministre, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil,

Notre intersyndicale et associative souhaite alerter une nouvelle fois sur le décalage préoccupant entre les engagements validés ici même fin janvier 2025 et affichés par le ministère dans le cadre des programmes EVAR·S et les moyens réellement mis en œuvre pour garantir son application effective dans les établissements.

Si nous saluons l’existence de ce programme, il demeure largement insuffisant dans sa mise en œuvre. Le manque de moyens humains et de formation empêchent une véritable appropriation par les équipes éducatives et rendent les ambitions affichées inatteignables. Or, sans déploiement concret, les LGBTIphobies continuent de peser lourdement sur la vie et le parcours des élèves.

Nous attirons plus particulièrement votre attention sur une contradiction majeure :

D’un côté, les programmes EVAR·S reconnaissent explicitement la légitimité et l’importance des interventions en milieu scolaire par des associations agréées, expertes dans la prévention des discriminations et la promotion de l’égalité.i

De l’autre, la foire aux questions ministérielleii ainsi que certaines circulairesiii ou réponses administratives interdisent ces interventions en école primaire, privant ainsi les enfants d’un accompagnement précoce pourtant essentiel.

Cette incohérence fragilise le travail des équipes pédagogiques, menace les associations investies et envoie un signal négatif : celui d’un engagement de façade, où les textes promettent mais où les pratiques bloquent.

Cette incohérence questionne également la légitimité accordée par notre ministère au CSE.

Nous demandons donc :

1. La levée claire de l’interdiction faite aux associations agréées d’intervenir en primaire, et une communication en cohérence auprès des parents, des écoles et des enseignant·es.

2. Des instructions précises, unifiées et cohérentes données aux rectorats et directions académiques pour garantir l’application du programme EVARS sur l’ensemble du territoire.

3. Les moyens humains et financiers nécessaires pour former les personnels et soutenir les interventions associatives.

4. L’assurance par le ministère de respecter les décisions prises en CSE, fruits de négociations entre les partenaires.

L’école et l’université doivent être des espaces sûrs, inclusifs et protecteurs. Cela suppose de la clarté, de la cohérence et surtout des actes concrets.

Nous appelons le ministère à prendre ses responsabilités et à transformer enfin les intentions en réalités. 

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