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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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antifascisme

Nouvelle brochure S’ARMER CONTRE L’EXTRÊME-DROITE Un argumentaire syndical antifasciste

Face aux risques

  • de ruissellement accru des idées fascistes dans le débat politique,
  • de focalisation médiatique sur les thèmes chers à l’extrême-droite,
  • d’une nouvelle progression de Le Pen aux élections,
  • d’une banalisation des discours de Zemmour,
    les militant.es de Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes ont réalisé un argumentaire syndical antifasciste sous la forme d’une brochure de 140 pages au prix de 3 €.

Disponible fin janvier 2022, vous pouvez d’ores et déjà en réserver des exemplaires par mel à : assovisabis@gmail.com

Armer les militant.es contre les impostures de l’extrême-droite est une absolue nécessité à l’approche des élections présidentielles de 2022, même si le combat contre le fascisme est quotidien et permanent.
Armer les militant.es, c’est leur livrer des analyses et des outils pour qu’ils et elles puissent ensuite parler avec leurs mots aux salarié.es qui s’apprêtent à se tromper de colère en votant pour l’extrême-droite.
Armer les militant.es, c’est ce que propose l’association VISA (Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes) avec ce petit livre qui met en lumière l’ADN fasciste des Le Pen et Zemmour, de leurs entourages et de leurs soutiens (antivax et complotistes notamment).

Mieux les connaître pour mieux les combattre sera plus facile après avoir lu ces 140 pages qui décortiquent les fourberies et les mystifications de l’extrême-droite sur le terrain économique et social, sur les droits des femmes ou encore sur l’écologie.
Le focus sur les votes de leurs élu.es et l’analyse de leurs visuels de campagne sont également très utiles pour les démasquer.
Et parce que l’extrême-droite n’a pas de frontières, ses faits et méfaits dans plusieurs pays proches ou lointains illustrent aussi concrètement les dangers qu’elle représente.

Documents à télécharger

Nouvelle brochure disponible fin janvier 2022 S’ARMER CONTRE L’EXTRÊME-DROITE Un argumentaire syndical antifasciste

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Renault – allocation télétravail : les mesquineries de la direction


Sur les fiches de paie de novembre, de nombreux salariés ont eu la surprise de découvrir que leur allocation mensuelle de télétravail était incomplète. S’agit-il d’une erreur du Service paie ou est-ce le mode de calcul de cette allocation qui pose problème ?

Cet écart vient d’abord de l’interprétation par la direction de l’accord fixant le montant de cette allocation [1].

L’allocation télétravail, plafonnée à 30 € par mois, n’est déjà pas bien lourde. Mais la direction l’a en plus proratisée selon le nombre de jours réellement télétravaillés [2], alors que cette proratisation ne figure pas dans l’accord.

D’autre part, des jours télétravaillés pourraient être déduits abusivement de cette allocation. Par exemple, si vous avez opté pour une formule de 2 jours de télétravail par semaine les mercredi et jeudi, vous avez droit normalement à 20 € d’allocation mensuelle. Mais si vous avez changé votre jour de télétravail ne serait-ce qu’une fois (en étant par exemple en télétravail un lundi au lieu du mercredi), il est possible que ce jour ne soit pas considéré comme télétravaillé, et qu’il soit décompté de votre allocation qui passe alors sous les 20 €. Même si ce changement s’est fait à la demande de votre hiérarchie…

Autre « anomalie » : cette prime semble proratisée pour les salariés à temps partiel. Par exemple, un salarié en 4/5ème peut faire 2 jours de télétravail par semaine et toucher 16 € par mois au lieu de 20 € (soit 20 € x 0,8). Pourtant, il n’a pas télétravaillé 2 x 0,8 jours, mais bien deux jours entiers.

Vérifiez bien vos fiches de paie, et contactez-nous si besoin. SUD compte bien interpeller la direction à ce sujet.

Notes

[1] « Allocation mensuelle : Une indemnité forfaitaire mensuelle de 10 € par jour de télétravail prédéterminée par semaine, plafonnée à 30 € par mois, est allouée. Elle est utilisée, au libre choix du salarié, en fonction de son organisation personnelle (repas, surcoûts des fluides, espace de co-working, etc.). » Article 1. 2. 1. « Formule de télétravail standard » de l’Accord relatif aux nouveaux modes de travail du 10 juin 2021.

[2] Voir l’actu’paie de septembre 2021

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Actu Solidaires 78 Collectivités territoriales Éducation En grève !

Grève des agent·es de Mantes-la-Jolie : soutenir et rejoindre la mobilisation…

Depuis le jeudi 18 novembre, les agent.es de la ville de Mantes-la-Jolie (nos collègues ATSEM et animateur.rices du périscolaire, mais aussi les coordinateur.rices des écoles, les bibliothécaires…) sont en grève contre l’injustice de la revalorisation en trompe-l’œil de leurs salaires et une refonte de leur temps de travail.

Commençons par le temps de travail. La mairie entend faire appliquer la loi du 6 août 2019 (dérogatoire jusqu’au 1er janvier 2022) qui vise à uniformiser, au nom de la « justice » et de l’« équité », le temps de travail des agent.es de la fonction publique territoriale en les faisant passer toutes et tous à 1607h annualisées.

Cette réforme oublie évidemment de tenir compte de la pénibilité du travail de ces agent.es.

Rappelons qu’un.e ATSEM participe activement auprès de l’enseignant.e à l’accueil des élèves et à la mise en place des différents ateliers tout au long de la journée, assure le service de cantine et gère le temps de sieste. A cela s’ajoutent la gestion de l’hygiène des enfants et le nettoyage de la classe le soir et pendant les périodes de vacances scolaires. Il serait donc « juste » et « équitable » qu’elles ou ils travaillent plus ?

Pour les agent.es du périscolaire, la situation ne semble pas meilleure. Des horaires fractionnés sur une journée, des changements réguliers de lieux de travail sans réelle concertation avec les agent.es, des locaux souvent inadaptés à la gestion d’enfants en grand groupe (salle des maîtres, salle informatique,…), absence de matériel,… A cela s’ajoute un flou artistique sur leurs missions (étude surveillé, devoirs dirigés, garderie?) qui permet évidemment le flou sur leurs salaires.

Justement, parlons salaires. La municipalité souhaite acter la déclinaison locale du Régime indemnitaire des fonctionnaires de l’État (RIFSEEP), et la prime qui en résulte n’est pas la même pour tout le monde :

  • les salaires des agents territoriaux vont bénéficier de la spectaculaire augmentation de 80 à 120 euros bruts mensuel
  • les hauts cadres auront quant à eux 3000 euros !

Nous parlions de « justice » ? D’« équité » ?

Rappelons enfin que de nombreuses communes (Vitry-sur-Seine, Fontenay-sous-Bois, Paris,…) refusent d’appliquer cette loi au nom de la libre administration des collectivités locales. Ces conseils municipaux se préparent déjà à répondre aux attaques de l’État au tribunal administratif, en rappelant que le passage aux 1607h remettraient en cause des congés qui ont été négociés dans un cadre légal.

Face à cette précarisation des agent.es territoriales, ce déni de la pénibilité de leurs conditions de travail, cette attaque de l’État contre la démocratie locale, ils et elles expriment leur colère tous les midis devant la mairie de Mantes-la-Jolie. Soyons nombreuses et nombreux pour les soutenir, et généralisons la grève dans les autres communes du département qui subissent les mêmes injustices.

Sud éducation 78

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Actu Solidaires 78 antifascisme Idées, débats, cultures

Face à la menace fasciste…

Une quarantaine de personnes sont venues échanger et débattre avec Ludivine Bantigny, à l’invitation de l’union syndicale Solidaires 78 et de la librairie la Nouvelle Réserve ce mercredi 24 novembre.

Des débats passionnés sur une question qui, il y a quelques mois encore, semblait purement “historique” : la possibilité du fascisme…

En rappelant ce qui constitue le fondement même de cette idéologie, l’historienne Ludivine Bantigny a mis en lumière ce qui se joue aujourd’hui, entre ruptures et continuités des stratégies de conquête du pouvoir par l’extrême droite.

Dans une région qui a vu s’installer pour la première fois en Île-de-France un maire Front national (à Mantes-la-Ville), la question des résistances a bien entendu été à l’ordre du jour.

Loin d’être une réponse au capitalisme et à sa version autoritaire qu’est le néo-libéralisme, le fascisme est bien, hier comme aujourd’hui, une “option” pour la classe dirigeante et le grand patronat.

C’est donc en continuant la lutte contre ce système économique inique que nous devons mener le combat contre la peste brune, en multipliant les luttes sociales, en développant nos propres médias pour faire face à la bataille culturelle menée par l’extrême droite, en retrouvant les chemins du collectif… Cette soirée est un premier pas qui en appelle d’autres.

C’est pourquoi Solidaires 78 convie chacun et chacune à poursuivre le débat sur la lutte antfascisme ce mardi 30 novembre lors de son accueil syndical qui se tiendra exceptionnellement au local de Sud Rail, 14, rue des 2 gares à Mantes-la-Jolie de 17 h à 19 h.


Quelques lectures évoquées lors de cette soirée

Ludivine Bantigny et Ugo Palheta, Face à la menace fasciste, textuel.

Ugo Palheta, La possibilité du fascisme, La Découverte

Daniel Guérin, Fascisme et grand capital, Libertalia

Eric Vuillard, L’ordre du jour, Actes Sud

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Dans les Yvelines, une classe en lutte... En grève ! Revue de presse Santé-Social Secteur associatif

Dans les Yvelines, une classe en lutte, épisode n° 18

Au sommaire : Guyancourt, Trappes, Mantes-la-Jolie, grèves et mobilisation dans la fonction publique territoriale, le secteur Social et la logistique.


Petit tour d’horizon des mobilisations sociales dans le département… Liste forcément non-exhaustive, n’hésitez pas à nous transmettre vos infos à solidaires78@wanadoo.fr


Guyancourt : mobilisation au foyer pour adultes et jeunes handicapés

Source : 78actu.fr

Trappes : grève à Kuehne + NAgel

Source : 78actu.fr

Mantes-la-Jolie : la grève des agent·es s’enracine !

Source : 78actu.fr
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En grève ! La Poste Luttes migrant·es

La Poste – Grèves à RSI et DPD : des travailleurs sans-papier en lutte pour leur régularisation !

Depuis plusieurs semaines, des centaines de travailleurs sans-papiers se sont mis en lutte en Île-de-France pour obtenir de leurs employeurs les documents nécessaires à leur demande de régularisation (attestations de concordance, cerfas, contrats de
travail…) auprès des préfectures. Plusieurs piquets de grève et de lutte ont été menés en octobre par la CGT.
Fin octobre, début novembre, des travailleurs organisés par le Collectif des travailleurs sans-papiers de Vitry (CTSPV), avec
lequel Solidaires avait mené la lutte victorieuse de Chronopost Alfortville (94) en 2019/2020, viennent de se mobiliser contre
l’entreprise RSI, entreprise d’intérim qui fournit une main d’œuvre exploitable à merci sur les chantiers du bâtiment et travaux public. Les donneurs d’ordre sont les géants du secteur, qui eux-mêmes sous-traitent à des boîtes de taille moyenne.
Plusieurs dizaines de travailleurs se sont mis en grève et ont d’abord occupé, le 22 octobre, l’agence RSI du Bld Magenta à Paris, dont la police les a dégagés violemment illico !
Ils ont ensuite installé un piquet devant l’agence RSI de Gennevilliers (92), et malgré les pressions policières pour les
empêcher de s’installer durablement, ils poursuivent leur piquet depuis début novembre. Ils exigent leurs documents, mais
se battent aussi contre la maltraitance au travail, les heures sup’ pas payées, contre les accidents fréquents toujours camouflés
et pas indemnisés, l’impossibilité d’être malade, les salaires tronqués et pas intégralement payés… Les patrons de RSI tergi-
versent, tentent la division, et se moquent pour l’instant de leurs revendications.
Mais les grévistes et leurs soutiens n’ont pas l’intention de se laisser faire !
Solidaires appelle à venir soutenir ces travailleurs et à se rendre sur leur piquet (10 rue de la sablière 92 230 Gennevilliers).

Autre piquet, celui des travailleurs de DPD, filiale colis de La Poste, comme Chronopost. Depuis le 15 novembre, plus
de 70 d’entre eux sont installés dans l’enceinte de l’agence DPD du Coudray-Montceau (91). Les vigiles et cadres de DPD les
bloquent pour les empêcher de communiquer avec un piquet de soutien installé devant l’agence.
Malgré cela, ces travailleurs qui ont déjà enduré tant de souffrance dans leur parcours pour arriver jusqu’à cette boîte d’exploiteurs, sont déterminés à ne rien lâcher, et à obtenir leurs documents, leur régularisation, et leur reconnaissance comme salariés à part entière. Comme à Chronopost, comme à RSI, c’est la sous-traitance en cascade qui est à l’œuvre, organisée, couverte par les donneurs d’ordre (La Poste), avec les mêmes complices (Derichebourg…), et protégée par l’État et ses forces répressives.
La fédération SUD PTT, SUD PTT 91 et l’UD Solidaires 91 apportent un soutien actif à ces travailleurs.
Pour les soutenir et venir les voir : Chemin de Chevannes, 91 830 Le Coudray Montceau.


Informations extraites de Sans frontières, le bulletin de la commission immigration de Solidaires
Union syndicale Solidaires – 31 rue de la Grange aux Belles 75010 Paris
(33) 1 58 39 30 20 – contact@solidaires.org – solidaires.org

Sans Frontières (novembre 2021)

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Défense de nos libertés Histoire Histoire locale Pourquoi des prisons ?

Mémoires des luttes : de la lutte contre les prisons au mouvement des gilets jaunes

L’émission de radio de l’Actualité des luttes consacrée à la (re)rencontre entre Mohamed Hocine (Momo pour les intimes), ex-détenu, militant contre la double peine, bien connu dans le 78, et Nadia Menenger, militante anti-carcérale (auteure de deux bouquins sur la question) et animatrice de l’émission :

https://actualitedesluttes.info/emission/memoire-des-luttes-de-la-lutte-contre-les-prisons-aux-mouvements-des-gilets-jaunes

Présentation :
Aujourd’hui nous vous diffusons un entretien avec Mohamed Hocine et Nadia Menenger réalisé lors du mois de juillet 2021 a Mantes la Jolie. Tous deux militants contre les prisons, Nadia et Hocine se rencontrent à travers l’émission de radio « parloir libre » créé en 1985 et diffusée à partir de 1992 sur Fréquence Paris Plurielle.

Dans les années 80, ils militent ensemble contre les quartiers d’isolement, la double peine et la condition carcérale dans son ensemble. Ils se perdent de vues pour se retrouver des années plus tard dans le mouvement des gilets jaunes.

Quel a été leur parcours militant ? Comment leur expérience des années 80 les as imprégné d’une certaine culture de la lutte qui ne les quittera jamais ? Comment cette culture les amène à suivre le mouvement des gilets jaunes ? À travers cet entretien, nous revenons sur la mémoire des luttes à partir de leur expérience afin de pouvoir aussi questionner l’actualité et les transformations qui se sont opérées.

Pour plus d’info : deux livres :

À ceux qui se croient libres

La liberté ne se mendie pas

Deux ouvrages écrit par Nadia Menenger et publié à L’insomniaque

Mémoire des luttes de l’immigration en France publié par le GISTI

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Pourquoi des prisons ?

Contre la prison de Magnanville, et les autres, faire entendre des voix critiques ! (III) Témoignage

«J’ai l’impression d’être dans un bagne, un abattoir à détenus »

Avant l’été, Kémi a raconté dans un courrier – lu à l’antenne – le prolongement de son isolement et les matons qui veulent l’empêcher de parler à ses voisins par la fenêtre. Voici une nouvelle lettre de lui, écrite en septembre alors que son isolement allait encore être prolongé et que les gardiens continuaient de lui faire la misère.

Quartier d’isolement de la maison centrale de Saint-Maur,

septembre 2021

Santa Muerte

Encore au quartier d’isolement (QI), je tourne en rond dans ma cellule ; on me laisse entendre un possible retour en détention, mais je n’y crois plus… J’écoute du son en cellule et je me reconnais dans certaines phrases du genre « les matons sont des collabos », ou « en détention faut être un lion »… Moi, pour l’instant, je suis un agneau au QI, c’est les matons qui dirigent ma vie, même quand je mets le son pour m’évader un peu, certains me disent : « Éteins ou on coupe le courant. » J’ai l’impression d’être dans un bagne, un abattoir à détenus… Mes enfants me manquent, mon frère, sa femme et leurs enfants me manquent ; tout ce que j’ai, c’est des photos.

Les gens ici au QI n’ont pas de conversation, donc je reste seul dans mon coin et je pense, pense sans arrêt ; pas toujours à de bonnes choses, mais que voulez-vous, c’est mon quotidien, ma vie est dure mais je fais tout pour tenir, même si souvent c’est dur, très dur même ! La solitude me pèse un truc de ouf… les parloirs me manquent … Parfois je me surprends à parler tout seul, c’est vous dire comme le QI peut abattre même les plus durs d’entre nous !

Mikael – Kémi

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En grève ! Internationalisme Luttes migrant·es Solidarité !

Migrant·es, Guadeloupe : expressions de l’Union syndicale Solidaires

Après le drame du naufrage de Calais, amplifions la solidarité avec les migrant-es !

Le naufrage tragique au large de Calais du 24 novembre dernier a coûté la vie à au moins 27 personnes, hommes, femmes et enfants. Les sauveteurs de la SNSM de Calais n’ont pu aider que 2 survivants.
Ces tentatives désespérées ne s’arrêteront pas ; les exilées traversent par centaines la Manche quotidiennement. Dès le lendemain du drame , des migrantes empruntaient la même voie migratoire.

Les États Européennes et leurs politiques migratoires répressives et restrictives portent l’entière responsabilité de ces tragédies. La France renvoie le problème aux Britanniques qui réclament le renforcement des mesures de contrôle et de répression aux frontières Européennes et Darmanin accuse les passeurs, et la passivité des pays frontaliers.

La tragédie Calaisienne fait écho à celles qui se jouent dans les Alpes, dans les Pyrénées, dans les eaux méditerranéennes, et récemment à la frontière Polonaise.
Les migrations sont les conséquences de politiques coloniales et impérialistes passées et actuelles qui continuent à provoquer des guerres, des crises économiques, sociales et écologiques dans de nombreux pays. C’est cela qui pousse de nombreuses personnes à quitter leurs pays pour survivre et faire survivre leurs familles.

L’Union Syndicale Solidaires condamne les choix politiques Européens en matière d’immigration, basés sur un contrôle sécuritaire au mépris des conventions internationales des Droits Humains, et des Enfants.

Nous n’acceptons pas les discours racistes anti-immigration, relayés quotidiennement par les chaînes d’informations continues
Le solution réside en une régularisation massive des sans-papiers, à un accueil décent et offrant de réelles conditions d’intégrations.
Nous resterons vigilantes et appelons toutes et tous à se mobiliser auprès des collectifs, associations œuvrant au quotidien en solidarité avec les exilés-es, malgré la criminalisation du “délit de solidarité”.

Il est plus que temps d’abolir FRONTEX et d’ouvrir les frontières !


L’Union syndicale Solidaires participe à la construction et à la réalisation de la journée internationale des migrant·es du 18 décembre.


Soutien et solidarité avec les Guadeloupéen.ne.s

La Guadeloupe est touchée par une crise sociale majeure. Le gouvernement veut réduire la mobilisation à un simple mouvement contre la vaccination. C’est camoufler la profondeur de la crise et les revendications au cœur de l’explosion sociale (voir ci-dessous). Pour l’Union syndicale Solidaires, le vaccin est un outil efficace pour lutter contre le COVID-19. Mais l’imposer est encore moins possible dans un contexte local de méfiance accru envers l’Etat, en raison des mensonges et violences multiples contre la population de l’île, en particulier avec le chlordécone.

Le gouvernement, comme aux pires heures coloniales, entend répondre par la force et la violence pour écraser la contestation. Ce ne sera en rien une solution. L’urgence est à la mise en place de moyens et d’investissements massifs pour les services publics, en particulier de santé et d’éducation, à l’arrêt des mesures anti-sociales, à la prise en compte de la plateforme-revendicative unitaire.

L’Union syndicale Solidaires apporte son soutien aux Guadeloupén.ne.s. Le gouvernement doit ouvrir immédiatement des négociations avec les organisations syndicales sur la base des revendications portées.

La plateforme revendicative :

Revendications sociales :
- La résolution de tous les conflits en cours ;
- Le respect de tous les accords signés, y compris celui du SDIS-971, toujours pas appliqué ;
- L’augmentation généralisée des salaires, des minima sociaux, des allocations chômage et des pensions de retraite en même temps que l’augmentation des prix ;
- Le remplacement de tous les départs à la retraite ;
- L’arrêt des licenciements, dans le privé et des suppressions de postes, dans le public ;
- L’embauche massive de titulaires, dans toutes les fonctions publiques, à la poste, dans les écoles, à l’université… ;
- L’arrêt de la répression judiciaire et patronale, contre les militants, les travailleurs et les organisations syndicales ;
- L’abrogation des règles d’indemnisation du chômage ;
- Le maintien de toutes les primes de vie chère ;
- L’ouverture de négociations collectives, dans toutes les branches professionnelles, sur les salaires, l’emploi, la formation, la durée du travail, la protection sociale, la priorité d’emploi des jeunes, des chômeurs et des salariés de Guadeloupe, le fait syndical guadeloupéen.
- La résorption de tous les emplois précaires et des embauches massives, dans le privé ;

Quant à la gestion de la crise Covid et la situation santaire locale :
- L’abrogation de la loi du 5 août 2021, relative à la gestion de la crise sanitaire ;
- La suppression de l’obligation vaccinale ;
- La suppression du pass sanitaire ;
- Le maintien de la gratuité des tests ;
- Des protocoles sanitaires stricts, adaptés aux établissements publics et privés ;
- Des recrutements de soignants et de personnel, dans les hôpitaux et cliniques privées, ainsi que dans le secteur social et médico-social ;
- La mise en place d’un plan d’urgence pour l’embauche et la formation des jeunes ;
- Des moyens matériels pour la santé, le secteur social et médico-social ;
- La mise en place d’un système de santé de qualité pour accueillir et soigner les usagers, dignement et efficacement ;
- Des mesures immédiates pour approvisionner les établissements en oxygène ;
- Exigences très spécifiques concernant les pompiers :
- Le recrutement de 15 sapeurs-pompiers volontaires (SPV), sur dossier, dans l’immédiat ;
- Le recrutement de personnel administratif technique et spécialisé (PATS), pour la filière administrative et technique ;
- La réparation, l’entretien et le renouvellement des engins véhicules de secours et d’assistance aux victimes (VSAV) et fourgon pompe tonne (FPT) ;
- L’organisation de concours pour les sapeurs-pompiers professionnels, au grade de caporal ;
- La mise en place d’une nouvelle organisation : 12h00 de travail jour et 24h00 de repos, 12h00 de travail nuit et 72h00 de repos, pour le sapeur-pompier ;

Revendications sociétales et dans le secteur de l’éducation :
- Des moyens supplémentaires et des recrutements de personnels techniques et encadrant, pour le dédoublement des classes et le respect des mesures sanitaires dans les écoles ;
- Un bâti scolaire et des équipements sportifs et culturels, rénové au plus vite, conforme aux normes parasismiques et débarrassé des rats ;
- Un plan d’urgence pour l’eau, pour un accès permanent de tous à une eau potable, buvable, sans pesticide, sans chlordécone, à un prix bas et unique, dans le cadre d’un véritable service public ;
- Le nettoyage de toutes les citernes dans tous les établissements publics ;
- La condamnation des empoisonneurs au chlordécone et la dépollution des sols ;
- La mise en place d’un véritable service public de transport permettant aux usagers de se déplacer à toute heure sur l’ensemble du territoire ;

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