Librairie La Nouvelle Réserve, de 17 à 19 h, ouvert à toustes, entrée libre et gratuite

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Les mobilisations engagées depuis septembre ont d’ores et déjà permis de faire bouger les lignes. Alors que le débat budgétaire va entrer dans la dernière ligne droite mi-décembre, nous devons enfoncer le clou pour faire barrage au budget d’austérité et obtenir plus de justice fiscale, sociale et environnementale. Le 2 décembre, enterrons les mesures anti-sociales et gagnons l’augmentation des salaires.
Nos grèves, actions et manifestations ont permis des modifications substantielles du projet de budget Bayrou qu’avait repris à son compte Lecornu :
✖-suppression des deux jours fériés
✖gel des pensions de retraite
✖gel des minimas sociaux
✔suspension/ décalage de la réforme des retraites
Ces avancées prouvent que la mobilisation paie. Mais le compte n’y est pas ! La suspension de la réforme des retraites est un premier pas dont la suite logique doit être l’abrogation de la réforme Borne et le retour à 60 ans et à 37,5 annuités de cotisation. Pour financer nos retraites, Solidaires exige la fin des exonérations de cotisations sociales patronales, l’égalité salariale femmes/hommes…
Alors que les entreprises du CAC 40 réalisent des bénéfices records qui se chiffrent en milliards d’euros, nos salaires ne suivent pas. Pire, les plans de licenciement se multiplient dans des entreprises qui font des bénéfices dans le seul but de maximiser les dividendes versés aux actionnaires. Pour la justice sociale et fiscale nous exigeons :

Le gouvernement Lecornu a dévoilé son projet de budget 2026. Sous prétexte de « faire des économies » pour « maîtriser les dépenses publiques », il propose un plan d’austérité qui n’a qu’une seule ligne directrice : faire payer la crise aux travailleurs et travailleuses, aux retraité·es, aux jeunes, aux plus précaires, aux privé·es d’emploi, aux étudiant·es… C’est non !
L’austérité du budget 2026 frapperait tout le monde. D’après les calculs de l’OCDE : un·e salarié·e perdrait 105 € par an, une personne au chômage 180 € … et un ménage comprenant un·e ou plusieurs retraité·es 350 € à cause de la seule année dite blanche : gel des pensions, augmentation des impôts et de la CSG par le gel des barèmes, gel de l’ASPA (minimum vieillesse). Des retraité·es changeraient de taux de CSG et verraient leur pension nette baisser.
En plus, les retraité·es seraient victimes de mesures spécifiques : suppression des 10 % d’abattement pour les impôts sur le revenu qui ferait perdre jusqu’à 390 € par an. Une partie d’entre elles et eux, qui ne payaient pas d’impôts, en paieraient et perdraient des exonérations des prestations versées sous conditions de revenus (tarifs sociaux, chèques énergie, tarifs de transport réduits, aides au logement, etc.).
Les femmes retraité-es de par leur niveau de pension inférieur en moyenne de 40% seront encore une fois les grandes perdantes.
Tout le monde subirait d’autres mesures, le doublement des franchises médicales, la régression des services publics, mais ce sont les personnes âgées qui ont le plus besoin de se soigner, qui utilisent le plus les services publics.
Les mesures proposées par le gouvernement sont une rupture violente de ce qui a constitué le fonctionnement de notre modèle social depuis 1945 avec la création de la Sécurité Sociale : la solidarité entre les générations, où chacun·e prend en charge le bien-être de tou·te·s. Faire exploser ce système ne règlera en rien la situation des finances, mais ne fait qu’opposer les citoyen·ne·s entre elles et eux, au plus grand bénéfice des plus fortunés qui s’enrichiront encore de ces divisions. Les retraité·es seraient frappé·es fortement par le budget d’austérité, ils et elles ont raison de se mobiliser dans l’unité le 6 novembre.
Au-delà, c’est bien l’ensemble de la population qui serait touché par l’austérité : c’est tous et toutes ensemble qu’il faut s’exprimer dans la rue le 6 novembre ! Il n’y a pas de fatalité. Nos mobilisations peuvent changer les choses.
L’Union syndicale Solidaires appelle à rejoindre de manière interprofessionnelle les manifestations des retraité·es du 6 novembre. Leurs revendications sont les nôtres.
Les personnes retraitées manifesteront le 6 novembre pour un Budget de l’État et un Budget de la Sécurité sociale justes et efficaces.
Alors que les débats sont en cours au Parlement pour l’adoption pour 2026 d’une Loi de Finances pour l’État et d’une Loi de Financement de la Sécurité Sociale, de trop nombreux parlementaires et les membres du gouvernement continuent de refuser d’adopter des mesures fiscales et budgétaires qui permettraient de ne plus enfoncer le pays dans un endettement au service des intérêts économiques et financiers. Pour ce faire, ils continuent de désigner tour à tour les personnes retraitées, les personnes immigrées, les personnes malades, les jeunes en étude, voire les personnes salariées qui travaillent et qui seraient mieux payées et traitées « que leurs voisins européens », comme responsables de la situation actuelle du pays. À les entendre, toutes ces personnes seraient des « assistées » vivant des richesses créées par les chefs d’entreprise et venant obérer leurs investissements et leurs innovations dans un monde concurrentiel.
Il y a deux ou trois vérités qu’il faut avoir en tête et que les riches et les très riches, celles et ceux qui les servent et toutes celles et tous ceux qui profitent du système actuel, ne dévoilent pas. Les richesses créées dans les entreprises, grandes comme petites, les administrations, les services publics, les associations, etc., sont toujours le résultat du travail d’hommes et de femmes, soit du travail direct, soit du travail accumulé et qu’on retrouve dans des équipements, des machines, des immeubles, etc. Et, à la sortie de cette création de richesses, déjà les détenteurs de capitaux viennent se servir. Ainsi, des économistes ont calculé que les salariés des entreprises du CAC 40 travaillent l’équivalent de 84 jours pour rémunérer les actionnaires de ces grandes entreprises (dividendes et opérations de rachat d’actions qui vont faire monter les cours de Bourse et la valeur des « patrimoines industriels »). Ce « partage », ramené sur l’année, signifie qu’à compter du 4 octobre de chaque année, les personnes salariées de ces grands groupes travaillent pour rémunérer les actionnaires ! Pendant le même temps, l’appareil d’État lui-même est mis au service des intérêts de cette même minorité privilégiée avec l’intervention, notamment, des politiques budgétaires. Un rapport sénatorial (ce ne sont pas « des gauchistes ») publié en juillet 2025 souligne que les exonérations et les aides publiques aux entreprises coûtent chaque année 211 milliards d’euros. Sans ces aides et exonérations, le budget de l’État comme celui de la Sécurité sociale ne connaîtraient aucune difficulté, d’autant plus qu’elles sont attribuées sans contreparties en matière d’augmentation des salaires ou des emplois. Il en ressort que les véritables « assistés » du système actuel de production, de distribution et de redistribution, ce sont les plus riches qui ne cessent de continuer de s’enrichir au détriment du reste du pays. Ce que les plus fortunés ne paient pas en impôts (suite aux cadeaux fiscaux, à la grande fraude facilitée, etc.), ils vont le prêter à un État qu’ils ont contribué à appauvrir, et ils perçoivent des intérêts sur leurs placements pendant que les classes moyennes et populaires subissent des coupes budgétaires et des limitations de leurs revenus. Le « fardeau de la dette », le paiement des intérêts, n’est pas un partage entre générations : dès l’ouverture du prêt, il résulte des rapports de force sociaux (quand ils nous sont défavorables, ce sont les classes populaires qui paient et les privilégiés qui continuent de percevoir les intérêts).
C’est cette politique, dite « politique de l’offre », qualifiée de « politique du ruissellement » par Emmanuel Macron, qui a conduit à la situation actuelle et qui prive les budgets publics des recettes qui auraient été nécessaires (notamment pour financer les services publics comme ceux liés à l’accès aux soins et les hôpitaux, à l’aide à l’autonomie, à l’éducation, à l’environnement) mais qui sont allées enrichir une minorité. C’est avec de tels choix que les riches sont encore plus riches, et que plus ou moins tout le reste de la population voit sa situation se dégrader, pour elle et pour ses enfants.
L’Union Nationale Interprofessionnelle des Retraitées et Retraités Solidaires (UNIRS) reconnait que, dans la situation actuelle, des choix doivent être faits. Mais il ne peut être question de reconduire, globalement, les politiques qui ont conduit à cette situation. Il faut donc un autre partage des richesses créées, dans les entreprises, dans les administrations et les services publics, et dans la société. Et il faut un autre budget 2026 pour l’État et pour la Sécurité sociale. Ainsi, il est inadmissible de baisser la surtaxe d’impôt sur les sociétés, baisse qui, de fait, devrait être compensée par le gel des retraites et des minimas sociaux et par la hausse des impôts sur le revenu. Le gouvernement veut faire les poches des pauvres et des personnes retraitées pour ne pas déplaire aux riches qui détiennent les principales entreprises. Par ailleurs, une telle opération ne règlerait en rien la réduction du déficit public. De même, le gouvernement envisage de faire contribuer plus les personnes malades (ALD, etc.) mais se refuse toujours à intervenir sur le prix des médicaments et sur la rémunération des laboratoires, lesquels pèsent dans le budget de l’assurance maladie.
Le gouvernement Lecornu, comme ceux de Bayrou, de Barnier, de Attal, de Borne, est le dernier avatar d’un système au bout du rouleau. Nous voyons les ultra-privilégiés crispés sur leurs privilèges comme les aristocrates en 1788 qui refusaient les mesures fiscales « réformistes » préconisées par Turgot et Necker. À l’époque, la richesse provenait principalement de la possession des terres, et ils repoussaient toute taxation foncière (l’outil de travail) comme toute taxation des bénéfices (les récoles et les fermages). En 2025, ils refusent toute taxation de leur patrimoine (la richesse, désormais, c’est la possession des grandes entreprises, des multinationales notamment, par le biais de portefeuilles d’actions, etc.).
L’UNIRS, aux côtés d’autres organisations syndicales et associatives de personnes retraitées, appelle à participer partout aux manifestations qui auront lieu le jeudi 6 novembre contre le gel des pensions, contre toutes les mesures visant plus particulièrement les personnes malades et âgées, et pour des budgets publics justes et efficaces. Il faut que « l’effort » soit équitablement réparti, et que, notamment, les riches et les très riches contribuent à hauteur de leurs revenus et de l’ensemble de leurs richesses. Il faut lutter efficacement contre la grande fraude fiscale qui, avec les paradis fiscaux, permet aux privilégiés de la planète d’échapper partout aux contributions communes.
Voici le compte-rendu complet de la réunion du CA de l’Unirs du 29 septembre.
Ordre du jour du CA :
Publié le 26 septembre 2025 par UNIRS – Union nationale interprofessionnelle des retraité-es solidaires




Publié le 28 août 2025 par UNIRS – Union nationale interprofessionnelle des retraité-es solidaires




UNIRS – Union nationale interprofessionnelle des retraité-es solidaires
Retraité·es ukrainien·nes : souffrance et pauvreté
70% des retraité·es ukrainien·nes perçoivent une pension inférieure à 116 euros selon le vice-ministre de la politique sociale de l’Ukraine (2023). Population des plus vulnérables, les retraité·es ukrainien·nes vivent un calvaire depuis le 24 février 2022. Dans la misère, elles et ils doivent affronter les affres d’une guerre qui détruit ce qu’ils ont mis une vie à construire.
Olena Tkalich, journaliste, rédactrice en chef de l’agence d’information Socportal, a bien voulu répondre à nos questions sur la situation de cette partie de la population souvent oubliée.
Propos recueillis par Patrick Le Tréhondat.



Nous vous annonçons la création de l’UDIRS 78 (Union Départementale Interprofessionnelle des Retraité.es de Solidaires 78).
Vous pouvez nous joindre sur notre adresse e-mail EnRetraite@solidaires78.org
Publié le 10 juin 2025
Depuis qu’il est sous la direction de Gilbert Cette, économiste macroniste, le Conseil d’orientation des retraites (COR) rédige des rapports qui poursuivent tous un même but : susciter un sentiment de panique par l’affirmation de déficits réels ou supposés, certains parfaitement fantaisistes puisque prévus en 2070, c’est-à-dire dans 45 ans (!) pour imposer de nouvelles régressions au droit légitime à disposer de sa retraite.
En l’occurrence pour faire face aux déficits Cette n’a d’autre idée que de repousser une nouvelle fois l’âge légal de départ à plus de 66 ans ! Cette hypothèse serait « expansive », toute autre, comme l’augmentation des cotisations sociales, serait « récessive ».
Mais à supposer que les prochaines années soient déficitaires, et quand bien même ces déficits atteindraient 1,4 % du PIB en 2070 (rappelons que le COR avait prévu que les années 2022/2023 seraient déficitaires alors qu’elles ont été en réalité excédentaires), le problème, quoi qu’en pense Gilbert Cette, n’est pas l’âge légal mais encore et toujours les recettes qui font défaut au système.
Et il est évident que plus notre population vieillit, plus les besoins en financement de nos retraites seront importants. Commençons donc par revisiter les 80 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales dont l’efficacité est plus que douteuse. Instaurons une véritable égalité salariale entre femmes et hommes, augmentons le taux d’emploi des femmes au niveau de celui des hommes, luttons réellement contre le chômage, augmentons les salaires… Ce sont aussi des dizaines de milliards d’euros qui échappent à la collectivité et à la justice sociale.
Pour l’Union syndicale Solidaires, il n’y a qu’un seul moyen d’obtenir satisfaction : instaurer le rapport de force pour financer nos retraites et notre protection sociale. En cette année des 80 ans de la sécurité sociale, la construction de mobilisations et de grèves sera le plus sûr moyen de fêter son anniversaire.