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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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Internationalisme Palestine

Vendredi 20 juin – Marche Palestine à Versailles

A Gaza, la famine est clairement assumée par Israël comme arme de guerre au mépris de toutes les règles du droit international.
C’est un génocide, pointé comme plausible par la Cour
Internationale de Justice en janvier 2024 et qui se déroule sous les yeux du monde entier qui laisse faire.
Et maintenant, Israël annonce clairement son plan pour s’emparer de Gaza et regrouper puis expulser ses habitants, avec l’appui direct des États-Unis et la passivité complice des chancelleries occidentales.
En Cisjordanie, dont Jérusalem-Est, la population est assiégée,
déplacée de force, menacée par les colons et l’armée israélienne.
Le Collectif Palestine 78 dénonce la guerre génocidaire menée par l’État israélien contre le peuple palestinien et exige :

  • la reprise immédiate et inconditionnelle de l’aide humanitaire à Gaza, et l’ouverture des points de passage aux équipes de secours et aux journalistes
  • un cessez-le-feu permanent à Gaza
  • l’arrêt de la colonisation de la Cisjordanie et Jerusalem-Est
  • la fin de l’impunité de l’État d’Israël et des sanctions y compris diplomatiques tant qu’il ne respecte pas le droit international
  • la suspension de l’accord d’association entre l’Union
    Européenne et Israël

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antiracisme Internationalisme Kanaky Luttes féministes Luttes migrant·es Palestine

Du 10 au 20 juin à Paris Décolonisons ! toutes et tous

 Chaque soir, des débats+ des films+ des lectures+ des performances musicales
MARDI 10 juin .
19h Soirée officielle et festive de lancement
Quartiers, discriminations, violences policières 
Carte blanche au Collectif On a slamé sur la Lune
Carte blanche à Assa Traoré
Carte blanche à Solène Brun (sociologue)pour « La Domination blanche »  Avec :Jean-Baptiste Eyraud (Droit au Logement)Maud Wyler (actrice) Fatima Benomar (Coudes à Coudes) Naima Chalbi (formatrice en prison) Mohamed Benussi Thioume (Unef) Francine Nyambeck-Mebenga (sociologue) Harold George (quartier Bourgogne, Tourcoing) 
Set musical d’Abderrahmane Halit
Poésies palestiniennes Modératrices Carla Dossou-Gbete et Hélène Darcinelli 
Lieu :Dorothy bar, 85 bis rue Ménilmontant, 20ème arr., Paris (M2, M3, M11)
 
Vendredi 13 juin .
19h Soirée Horreurs coloniales, tortures, camps,traumas, dénis 
Set musical d’Abderrahmane Halit Avec :Tassadit Yacine (anthropologue) Stanislas Hutin (ex appelé de l’armée française )Malek Kellou (réalisateur) Dalila Ahmedi (avocate, procès de Djamila Boupacha) Florence Beaugé (autrice de Algérie, une guerre sans gloire) Christian de Montlibert (sociologue) Véronique Nahum-Grappe (anthropologue) Lorraine Questiaux (avocate), Patrick Bruneteaux (sociologue) Mokrane Bouzeghoub (témoin des tortures) 
Projection de Mon Algérie à moi… de Stanislas Hutin
Projection de À Mansourah, tu nous as séparé de Dorothée Myriam Kellou
Lectures de Jean Amrouche, Mohammed Dib, Jean Sénac, Anna Gréki, Kateb Yacine par Hervé Sanson Modératrices Carla Dossou-Gbete et Hélène Darcinelli 
Lieu :Volumes, 78 rue Compans, 19ème arrondissement, Paris(Métro Salle des Fêtes) 
 
Samedi 14 juin .
19h Soirée Fanon, guerrier silex 
Set musical d’Abderrahmane Halit 
Projection du film Fanon de Cheikh Djemaï Avec :Mireille Fanon (présidente de la Fondation Frantz Fanon) Omar Alsoumi (porte-parole d’Urgence Palestine) Tassadit Yacine (anthropologue, directrice de la Revue d’Études Berbères) Lisell Quiroz (professeure d’études latino-américaine, coautrice de Pensées décoloniales) Aïssata Sy Ba (Ligue Panafricaine-Umoja) Arnaud Kaba (anthropologue) Yasmine Jebril (étudiante franco-palestine, Paris 1) 
Lectures de Fanon et Césaire par Nafa Mouallek 
Lieu :AGECA, 177 rue de Charonne, 11ème arrondissement, Paris 
 
Lundi 16 juin .
19h Soirée Palestine massacrée et résistante 
Set musical d’Abderrahmane Halit Avec :Annie Ernaux (écrivaine), Frédéric Lordon (philosophe) Salah Hamouri (Urgence Palestine), Gérard Mordillat (écrivain) Omar Slaouti (militant antiraciste) Claire Touzard (écrivaine, Artistes pour la Palestine) Karim Kattan (écrivain palestinien), Tassadit Yacine (anthropologue) Monique Selim (anthropologue) Giovanna Cifoletti (directrice d’études EHESS) 
Projection du film Bye Bye Tibériade de Lina Soualem 
Poésies palestiniennes
Exposition Graphisme, photographies, peintures, de Stop aux violences d’État  (SaVE) Modératrices Carla Dossou-Gbete et Hélène Darcinelli 
Lieu :CICP, 21 rue Voltaire, 11ème arrondissement Paris (M2, M6, M9) 
 
Mardi 17 juin .
19h Soirée Kanaky contre le colonialisme 
Set musical d’Abderrahmane Halit 
Discussion avec : Didier Daeninckx (écrivain) Benoit Trépied (anthropologue) Mina Kherfi (USTKE), Mehdi Lallaoui (réalisateur) 
Projection de Kanaky, Nouvelle Calédonie, la métamorphose du caillou de Mehdi Lallaoui  
Exposition Graphisme, photographies, peintures, de Stop aux violences d’État (SaVE) Modératrices Carla Dossou-Gbete et Hélène Darcinelli 
Lieu :CICP, 21 rue Voltaire, 11ème arrondissement Paris (M2)  
 
Mercredi 18 juin . 19hSoirée Restitutions / Réparations Carte blanche au Collectif On a slamé sur la Lune Avec :Éric Fassin (sociologue), Saskia Cousin (sociologue)Fatou Ndiaye (Alter-Natives)Kolawolé Daniel Abidjo (université Cergy)Agathe Diabou Copie (IEP Toulouse)Emmanuelle Cadet (Alter-Natives)Sandrine Dossou (guide conférencière et gestionnaire du patrimoine)Nora Philippe (EuroDoc) Projection de Restituer ? L’Afrique en quête de ses chefs-d’œuvre de Nora Philippe Exposition Graphisme, photographies, peintures, de Stop aux violences d’État (SaVE) Modératrices Carla Dossou-Gbete et Hélène Darcinelli Lieu : CICP, 21 rue Voltaire, 11ème arrondissement Paris (M2)  
 
Jeudi 19 juin .
19hSoirée Guerre des mémoires puis Du racisme environnemental à l’écologie décoloniale 
Set musical d’Abderrahmane Halit Guerres des mémoires franco-françaises avec Benjamin Stora (historien) et Tassadit Yacine (anthropologue) 
Projection du Court-Métrage Ennemis intérieurs de Selim Azzari
Projection du court-métrage Aïssa de Clément Trehin-Lalanne 
Racisme écologique introduction par Ritchy Thibault Marin Léna (Survival International), Bénédicte Monville 
Exposition Graphisme, photographies, peintures, de Stop aux violences d’État (SaVE) Modératrices Carla Dossou-Gbete et Hélène Darcinelli
 Lieu : CICP, 21 rue Voltaire, 11ème arrondissement Paris (M2)  
 
Vendredi 20 juin . 19h
Soirée de clôture “Résistances “ 
Carte Blanche à Rokhaya Diallo
Carte Blanche à Fatima Ouassak
Carte Blanche à Samia El Khalfaoui
Carte Blanche à Olivier Le Cour Grandmaison 
Exposition Graphisme, photographies, peintures, de Stop aux violences d’État (SaVE) 
Projection du film Un long été brulant en Palestine, de la réalisatrice palestinienne Norma Marcos, puis discussion en sa présence Modératrices Carla Dossou-Gbete et Hélène Darcinelli
Lieu : Volumes, 78 rue Compans, 19ème arrondissement, Paris(Métro Salle des Fêtes)  
Nous soutenir  
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Éducation Internationalisme Palestine Répression

Soutien à l’enseignante suspendue pour une minute de silence en hommage aux victimes du génocide à Gaza

Pour avoir accepté d’observer une minute de silence avec des lycéens demandeurs d’un temps de recueillement cette enseignante se retrouve suspendue et menacée de sanction par le rectorat de Dijon.

Pour nos organisations, cette mesure de suspension brutale et les menaces de sanction à son encontre sont totalement inconcevables.

Nous demandons que cette enseignante soit réintégrée immédiatement et que toute poursuite soit abandonnée.

Mercredi 28 mai, dans le cadre de l’appel intersyndical national et de nombreux appels intersyndicaux départementaux, les personnels se sont réunis par centaines dans plus de vingt rassemblements devant le ministère, les rectorats et DSDEN, des établissements, en présence de nombreux élus, pour exiger la réintégration immédiate de la collègue.

A Sens, devant le lycée de la collègue injustement sanctionnée, des centaines étaient rassemblés. Le « collectif des personnels soutiens des lycées Janot et Curie de Sens » y a lancé l’appel suivant : « Aujourd’hui, pour Gaza, pour la réintégration de notre collègue, nous appelons à la grève mardi 3 juin ! »

Nos organisations FSU, FNEC FP-FO, CGT Educ ‘action et Sud Education appellent à discuter de cet appel partout dès maintenant et seront aux côtés des collègues qui décideront la grève pour Gaza et notre collègue. Elles soutiendront les initiatives décidées en ce sens.

Nos organisations continuent de demander à être reçues par la ministre de l’Education nationale.

Zéro sanction !

Arrêt des massacres !

Grève et rassemblements

Paris, le 1er juin 2025

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Internationalisme Palestine

Contre le génocide, pour une Palestine libre : Non à la dissolution D’Urgence Palestine

Publié le 28 mai 2025

Alors que le génocide s’intensifie à Gaza, alors que le siège affame et détruit tout un peuple, que fait l’État français de Macron et Retailleau ? Il prononce l’intention du gouvernement de dissoudre l’une des principales organisations des Palestinien·nes en France, un des principaux collectifs mobilisés en solidarité avec le peuple palestinien.

Cette mesure, d’une gravité extrême, met en application une revendication portée depuis des mois par Julien Odoul, député du Rassemblement National récemment condamné par la Justice. En la reprenant à son compte, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau entérine une politique de répression alignée sur les mots d’ordre de l’extrême droite en France et du gouvernement israélien.

Dénoncer un génocide ne sera jamais un crime. Résister face à l’injustice n’est pas un délit. Exiger la liberté pour le peuple palestinien n’est pas une revendication extrémiste violente. Au contraire : c’est une exigence humaine.

Nos revendications sont simples :

  • Stop au génocide en Palestine
  • Non à la dissolution d’Urgence Palestine
  • Oui à la liberté d’expression et à la solidarité internationale.
  • Sanctions contre l’État d’Israël

SIGNEZ ET FAITES SIGNER LA PÉTITION y compris une fois la dissolution actée par le gouvernement. Atteignons le maximum de signataires pour donner de la force à notre procédure !

stop-dissolution.fr

Le comité contre la dissolution d’Urgence Palestine coordonne la solidarité militante et juridique avec les centaines d’organisations qui y prennent part. Il est composé d’Urgence Palestine, AFPS, BDS France, Legal team antiraciste, Les Écologistes, Ligue panafricaine, NPAA, Solidaires, Stop Arming Israël France, UJFP.

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Mardi 20 mai : Journée intersyndicale Palestine

Journée de réflexions en intersyndicale CGT, FSU, Solidaires autour de la question palestinienne et des modalités d’un soutien internationaliste syndical

Le génocide vécu par le peuple palestinien ces derniers mois nous impose de réfléchir aux modalités de notre soutien au peuple palestinien.

Organisée dans un cadre intersyndical, cette journée sera ponctuée de deux tables rondes animées par des militant-es syndicales et des personnalitées extérieures.

La première autour des enjeux contemporains du conflit, la seconde sur nos actions et notre soutien syndical.

Pour s’inscrire à la formation : https://solidaires.org/se-former/catalogue-des-formations/intersyndicales-palestine/

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Internationalisme Palestine

31 mars : Projection No other land au Chaplin (Mantes-la-Jolie)



2 heures

Cycle Rétrospective 2024

Depuis plus de 5 ans, Basel Adra, un activiste palestinien en Cisjordanie, filme l’expulsion de sa communauté par l’occupation israélienne qui détruit progressivement les villages et chasse ses habitants. Il rencontre Yuval, un journaliste israélien, qui le soutient dans ses démarches. Une amitié inattendue voit le jour.

Ce film réalisé par un collectif palestino-israélien de quatre jeunes militants a été réalisé comme un acte de résistance créative sur la voie d’une plus grande justice.

VOSTFR • Palestine, Norvège / 2024 / 1h35 / Documentaire

⭐️ 1 nomination aux BAFTA Awards 2025

🏆 1 prix aux Oscars 2025 


Tarif plein 6€ / tarif réduit 4,50€

→ Billetterie en ligne 

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Internationalisme Palestine

Reprise du génocide à Gaza, épuration ethnique en Cisjordanie Que fait la France ? Exigeons des sanctions contre Israël

C’est dans une situation particulièrement tragique pour le peuple palestinien, et alors que le monde s’enfonce dans le déni du droit et la loi de la jungle, que va être commémorée le 30 mars la Journée de la Terre, en mémoire des massacres de villageois palestiniens par l’armée israélienne le 30 mars 1976. C’est chaque année une journée particulière en Palestine et pour tous les Palestinien.ne.s vivant en Israël, en Cisjordanie et à Gaza, dans les camps de réfugiés des pays arabes ou dans la diaspora dans le monde entier. Elle prend cette année un relief particulier alors que le peuple palestinien est menacé dans son existence-même par l’État d’Israël.

Le 18 mars Israël a violé le cessez-le-feu à Gaza, avec le soutien total des États-Unis, en décidant la reprise de bombardements massifs et des déplacements forcés de la population. Plus de 800 morts ont été comptabilisés en quelques jours, en majorité des femmes et des enfants ! Depuis le début du mois de mars, l’État d’Israël a totalement fermé tous les accès à Gaza, c’est l’arrêt de l’aide humanitaire, la coupure de l’eau, de l’électricité et des médicaments, la famine qui s’installe. La coupure en deux de la Bande de Gaza, l’instauration de soi-disant « zones tampon » : tout indique que Netanyahou veut appliquer le projet de Trump d’un nettoyage ethnique et de l’expulsion de la population palestinienne. Le ministre de la défense s’apprête à mettre cette expulsion en application en proposant de créer, et de lui rattacher, un organisme chargé de “l’émigration volontaire” des Palestinien·nes de Gaza.

En continuant ses agressions contre le Liban et la Syrie, c’est tout le Moyen-Orient qu’Israël cherche à embraser.

Certains pays occidentaux, comme la France, ont condamné les bombardements de l’armée israélienne mais ce ne sont que des mots. Les paroles et les discours ne servent plus à rien. Il faut des sanctions contre Israël pour mettre fin aux massacres et au génocide en cours. Israël veut enterrer tout espoir de cessez-le-feu permanent à Gaza en reprenant sa guerre génocidaire contre le peuple palestinien et en lui niant le droit à la vie.

En Cisjordanie, dont Jérusalem-Est, la population est assiégée, déplacée de force par les colons et l’armée israélienne, leurs habitations sont détruites. C’est un véritable nettoyage ethnique, mené sans interruption, qui fait craindre un scénario proche de celui de Gaza. C’est ouvertement un processus d’annexion de la Cisjordanie qui se met en place avec l’approbation de Trump.

Le Collectif pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens (CNPJDPI) dénonce la rupture du cessez-le-feu par Israël et sa guerre génocidaire contre le peuple palestinien. Ce sont des décennies d’une impunité totale de l’État d’Israël, alors qu’il viole en permanence le droit international, qui ont mené à cette situation. Il faut prendre des sanctions et mettre fin à cette impunité tant qu’Israël ne respecte pas le droit international.

Le CNPJDPI exige :

– un cessez-le-feu immédiat à Gaza et la mise en œuvre du cessez-le-feu tel qu’il a été prévu dans toutes ses phases– la mise en échec du plan Trump d’expulsion des Palestinien·nes de Gaza et un plan de reconstruction donnant toute leur place aux Palestinien·nes

– l’arrêt de l’annexion de la Cisjordanie

– la fin de l’occupation, de la colonisation et de l’apartheid

– la libération de toutes les personnes détenues

– l’application sans réserve des décisions de la CPI

– l’arrêt des livraisons d’armes et de toute coopération militaire

– la reconnaissance par la France de l’État de Palestine dans le cadre du droit à autodétermination du peuple palestinien

– le retour des réfugiés palestiniens (résolution 194 de l’ONU)

– la fin de l’impunité de l’État d’Israël et des sanctions tant qu’il ne se conforme pas au droit international ainsi que la suspension de l’accord d’association UE-Israël

– la construction d’un avenir de paix entre Palestiniens et Israéliens fondé sur l’égalité des droits

– l’arrêt des agressions contre le Liban et la Syrie

– le respect de la liberté d’expression de réunion et de manifestation ainsi que l’arrêt des poursuites contre les militant.e.s qui soutiennent le peuple palestinien

– la lutte contre le racisme sous toutes ses formes et le refus de toute instrumentalisation de cette lutte

Nous appelons à manifester partout en France pour la « Journée de la Terre palestinienne » sur la base de ces revendications

Paris, le 28 mars 2025

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Internationalisme Palestine

Trois informations à propos des travailleurs palestiniens

Arab Workers union

Le Réseau syndical international de solidarité et de luttes soutient ces communiqués du syndicat Arab Workers union de Nazareth. Le premier éclaire la disparition de nombreux travailleurs de Gaza ; le deuxième traite d’une victoire syndicale avec la réintégration de trois personnes licenciées ; le troisième, porte sur une campagne pour que les emploeurs israéliens paient le salaire des travailleurs palestiniens qui ont perdu leur emploi à cause de la guerre ; c’est aussi un appel à soutenir financièrement cette campagne.


A propos du cas de la disparition des travailleurs de Gaza pendant la guerre
Arab Workers union – Nazareth, 3 février 2025

Plus d’un an après le début de la guerre génocidaire à Gaza, le service pénitentiaire israélien répond à l’interpellation du Syndicat des travailleurs arabes de Nazareth : « Il y a 34 travailleurs qui sont morts dans les prisons à cause de “circonstances mystérieuses” ou de “crises cardiaques” ».

Cette interpellation, faite auprès de plusieurs institutions sécuritaires et militaires israéliennes concernait les circonstances de la mort de 46 travailleurs palestiniens de la bande de Gaza qui ont disparu le 8 octobre, et de 23 travailleurs, après l’attaque dite « Al-Aqsa Flood » sur les colonies adjacentes à la bande de Gaza. Les travailleurs palestiniens, au nombre de 18 000, qui travaillaient avec des permis de travail dans les villes et les chantiers israéliens jusqu’au 7 octobre, ont été contraints de fuir vers les zones de Cisjordanie, et des dizaines d’entre eux ont disparu après leur arrestation, les abus et la torture aux points de contrôle militaires israéliens en Cisjordanie. Ces travailleurs ont été par la suite arrêtés et transférés dans des camps militaires et des prisons dans les zones de Cisjordanie.

Le Service pénitentiaire israélien a reconnu le sort de ces personnes avec une réponse vague et peu claire sur les circonstances de leur mort dans les centres de détention israéliens, malgré le fait que tous les témoignages recueillis par l’Union arabe dans la première moitié du début de la guerre auprès des travailleurs de Gaza à Jéricho et en Cisjordanie, et des familles de travailleurs de différentes zones de la bande de Gaza, confirment que ces travailleurs ont été arrêtés et emmenés dans des camps militaires alors qu’ils étaient vivants et en bonne santé.

L’administration pénitentiaire israélienne a reconnu le sort de ces personnes avec une réponse vague et peu claire sur les circonstances de leur mort dans les centres de détention israéliens. Cela au mépris de tous les témoignages recueillis par le Syndicat des travailleurs arabes dans la première moitié du de la guerre, auprès des travailleurs de Gaza à Jéricho et des familles des travailleurs de différentes zones de la bande de Gaza : tous ont confirmé que ces travailleurs ont été arrêtés et emmenés dans des camps militaires alors qu’ils étaient en vie et en bonne santé.

Le Syndicat des travailleurs arabes exige que toute la lumière soit faite sur le sort de ces travailleurs disparus, et demande la libération de tous les travailleurs incarcérés, souvent depuis plus d’un an, sans aucun jugement.
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Réintégration de 3 enseignants licenciés
Arab Workers union – Nazareth, 13 février 2025

AWU obtient la réintégration de trois enseignants palestiniens dans leurs postes d’écoles primaires et secondaire, après leur licenciement, sous prétexte de « solidarité avec une organisation terroriste ».

Il y a huit mois, le ministère israélien de l’Éducation prenait la décision de licencier trois enseignants palestiniens des villes de Haïfa et de Nazareth, accusés de solidarité avec une organisation terroriste pendant la guerre de Gaza, en raison de leurs écrits sur les réseaux sociaux. Ces écrits comprenaient une condamnation de la guerre génocidaire à Gaza et de la privation de nourriture, de médicaments et d’eau pour les habitants de Gaza.

L’avocat du syndicat des travailleurs arabes, qui représentait les enseignants au sein du « Comité d’obéissance » ou du soi-disant « Comité de discipline » du ministère israélien de l’Éducation, a affirmé dans sa défense, que les enseignants avaient exprimé leur opinion sur la guerre de Gaza dans le cadre de la liberté d’expression. L’avocat a démontré qu’aucun des écrits contestés, notamment : « Mon cœur est avec les enfants de Gaza » ; « Nous sommes tous avec Gaza » ou encore « Le peuple de Gaza gagnera », ne contient le moindre soutien ou la moindre solidarité avec des organisations terroristes, et que l’expulsion des enseignants du lieu de travail, dans l’école, s’inscrit dans le cadre de la campagne de stigmatisation, de racisme et de la politique de vengeance qui balaie la société israélienne. Dès le début de la guerre, cette campagne a commencé contre les Palestiniens dans les territoires de 48 et a conduit à des centaines d’arrestations et à la mise en examen de militants, de travailleurs et d’employés à cause de leurs écrits et de leur solidarité avec le peuple de Gaza. Il n’existe aucune base légale pour expulser ces enseignants de leur lieu de travail.

Après quatre sessions du « Comité d’obéissance », qui se sont déroulées sur plusieurs mois, le Syndicat des travailleurs arabes a pu obtenir la reintegration des enseignants, ainsi que le paiement des salaires mensuels couvrant toute la période du licenciement.
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Campagne syndicale pour obliger les employeurs israéliens à payer les salaires des travailleurs de Gaza qui ont perdu leur emploi pendant la guerre
Arab Workers union – Nazareth, 7 mars 2025

Le syndicat des travailleurs arabes poursuit ses activités pour le paiement des salaires et le respect des droits des travailleurs de Gaza qui travaillaient pour des employeurs israéliens avant la guerre.

Les travailleurs palestiniens de la bande de Gaza ont payé un lourd tribut à la guerre d’agression lancée par Israël contre la bande de Gaza. Dans les premiers jours de la guerre, les autorités israéliennes ont pris la décision de retirer les permis de travail de 18 000 travailleurs de la bande de Gaza. En outre, la police et l’armée israéliennes ont arrêté des milliers de travailleurs et les ont placés dans des centres de detention en Cisjordanie, contrôlés par l’armée israélienne. Très vite, le syndicat des travailleurs arabes, dont le siege est à Nazareth, a déposé un recours auprès de la Cour suprême israélienne pour exiger que les autorités israéliennes libèrent immédiatement ces travailleurs, à la suite de quoi un nombre significatif d’entre eux ont été libérés (Cela sans compter un petit nombre de travailleurs qui ont récemment été libérés grâce à l’accord d’échange de prisonniers entre Israël et le Hamas).

Depuis le début de la guerre, les travailleurs palestiniens de Gaza se retrouvent sans travail, sans droits ni salaires, et ce malgré le fait qu’ils se sont addresses à leurs employeurs israéliens en exigeant qu’ils leur versent leurs salaires et les indemnités qu’ils méritent, d’autant plus qu’environ 6000 de ces travailleurs étaient salariés de ces employeurs depuis plus de 3 ans. Malheureusement, la grande majorité des employeurs ont refusé de répondre aux demandes des travailleurs de Gaza de payer leurs salaires et leurs droits.

L’enquêteur de terrain du syndicat des travailleurs arabes à Gaza, le camarade Mahmoud Al-Ghoul, a recueilli 76 dossiers de plaintes et des témoignages de travailleurs de la bande de Gaza. On s’attend à ce que ces dossiers augmentent considérablement dans les jours à venir, pendant la période de trêve entre le Hamas et Israël.

Le département juridique du syndicat des travailleurs arabes a envoyé des lettres à un certain nombre d’employeurs israéliens et leur a demandé de payer les droits des travailleurs. Il est regrettable que la réponse des employeurs israéliens ait été un refus catégorique de payer les salaires des travailleurs en prétendant soit que ces travailleurs ne travaillaient pas pour eux, ou qu’ils étaient « des terroristes et fidèles à une organisation terroriste et à une autorité terroriste ».

Au vu de cette situation, il est clair que les employeurs israéliens n’ont aucune intention de reconnaître les droits des travailleurs et de payer leurs salaires, et donc il n’y aura pas d’autre choix pour le syndicat des travailleurs arabes que de prendre des mesures légales devant les tribunaux du travail israéliens afin d’obliger les employeurs à payer les salaires.

En termes de procédures légales, le dépôt des dossiers des travailleurs auprès d’un tribunal coûte, par dossier :

Frais d’ouverture d’un seul dossier : 536 shekels (132 euros). En cas d’indemnisation des travailleurs pour leurs années de travail, des frais de 2,5 % du montant total de l’indemnisation sont payés. Par exemple, si le montant de l’indemnisation est de 10 000 shekels, le montant que nous verserons au tribunal est de 250 euros. Prise en charge des frais d’avocats : Le syndicat prend en charge les frais d’avocats. Pour chaque dossier, le syndicat verse 1 500 shekels (370 euros).

Face à cette situation, à l’état de guerre et aux mesures d’urgence imposées par les autorités israéliennes aux institutions et aux Palestiniens dans les territoires de 48, le syndicat des travailleurs arabes lancera dès le début de la semaine prochaine une grande campagne dans la société palestinienne et également parmi les amis et camarades des syndicats internationaux afin de collecter le plus grand nombre de dons possible pour aider nos frères et camarades travailleurs de la bande de Gaza.

Nous vous appelons, amis et camarades, à contribuer à cette campagne selon vos capacités et vos aptitudes. Comme à notre habitude, nous rendrons compte de nos résultats.

Contribuez à diffuser et à soutenir cette campagne pour les travailleurs de Gaza.

arab.workers.union48@gmail.com

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