Après l’interdiction faite aux Afghanes de prendre l’avion sans parent masculin et la fermeture des collèges et lycées aux filles, cette nouvelle mesure est la plus sévère restriction à la liberté des femmes depuis le retour au pouvoir des talibans.
Après l’interdiction faite aux Afghanes de prendre l’avion sans parent masculin et la fermeture des collèges et lycées aux filles, cette nouvelle mesure est la plus sévère restriction à la liberté des femmes depuis le retour au pouvoir des talibans.
Les jours fériés sont les jours de fêtes légales énumérées par le code du travail : 1er janvier, lundi de Pâques, 1er mai, 8 mai, jeudi de l’Ascension, lundi de Pentecôte, 14 juillet, Assomption (15 août), Toussaint (1er novembre), 11 novembre, jour de Noël (25 décembre). Le 1er mai est le seul jour férié chômé pour tous les salarié·e·s, avec quelques exceptions. Un accord peut définir les autres jours fériés chômés. Sinon, c’est l’employeur qui fixe leur liste. Une journée de pont précédant ou suivant un jour férié peut être prévue dans l’entreprise. Cette pratique ne fait l’objet d’aucune réglementation. La décision est prise par l’employeur et constitue une modification temporaire de l’horaire hebdomadaire. D’autres jours fériés peuvent exister dans certains secteurs d’activité ou certaines régions.
Seul le 1er mai est obligatoirement chômé pour tous les salarié·e·s. Par exception, il est possible de travailler le 1er mai dans les établissements et les services qui ne peuvent interrompre leur activité (transports, usines « à feu continu », hôpitaux…).
Les autres jours fériés peuvent être travaillés, sauf dispositions conventionnelles. Un accord d’entreprise ou d’établissement ou, à défaut, de branche peut définir les jours fériés chômés. Sinon, c’est l’employeur qui fixe la liste de ces jours.
Le repos des jours fériés n’est obligatoire que pour les jeunes salarié·e·s et apprenti·e·s de moins de 18 ans. Une convention, un accord collectif étendu, d’entreprise ou d’établissement peut définir les conditions dans lesquelles il peut être dérogé à cette interdiction.
Les secteurs dans lesquels les caractéristiques particulières de l’activité justifient une dérogation sont les suivants : spectacle ; hôtellerie ; restauration ; traiteurs et organisateurs de réception ; cafés, tabacs et débits de boisson ; boulangerie ; pâtisserie ; boucherie ; charcuterie ; fromagerie crèmerie ; poissonnerie ; magasins de vente de fleurs naturelles, jardineries et graineteries ; établissements des autres secteurs assurant à titre principal la fabrication de produits alimentaires destinés à la consommation immédiate ou dont l’activité exclusive est la vente de denrées alimentaires au détail…
Les heures de travail perdues par suite de chômage des jours fériés ne donnent pas lieu à récupération.
Le chômage des jours fériés ne peut entraîner aucune perte de salaire pour les salarié·e·s totalisant au moins trois mois d’ancienneté dans l’entreprise ou l’établissement.
Ces dispositions s’appliquent aux salarié·e·s saisonnier·e·s si, du fait de divers contrats successifs ou non, ils/elles cumulent une ancienneté totale d’au moins trois mois dans l’entreprise.
Ces dispositions ne s’appliquent ni aux personnes travaillant à domicile, ni aux salarié·e·s intermittent·e·s, ni aux salarié·e·s temporaires.
Si le jour férié chômé tombe un jour de repos habituel dans l’entreprise, il n’a aucune incidence particulière sur le salaire (pas de paiement en supplément) et il n’ouvre pas droit à un repos complémentaire.
Si le jour férié chômé tombe un jour qui aurait dû être travaillé :
Aucune condition d’ancienneté n’est requise pour les salarié·e·s intérimaires.
Pour ceux/celles à temps partiel, l’obligation de travail est calculée au prorata.
Le 1er mai, les heures travaillées sont majorées à 100 %. Pour les autres jours fériés, la loi ne prévoit aucune majoration de salaire mais certaines conventions collectives, ou accords, peuvent contenir des dispositions plus favorables.
S’il s’agit d’un jour ouvrable chômé dans l’entreprise, il n’est pas décompté sur les congés payés. S’il s’agit d’un jour travaillé dans l’entreprise, il est décompté au titre des congés payés.
La journée de solidarité instituée en vue d’assurer le financement des actions en faveur de l’autonomie des personnes âgées ou handicapées prend la forme :
Pour cette « journée », toute référence au lundi de Pentecôte est supprimée.
Le travail accompli, dans la limite de sept heures, durant la journée de solidarité ne donne pas lieu à rémunération :
Ces heures ne s’imputent ni sur le contingent annuel d’heures supplémentaires ni sur le nombre d’heures complémentaires prévu au contrat de travail du/de la salarié·e travaillant à temps partiel. Elles ne donnent pas lieu à contrepartie obligatoire sous forme de repos.
C’est aux représentants du personnel de chaque entreprise de négocier ces 7 heures en accord avec la direction. Cet accord peut prévoir :
A défaut de convention ou d’accord conclu, les modalités d’accomplissement de la journée de solidarité sont définies par l’employeur, après consultation du comité social et économique, s’il existe.
Une journée de pont précédant ou suivant un jour férié peut être prévue dans l’entreprise. Cette pratique ne fait l’objet d’aucune réglementation. La décision est prise au niveau de chaque entreprise ou établissement par l’employeur et constitue une modification temporaire de l’horaire hebdomadaire. Elle est soumise à consultation du comité social et économique, s’il existe. L’horaire modifié doit être affiché et une copie de cet horaire est transmise à l’inspecteur·trice du travail. S’il est octroyé, ce repos doit être payé.
Oui, c’est le cas, par exemple, en Alsace et en Moselle, pour le vendredi saint (précédant Pâques) et le 26 décembre avec des applications spécifiques.
Dans les exploitations de mines, salines et carrières, établissements industriels, chantiers du bâtiment et du génie civil, chantiers navals, le repos donné aux salarié·e·s est de :
La période de repos est calculée à partir de minuit et, dans le cas d’un dimanche et d’un jour férié consécutifs, elle se prolonge jusqu’à 18 h le second jour.
L’accord ou la décision de l’employeur ne peut désigner ni le premier ou le second jour de Noël, ni le vendredi saint comme la date de la journée de solidarité.
Le Réseau syndical international de solidarité et de luttes a participé au convoi d’aide des travailleurs à la résistance ukrainienne qui est arrivé dans le pays, précisément à Lviv, le vendredi 29 avril dernier.
Cette initiative émane des membres du Réseau syndical international de solidarité et de luttes. Depuis leur arrivée, se sont rencontrés des syndicalistes et des militants de plusieurs pays comme le Brésil (CSP Conlutas), la France (Solidaires), l’Italie (ADL Cobas), la Lituanie (G1PS), la Pologne (IP – Inicyatywa Pracownicza) et l’Autriche (RCIT), ainsi que des résistants d’Ukraine.
Le 29 avril, environ 800 kg de dons destinés à la population de cette région ont été remis directement au président du syndicat indépendant des métallurgistes et des mineurs de la ville de Kryvyi Rih, le militant Yuri Petrovich. L’initiative, soutenue logistiquement par l’organisation Sotsyalnyi Rukh [Mouvement social], a été considérée comme un succès.
Le convoi a suivi les conseils de l’organisation de résistance des travailleurs de Kryvyi Rih et a donné la priorité à l’envoi de produits d’urgence tels que des médicaments, des trousses de premiers secours, des aliments secs, des aliments pour bébés prêts à l’emploi, ainsi que des batteries et des générateurs, ressources nécessaires dans une situation de pénurie critique de l’approvisionnement en nourriture et en médicaments, ainsi qu’en électricité et en chauffage.
Kryvyi Rih est le centre industriel du pays et comptait environ 615 000 habitants. Actuellement, la ville se trouve à 60 km des troupes russes. Selon M. Petrovich, plus de 3 000 membres du syndicat se sont enrôlés dans les forces de résistance.
Comme nous l’avions déjà signalé dans de précédents rapports sur le convoi, « de nombreuses femmes sont restées dans le pays parce qu’elles ont décidé de ne pas abandonner leur conjoint ou de s’occuper des personnes âgées ou des enfants restés au pays. Ce sont des mères, des sœurs ou des filles, qui survivent difficilement dans des conditions de pénurie dans la distribution de nourriture, de médicaments, d’eau, d’énergie et de gaz ».
Et ce soutien doit être non seulement maintenu, mais aussi de plus en plus renforcé.
Le Service national des gardes-frontières de l’Ukraine a indiqué que le nombre de civils qui rentrent aujourd’hui dans le pays s’élève à environ 30 000 par jour. En raison de la contrainte militaire, presque tous ceux qui franchissent la frontière sont des femmes et des enfants. Ils représentent 90 % des réfugiés du pays.
En raison de ce mouvement de retour, nous devons renforcer, toujours plus, la nécessaire coopération de classe au-delà des expressions publiques et des motions de soutien.
Avec le convoi, nous affirmons une solidarité internationaliste pratique et concrète et nous continuerons à faire campagne pour la défense de ces travailleurs, qui avec peu de ressources ont opposé une ferme résistance aux envahisseurs russes.
Le Réseau syndical international de solidarité et de luttes a marqué le 1er mai aux côtés de la délégation internationale qui composait le convoi.
En raison de la loi martiale en vigueur dans le pays, la manifestation de la Journée internationale de lutte de la classe ouvrière s’est déroulée à huis clos. L’événement a eu lieu au Hhat Khotkevych Lviv, le palais municipal de la culture de Lviv.
Plus de 50 personnes ont participé à l’évènement. Parmi elles, 19 étrangers ont participé à l’initiative de solidarité internationale. Ils venaient d’Autriche (RCIT), du Brésil (CSP-Conlutas), de France (Solidaires), d’Italie (ADL Cobas), de Lituanie (G1PS) et de Pologne (IP – Inicyatywa Pracownicza.
Plusieurs questions ont été abordées, telles que la réforme du travail, l’impact de la guerre sur les personnes et les problèmes mentaux, le stress et la dépression, la situation des femmes, ainsi que la situation des travailleurs.
Lors de la rencontre, les travailleurs des mines de la ville de Kryvyi Rih ont participé par vidéoconférence aux débats et ont pu dialoguer et remercier cette expression de la solidarité internationale de classe.
Nous avons célébré le 1er mai à Lviv et nous nous sommes réjouis de la réussite de ce convoi en soutien à la résistance ouvrière ukrainienne.
Vive la lutte internationaliste !
La ville où s’est rendu le convoi est considérée comme stratégique et est dans le collimateur de l’armée du Kremlin depuis un certain temps.
Non seulement parce qu’il s’agit d’un important centre industriel minier et sidérurgique, proche de territoires pris par l’armée de Vladimir Poutine, comme la région de Kherson, mais aussi en raison du symbole et de la victoire politique que constitue la conservation de la ville. Kryvyi Rih est la ville natale de Zelensky et permet l‘accès à la région d’Odessa tant désirée par le Kremlin.
Le chef de l’administration militaire de Kryvyi Rih, Oleksandr Vilkul, a déclaré le 24 avril que l’ennemi « prépare une attaque offensive dans notre direction. Dans les jours à venir, nous nous attendons à une éventuelle action offensive”.
Au cours des trois derniers jours, Kyvy Rih a évacué plus de 5 000 résidents venant de la région de Kherson vers différents endroits.
Au total, plus de 100 000 migrants sont passés par Kryvyi Rih et 50 000 sont restés dans la ville, selon les autorités locales.
Jusqu’à présent, l’invasion russe a forcé 5,4 millions d’Ukrainiens à quitter leur pays et plus de 7,7 millions ont fui et sont déplacés à l’intérieur du pays, selon les chiffres officiels des Nations Unies.
Après avoir fait grève lundi et mardi dernier, les salariés de PEI se sont remis en grève ce matin pour exiger le maintien de leur salaire et aucun licenciement suite aux mesures d’économies décidées par la direction Renault sur les prestations de services aux résidents du Technocentre.

Suite à de nouvelles mesures d’économies décidées par la direction de Renault sur les prestations de service aux résidents, l’ensemble des salariés de PEI qui assurent le nettoyage du Technocentre Renault à Guyancourt se sont mis en grève illimitée le mardi 3 mai 2022, pour revendiquer le maintien de leur salaire à 100%, ainsi qu’aucun licenciement ni aucune mutation.

La Direction PEI a une fois encore laissé éclater au grand jour son mépris des salaries au travers de leurs élus au Comité social et économique (CSE).
En suspendant notre mouvement de 48 heures sur les sites Renault, nous pensions que la société PEI allait répondre favorable à nos revendications, mais au lieu de ça, PEI n’a fait que confirmer la poursuite de sa précarisation et de la baisse de notre pouvoir d’Achat Pire encore, elle nous a indiqué que cette politique allait s’intensifier dans les prochains jours et
Cela risque de se pérenniser de manière de définitive.
Renault doit assumer ses responsabilités !
Comme à chaque fois, le donneur d’ordre « Renault » cherche à baisser le coût du contrat, c’est lui qui fixe un prix pour faire des économies.
Comme Renault peut-elle faire des économies sur le dos des salaires au SMIC et qui sont déjà amputé depuis plus de 2 ans de 30% en raison d’un programme de chômage partielle qui n’en
finit pas.
Mensuellement chaque agent perd environ 200 à 300 € par mois, ce montant oblige beaucoup d’entre nous à faire des sacrifices sur notre budget courses afin de boucler notre fin de mois, alors
que parallèlement Renault a annoncé en 2021 faire un milliard d’euros de bénéfices.
Tous les agents de propreté intervenant sur Renault ont vécu une période inédite et bouleversante et que devant cette crie, ces salariés étaient en première ligne sur le front à risquer leur vie.
Notre métier est utile et vital pour la survie des autres, c’est pour cette raison que devant autant de mépris, que nous devons rester mobilisé.
La seule récompense que nous avons eu pour notre engagement depuis plus de 2 ans, est de continue à perdre du pouvoir d’achat de manière continue.
Nos collègues de Renault ont été récompensé de leurs efforts et nous exigeons également le même traitement.
– Plus de chômages partiels sur tous les sites
– Pas de fermeture du vendredi
– Fin de la politique des paliers
– Fin de la dégradation de nos conditions sociales
A sa s’ajoute une volonté de la part de Renault de faire taire nos organisations syndicales, afin de faire avorter toute tentative de mouvement.
Renault refuse l’accès à nos représentants du personnel et aux délégués syndicaux de PEI sur ces établissements, se rendant coupable d’un délit d’entrave.
TOUS MOBILISÉS ET TOUS UNIS !
pour faire cesser la dégradation de nos conditions de travail
Le service des urgences du Centre Hospitalier de Versailles est en grève illimitée à compter de ce jour (lundi 2 mai) avec les revendications suivantes :
– A court terme : Notre demande principale est d’accueillir et de s’occuper dignement de nos patient·es (temps d’attente trop long lors de la prise en charge, personnels insuffisants pour le flux actuel, entraide avec les services spécialisées, temps d’attente moins long entre la pose du diagnostic médical et la prise en charge dans les services, plus de rapidité entre les différents examens et le compte rendu final, entraide des agents des services avec nos brancardiers lorsqu’un·e patient·e est transférée)
Pour les soignant·es, le remplacement systématique des agents absents quel que soit la cause de leur absence, de leur donner les moyens humains et suffisants pour assurer une qualité des soins optimum et de pouvoir exercer leur fonction dignement.
– A long terme : Projection sur les travaux envisagés avec consultation de l’équipe et groupes de travail, réorganisation avec une filière gériatrique pour tous patients âgés afin qu’ils ne restent plus sur des brancards pendant des heures

Le défilé du cortège Solidaires Ile-de-France a été ponctué de prises de parole. Voici le texte lu par Solidaires 78 pendant la manif.
Le 27 janvier 2022, en tant que syndicaliste retraitée de Renault Flins, j’ai participé à une formidable manifestation de rue à Mantes La Jolie, organisée par le Collectif des AESH du Mantois, soutenu par Solidaires 78 et Sud Education 78, dans le cadre d’une mobilisation nationale : un cortège animé, vivant, chaleureux, très combatif ; les animatrices passaient dans les rangs de la manif pour interwiver au micro les Aesh présent.es, chacun.e racontait son vécu, expliquait les revendications. Les passant.es applaudissaient et certain.es et même rejoignaient le cortège : un véritable meeting de proximité et de lutte dans la manif elle-même !
Voilà la Petite histoire du collectif AESH 78 racontée par Fati (extraits) (texte complet sur le site de Solidaires 78 )
Dès le début de l’année scolaire 2017 /2018, dans l’établissement, où j’exerce mes missions d’Accompagnante d’Élève en Situation d’Handicap, le mot d’ordre est donné par les collègues AESH, dont le cerveau avait bien été lavé par le proviseur de l’époque : « Si tu ne veux pas de problème, éloigne toi des syndicalistes » …
Maintenant je sais ce que cela voulait dire… Si tu l’ouvres trop, ta place et ton CDI tu pourras t’asseoir dessus ! Voici le contexte dans lequel le Collectif Aesh 78 a pris racine…
Mettez dans un établissement scolaire, deux professeur·es syndicalistes et une accompagnante d’élève en situation d’handicap et vous obtiendrez un début de mouvement de lutte pour les accompagnantes, oubliées de tous et toutes, dans nos établissements scolaires, car l’idée est bien de nous invisibiliser un maximum, afin de ne pas dénoncer la situation dans laquelle nous sommes, c’est-à-dire une précarisation et un manque de reconnaissance sans précédent des institutions qui nous emploient, j’ai nommé : l’Éducation nationale. Voilà pourquoi je ne dois pas m’approcher des syndicalistes !
C’est avec plaisir que je me suis laissée entraîner à une réunion aux Mureaux, avec un petit groupe de camarades, nous nous sommes retrouvé·es pour échanger sur nos situations et essayer de se soutenir. Le regard de chacun et chacune était important, car cela mêlait la richesse et la diversité des points de vue ; ainsi enseignantes, enseignants et AESH ont travaillé ensemble pour améliorer le travail de chacun.e.
Les revendications principales sont : un vrai statut, un vrai salaire et une vraie formation.
Après quelques réunions, dans une ambiance de début de colère vis-à-vis du système éducatif, nous avons organiseé un rassemblement devant la mairie des Mureaux (2018) pour sortir de nos murs et se montrer, du moins se faire connaître du public.
Ce rassemblement très peu suivi aurait pu être vécu comme une défaite, mais il m’a encore plus motivée à continuer… Nous avons organisé un autre rassemblement devant le lycée St Exupéry à Mantes la Jolie, suivi d’une marche jusqu’à l’IME du Val Fourré. Pas d’audience demandée à l’inspecteur mais il a eu notre pétition !
Nous sortions enfin de l’invisibilité !
Puis durant les différentes mobilisations de la réforme des retraites en 2020, d’autres liens se sont tissés et avec des étiquettes syndicales différentes, peu importe, avec moi j’avais des personnes intelligentes et avec un idéal commun : « ne laisser personne sur le carreau ».
Durant la lutte des réformes contre les retraites, nous avons fait les AG au local syndical de la Vaucouleurs, beaucoup d’enseignant·es, d’agent·es SNCF, de Gilets Jaunes, mais pas de camarades AESH.
Pas mieux après plusieurs invitations à participer aux AG de « l’Assemblée de lutte du Mantois » Peur d’être noyé·es dans cette masse de lutteurs et lutteuses professionnels, ça peut effrayer lorsqu’on n’a pas l’énergie ou qu’on se sent pas légitime à porter un mouvement de contestation !
Nous avons donc créé notre collectif d’AESH, pour changer le regard que nous portions sur nous en tant qu’être humain mais également en tant que professionnelles de l’inclusion scolaire, avec un savoir-faire qui n’était pas reconnu de certains de nos collègues enseignant·es, directeurs·trices, proviseur·es, référentes de scolarité, d’autres personnels de l’Éducation nationale ni même de la coordination Pial (Pôles inclusifs d’accompagnement localisés).
Avec mes copin·es syndicalistes, nous avons commencé à refaire des réunions, mais cette fois-ci au local syndical de la Vaucouleurs, à Mantes la Ville.
Le groupe est parti de 4 AESH et 4 enseignant·es… Les enseignant·es qui peu à peu laissaient place aux principales concernées, les AESH, pour échanger et mener des actions afin d’améliorer nos conditions de travail, aucune influence n’a été faite sur qui que ce soit.
Nous étions maître·sses du jeu.
Avant de commencer une quelconque lutte, il fallait que nous, AESH, prenions conscience de notre situation et de la misère dans laquelle l’État nous plonge, pour ne pas nous rendre compte de quoi que ce soit : avec un salaire de 780 euros par mois, pour un temps de travail imposé, des conditions de travail très dégradantes et la maltraitance institutionnelle infligée aux élèves, avec de moins en moins d’heures de prise en charge, des collègues AESH qui ont en charge de plus en plus d’enfants, avec des pathologie diverses et variés, ainsi avec des préoccupations de survie, nous ne remettions rien en question.
Et l’institution peut, comme bon lui semble, nous laisser sur le bord de la route, ne se préoccupant pas du constat alarmant qui est que nous vivons sous le seuil de pauvreté… A tel point que des camarades AESH ont deux emplois ! Non la précarité n’est pas un métier !
C’est pourquoi nous voulons aussi la suppression des Pial qui morcellent notre travail, désormais réparti entre plusieurs établissements au détriment de l’intérêt des enfants.
Lorsque cette prise de conscience fut prise, nous étions prêtes à affronter le monde…
Nous nous réunissons une fois tous les deux mois au local de la Vaucouleurs, nous avons mené plusieurs actions, rassemblements et manifs à Mantes.
Non ! La lutte des classes n’est pas d’un autre temps ! Les exploité·es sont toujours présent·es ! Le problème est que certaines pensent encore que la lutte contre l’exploitation des femmes (notre emploi très féminisé à 95 %) est terminée et qu’au 21è siècle, que ce ne serait plus d’actualité.
L’histoire du Collectif des AESH nous montre qu’elle est toujours belle et bien présente et qu’il faut plus que jamais nous mobiliser pour ne plus laisser personne sur le carreau.
Nous sommes devenu.es plus organisé.es, plus combatives et avons pris conscience de notre situation d’oppressées, d’exploitées et identifié nos oppresseurs. FATI
Merci à toi Fati !
Alors que l’animation est un métier formidable,
Alors que nos métiers sont d’une nécessité et d’une utilité sociale indéniables,
Alors que les nouvelles générations désaffectent ces voies par manque de perspectives,
Alors que l’animation est en situation de pénurie de personnel depuis
plusieurs mois,
Alors que des salarié·es se mobilisent et élèvent leurs voix contre la précarité qui les touche,
Alors que l’inflation ne cesse de battre des records,
Hexopée, le syndicat employeur dans l’animation, ne propose aucune
reconnaissance salariale ambitieuse ni aucun horizon !
Le Conseil d’État a rendu le 12 avril 2022 sa décision dans la procédure engagée par SUD éducation il y a un peu plus d’un an en ordonnant au premier ministre l’attribution de l’indemnité REP/REP+ aux Assistant·es d’éducation (AED, AP et APS). SUD éducation a mis en œuvre tous ses moyens syndicaux pour en finir avec cette inégalité de traitement entre les personnels qui travaillent en éducation prioritaire. Le premier ministre dispose à présent d’un délai de six mois pour ordonner l’attribution de l’indemnité REP/REP + à tous les personnels AED qui travaillent en éducation prioritaire.
Cette décision montre que l’action syndicale de SUD éducation mène à des victoires pour les personnels, et en particulier pour les personnels les plus précaires. SUD éducation a mené une campagne de sensibilisation auprès des AED qui avaient demandé le versement de l’indemnité, puis SUD éducation a porté cette demande auprès du premier ministre et a contesté son refus devant la plus haute juridiction, le Conseil d’État.
SUD éducation est un syndicat efficace et combatif. Cette victoire en appelle d’autres et est un point d’appui important pour les procédures, toujours en cours, engagées par les AESH afin d’obtenir elles·eux aussi le droit au versement de cette prime.
SUD éducation appelle les AED à se syndiquer massivement à SUD éducation pour défendre leurs droits et en gagner de nouveaux et à se rapprocher des syndicats SUD éducation de leur département pour s’assurer que la décision du Conseil d’État soit bien effective sur leurs bulletins de paye d’ici le mois d’octobre. Malheureusement, la décision n’est pas rétroactive.
Après la CDIsation et l’attribution de l’indemnité REP/REP+, il faut gagner :
Transformations du métier, les droits des assistants d’éducation (AED), les points de vigilance sur l’année (recrutement, période d’essai, missions, droits syndicaux, renouvellement).
Le lundi 16 mai 2022 se tiendra aux Mureaux une journée de formation syndicale portant sur les assistants d’éducation (AED).
AU PROGRAMME…
Transformations du métier
Du statut de MI-SE au statut d’AED
Les transformations du métier de CPE et leurs conséquences sur les personnels AED
Assèchement des moyens et conditions de travail
L’année d’AED, du recrutement au renouvellement
Recrutement, période d’essai, missions, droits syndicaux, renouvellement : points de vigilance pour ne pas se faire avoir
Vies scolaire solidaires
Pourquoi et comment construire du collectif ?
Autodéfense AED
Faire valoir ses droits : cas pratiques de défense des personnels
Jeudi 28 avril, les médecins du travail présentaient au CSE de Guyancourt/Aubevoye le bilan annuel du service de santé au travail de l’établissement : l’occasion de dévoiler la face cachée du plan « Renaulution » de réduction des coûts et de ses déclinaisons CAR21 et CAR22 de réduction du personnel.

Comité Social et Économique du Jeudi 28 avril 2022
Information sur le rapport technique des médecins du travail pour l’année 2021
Information sur le rapport annuel administratif et financier 2021 du Service Médical
Les élus SUD reconnaissent et saluent l’engagement de tous les acteurs – infirmiers et médecins – du Service de Santé au Travail au cours d’une année 2021 pour le moins exigeante en matière de santé physique et psychologique des salariés, compte tenu d’une part de la pandémie de Covid, mais aussi du télétravail en mode hybride, du fonctionnement en mode « Agile », des transformations et des restructurations de l’entreprise.
Les élus SUD souhaitent partager comme le service santé au travail les points d’inquiétude suivants exprimés dans les différents rapports, à commencer par le manque de personnel au service santé, le départ de médecins et des réorganisations incessantes du service de santé.
A cela s’ajoute la difficulté persistante du suivi des accidents de travail avec un logiciel (SI-ATMP) non adapté. Sur ce point SUD réitère sa demande à la direction et au service condition de travail faite lors du CSE du 29 avril 2021, « de mettre en place au plus vite un plan d’action afin d’apporter les correctifs nécessaires à cet outil. Il n’est pas acceptable que l’outil informatique complique la tâche du personnel de santé lors de la déclaration des accidents de certains salariés ainsi que des prestataires ou salariés extérieurs. »
Cette situation aboutit à une annulation de visites prévues et à un manque de temps du service médical pour prendre en charge les Risques Psychosociaux (RPS) des salariés, alors que le service de santé au travail signale dans ses rapports présentés aujourd’hui aux membres du CSE :
Les élus SUD seront vigilants afin que le processus de déclaration des accidents ne soit pas gêné par des considérations informatiques.
Concernant le site d’Aubevoye, nous regrettons le turn-over des médecins du travail et l’absence de rapport sur la santé des salariés du CTA.
Pour conclure, les élus SUD assurent à tous les personnels de santé au travail de leur soutien dans une année 2022 à très haut risque en termes de RPS, avec un nouveau plan de départs CAR22, des restructurations en vue et la problématique du suivi de la santé des télétravailleurs.
Nous demandons à la direction de l’établissement de bien mesurer et de prendre en compte ces alertes du service médical qui montrent un contexte néfaste pour les salariés, et d’assurer ses obligations légales en ce qui concerne la santé mentale et physique des salariés qui sont sous sa responsabilité.