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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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antifascisme

La lettre d’info Visa (Vigilance initiative syndicale antifasciste)

VISA à la fête de l’Humanité les 15, 16 et 17 septembre 2023
preview Pour la quatorzième année, les militant-es de VISA vous accueillent sur leur stand au village du livre pendant les 3 jours de la fête de l’Humanité. Pour la deuxième année, elle se déroule au Plessis-Pâté, base 217, dans l’Essonne. Plus d’un an après les élections législatives, vous pourrez découvrir notre nouvelle brochure « S’armer contre l’extrême… afficher en ligne.
Communiqué intersyndical journalistes – Journal du Dimanche : l’édition du 6 août laisse craindre le pire
preview Après six dimanches de non-parution, le JDD a fait son retour dans les kiosques ce 6 août, avec une version allégée d’une vingtaine de pages, alors qu’il n’était attendu qu’à la mi-août. Son contenu inquiète au plus haut point le SNJ, le SNJ-CGT et la CFDT-Journalistes, tant il laisse apparaître ce que deviendra l’hebdomadaire sous… afficher en ligne.
Marche unitaire le 23 septembre 2023 : Pour la fin du racisme systémique, des violences policières pour la justice sociale et les libertés publiques
preview Le meurtre de Nahel, tué par un policier à bout portant le 27 juin 2023 à Nanterre, a mis de nouveau la lumière sur ce qui doit cesser : le racisme systémique, les violences policières, et les inégalités sociale que creuse la politique de Macron. Une politique néolibérale imposée par des méthodes autoritaires, des lois… afficher en ligne.
Article CGT : Italie, l’extrême droite à l’œuvre
preview En Italie, l’extrême droite à visage « humain », celui de Georgia Meloni, élue en 2022, qui vient de décider la suppression du revenu de citoyenneté, d’un montant moyen de 581 euros par mois, soit un peu l’équivalent de notre RSA. Le 1er août, 169 000 foyers italiens ont donc reçu un message leur indiquant… afficher en ligne.
Coordination Unitaire contre les idées d’extrême droite – Ariège : Solidarité avec les révoltes sociales
preview Le mouvement de révolte qui a éclaté à la suite du meurtre d’un jeune homme par un policier à Nanterre, le 27 juin dernier, a entraîné un déchaînement répressif. Pour accompagner cette répression, nous assistons à deux types de discours : Le premier est un discours ouvertement raciste et extrêmement violent qui qualifie les révolté.e.s de… afficher en ligne.
Motion du Bureau National de l’UNSA à propos de l’UNSA Police
preview Le Bureau national de l’UNSA réuni le 5 juillet 2023 à Bagnolet a adopté la motion suivante : L’UNSA tient à rappeler sa peine suite à la mort du jeune Nahel et s’associe à l’émotion et au deuil de sa famille et de ses proches. L’UNSA :• condamne les violences contre les personnes, les élus et les… afficher en ligne.
Rassemblement contre les attaques antisyndicales de l’extrême droite à Guingamp : LUNDI 26 JUIN A 18H30 PARVIS DE LA MAIRIE
preview « Le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde » Berthold Brecht dramaturge allemand antinazi. Pour la seconde fois en deux mois, des individus membres de l’extrême droite identitaire s’en sont pris aux locaux de l’union locale CGT de Guingamp. Des tags et des croix celtiques ont été peints en plusieurs endroits. Ces événements… afficher en ligne.
Communiqué Solidaires 11 contre le soutien hypocrite du FN/RN à la grève
preview Dans un communiqué du 31 juillet 2023, le député frontiste de la 2e circonscription de l’Aude Frédéric Falcon prétend apporter son soutien au préavis de grève lancé par l’intersyndicale audoise des Finances Publiques contre les dysfonctionnements et les dégradations de leurs conditions de travail engendrées par le nouveau service en ligne “Gérer mes biens immobiliers”,… afficher en ligne.
Notre pays et en deuil et en colère.
preview Notre pays est en deuil et en colère. Le meurtre de Nahel tué par un policier à bout portant à Nanterre, a mis à nu les effets de décennies de politiques publiques discriminatoires et sécuritaires ciblant notamment les quartiers populaires et la jeunesse qui y grandit et particulièrement les personnes racisées et précarisées. L’escalade des… afficher en ligne.
Communiqué CGT FERC-SUP Nantes Université : Sur le scrutin étudiant d’avril à l’IUT de Nantes
preview Une élection par défaut ! un putsch démocratique acté par une seule liste en lice et seulement 44 votes exprimés sur 1057 inscrits, soit une participation famélique de 4,3 %.« Action IUT » qui revendique au plan national ses liens étroits avec l’UNI, association étudiante de droite radicale, a emporté l’ensemble des 4 sièges étudiants… afficher en ligne.
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Université

(Solidaires Etudiant-e-s) 3 000 étudiant-es perdent leur logement au profit des JO – Première audience: Le CROUS marche sur des oeufs !

Nous avions saisi la justice contre la décision de réduction des bails étudiants dans les résidences CROUS pour les rendre disponibles lors des JO 2024.

Vendredi dernier a eu lieu une première audience en référé au Tribunal Administratif de Paris, où le CROUS a marché sur des oeufs, entre la défense d’une décision illégitime et prétexter que cette décision n’a pas encore été prise.

En réalité, le CROUS a confirmé pendant l’audience que le choix de fixer le terme des conventions au 30 juin 2024 était justifié par la volonté de participer à l’”effort collectif” dans l’organisation des JO, oubliant le sens même de sa mission qui est de veiller à “assurer aux étudiants une qualité d’accueil et de vie propice à la réussite de leur parcours de formation”.

S’il est légal que le CROUS puisse louer les logements laissés vacants pendant l’été au Comité d’Organisation des JO, il n’a pas à organiser la vacance en délogeant des étudiant-es qui souhaiteraient conserver leur appartement, au profit d’un public non étudiant et contre leurs intérêt !

Le rapport de force pour éviter l’expulsion d’étudiant-es de leur logements ne fait que commencer, nous continuerons à nous opposer aux pratiques illégitimes des CROUS !

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Énergie Répression

Solidaires condamne la convocation par la gendarmerie d’un responsable national CGT suite à une action revendicative dans le cadre de la lutte contre la réforme des retraites

Le 6 septembre prochain, Sébastien Menesplier, secrétaire général de la CGT-FNME et membre du bureau confédéral de la CGT est convoqué par la gendarmerie pour s’expliquer au sujet des actions de réappropriations de l’outil de travail menées par les grévistes du secteur durant le conflit historique contre la réforme des retraites.

Cette criminalisation du mouvement syndical est inacceptable. Solidaires apporte son soutien à Sébastien comme à l’ensemble des personnes menacées pour des faits de grève ou leur action syndicale quotidienne.

L’Union syndicale Solidaires appelle à rejoindre le rassemblement devant la gendarmerie de Montmorency (Val-d’Oise) le 6 septembre à 8h30.

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Actu Solidaires 78 En grève ! Vidéo

Film En grève

Lors de la fête de l’accueil de Solidaires 78 nous avons pu visionner le film En grève et échanger avec son co-réalisateur Christophe Cordier. Un moment fort, et nous vous invitons à pré-commander le dvd…

Le 5 décembre 2019 marque le début de la grève, largement animée par les cheminots, contre le projet de réforme des retraites mené alors par le gouvernement d’Emmanuel Macron. Pendant 57 jours, caméra au poing, nous suivons entre autres Manue, Basile et Mathieu, membres du syndicat SUD-Rail de la Gare de l’Est à Paris, dans ce qui deviendra la plus longue grève reconductible de l’histoire de la SNCF. Comment s’élabore une réflexion collective ? Que signifie s’engager aujourd’hui ? Comment y croire encore ? Des questions encore et toujours d’actualité alors qu’un nouveau projet de loi met de nouveau le feu aux poudres en ce début d’année 2023.

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Répression Violences policières

communiqué unitaire : libération des militants et suite du 8 juillet

En ce jour du 8 juillet et comme annoncé par Assa Traoré et le comité Vérité et Justice pour Adama, nous avons été plusieurs milliers à nous retrouver sur la place de la République à Paris. Assa s’est exprimée, a appelé à la liberté d’expression politique et au droit de rendre hommage à Adama et à tous nos morts tués dans les mains de la police et gendarmerie.

Nous, collectifs contre les violences policières, syndicats, associations, élu·es et citoyens citoyennes avons exprimé notre soutien au collectif Adama et affirmé le droit à la liberté d’expression. Nous avons en toute quiétude marché avec des slogans pendant une heure jusqu’à Gare de l’Est et appelé à la dispersion dans le calme.

Et pourtant la police a arrêté 2 membres du Comité Vérité et justice pour Adama dont un frère de Adama et Assa Traoré et un militant des quartiers populaires de longue date.

Nous exigeons leur libération sans condition ni poursuite car ce serait une provocation supplémentaire. Nous condamnons aussi la plainte déposée par la préfecture de police de Paris contre Assa Traoré. Nous exigeons la levée des poursuites contre la personne d’Assa Traoré et contre toutes les personnes ayant participé à ce rassemblement. Nous rappelons que cet appel à mobilisation a été porté très largement par les organisations syndicales, associatives et politiques.
Dès lors, la responsabilité incombe à toutes et tous. Nous ne laisserons pas faire.

Et d’ores et déjà, la coordination nationale contre les violences policières appelle à une mobilisation large ce samedi 15 juillet à 15h Place République.
Nous exigeons la libération de ces militants !
14h dimanche 9 juillet 2023
Mobilisons-nous massivement 61, rue Jean-Jacques Rousseau Paris 1er

Signataires
Syndicats : CGT, Fédération Syndicale Étudiante (FSE), FSU, Syndicat des avocats de Frances (SAF) Solidaires, UNEF, l’union étudiante
Associations : Attac France, Collectif Enfants Lallia, Coudes à Coudes, DAL, Dernière Rénovation, Fondation copernic, Fédération nationale de la
Libre Pensée, Fasti, Femmes Egalite, Fuiqp, Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigrées), Memorial 98, Planning familial,
Observatoire national de l’extrême-droite, Réseau d’Actions contre l’Antisémitisme et tous les Racismes-RAAR
Collectifs : Collectif Justice pour Claude Jean-Pierre collectif, Comité justice et vérité pour Mahamadou, Collective des mères isolées, Collectif
National pour les Droits des Femmes, Comité Ali Ziri, Comité Lumière pour Sabri, Coordination des comités pour La Défense des quartiers,
Coordination Nationale Contre les Violences Policières, Le collectif la chapelle debout !, La Révolution est en marche, Le Peuple Uni
Organisations politiques : ENSEMBLE ! – Mouvement pour une Alternative de Gauche, Écologiste et Solidaire, Europe Ecologie Les Verts (EELV),
La France insoumise (LFI), Gauche démocratique et sociale , GDS) Gauche Ecosocialiste (GES) Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Parti
Communiste des Ouvriers de France (PCOF), POI, Révolution permanente, Révolution Écologique pour le Vivant (REV)

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Dans les Yvelines, une classe en lutte... Revue de presse

Dans les Yvelines, une classe en lutte, épisode n° 59

Une classe en lutte dans les Yvelines !


Petit tour d’horizon des mobilisations sociales dans le département… Liste forcément non-exhaustive, n’hésitez pas à nous transmettre vos infos à contact@solidaires78.org


Un article pourri de 78actu.fr…

Source: Actu78.fr

Source ; actu78.fr

Source : 78actu.fr

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Défense de nos libertés Répression Violences policières

Notre pays est en deuil et en colère

Notre pays est en deuil et en colère. Le meurtre de Nahel tué par un policier à bout portant à Nanterre, a mis à nu les effets de décennies de politiques publiques discriminatoires et sécuritaires ciblant notamment les quartiers populaires et la jeunesse qui y grandit et particulièrement les personnes racisées et précarisées. L’escalade des violences est une impasse et doit cesser. La conception essentiellement répressive de la police, et l’évolution législative de 2017 sur l’usage des armes de service, aggravent ce que la population vit et subit que ce soit en termes de discriminations et de pratiques racistes.

Les tensions entre population et police viennent de loin et s’inscrivent dans une histoire marquée d’injustices, de préjugés, de violences, de discriminations, de sexisme… et d’un racisme systémique qui traverse l’ensemble de la société et qui n’est toujours pas éradiqué.

Les habitant·es des quartiers concernés et notamment les femmes pallient bien souvent seul·es les carences en termes de services publics. C’est bien la régression de ceux-ci, l’école, les lieux de partage et de culture, sportifs, la poste, les administrations etc. et le recul du soutien de l’État au tissu associatif qui ont largement contribué à marginaliser ces quartiers et des territoires entiers bien au-delà, particulièrement dans les Outre-mer.

L’abandon de ces populations de quartier est aggravé par le contexte économique d’appauvrissement, d’inflation, de hausse des loyers, des prix l’énergie et la réforme de l’assurance chômage. Les inégalités sociales touchent particulièrement les enfants et les mères isolées. C’est ce que montrent les révoltes qui ont secoué les quartiers populaires depuis quelques jours en réaction à la tragédie de Nanterre.

En plus de décennies de dérives d’une politique du maintien de l’ordre, de lois sécuritaires (loi sécurité globale, loi séparatisme…) et de mesures d’exception, nous assistons depuis quelques jours à des pressions du gouvernement pour mettre en place une justice expéditive. Le prononcé de mises en détention préventives systématiques avec des peines de plus en plus lourdes n’est pas acceptable !

L’urgence n’est pas celle de la répression qui ne fera que renforcer l’extrême-droite et fera reculer une fois de plus les droits et libertés.

L’apaisement durable n’est possible que si le gouvernement prend les mesures nécessaires pour répondre à l’urgence de la situation et aux exigences des populations concernées.

L’ONU a critiqué à plusieurs reprises les politiques sécuritaires et les problèmes institutionnels de racisme en France, en particulier dans les forces de l’ordre.

Ce sont les discriminations qui sont un poison toxique qui décrédibilise l’idée même d’égalité et sème le désespoir.

L’extrême droite en fait son lit pour diviser toujours davantage la société. Nous dénonçons l’appel à la guerre civile contre les quartiers populaires et la qualification des personnes qui en sont issues de « nuisibles » par des syndicats de policiers.

Nous condamnons la constitution d’une cagnotte de soutien au policier qui a tué Nahel à l’initiative d’un membre de l’extrême droite et l’absence de toute action du gouvernement, mettant ainsi de l’huile sur le feu.

Tout est à repenser et construire. Il faut partir de bases nouvelles, créer des espaces de discussions larges et tirer les leçons des erreurs des politiques publiques depuis des décennies, en respectant les histoires, parcours, cultures et singularités dont se nourrit notre aspiration collective à l’égalité. Il est plus que temps d’écouter et de prendre en compte les demandes des habitant·es des quartiers populaires et en particulier sa jeunesse !

La situation nécessite que le gouvernement prenne ses responsabilités et apporte des réponses immédiates pour sortir de l’affrontement :

– abrogation de la loi de 2017 sur l’assouplissement des règles en matière d’usage des armes à feu par les forces de l’ordre ;

– une réforme en profondeur de la police, de ses techniques d’intervention et de son armement ;

– le remplacement de l’IGPN par un organisme indépendant de la hiérarchie policière et du pouvoir politique ;

– la création d’un service dédié aux discriminations touchant la jeunesse au sein de l’autorité administrative présidée par le Défenseur des droits et le renforcement des moyens de lutte contre le racisme, y compris dans la police.

Rien ne peut cependant se faire sans un autre partage des richesses, sans lutter contre les inégalités sociales. Rien ne peut se faire sans la lutte contre la pauvreté et la précarité, aggravées par le dérèglement climatique, la hausse des loyers et des charges, et sans le renforcement des services publics et de l’éducation populaire. C’est à ces chantiers que le gouvernement devrait s’attaquer au lieu de mener des politiques publiques régressives qui font le lit de l’extrême droite.

Nos organisations syndicales, associations, collectifs, comités et partis politiques sont mobilisés pour le maintien des libertés publiques et individuelles.

Dans l’immédiat, nous appelons à rejoindre tous les rassemblements et marches autour de ces revendications, partout dans le pays à partir du mercredi 5 juillet, à l’exemple de la marche organisée par le Comité Vérité et Justice pour Adama le 8 juillet, à Beaumont-sur-Oise, et de celle de la Coordination Nationale contre les violences policières du 15 juillet.

Nous appelons à des marches citoyennes le samedi 8 juillet dans toute la France et les territoires ultra-marins.

Nous construirons ensemble les suites de ces mobilisations.

Signataires

Syndicats :

  • CGT
  • CNT-Solidarité Ouvrière,
  • Fédération Syndicale Étudiante (FSE),
  • FSU,
  • Solidaires Étudiant-e-s,
  • Syndicat des Avocats de France,
  • UNEF le syndicat étudiant
  • Union Syndicale Solidaires,
  • Union Étudiante,
  • Strass – syndicat du travail sexuel
  • SYNAVI – Syndicat National des Arts Vivants –

Associations :

  • 350.org,
  • Actit
  • Adelphi’Cité,
  • Agir contre l’extrême droite – Debunkers de hoax,
  • Amnesty International France,
  • Allumeuses,
  • Alternatiba,
  • Alternatiba Paris,
  • Les Amis de la Terre France,
  • ANV-COP21,
  • APEL-Egalité
  • APEIS (Association Pour l’Emploi, l’Information et la Solidarité)
  • Arte Chavalo: Art et culture sur les bidonvilles Marseille
  • ATMF
  • ATTAC France,
  • Bagagérue,
  • Bissai Media
  • CNAFAL
  • Conscience,
  • Construire
  • Coordination nationale Pas sans Nous
  • Coudes à Coudes,
  • DAL Droit au Logement,
  • Destins Liés
  • La Fabrique Décoloniale,
  • FASTI (Fédération des Associations de Solidarité avec Tou-te-s les Immigrés-e-s),
  • Fédération Nationale de la Libre Pensée,
  • Fédération nationale des maisons des potes,
  • Femmes Egalité,
  • Fondation Copernic,
  • Fondation Danielle Mitterrand
  • Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigré·es),
  • Greenpeace France,
  • Jeune Garde Antifasciste,
  • LDH (Ligue des droits de l’Homme),
  • Le mouvement
  • L’Offensive
  • Les Debunkers
  • MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples)
  • Memorial 98,
  • Métamorphoses
  • Mouvement Colibris
  • Mouvement National des Chômeurs et Précaires
  • Observatoire nationale de l’extrême-droite,
  • Osez le Féminisme !
  • Organisation de Solidarité Trans (OST),
  • Oxfam France
  • OzACTES Quimperlé
  • Paris d’Exil
  • Planning familial,
  • Réseau d’Actions contre l’Antisémitisme et tous les racismes-RAAR,
  • REVES Jeunes,
  • SKB
  • SORORE ENSEMBLE
  • SOS Racisme,
  • Une Idée Dans la Tête
  • Union Juive Française pour la Paix (UJFP)
  • VISA – Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes

Collectifs :

  • Alliances et Convergences,
  • Assemblée des Gilets Jaunes de Lyon & Environs,
  • Comité Lumière pour Sabri
  • Comité Vérité et Justice pour Ali Ziri
  • Colère Légitime,
  • Collectif Chardon Ardent
  • Collectif civgTENON,
  • Collectif des Écoles de Marseille (le CeM),
  • Collectif Les sentinel’les, Les Lilas
  • Collectif National pour les Droits des Femmes,
  • Collectif Nouvelle Vague,
  • Collectif Quotidiens de Racisées
  • Collectif Soutiens/Migrants Croix-Rousse
  • Collectif Vérité et Justice pour Safyatou, Salif et Ilan,
  • Collective des mères isolées,
  • Comité local de soutien aux Soulèvements de la Terre Quimperlé
  • Comité des Soulèvements de la Terre Sud-Essonne,
  • Comité Local de Soutien aux Soulèvements de la Terre Aude,
  • Comité Soulèvement Bas-Vivarais,
  • Comité les Soulèvements de la Terre Lyon et environs,
  • Comité local de soutien aux Soulèvements de la Terre Villefranche,
  • Comité local de soutien aux Soulèvements de la Terre Romans-sur-Isère,
  • Comité de soutien aux Soulèvements Royans-Vercors,
  • Comité nîmois de soutien aux Soulèvements de la Terre,
  • Comité de soutien à Moussé Blé,
  • Comité justice et vérité pour Mahamadou,
  • Comité Les Lichens Ardéchois,
  • Comité Vérité et Justice pour Adama,
  • Coordination des comités pour la défense des quartiers populaires,
  • Coordination Féministe
  • Démocra’psy,
  • Dernière Rénovation,
  • En Gare,
  • Extinction Rebellion Lyon
  • Féministes révolutionnaires Paris
  • Justice pour Othmane,
  • La Chapelle Debout !
  • La Révolution est en marche,
  • La Terre se soulève en Corrèze,
  • Le Peuple Uni,
  • Les Soulèvements de la Terre – comité Île-de-France,
  • Les Soulèvements de l’Entre2Mers (33),
  • Lyon en Lutte
  • Lyon Insurrection
  • Nîmes Révoltée,
  • Réseau GBM
  • Rejoignons-nous,
  • Collectif du 5 novembre – Noailles en colère (Marseille),
  • Syndicat des quartiers populaires de Marseille,
  • Collectif Justice pour Claude Jean-Pierre,
  • Youth for Climate IDF,
  • Comité local de soutien aux Soulèvements de la terre de l’Eure,
  • Les Inverti.e.s

Organisations politiques :

  • ENSEMBLE! – Mouvement pour une Alternative de Gauche, Écologiste et Solidaire,
  • Europe Ecologie Les Verts (EELV)
  • La France insoumise (LFI),
  • Front Uni des Immigrations et des quartiers populaires (FUIQP),
  • Gauche démocratique et sociale (GDS)
  • Gauche Ecosocialiste (GES),
  • Génération.s (G.s),
  • Nouveau parti anticapitaliste (NPA),
  • Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF),
  • Parti de Gauche (PG),
  • Pour une Écologie Populaire et Sociale (PEPS),
  • Parti Ouvrier Indépendant (POI)
  • Réseau Bastille,
  • Révolution Écologique pour le Vivant (REV),
  • Union communiste libertaire (UCL),
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Défense de nos libertés Violences policières

Retour de Flammes : message à nos collègues agent·es des collectivités territoriales

La mort de Nahel, 17 ans, mardi dernier, exécuté par un policier à Nanterre, a fait surgir soudainement et brutalement la colère, jusqu’ici contenue dans les banlieues populaires, d’une jeunesse mise au banc de notre société. Le meurtre du jeune adolescent… un de plus… dont la vidéo aux images insoutenables met en évidence non seulement l’exécution sommaire mais surtout le mensonge des policiers dans leur déposition, est l’étincelle d’une explosion de colère, d’une révolte… pas si étonnante que ça !

C’était prévisible !

Révolte prévisible d’une jeunesse qui « vit » dans des quartiers relégués, exclus de la société depuis des années. Rejet, stigmatisation, pauvreté, déscolarisation, racisme quotidien, discrimination à l’embauche, chômage et désœuvrement… autant de force au vent de la révolte.

Et une chose est sûre, c’est que, lorsque leur colère explose, elle fait irruption et déborde des quartiers pour investir les rues des centres villes sous nos fenêtres ou à travers nos écrans de télévisions.

Ces derniers jours, les images d’émeutes urbaines tournent en boucle sur les chaînes d’information continue. Les commentaires soulignent le jeune âge des individus interpellés…

La moyenne d’âge de ces « fauteurs de trouble » est de 17 ans ! Étonnant ? Pas vraiment… c’est pile poil l’âge de Nahel… peut-être s’imaginent-ils être les prochains ?

Les 2/3 d’entre eux n’ont jamais eu affaire à la police… Sans blague ! Ce ne sont pas alors les « nuisibles », ni les « hordes sauvages » évoquées par les syndicats de police, l’extrême droite et beaucoup de commentateurs… mais simplement des jeunes en révolte contre ce système qui les écrase.

Révolte prévisible également au regard du contexte social et politique de ces dernières années et, en particulier de ces derniers mois. L’autoritarisme du gouvernement face aux mobilisations (notamment celle contre les retraites) par l’instrumentalisation antidémocratique des institutions et la répression policière crée de la rage et pousse la contestation à l’émeute.

Pourquoi nos services publics sont-ils pris pour cible ?

Nous avons toutes et tous vu ces images d’effractions et vols dans les magasins de fringues mais aussi de supermarchés, temples de la consommation.

Ces scènes de vols ne sont-elles pas, d’une part l’expression de cette jeunesse condamnée d’habitude à regarder les autres consommer et, d’autre part une réaction face à l’augmentation vertigineuse et permanente du coût de la vie pour satisfaire les besoins de première nécessité (alimentation) ?

N’oublions pas que les personnes en insécurité alimentaire dans notre pays sont trois fois plus nombreuses qu’il y a 10 ans… une humiliation quotidienne que font subir notre gouvernement et nos institutions à plus de 10% de la population pour la majorité ghettoïsée dans ces quartiers/banlieues populaires.

Oui mais alors pourquoi ces « attaques » contre nos services publics ?

Y’a-t-il une expression politique dans les actes posés par ces gamins ces derniers jours ?

Certain·es pensent que ces jeunes ont tout simplement cramé ce qu’ils et elles avaient sous la main . C’est possible. Mais alors comment expliquer qu’à Lille, par exemple, autour des quartiers Moulins et de la Porte de Douai, école, centre social, bus, métro, véhicules, panneaux publicitaires ont été pris pour cible et qu’en plein milieu l’hôpital St Vincent ait été totalement épargné ? Ou qu’à quelques kilomètres, dans un quartier de Roubaix, le Pôle Emploi ait été totalement incendié et que juste sur le trottoir d’en face, le centre de Protection Maternelle et Infantile, où fort probablement les petits frères et petites sœur sont reçues en consultation n’ait reçu que quelques jets collatéraux de pierres ?

Difficile de prêter une voix, une parole à un mouvement de colère réactionnel qui déborde.

Beaucoup de collègues expriment leur incompréhension, leur tristesse, d’autres leur colère, face aux vitres caillassées et façades brûlées des mairies, médiathèques, salles de sport, écoles, bus, centres sociaux, etc.
Ce sentiment est compréhensible !

Nous, fonctionnaires territoriaux, sommes souvent les dernier·es à continuer à porter le service public dans ces quartiers qui en ont été vidés.

Les attaques contre « nos bâtiments », nos véhicules sont difficiles à admettre. Pour certains d’entre nous, nos outils de travail sont détruits et il faut tout reconstruire.

Oui ! ça nous touche et nous blesse à la mesure de notre investissement !

Mais le vacarme et la fureur de ces dernières nuits, les jets de pavés, de feux d’artifice et de cocktails molotov, aussi spectaculaires qu’il soient… Finalement… ne frappent-ils pas déjà des ruines ?

Les images sont impressionnantes. Elles le sont d’autant plus qu’elles sont filmées en direct et commentées. Ce n’est pas le cas des actes répétés de destruction de nos services publics perpétrés depuis des années par les gouvernements successifs de tous bords.

Difficile de rester zen face aux appels de certains élus locaux, maires, présidents de Départements, etc. qui, d’un côté font des choix politiques et budgétaires qui dépècent nos services et appellent, de l’autre, la population à des « rassemblements républicains » pour condamner les attaques de cette jeunesse contre les bâtiments publics.

Les suppressions de postes, de moyens, les attaques contre notre Statut, les fermetures de services, les réorganisations brutales, les actes de violences managériales, la numérisation à outrance, la déshumanisation des accueils du public… tous ces coups portés à nos services publics ne sont pas télégéniques mais existent bien ! Il en va de même pour l’ensemble des services publics : La Poste, Pôle Emploi, CPAM, l’école, les trésoreries, l’Hôpital, les gares, les transports publics…

Nous le savons bien nous, fonctionnaires territoriaux, nous sommes les témoins des conséquences sur les populations et sur nos collègues !

Pourtant ce vandalisme d’État à l’égard de nos services publics, du bien commun à toutes et tous… Il n’est pas qualifié de délit par les commentateurs·trices.

La violence est pourtant bien là, silencieuse, discrète, insidieuse, vicieuse… Elle est bien plus destructrice… Elle exclue, elle relègue, elle détruit à petit feu… elle tue même !

Qui sont les responsables ?

Selon le gouvernement et la bourgeoisie ce sont les parents et le manque d’éducation.
Macron a déclaré que « la République n’est pas là pour se substituer aux parents » !
Comme il est surprenant de pointer du doigt ces derniers quand il s’agit de dénoncer les actes de cette jeunesse des quartiers populaires.

Les commentaires et les leçons de morale et d’éducation de cette classe en direction des parents des quartiers populaires sont insupportables et obscènes !

À quel moment nous les entendons mettre en cause l’éducation d’une Nadine Morano lorsque son fils est mis en examen pour délit de fuite après un accident où il conduisait sous l’emprise de la cocaïne… ou un Zemmour quand son fils est interpellé et mis en examen pour avoir conduit, lui, sous l’emprise de l’alcool, mais également pour avoir refusé la priorité à un scooter et provoqué de graves blessures au conducteur et à sa passagère.

Et qui a signifié au Ministre de la Justice, lui même mis en examen dans plusieurs affaires, que son fils est placé sous contrôle judiciaire pour suspicion de violences conjugales… Le même ministre qui, vendredi, vociférait devant les caméras contre l’irresponsabilité de « ces parents » !!

Selon le gouvernement et Macron, les responsables, ce sont les réseaux sociaux, les jeux vidéos, les parents… Bref c’est tout sauf eux !

Les incendiaires sont-ils vraiment ces jeunes qui jettent les Molotov et les feux d’artifices ?

Ici, il apparait clairement que les pyromanes sont celles et ceux qui exhortent d’appeler au calme, qui laissent exprimer la haine, le racisme et la violence des forces de répressions policières et même judiciaires.

Oui ! Nous traversons une crise sociale et politique qui s’exprime par la violence. Mais ce qui se passe ici n’est ni plus ni moins qu’un retour de flammes dont le gouvernement et ses alliés sont la cause première.
De par leur brutalité, leur mépris, leur arrogance, de par la violence des attaques qu’ils mènent depuis des années contre la population, de par la violence de l’oppression dans les quartiers populaires ou de la répression contre le mouvement social ou écologique…

Ce sont elles et eux seul·es qui en ont déterminé l’intensité.
Ce sont les mêmes qui cassent le code du travail, élargissent et dérégulent les horaires de travail,
permettent l’ouverture toujours plus larges des espaces de consommation (le soir, le week end…) empêchant les travailleur·euses de s’occuper de leurs mômes.

Pour la Fédération SUD Collectivités Territoriales, il nous appartient, à toutes et tous collectivement, de nous battre pour qu’il y ait un lendemain politique à cette révolte et à cette souffrance qui s’expriment si fortement.

La justice d’exception et expéditive, en oeuvre depuis quelques jours sous la directive du garde des Sceaux, qui veut terroriser une génération entière et qui condamne à tour de bras des jeunes sans antécédents à plusieurs mois de prison ferme pour le vol d’une paire de basket ou de cannette de soda… alors que dans le même temps l’impunité de nombreux dirigeants politiques est notoire… C’est tout sauf créer les conditions d’un retour au calme.

Pas de paix sociale sans justice !

  • Il nous faut de toute urgence changer de politique.
  • Il nous faut une autre répartition des richesses de ce pays et au-delà.
  • Il nous faut reconstruire une société sur des valeurs communes à base de justice, d’égalité et de solidarité. Une société respectueuse de toutes et tous mais également de la planète et du vivant.

En sommes-nous capables ?
Sommes-nous capables d’être fraternel·les ?
Sommes-nous capables de nous réunir pour résister au racisme et à la violence d’État ?
Sommes-nous capables d’être solidaires au-delà des mots ?
Sommes-nous capables de lutter pour cet avenir meilleur ?

Si C’EST LE CAS, REJOIGNONS LES MOBILISATIONS DÈS CE SAMEDI 8 JUILLET

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