Les syndicats de la FSU (SNES-SNEP) du Lycée Saint-Exupéry, avec le soutien de la CGT-éduc’action et Sud éducation, ont déposé un préavis de grève pour le mardi 10 octobre.
Nous déplorons qu’un mois après la rentrée scolaire, des classes du Lycée atteignent 36 élèves. Alors que nous avions eu l’assurance, suite à un précédent préavis de grève pour le 4 septembre 2023, que les classes ne dépasseraient pas 35 élèves, la direction de l’établissement est revenue sur ses engagements, sous la pression de la Direction académique.
Pour rappel, l’institution considère elle même qu’au-delà du trente-cinquième élève, une division doit-être ouverte. Mais une nouvelle fois, les prévisions ont été sous-estimées pour faire des économies et éviter des ouvertures de classes. Par conséquent, des élèves se trouvent toujours sans affectation un mois après la rentrée, et la Direction académique fait pression pour que nous accueillons ces élèves sans nous fournir les moyens nécessaires à l’ouverture de divisions supplémentaires.
Nous considérons qu’il n’est pas possible d’assurer un enseignement de qualité avec des effectifs aussi chargés. Les syndicats de la FSU a toujours revendiqué pas plus de trente élèves par classe en Lycée. Aujourd’hui, la coupe est pleine, et les enseignants du Lycée Saint-Exupéry ont décidé de se mobiliser pour dénoncer cette dégradation du Service public d’éducation dans nos territoires.
Les sections SNES-SNEP-FSU, Sud éducation du Lycée Saint-Exupéry.
Nos camarades de Keolis Montesson sont toujours en grève et en lutte.
La direction veut réprimer le mouvement, soyons nombreux et nombreuses jeudi 12 octobre devant le tribunal de Versailles à 13 h pour l’empêcher !
Communiqué des grévistes
Keolis : la seule reponse aux revendications des grévistes de Montesson est l’assignation au Tribunal
Depuis 4 semaines les conducteurs de bus du dépôt Keolis de Montesson (78) sont en grève reconductible afin de récupérer une prime annuelle de 700 euros qu’ils ont perdu en 2023. En effet dans le cadre des appels d’offres du réseau de bus Optile, l’ensemble des conditions de travail et de rémunérations des chauffeurs de bus de la grande couronne parisienne a été remis à plat. Pour les collègues du dépôt de Montesson, ceux-ci sont passé de Transdev à Keolis au 1er janvier 2022. Au passage une prime annuelle de 700 euros versée en 2 fois a été supprimée. Or cette prime payée l’été était particulièrement attendue pour ces salariés aux revenus modestes. Après plusieurs grèves de 24h afin de récupérer cette prime, les collègues ont décidé de se mettre en grève reconductible à partir du 12 septembre. Cela fait donc 4 semaines qu’ils luttent.
La Direction n’a cédé sur aucune revendication, au contraire le vendredi 6 octobre une dizaine de grévistes ont été assignés au Tribunal judiciaire de Versailles. En effet alors que les grévistes s’étaient rendus au siège de Keolis à la Défense afin d’ouvrir des négociations, la seule réponse apportée a été la menace de poursuites judiciaires. Ce qui fut fait dès le lendemain par courrier.
Il est reproché aux grévistes d’avoir lancé des œufs sur les bus de certains non-grévistes… ➔ L’UST condamne fermement ce recours au Tribunal de Versailles. ➔ L’UST soutient farouchement les grévistes en lutte. ➔ L’UST appelle à un rassemblement devant le Tribunal judiciaire de Versailles le jeudi
12 octobre à partir de 13h00.
Union SUD Transports 17 Boulevard de la Liberation 93200 Saint-Denis ust.sud.transports@gmail.com
Dans le cadre de la mobilisation contre l’austérité, pour l’augmentation des salaires et le partage des richesse, l’intersyndicale du Mantois organise un rassemblement local festif et revendicatif le vendredi 13 octobre à 10h, devant la gare de Mantes-la-Jolie.
Autour d’un petit déjeuner partagé auquel chacun peut apporter sa contribution, des prises de parole de travailleuses et travailleurs locaux auront lieu pour échanger sur les conditions de travail, la précarisation, le recul de nos libertés.
Travailleurs et travailleuses, venez porter votre voix sur les luttes menées sur votre lieu de travail, ou sur la dégradation de ses conditions, et rencontrez d’autres personnes mobilisées localement. Ou venez simplement discuter, écouter, partager un café.
Un moment convivial, familial et engagé, ouvert à toutes et tous, pour participer à ce mouvement national et européen qu’est la journée de mobilisation du 13 octobre. Des départs collectifs, en bus ou en train, sont prévus pour se rendre ensemble à la manifestation parisienne (départ 14 h lieu à préciser).
Malgré une mobilisation d’une ampleur historique par sa durée et son ampleur, le gouvernement a imposé de force sa réforme des retraites. Mais notre colère reste intacte !
D’autant plus qu’il fait le choix de poursuivre une politique de régression sociale et d’austérité !
Ce n’est pas à nous de payer !
Alors que les cadeaux au patronat se multiplient, avec 150 à 200 milliards d’euros/an d’aides aux entreprises, le gouvernement joue à nouveau la petite musique de l’austérité et veut imposer ses économies à la population. Ne se cachant même plus (“nous menons une politique pro-business” a redit la première ministre fin août) il cède face aux puissants pour ensuite présenter l’addition aux travailleurs et aux travailleuses.
Augmentez les salaires !
Dans un contexte de forte inflation et alors que le coût de la vie, et notamment de l’alimentation mais également du logement et de l’énergie, ne fait qu’augmenter, il y a au contraire urgence à un meilleur partage des richesses ! Solidaires réclame l’augmentation immédiate du SMIC, +400 euros par mois pour toutes et tous, l’indexation des salaires sur l’inflation et l’ouverture immédiate de négociations dans les branches et dans la fonction publique.
Pour un autre projet de société
Le projet de loi de finance (PLF) et le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) vont entrer en discussion au parlement il y a urgence à faire d’autres choix de société : plutôt que des milliards pour les entreprises du CAC 40 qui font des profits record et détruisent la planète, il faut renforcer les services publics, l’hôpital et engager la transition écologique.
En nous mobilisant par millions, nous avons pris conscience de notre force. Partout de nouvelles et nouveaux salarié·es se syndiquent. Solidaires appelle à poursuivre cette dynamique d’organisation, à se réunir sur les lieux de travail, à construire des mobilisations, à participer au Tour de France pour la Santé, et à converger le 13 octobre à l’appel de toute l’intersyndicale !
SUD (fédé Urbains Interurbains) est le seul syndicat sur place et pleinement investi dans la grève dont un des portes paroles est le DS SUD et les autres les élus SUD au CSE.
Aujourd’hui sont venus sur le piquet Erik Meyer et Fabien Villedieu secrétaires fédéraux de SUD Rail .
Venue, discours et abondement à la caisse de grève très appréciés.
Sont venus depuis le début de la grève.
– usagers
– étudiant.es
– conducteurs de la CGT RATP
– délégations de l’Union syndicale Sud/Solidaires 78, de SUD Éducation et de SUD/UST Sépur
– Secrétaire général de l’Union Solidaires Transport
– Secrétaires fédéraux de SUD Rail
– députés William Martinet et Paul Vanier
– conseillers régionaux
Rappel sur l’importance d’abonder la caisse de grève car c’est essentiel pour eux.
Les dons seront intégralement reversés aux conducteurs grévistes pour les aider à tenir en atténuant leurs difficultés financières et pour marquer votre solidarité.
N’hésitez pas à venir les rencontrer sur le piquet de grève devant le dépôt.
Au 156 avenue Paul Doumer à Montesson (78360)
Les dernières rencontres sur le piquet
Jeudi, une délégation SUD Éducation 78 les a rencontré sur le piquet.
Aujourd’hui, le député des Yvelines William Martinet.
Lundi prochain deux secrétaires fédéraux de SUD Rail.
Depuis une semaine, le syndicat unique de l’automobile UAW a lancé une grève chez les trois plus gros constructeurs automobiles des Etats Unis : Stellantis, GM et Ford.
Il y a quelques semaines, 97 % des 146 000 travailleurs avaient voté pour la grève ce qui est révélateur du mécontentement et de la volonté des travailleurs de ne plus se laisser faire et de réagir collectivement. Cela faisait 40 ans qu’il n’y avait eu de grèves de cette ampleur et c’est la 1 ère fois qu’elle touche les trois constructeurs simultanément.
Pour l’instant, le syndicat UAW a choisi de n’appeler à la grève que les salariés de trois usines. Une e chaque constructeur. Cela concerne 12 700 travailleurs sur les 146 000 des 3 groupes. Même si à Stellantis, la prime d’intéressement a été de 14 000 $, le syndicat UAW revendique des hausses de salaire pour rattraper le retard accumulé : ➢ Augmentation des salaires de 46 % sur 4 ans ➢ Allocation mensuelle pour compenser les hausses de prix ➢ Réduction du temps de travail et augmentation des jours de congés ➢ Egalité des droits pour les travailleurs intérimaires Ces revendications sont légitimes et nécessaires !
Comme ici en France, les travailleurs de l’automobile aux USA ont payé le prix cher la crise économique et celle du COVID avec des dizaines de milliers de suppressions d’emplois, des salaires bloqués et des droits collectifs démolis. D’un côté, le travail n’a jamais été aussi dur dans les usines d’automobiles et de l’autre, les actionnaires des trois plus gros constructeurs ont vu leur fortune exploser à coups de dizaines de milliards, Stellantis en tête ! Cela ne pouvait plus durer et la grève qui semble s’installer produit déjà ses effets : Stellantis est passée de 14,5 % d’augmentation sur 4 ans avant la grève à 17,5 % et dernièrement 21,5 %. Le syndicat UAW n’a même pas voulu en discuter et menace d’étendre la grève à d’autres usines des trois groupes. En France et en Europe, nous avons exactement les mêmes problèmes : face à l’augmentation des prix, nous perdons chaque mois de l’argent et c’est de plus en plus difficile de payer les factures alors que les profits explosent. Aux USA, les travailleurs ont décidé d’engager le bras de fer, de se battre en déclenchant la grève ! Ils ont mille fois raison ! Face au patronat, c’est la seule solution ! Prenons exemple sur eux ! N’attendons pas la réunion sur les salaires de décembre où sans mobilisation de l’ensemble des salariés, il n’en sortira rien ! Il faut augmenter les salaires au minimum de 400 € par mois ! Nos salaires doivent suivre l’augmentation réelle des prix !
La production du documentaire « Par la fenêtre ou par la porte » est terminée
La sortie nationale dans les salles est fixée au 8 novembre au cinéma Espace Saint Michel à Paris.
Des « AVANT-PREMIERE » peuvent avoir lieu dans des salles avant cette date.
La liste des associations et organisations nationales qui soutiennent le film : ASD Pro, ATTAC, la CFDT F3C Orange, la CFE CGC Orange, la CGT des Aéroport de Paris, la CGT FAPT Orange, la CGT retraités des Aéroport de Paris, la CFTC Orange, l’association Coudes à Coudes, la FNATH, la Fondation Copernic, la fédération FO Com d’Orange, la Ligue des Droits de l’Homme, le Syndicat de la Magistrature, le journal Politis, le SNPST, l’Union syndicale Solidaires, SUD Culture, SUD Energie Région Parisienne, SUD INTER, SUD PTT, SUD TAS, le SUNDEP de Paris, l’UNSA Orange.
La bande annonce version longue sur le site YouTube de Par la fenêtre ou par la porte :
Synopsis
Septembre 2004, l’État privatise son fleuron historique France Télécom. Le cours de l’action devient primordial et le nouveau Pdg Didier Lombard décide de pousser 22 000 agent·es au départ “volontaire” : ce sera le plan NExT, le management piloté par les chiffres. Le 30 septembre 2022 se clôt en appel « l’Affaire des suicides de France TélécomOrange », la première condamnation pénale de dirigeants du CAC 40 pour harcèlement moral institutionnel. Derrière ce coup de tonnerre juridique, ce film retrace l’histoire d’un long combat syndical, inventif et ouvert sur la société, raconté par celles et ceux qui ont mené la lutte.
« Par la fenêtre ou par la porte », c’est l’affaire France Télécom-Orange, racontée pour la première fois par celles et ceux, syndicalistes, salarié·es, agents du service public, qui ont lutté sans relâche pour la dignité au travail dans cette entreprise. Le film retrace des décennies de combat, d’abord contre une privatisation rampante, puis contre des dirigeants dont l’unique boussole était le cours de l’action, n’hésitant pas à pousser dehors en un temps record 22 000 personnes « par la fenêtre ou par la porte » selon les mots de Didier Lombard, l’ancien président. Un personnel en état de choc, de nombreux suicides, deux procès, avec à la clé des peines de prison pour les dirigeants, du jamais vu pour une entreprise du CAC 40. Et la consécration d’une nouvelle arme de droit, primordiale pour les syndicalistes : le harcèlement moral institutionnel, qui ouvre une brèche importante dans un pouvoir de direction jusqu’alors inexpugnable. À travers de nombreux témoignages, le film retrace les difficultés du syndicalisme face à l’individualisation du travail, à la tragédie des suicides, mais aussi son inventivité pour faire de son combat une question d’intérêt général et l’ouvrir à toutes les composantes de la société. En résonance avec le débat qui s’impose depuis la puissante mobilisation intersyndicale contre la réforme des retraites, il questionne le travail lui-même – son sens, son utilité sociale, les conditions dans lesquelles il s’exerce. Ce film renouvelle l’image de l’univers syndical et contribuera – c’est le souhait de ses auteurs et autrices – à le rapprocher des citoyen·nes.
94 chauffeurs de bus grévistes, du dépôt Kéolis de Montesson – Boucle de Seine, en grève illimitée depuis le 12 septembre. Soit plus de 90 % des chauffeurs. Aucun bus ne sort du dépôt.
Depuis le transfert de Transdev à Kéolis, en janvier 2022, les conditions de travail sont dégradées et la nouvelle direction a supprimé la prime annuelle de participation et d’intéressement, tout en demandant toujours plus aux chauffeurs.
Surcharge et augmentation du rythme de travail, ainsi que l’état des véhicules, ne permettent plus de travailler correctement et provoquent stress, souffrance et à terme maladies.
Le syndicat SUD a déposé une alarme sociale en février dernier, mais elle est restée sans réponse de la part de la direction. Face à une direction qui reste sourde, la grève s’est imposée.
Ils revendiquent : – le versement d’une prime – l’amélioration des conditions de travail – l’amélioration de l’état des véhicules
Si la grève dure, et entraîne des difficultés pour les usagers, c’est parce que la direction ne veux pas négocier. Si la grève continue, c’est la responsabilité de la direction.
Ils revendiquent un service au public de qualité, mais pour cela il faut des conditions de travail et des rémunérations de qualité pour les chauffeurs, ainsi que du matériel de qualité.
Syndicats, syndiqué.es, usager.es, participer à la caisse de grève, c’est les aider à tenir mais aussi marquer votre soutien. Chaque geste compte, aussi petit soit-il.
Pour contacter les chauffeurs grévistes du dépôt de Montesson – Boucle de Seine. ce.laboucle@hotmail.com
Revue de presse
« Tout ce qu’on demande, c’est un peu de considération » : grève chez Keolis / Médiapart
À Montesson dans les Yvelines, les conducteurs de bus sont en grève depuis plusieurs jours et dénoncent leurs mauvaises conditions de travail depuis le rachat du dépôt par Keolis en 2022. Aussi, ils demandent à recevoir de nouveau leurs primes de participation et d’intéressement
Face aux injustices, nous avons décidé de nous organiser en tant que travailleuses et travailleurs
et de créer des syndicats dans nos secteurs professionnels. Nous savons par expérience que si nous restons isolé·es nous sommes en position de faiblesse face aux attaques des patrons, des directions, des hiérarchies ou de l’État pour défendre nos droits et libertés. C’est pourquoi nous nous sommes regroupé·es dans Solidaires, une union interprofessionnelle implantée sur tout le territoire. Nous sommes actuellement autour de 110 000 syndiqué·es, aussi bien dans le privé que dans le public. Le collectif c’est notre force !
Se syndiquer, c’est disposer d’un outil pour ne pas être seul·e au quotidien, pour défendre ses droits et ses intérêts, faire face à l’arbitraire, défendre nos salaires, protéger notre santé…
Par exemple, c’est le syndicat SUD Solidaires Amazon qui a obligé sa direction à mettre en conformité ses sites en France au début de la pandémie de COVID-19 devant la quasi absence de mesures de protection des salarié·es.
L’Union syndicale Solidaires regroupe des syndicats dans l’ensemble des secteurs professionnels. Nous sommes également organisés en unions départementales et locales sur l’ensemble du territoire.
Tu te reconnais dans nos valeurs et pratiques ? Tu souhaites agir et faire la différence ? Construire une liste syndicale Solidaires au service des collègues pour les élections ? Rien de plus simple !
Nous souhaitons que le travail et l’économie soient au service de l’intérêt collectif, en prenant en compte les équilibres écologiques. Nous voulons vivre dans un monde où personne ne reste sur le côté, à la rue, ne meurt de faim ou n’est parqué dans des camps aux frontières de l’Europe. Nous voulons vivre, pas survivre ! Nous voulons sortir du système capitaliste, générateur d’inégalités, d’exploitation des humains et de destruction de la planète. La socialisation des entreprises et leur autogestion sont une alternative crédible à explorer.
Au travail comme en dehors, personne ne doit subir d’oppression liée à la perception de sa couleur, de son sexe, de son genre, de sa religion, de son handicap ou de sa culture. Nous luttons pour l’égalité des droits. Notre syndicalisme est féministe, antiraciste, lgbti+ et s’attaque aux systèmes de domination.
Les services publics sont notre bien commun. Nous les défendons (contre les fermetures, les privatisations, la dématérialisation) et souhaitons les développer, en créer de nouveaux. Le statut de fonctionnaire qui assure l’indépendance doit être défendu et renforcé. La protection sociale est un autre bien commun qui doit être développée et préservée des appétits capitalistes de rentabilité.
Nous nous opposons résolument à l’extrême-droite qui n’amène que la violence et la haine et qui travaille main dans la main avec les patrons. Jamais l’autoritarisme, le repli sur soi et la xénophobie ne seront des solutions.
Nous luttons pour nos libertés publiques et individuelles qui sont régulièrement remises en cause, rognées au nom de l’antiterrorisme ou de l’État d’urgence, sur fond de multiplication des violences policières.
Nous pensons que tous les sujets qui touchent ou que vivent les travailleuses et les travailleurs, comme le handicap, l’accès à un logement digne, le racisme ou les lgbtiphobies, l’accès à l’avortement, la lutte contre les violences sexistes et sexuelles nous concernent partout et tout le temps et pas seulement sur nos lieux de travail. C’est pourquoi nous travaillons avec de nombreuses associations de lutte du mouvement social.
La crise écologique et climatique est très grave. Il y a urgence à changer en profondeur les systèmes de production et à sortir d’un consumérisme destructeur. Il faut rompre avec le capitalisme qui est incapable de se réguler. Nous sommes écologistes. Nous participons activement à l’Alliance Ecologique et Sociale (AES) qui regroupe syndicats et associations, pour agir ensemble et lier urgence sociale et urgence écologique, fin du monde et fin du mois.
Nous entretenons des relations avec de nombreuses organisations syndicales et associations à l’étranger pour faire vivre la solidarité internationale. Nous participons notamment au Réseau Syndical International de Solidarité et de Lutte (RSISL).
L’Union syndicale Solidaires défend les travailleuses et les travailleurs en France, quels que soient leur statut, leur origine et leur culture, avec ou sans-papiers.
Un syndicat ça permet aussi de construire le rapport de force pour gagner. Ainsi en 2019 nous avons appelé à construire la grève de façon reconductible à partir du 5 décembre, ce qui a été un des éléments permettant de repousser la réforme de la retraite à points voulue par le gouvernement. En 2023 nous avons construit la mobilisation sur les retraites dans l’intersyndicale nationale interprofessionnelle. Pour gagner nous pensions qu’il fallait aller plus loin, c’est pourquoi nous avons appeler à construire la grève reconductible et des actions de blocage à partir du 7 mars.
Il existe de nombreux syndicats avec des positions, des pratiques et des valeurs plus ou moins éloigné·es de Solidaires. Nous essayons toujours de privilégier l’unité en intersyndicale pour avancer et construire le rapport de force nécessaire pour permettre aux salarié·es de gagner.
Nous sommes indépendant·es des patrons, de l’État et des organisations politiques.
La recherche de démocratie est au cœur de notre syndicalisme. Nous fonctionnons principalement au consensus. Ce sont les adhérent·es qui décident des orientations, des revendications et des mobilisations. Nous soutenons l’auto-organisation des luttes et des grèves et la tenue d’assemblées générales décisionnelles.
Le travail pressé, pour une écologie des temps du travail, Corinne Gaudart et Serge Volkoff
Le modèle de la hâte tend à s’imposer dans le monde professionnel. Les exigences d’intensité, de réactivité, d’adaptabilité dessinent un faisceau de contraintes pesant sur les temps du travail. Cet ouvrage rend compte d’histoires de travail cumulées lors d’études menées dans de multiples secteurs : ouvriers de l’automobile, de la sidérurgie ou du BTP, pâtissiers, horticulteurs, infirmières et aides-soignantes, agents administratifs et encadrants, etc. Ces femmes et ces hommes vivent des expériences communes relatives aux injonctions contradictoires de faire « vite et bien », à l’impossibilité de prendre le temps nécessaire pour acquérir et faire circuler des savoirs professionnels… tout en ayant le sentiment que les difficultés qu’ils éprouvent leur sont personnelles. Les auteurs décrivent les rouages de ce modèle de la hâte, ses méfaits, mais aussi les stratégies et les ruses déployées dans l’activité quotidienne, individuelle et collective, pour le contrer. De ces histoires se dégagent les temps essentiels, ceux grâce auxquels on peut faire vivre son expérience, défendre sa santé et redonner au travail tout son sens : le temps pour transmettre, pour construire avec les autres, pour créer. En partageant ces tranches de vie, les auteurs veulent susciter une réflexion collective sur les manières d’agir autrement, plaidant pour une « écologie des temps du travail ».