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Renault Flins ne veut pas mourir et se mobilise !

C’est parti spontanément  la nuit du 16 juin où de très nombreux travailleurs des Presses ont débrayé sans impulsion syndicale, et défilé jusqu’en tôlerie, paralysant la production. Saine réaction face aux  annonces de Renault sur la suppression de 4600 emplois (sans parler des nombreux emplois indirects, intérimaires et prestataires qui seront “remerciés”), la fermeture de sites dont Choisy, et la fin de du montage de la Zoé et la Micra à Flins pour 2024 sans aucun remplacement sauf le transfert des activités de rénovation et recyclage du site de Choisy-le-Roi avec 250 salariés…

L’inquiétude est grande et la colère des salarié.es se manifeste logiquement. Le lendemain, le 17 juin, les syndicats (CGT, CFDT, CGC, FO, UNSA…) appelaient à un débrayage de 2 heures en fin de poste de l’équipe du matin : défilé dans les ateliers, rendez vous devant le bâtiment de la direction  pour des prises de parole syndicales, présence de nombreuses délégations syndicales ( dont Sud Renault) des autres sites, et accueil sur le parking des cars de l’arrivée de l’équipe du soir pour les entraîner dans la grève. Les grévistes ont affirmé leur volonté de maintenir les emplois. La fabrication fut quasi nulle.

La journée est réussie… Mais pour éviter les projets fumeux et obtenir des garanties, pour élaborer un contre-projet, il est nécessaire de ne pas en rester à cette première étape et d’amplifier la mobilisation.