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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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SUD Rural-Territoires Le dialogue social est au point mort, nous prenons nos responsabilités !

COMMUNIQUÉ INTERSYNDICAL

À l’attention de l’ensemble des agents du Ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire et de ses opérateurs.

Le mardi 5 mai 2026, l’ensemble des organisations syndicales représentatives du ministère a pris une décision unanime : le boycott du Comité Social d’Administration Ministériel (CSAM) et des instances nationales de dialogue social à venir.

Pourquoi ? Toutes font le constat amer d’un dialogue social de façade !

Depuis trop longtemps, nous dénonçons une dégradation alarmante de la qualité de nos échanges avec l’administration. Ce qui devrait être un véritable espace de construction et de respect est devenu une sorte de « chambre d’enregistrement » vidée de sa substance.

Les dysfonctionnements qui ont conduit à cette rupture sont de plusieurs natures :

  • Mépris du calendrier : Reports et décalages de dernière minute qui témoignent d’un manque total de considération.
  • Opacité documentaire : Des documents préparatoires transmis au mieux quelques heures avant les réunions, empêchant toute analyse sérieuse et des directions générales parfois absentes des instances nationales.
  • Silence administratif : Les alertes sur des situations individuelles ou collectives restent trop souvent sans réponse.
  • Déni de réalité : Face à la souffrance au travail et au manque de moyens, l’administration répond par un « tout va bien » déconnecté du terrain.

Un ministère en souffrance, des agents à bout de souffle

Partout, en administration centrale, en services déconcentrés (DDI, DRAAF), au sein des opérateurs ou dans l’enseignement agricole, la surcharge de travail est devenue structurelle. On empile les priorités comme les missions, et l’urgence du lendemain chasse celle de la veille pas encore réglée !

Les agents portent seuls les défaillances d’un système qui s’essouffle.

Nos exigences pour une reprise du dialogue

Ce boycott n’est pas une démission, mais un signal d’alarme ferme. Nous ne reviendrons à la table des discussions que lorsque l’administration apportera des garanties concrètes :

  • Le respect d’un calendrier social établi en concertation.
  • La transmission des documents avant chaque instance et groupe de travail dans les délais réglementaires.
  • Des réponses écrites et précises à toutes nos sollicitations en suspens… à commencer par un accusé de réception.
  • La tenue des engagements pris sur des dossiers majeurs (ASMA, rémunérations, AESH…).

Par souci de responsabilité envers les agents et les enjeux de service public, nous maintiendrons uniquement notre présence sur les dossiers individuels ou urgents (RESET/Brexit, CAP, CCP, conseils médicaux, …).

Les agents du ministère méritent mieux qu’un dialogue de façade. Nous attendons désormais de vrais actes.

Vos représentants reviendront à la table des discussions lorsque le ministère programmera un CSA ministériel abordant l’ensemble de ces points dans le cadre d’un dialogue constructif.

L’ensemble des organisations syndicales du Ministère de l’Agriculture.

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(re)Penser notre syndicalisme Accueils Solidaires 78 Actu Solidaires 78 antifascisme Lecture Ruralité

Mardi 25 mars, Limay : arpentage* antifasciste – L’extrême droite et l’imposture rurale

Dans le cadre de ses accueils syndicaux, l’Union syndicale Solidaires 78 propose un arpentage* antifasciste le mardi 25 mars à partir de 17 heures.

D’ici cette date, nos lettres hebdos seront l’occasion de proposer des supports de réflexion pour alimenter cette rencontre


Dossier VISA – L’extrême droite et l’imposture rurale

Les votes en faveur de l’extrême droite dans les campagnes et les zones périurbaines ne cessent d’augmenter depuis plusieurs scrutins. VISA (Vigilance initiatives syndicales antifascistes) livre un état des lieux de cette évolution et propose une piste pour tenter d’enrayer ce cercle vicieux.

Les discours du FN / RN sur la ruralité et l’agriculture sont complètement creux, ils ne portent que sur la dénonciation de quelques vrais et surtout de faux problèmes, sans apporter la moindre solution. Pourtant, en surfant sur les inquiétudes réelles, et en créant des peurs irréelles, l’extrême droite continue de séduire.

Parallèlement, la crise agricole met en avant la coordination rurale, un syndicat historiquement dirigé par des militants d’extrême droite. Le patron du syndicat dans le Lot-et-Garonne, Serge Bousquet-Cassagne, se vante d’être passé 18 fois en procès en 30 ans.

Au lendemain de l’accueil chahuté du président Macron à l’ouverture du salon de l’agriculture en 2024, notamment par des « bonnets jaunes » de la Coordination Rurale, Jordan Bardella tête de liste du RN arpentait les allées du salon.

Dans un reportage France Info du dimanche 25/02/24 Jean-Philippe Yon, président de la Coordination rurale de la Manche indiquait : « Moi, en tant qu’agriculteur, je suis très content de le voir là ». Son accueil dans les travées était particulièrement euphorique avec des « Bardella, Président » scandés et de nombreux selfies… Sur le plateau de la chaîne d’info publique, la vice-présidente du syndicat, Sophie Lenaerts, se défendait de « faire de la politique ». Mais en évoquant le président du RN, elle lâchait un « Jordan » amical avant de se reprendre en le nommant M. Bardella…

Rappelons que courant 2023, lors d’un déplacement à Marmande, la Secrétaire nationale des Verts, Marine Tondelier, avait été, elle, bloquée et largement insultée par des membres de la Coordination rurale. Elle avait porté plainte pour entraves concertées à la liberté de réunion et à la liberté de parole et avait qualifié la Coordination rurale de « syndicat d’extrême droite ».

Heureusement, la Confédération Paysanne et le MODEF font entendre d’autres voix en proposant un modèle agricole intégré dans les territoires, à la fois soucieux de l’environnement et de la qualité des produits. De plus, ils s’opposent fermement aux idées et aux impostures de l’extrême droite dans le monde rural.

Enfin, ce nouveau dossier de VISA reproduit la tribune unitaire publiée dans Libération le 1er février 2024, pendant le mouvement des agriculteurs, et signée par Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, Laurence Marandola, porte- parole de la Confédération Paysanne, Murielle Guilbert et Simon Duteil, co- porte-paroles de Solidaires, Benoît Teste, secrétaire général de la FSU et Pierre Thomas, président du Modef.




Pour une présentation de la lecture en arpentage, un audio d’introduction

Technique de lecture collective créée à la fin des années 1990, le but de l’arpentage est d’offrir une entrée ludique à des ouvrages théoriques parfois complexes. Avec

  • Maxime Boitieux, Coordinateur de l’association Peuple et culture

Théorisé à la fin des années 1990, l’arpentage est un outil d’éducation populaire promu notamment par l’association Peuple et Culture. Son principe est simple : proposer à plusieurs personnes de lire individuellement un passage d’un livre et de le restituer ensuite aux autres membres du groupe. S’ensuit un temps de discussion où le propos de l’ouvrage est décortiqué, sa théorie déroulée, et où chacun participe à la construction collective d’une réflexion et d’une analyse. Un mode de lecture qui plaît de plus en plus, particulièrement dans les milieux militants, mais pas uniquement : sa pratique s’étend aussi dans les librairies, dans les écoles, les bibliothèques… Car cette technique est idéale pour créer une réflexion commune à partir d’ouvrages parfois complexes, comme l’explique Maxime Boitieux :

“L’objectif derrière l’arpentage, c’est vraiment de pouvoir avoir un espace pour reformuler des hypothèses, reformuler des idées. Mais on n’est pas là pour faire une analyse de texte et de l’auteur, mais plutôt de partir du texte et ensuite d’arriver sur l’expérience de chacun, de rentrer dans un espace de discussion et de complexité. (…) C’est quelque chose qui se fait depuis le Moyen Âge parce que tout le monde à l’époque ne savait pas lire et que les livres étaient chers. L’arpentage vient donc de cette culture de la lecture collective.”

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Communiqué de l’Alliance écologique et sociale : Notre tristesse et notre colère après l’assassinat de Pierre Alessandri

C’est avec sidération que nous avons appris l’assassinat de Pierre Alessandri sur son exploitation agricole ce lundi 17 mars. Secrétaire général de Via Campagnola, la branche corse de la Confédération paysanne, il était pour nous un camarade, un allié.

C’était aussi un lanceur d’alerte, qui avait dénoncé les fraudes aux subventions européennes en Corse. C’est certainement en raison de ces combats qu’il a été tué. Sa distillerie d’huiles essentielles avait déjà été détruite par un incendie criminel en 2019.

Les organisations de l’Alliance écologique et sociale adressent leur plus vive sollicitude à sa famille, à ses proches, à ses camarades de Via Campagnola et de toute la Confédération paysanne.

Personne ne devrait pouvoir mourir en raison de ses engagements. Nous exigeons la justice.

Les Amis de la Terre

Attac

FSU

Greenpeace

Oxfam

Solidaires

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On vous écrit dès janvier…

Publié le 7 janvier 2025 par SUD Rural-Territoires

SUD Rural Territoires toujours plus rapide
que les sinistres qui nous gouvernent :

nos vœux pour 2025

Compte tenu du contexte actuel, l’adresse des vœux n’est pas une tâche aisée. Surtout quand on ne manie pas la langue de bois, chère à nos gouvernant·e·s et haut·e·s fonctionnaires. Difficile, en effet, de transmettre un message résolument positif par les temps qui courent…

Au plan national, la « saga gouvernementale », fin 2024, nous a laissé un goût amer dans la bouche. Un spectacle pitoyable, où l’on a pu observer celles et ceux qui devraient servir l’intérêt général, se plier en quatre pour conserver leurs privilèges, y accéder ou les retrouver enfin, selon les cas de figure. D’ailleurs, ce nouveau gouvernement, fraîchement nommé au seul service de ses intérêts et de ceux des nantis, ne risque pas de nous rassurer. Cela a quand même été l’occasion d’assister à un beau tour de passe-passe, avec des sinistres qui disparaissent, d’autres qui réapparaissent, à l’image d’Annie Genevard, qui reprend les commandes du Ministère de l’agriculture et de la phytopharmacie (mais plus de la forêt), pour la plus grande joie des agriculteurs productivistes et gros industriels qui nous emmènent dans le mur à toute vitesse. Bon, on ne va pas énumérer les noms de tous les troisièmes couteaux de cette nouvelle mouture gouvernementale.

Reconnaissons-le, leur absence de scrupules est manifeste, avec une mention spéciale pour le Ministère de la fonction publique et de la simplification… Simplification, un nom commun qui résume bien leur programme : moins de règles, moins de normes, moins de fonctionnaires d’un côté, le nôtre et celui des usagers ; plus de profits de l’autre côté, le leur et celui de celles et ceux qu’ils servent. Les résultats sont éloquents. La situation à Mayotte en est un exemple tragique et bien réel. Avec la casse des services publics, savamment orchestrée depuis des décennies, ce département ultramarin est aujourd’hui dans une situation qui n’a rien à envier à certains pays du Sud. Et ce ne sont pas les beaux faux discours et les visites éclair de nos politiques, responsables de l’incurie généralisée, qui nous feront croire que cette catastrophe humanitaire les touche

Arrêtons-nous là ! Passons même sous silence l’actualité internationale, avec son cortège de guerres, de catastrophes environnementales et son lot de « leaders » qui constituent une menace permanente pour le vivant…

Pas très riant comme tableau, nous direz-vous. Et pourtant, ici et là, des événements ont lieu, qui sont comme des éclaircies dans un ciel plombé.

Ainsi, nous envoyons toutes nos ondes positives et solidaires à l’outarde canepetière de Sainte-Soline, menacée d’extinction, laquelle se voit offrir un répit, la justice jugeant illégales quatre méga bassines.

Nous adressons également nos salutations solidaires à nos camarades de la Confédération Paysanne qui ont eu raison du géant malfaisant Lactalis et l’ont obligé à sortir 475 millions d’euros de son portefeuille…

Et plus généralement, tous nos vœux sincères et combatifs, à toutes celles et à tous ceux qui, à la hauteur de leurs moyens, seul·e·s ou collectivement, luttent pour un monde meilleur. Un monde de paix, de justice, d’égalité et de liberté, respectueux de la biodiversité, indispensable à notre survie.

Alors, ne lâchons rien !
En 2025, la lutte continue,

un autre monde est possible et nécessaire !

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