Librairie la Nouvelle Réserve, Limay
Entrée libre & gratuite
Librairie la Nouvelle Réserve, Limay
Entrée libre & gratuite
Parce que le syndicalisme est notre outil collectif de transformation sociale, il ne peut laisser personne à la porte de nos locaux, de nos réunions ou de nos luttes.
Fidèle à ses valeurs d’émancipation, l’Union syndicale Solidaires s’engage à déconstruire les barrières validistes qui excluent encore trop souvent les travailleuses et travailleurs en situation de handicap.
Ce livret de fiches pratiques n’est pas un simple guide technique ; c’est un outil politique. Il a pour but d’aider chaque militant et chaque militante à transformer nos pratiques quotidiennes. Qu’il s’agisse de rédiger un tract en FALC, d’organiser une manifestation accessible ou de défendre un aménagement de poste, chaque action concrète renforce notre solidarité.
Fiches inclusivité Lire plus de publications sur Calaméo
Vers un syndicalisme inclusif 4
La commission de lutte contre les discriminations liées au handicap : 5
FICHE 1 : Communiqués et Tracts. 8
FICHE 2 : Manifestations et Rassemblements. 9
FICHE 3 : Accessibilité Numérique. 10
FICHE 4 : Le FALC (Facile à Lire et à Comprendre) 11
FICHE 5 : Le Plan Visuel (Facilitation graphique) 14
FICHE 6 : Réunions et Assemblées Générales (AG) 16
FICHE 7 : Formations Syndicales (Pédagogie) 17
FICHE 8 : Table ronde et Événements Publics. 18
FICHE 9 : Le ou La Référent·e Handicap de la structure. 19
FICHE 10 : Modèle de Questionnaire d’accessibilité. 20
FICHE 11 : L’Aménagement Raisonnable. 22
FICHE 12 : Le ou La Référent·e Handicap de l’entreprise. 24
FICHE 13 : Élections Professionnelles et Représentativité. 25
FICHE 14 : Défense Juridique et Discriminations. 26
FICHE 15 : Télétravail et Inclusion. 28
FICHE 16 : Les principales institutions. 31
FICHE 17 : Modèle de lettre pour l’Union Départementale (UD) 32
FICHE 18 : Agir en FSSSCT (Secteur Public / Hôpital) 33
FICHE 19 (Développée) : Agir en CSE / CSSCT (Secteur Privé) 34
FICHE 20 : Lexique et Culture de l’Allié·e. 36
La check-list finale. 37
Dans une société capitaliste archi-normée, la “pleine santé” et les capacités physiques ou psychiques permanentes sont érigées en normes absolues. Ce leurre théorique sert avant tout à évaluer notre capacité à produire : quiconque s’éloigne de cette norme est mis au ban de la société et du monde du travail.
Pourtant, personne n’est en “pleine capacité” tout au long de sa vie. L’idée d’une indépendance totale est un mythe : nous sommes toutes et tous interdépendant·es.
Solidaires refuse de considérer le handicap comme une “défaillance” individuelle qu’il faudrait traiter avec une vision de “bonne samaritaine”. Pour nous, il s’agit de renverser les normes. Nous combattons l’organisation productiviste du travail qui exclut celles et ceux qui ne rentrent pas dans ses cases.
Parce que ce sont simplement différentes manières d’exister, Solidaires milite pour un aménagement du travail et de la cité garantissant les mêmes droits pour toustes. Nous ne voulons pas seulement “inclure” à la marge, nous voulons transformer la société pour qu’elle s’adapte à la diversité des corps et des esprits, et non l’inverse.
Nous possédons pour cela un outil : la charte de l’ONU de 2006 que la France a ratifié en 2010. En effet, celle-ci met l’accent sur une notion sociale et environnementale du handicap, à l’inverse d’une vision médicalisée qui est malheureusement celle encore privilégiée en France. Pour faire simple, c’est à la société de s’adapter et non l’inverse.
Dans nos unions syndicales départementales, nous préconisons la mise en place d’un-e référent-e handicap afin de soutenir la prise en compte de cette notion socio-environnementale du handicap.
Pour la vie autonome et l’inclusion dans la société des personnes en situation de handicap, Solidaires réclame que notre pays (Résolution 2 du Congrès de Labège/Toulouse 2024) :
Résolution du congrès de Labège/Toulouse 2024 :
Pour déconstruire les préjugés et certitudes toutes faites, relatives aux salarié·es en situation de handicap, les structures de l’Union syndicale Solidaires s’engagent à :
● Multiplier les formations sur le sujet.
● Accompagner les travailleurs·euses en situation de handicap et à défendre leurs droits.
● Œuvrer à la mise en place d’un·e référent·e formé·e handicap dans l’ensemble des structures de notre Union. Ces missions devraient s’appuyer sur le vécu des personnes concernées.
● Faire un état des lieux et s’améliorer pour permettre l’accessibilité à toustes de nos locaux, mais aussi des lieux et matériels de formation.
● Penser nos activités militantes y compris dans nos instances pour les rendre inclusives au plus grand nombre (ex support de communication, parcours de manifestations, recours aux interprètes en langue des signes).
Plusieurs points doivent être réfléchis, évalués et budgetés afin que les personnes en situation de handicap ne soient pas exclues du syndicat. Certains points nécessiteront obligatoirement l’intervention de professionnel·les. Cela doit bien évidemment se faire selon le principe « Rien sur nous sans nous ». Solidaires travaillera à un cahier d’inclusivité à destination des structures.
● Syndiquer les travailleurs et travailleuses en situation de handicap sans discrimination.
● Travailler à l’ouverture de sections dédiées aux travailleurs et travailleuses des ESAT qui doivent pouvoir s’organiser collectivement (et ont le droit de se syndiquer depuis le 1er janvier 2024).
● Tisser des liens et participer aux actions des associations de personnes en situation de handicap qui partagent nos valeurs.
Solidaires doit donc penser ses activités militantes pour les rendre inclusives au plus grand nombre.
La commission Handicap de Solidaires, mise en place en 2021, poursuit cet objectif. Elle doit être renforcée. Les formations sur cette problématique, dans le cadre du CEFI, doivent s’amplifier ; elles sont un pan important de notre syndicalisme.
Pour avancer sur ces questions-là, cela implique aussi de repenser nos réunions, AG, manifestations, actions, etc.
On doit réfléchir à l’accessibilité des locaux syndicaux et améliorer l’existant quand cela est possible ou en cherchant des locaux accessibles si l’on déménage.
On doit aussi réfléchir à la tenue de nos réunions et formations : y’a-t-il un espace de repos pour les personnes qui en auraient besoin ? des masques sont-ils à dispositions ? un détecteur de CO2 ? Le renouvellement de l’air ? Une boucle magnétique ? y-a-t-il une traduction LSF ? Et si non, faut-il en prévoir une ? Nous pouvons joindre automatiquement un questionnaire à tous les événements demandant une inscription (réunion, conseil, congrès, formation…).
Ces lieux de rencontres devraient toujours avoir un accès PMR et un espace de repos.
Et cela implique aussi de à repenser nos manifestations pour les rendre plus inclusives : longueur du parcours ? y’a-t-il des toilettes accessibles sur le trajet ? si non, est-il possible de trouver des bars ou restaurants « alliés » qui voudraient bien proposer leur toilette ? Y-a-t-il un « espace plus calme dans la manif » ? Si le parcours est long, quelles sont les alternatives (par exemple pour le 8 mars 2024 à Toulouse, il était indiqué qu’il était possible de rejoindre la manif directement à telle station de métro), etc. Les discours seront-il traduits en LSF ? On se doit d’anticiper et de communiquer en amont sur ce qui est en place ou pas.
C’est de toutes ces réflexions que découlent les fiches ci-dessous.
Objectif : Rendre l’information accessible à tous et toutes, y compris aux personnes avec des troubles visuels, cognitifs ou Dys.
Pour chaque tract, proposez systématiquement une version alternative en format .docx ou .odt. Ce fichier doit être « nu » : pas de colonnes, pas d’images de fond, uniquement du texte propre. C’est ce qu’on appelle un document « text-only ». C’est la seule garantie que le logiciel de synthèse vocale d’un·e camarade malvoyant·e lira les infos dans le bon ordre.
Objectif : que toutes les personnes qui le souhaitent puissent participer.
Pour exemple à Toulouse, lors des mobilisations du 8 mars, des camarades font le trajet de la manifestation en amont, notent les stations de métro sur le trajet (et proposent par exemple un trajet alternatif si celui-ci est long, en disant où rejoindre le cortège), les toilettes accessibles, voire négocient avec des bars sur le trajet pour que les personnes puissent y accéder sans consommer, font appel à des traductrices LSF pour les prises de parole, ou encore organisent des cortèges « calmes » éloignés des sonos.
Autre exemple : lors de grands rassemblements contre les méga-bassines, les sites ont été construits de manière inclusive. Plan, affichages clairs, indications des tables rondes traduites en LSF, précision sur l’accessibilité PMR, mise en place d’espaces « calmes », etc.
L’objectif : Ne pas créer de barrières virtuelles.
Quelques sources :
L’objectif : Rendre l’information syndicale accessible à celles et ceux qui ont des difficultés de lecture ou de compréhension.
Le FALC est indissociable du visuel. Chaque paragraphe important doit être illustré par un pictogramme ou une image simple qui explique le sens du texte.
Banques d’images gratuites :
Il existe des banques d’images gratuites et spécialisées. Le plus important est de garder une unité graphique (ne pas mélanger des photos et des dessins différents dans un même document).
Conseil : Évitez les “emojis” de téléphone qui peuvent être trop petits ou ambigus. Privilégiez des dessins qui représentent une action concrète.
Pour qu’un document soit officiellement estampillé “FALC” (avec le logo européen bleu), il doit être relu et validé par une personne en situation de handicap mental.
Une profession de foi classique est souvent trop dense. En FALC, on va droit au but avec des “blocs” d’information.
Structure type :
Ajout si le vote est numérique :
Comment voter sur l’ordinateur ?
Le vote se fait sur internet. C’est facile et c’est secret.
Si tu as des difficultés avec l’outil informatique, tu peux te faire aider par une personne de ton choix. Mais attention : c’est toi qui choisis pour qui tu votes. Ce n’est pas elle.
L’objectif : Une boussole temporelle pour nos formations et Assemblées Générales.
Un exemple (il manque le cadrage horaire)
L’objectif : Garantir que la fatigue ou le handicap ne soient pas des obstacles à la participation démocratique.
“La démocratie, c’est aussi savoir s’arrêter.” Si un débat s’envenime ou dure trop longtemps en fin de journée, proposez de reporter le vote au lendemain ou à une réunion ultérieure. Une décision prise dans l’épuisement collectif n’est jamais vraiment démocratique.
L’objectif : Transmettre le savoir sans épuiser les stagiaires.
“L’inclusion profite à tout le monde.” Un rythme plus calme et des consignes plus claires ne servent pas qu’aux camarades en situation de handicap : ils permettent à l’ensemble du groupe de mieux retenir les informations et de repartir de formation avec plus d’énergie pour militer !
L’objectif : Garantir que nos débats soient accessibles à tous et toutes, tant à la tribune que dans le public.
“L’accessibilité est un investissement politique.” Prévoir un budget pour la LSF ou la vélotypie est aussi important que de louer une salle. Si le budget est serré, mieux vaut faire un événement plus court ou plus petit, mais le plus accessible possible, plutôt qu’un grand rassemblement qui exclut une partie de notre classe sociale…
L’objectif : avoir une/des personne(s) ressource pour que l’accessibilité devienne un réflexe collectif et non un casse-tête individuel.
Le congrès de Labège 2024, a dans ses recommandations suggérer d’avoir un·e référent·e handicap dans chaque Solidaires local. A ce jour ce rôle n’est pas défini.
Ci-dessous quelques réflexions/pistes sur ce qu’il ou elle pourrait faire/être.
L’idée n’est pas que ce soit un·e assistant·e social·e. Il/Elle s’appuierait sur le bureau du syndicat pour les décisions collectives et sur la commission handicap nationale pour des conseils. Son rôle principal serait d’impulser une dynamique, pas de porter seul·es la question de l’inclusivité dans le syndicat.
Il/Elle veillerait à ce que chaque réunion, AG ou formation de la structure s’organise dans l’esprit des fiches du présent guide. C’est la personne qui dit : “Attention, on a oublié de prévoir le micro” ou “Ce local n’est pas accessible, changeons de lieu”.
Son rôle serait aussi d’écouter, d’informer sur les droits (RQTH, AAH, PCH) et d’orienter vers les bons interlocuteurs et interlocutrices sans porter de jugement. Il/Elle pourrait accompagner les camarades dans leurs démarches (RQTH, dossiers MDPH) en lien avec les avocat·es/juristes de Solidaires. Il/Elle conseillerait les délégué·es syndicaux (DS) et les élu·es en CSE ou FSSSCT sur les dossiers de maintien dans l’emploi et d’aménagement de poste.
Enfin il ou elle pourrait aussi être un lien avec les collectifs de lutte anti-validistes.
Questionnaire à destination des stagiaires
Si tu es en situation de handicap (avec ou sans reconnaissance officielle !) et que celui-ci t’impose des contraintes, tu peux avoir besoin d’aménagements dans le but de participer aux Conseils Syndicaux/réunions de sections syndicale et sections locales /AG/Universités d’été/manif.
Nous y apporterons toute l’attention possible.
Pour nous guider, tu peux répondre aux questions suivantes :
– As-tu une ou des allergies alimentaires ? Lesquelles ?
………………………………………………………………………………………………………………………………..
…………………………………………………………………………………………………………………………………
– Besoin d’aménagements
□ transport – □ accompagnement logistique
□ un accès adapté – □ accès à un lieu calme ressourçant
□ interprétation des textes – □ un·e interprète langue des signes
□ transcription des textes en braille □ accompagnement cognitif
– Peux-tu nous préciser quels sont tes besoins ?
…………………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………………….
………………………………………………………………………………………………………………………………….
………………………………………………………………………………………………………………………………….
nous garderons confidentiel. Nous respecterons ton choix.
…………………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………………………
L’objectif : Imposer l’adaptation de l’environnement de travail à l’humain, et non l’inverse. Ce n’est pas une “faveur” de l’employeur, c’est un droit fondamental.
Le refus d’aménager un poste n’est pas qu’un manque de bienveillance, c’est une faute grave.
Selon la loi, ses missions sont d’orienter, d’informer et d’accompagner les personnes en situation de handicap. Concrètement, le syndicat peut l’interpeller pour :
L’objectif : Garantir que les personnes en situation de handicap soient actrices de la négociation collective et non simples spectatrices des décisions prises à leur sujet.
Une fois élu·e, le ou la camarade doit pouvoir exercer son mandat dans les mêmes conditions que les autres. Le syndicat doit exiger :
L’objectif : Garantir que le handicap ne soit pas un frein à la carrière, ni un motif de sortie de l’entreprise ou de l’administration.
L’inaptitude est trop souvent utilisée par les patrons pour se débarrasser d’un·e salarié·e devenu·e “gênant·e”.
Le handicap ne doit pas entraîner une stagnation professionnelle.
Si le dialogue échoue, Solidaires accompagne le ou la camarade vers :
“Tout écrit est une preuve.” Conseillez aux camarades de toujours confirmer par écrit (mail ou courrier) les demandes d’aménagement et les réponses (ou absences de réponse) de l’employeur. En cas de litige juridique, c’est ce “traçage” qui permettra de prouver que l’employeur n’a pas rempli ses obligations.
L’objectif : Utiliser le télétravail comme un levier, pas comme une mise à l’écart.
Pour l’Union syndicale Solidaires le télétravail est un outil, pas une prison. Nous refusons que le télétravail soit la réponse systématique à un défaut d’accessibilité des locaux. L’employeur a l’obligation de rendre le site de travail inclusif. Le télétravail doit rester un choix pour le confort et la santé du ou de la salarié·e, jamais une obligation pour masquer l’inaction de la direction.
Texte du congrès de Labège 2024
Solidaires est contre le télétravail à 100 %, qui génère perte du collectif de travail, perte du rythme de travail et mise à l’écart, à l’opposé d’une société inclusive, lorsque l’état de santé des personnes concernées ne l’exige pas. Sur un plan général, il faut éviter de recréer de la ségrégation au travail vis-à-vis des travailleuses/travailleurs en situation de handicap.
Solidaires revendique
Objet : Candidature de l’Union Syndicale Solidaires [Nom du département] pour siéger au sein du [CDCA ou CDAPH]
À l’attention de [Monsieur/Madame le/la Président·e du Conseil Départemental] ou [Monsieur/Madame le/la Préfet·e]
Monsieur/Madame,
L’Union syndicale Solidaires [Nom du département] est un acteur majeur de la défense des travailleurs et travailleuses sur notre territoire. À ce titre, nous portons une attention particulière aux politiques publiques de l’autonomie et du handicap, qui touchent les salarié·es que nous représentons.
Conformément aux dispositions du Code de l’action sociale et des familles, nous souhaitons par la présente manifester notre volonté de siéger au sein du [Conseil Départemental de la Citoyenneté et de l’Autonomie (CDCA) / de la Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées (CDAPH)].
Notre organisation syndicale dispose d’une représentativité établie [préciser ici : ex : “dans la fonction publique territoriale”, ou “au travers de nos résultats aux élections professionnelles locales”]. Nos militant·es sont formé·es aux problématiques de maintien dans l’emploi, d’aménagement raisonnable et d’accès aux droits. Leur présence au sein de votre instance permettrait d’apporter une expertise syndicale de terrain, indispensable pour garantir l’effectivité des droits des citoyens et citoyennes et des travailleurs et travailleuses en situation de handicap dans notre département.
Nous vous remercions de nous indiquer les modalités pratiques de désignation de nos représentant·es pour le prochain renouvellement de l’instance ou en cas de siège vacant.
Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer, Monsieur/Madame, l’expression de nos salutations syndicales.
Pour l’Union Syndicale Solidaires [Département], [Nom du/de la secrétaire de l’UD]
L’enjeu : Utiliser l’argent du FIPHFP pour améliorer la santé des agent·es.
“Le médecin propose, l’employeur dispose (et finance).”
Si l’administration refuse un aménagement en disant que c’est “impossible”, elle doit le justifier par écrit. En instance, rappelez l’article L5213-6 : l’employeur doit prouver que les mesures imposeraient une charge disproportionnée, ce qui est impossible à justifier si les fonds du FIPHFP n’ont pas été totalement sollicités.
L’objectif : Utiliser les prérogatives du Comité Social et Économique pour transformer l’obligation d’emploi en droits concrets et vérifier l’utilisation des fonds Agefiph.
“Pas de compromis sur la discrimination.”
L’employeur doit “prendre les mesures appropriées” (Art. L5213-6). Si le CSE propose une solution technique viable et financée par l’Agefiph, l’employeur ne peut pas la refuser sans commettre une discrimination. Notez systématiquement ces échanges au procès-verbal (PV) de la réunion pour préparer un éventuel recours juridique.
L’objectif : Faire évoluer nos mentalités et nos langages pour qu’ils ne soient plus des barrières. L’accessibilité commence par les mots que l’on utilise.
Nous refusons d’utiliser le handicap comme une insulte (ex: éviter « c’est schizophrène », « c’est un dialogue de sourds », « il est autiste ce patron » « faut être aveugle / fou pour ne pas voir ça » ). Ces expressions renforcent les stigmates.
Le mémo de l’accessibilité pour chaque action militante.
Et les vidéos de Solidaires sur le sujet à voir et à diffuser lors de formations, accueils, AG, etc :
AAH : Allocation Adulte Handicapé
AT/MP : Accident du Travail / Maladie Professionnelle
AESH : Accompagnant-e des Elèves en Situation de Handicap. L’attribution d’un AESH est notifiée par la CDATH.
AJPA : Allocation Journalière de Proche Aidant
AJPP : Allocation Journalière de Présence Parentale
AGEFIPH : Association de Gestion du Fonds pour l’Insertion des Personne Handicapées
APA : Allocation Personnalisée d’Autonomie
BOETH : Bénéficiaire de l’obligation d’emploi de travailleurs handicapés
CASA : Contribution Additionnelle de Solidarité pour l’Autonomie
CAT : Centres d’aide par le travail, devenus les ESAT (voir ce mot) avec la loi de 2005
CDAPH : Commission des Droits de l’Autonomie des Personnes Handicapées, elle est rattachée à la MDPH.
CMI : Carte Mobilité Inclusion
CNAF : Caisse Nationale des Allocations Familiales
CNAM : Caisse Nationale de l’Assurance Maladie
CNAV : Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse
CNSA : Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie
CSA : Contribution de Solidarité pour l’Autonomie
CSE : Comité Social et Economique
CSG : Contribution Sociale Généralisée
DOETH : déclaration d’emploi de travailleurs/euses en situation de handicap
DREETS : Directions Régionales de l’Economie, de l’Emploi, du Travail et des Solidarités
E.A.Entreprise Adaptée : l’E.A est une entreprise adaptée du milieu ordinaire soumise au Code du Travail, qui a la spécificité d’employer au moins 55% de travailleurs/euses handicapé-es parmi ses effectifs de production. Ces travailleurs/euses sont recruté-es parmi les personnes sans emploi plus éloignées du marché du travail.
EATT : entreprise adaptée de travail temporaire, spécialiste du travail temporaire tournée vers les intérimaires en situation de handicap. Elle peut proposer des contrats de mission ou des CDI intérimaires.
EMPOWERMENT: Ne me libère pas, je m’en charge. Les bases de l’empowerment sont là : par le fait du nombre et de l’appartenance à une communauté ayant un destin (insatisfaisant) en partage, les exclu- es cassent l’isolement dans lequel on les a tenu-es ; et par leur action collective, menée par des leaders qu’ils et elles se sont choisi-es. Ils et elles sont bien décidé-es à prendre le pouvoir sur leur vie, sans attendre que les pouvoirs en place le leur accordent, selon leur agenda et leur méthodologie.
ESAT : Etablissement et Services d’Accompagnement par le Travail ESH : Etudiant-e en situation de handicap
ETP : Equivalent Temps plein
FIPHFP : Fonds pour l’Insertion des Personnes Handicapées dans la Fonction Publique FALC : Facile à lire et à comprendre.
IME : Instituts Médico-Educatifs. Accueillent des jeunes présentant des troubles importants des fonctions cognitives.
IMPRO : Institut médico-professionnel. Organismes de soutien et de services aux personnes handicapées.
ITEP : instituts thérapeutiques, éducatifs et pédagogiques. Etablissements accueillant des enfants et adolescent-es dont les troubles du comportement perturbent gravement la socialisation et l’accès aux apprentissages. L’accueil en ITEP est prononcé suite à l’orientation de la CDATH.
LSF : langue des signes
MDPH : Maison Départementale des Personnes Handicapées
NAO : Négociation Annuelle Obligatoire
OETH : Obligation d’Emploi des Travailleurs Handicapés
PCH : Prestation de Compensation du Handicap
PIAL : pôles inclusifs d’accompagnement localisés. Ils organisent la gestion départementale des AESH.
RQTH : Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé.
SEGPA : la classe SEGPA (collège) est une section d’enseignement général et professionnel adapté aux jeunes de la 6ème à la 3ème présentant des difficultés scolaires importantes.
SSEFS : service de soutien à l’Education familiale et à la scolarisation pour les jeunes handicapé-es auditifs de 3 à 20 ans.
SESSAD : Services d’Education Spécialisés et de soins à domicile. Ces services médico-sociaux interviennent auprès de jeunes handicapé-es moteurs ou pour les jeunes présentant une déficience intellectuelle de la naissance à 20 ans. Leur action vise à apporter un soutien spécialisé aux enfants et adolescent·es handicapé·es dans leur milieu de vie et d’éducation ainsi qu’à leur famille.
TDAH : Troubles du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité.
ULIS : Unités localisées pour l’inclusion scolaire. Les ULIS sont des classes particulières pour la scolarisation d’élèves en situation de handicap avec des temps d’inclusion dans des classes dites ordinaires
Le handicap n’est pas une question de santé individuelle, c’est une question de justice sociale. Pour l’Union syndicale Solidaires, l’accessibilité est un combat de classe.
Ce guide pratique a été conçu pour donner à chaque militant·e, élu·e ou référent·e les outils pour agir :
Parce que notre syndicalisme ne sera jamais vraiment unitaire s’il n’est pas accessible à toutes et tous. Rien sur nous sans nous !
Entretien réalisé pour le site Syndicalistes !
Dans nos syndicats, on parle beaucoup de la situation politique ou de nos revendications, mais trop peu de ce qu’on obtient effectivement. Pourtant, c’est bien là le but final de notre action : gagner des améliorations des conditions de travail de vie. La syndicalisation, la participation aux mobilisations, etc. ne sont que des moyens pour arriver à des gains concrets. La réussite de notre action doit donc se mesurer d’abord au niveau de ce qu’on gagne.
Et malheureusement, trop de victoires syndicales ne sont pas assez mises en avant alors qu’elles sont le premier argument à mettre en avant pour syndiquer des personnes éloignées du militantisme [1] (plus que de bons slogans ou la radicalité du programme). Mettre en avant le victoires, c’est aussi se donner les moyens de partager ce qui marche, de faire en sorte que tout le syndicat reprenne ce qui a marché quelque-part pour le gagner partout ailleurs. Et c’est aussi se forcer à regarder en face ce qu’on gagne réellement, pour permettre de poser la questoin suivante : comment mieux nous organiser, comment changer notre fonctionnement, pour engager davantage de luttes, les gagner plus souvent, et gagner davantage ?
Première épisode de cette série : un entretien avec Aurélien Boudon, secrétaire national de l’Union syndicale Solidaires, autour de la publication d’une compilation des victoires obtenues au cours de l’année 2025 intitulée La lutte paie ! Ce livret met en avant 31 avancées gagnées par des syndicats Sud/Solidaires, que ce soit par la grève ou l’action juridique.
Qu’est-ce qui a motivé cette compilation ?
Au niveau interprofessionnel, les victoires sont rares et le poids des défaites passées pèse sur la capacité à mobiliser. Pourtant, nous savons qu’au niveau local ou sectoriel de nombreuses luttes sont victorieuses. L’idée, c’était de mettre en avant le fait que « Seule la lutte paie ! » n’est pas qu’un slogan incantatoire mais bien une réalité. C’est une idée qui nous est venue de nos échanges internationaux : le syndicat basque ELA, au Pays basque Sud, tient à jour un cahier des victoires. Notre internationalisme se nourrit aussi de la mutualisation des bonnes pratiques, de ce qui fonctionne dans d’autres pays.
Et nous avons aussi fait le choix de mettre en avant toutes les avancées conquises par l’action militante, même si souvent ce ne sont pas des victoires complètes. Ce n’est pas parce que la plateforme revendicative n’a pas été gagnée en intégralité qu’on ne peut pas revendiquer les conquis.
Comment concrètement ça a été fait pour remonter les infos ? Est-ce que vous vous rendez compte qu’il y a des « trous dans la raquette » ?
La compilation se limite en effet aux remontées que nous avons pu compiler. Il y a donc forcément des trous dans la raquette et tant mieux car ce serait sans doute un peu maigre si cela représentait l’intégralité des victoires sur un an ! Ce n’est pas exhaustif et on l’a précisé.
Nous publions par ailleurs un bulletin Solidaires en action ! qui recense les luttes menées durant l’année. L’édition de cette brochure a été l’occasion de revenir prendre des nouvelles de toutes les luttes relayées pendant l’année pour savoir ce qui avait pu être obtenu. Cela a permis d’en constituer la charpente.
Solidaires est un syndicat de luttes, est-ce que ça conduit à réfléchir sur la place des luttes dans le syndicat ?
Chacun peut mesurer qu’il y a un réflexe assez important chez les collègues qui viennent voir le syndicat : c’est de tenter de se réfugier derrière le droit. Face à une situation injuste, on attend de la loi qu’elle nous protège. C’est à la fois une bonne chose de s’informer sur ses droits et en même temps une forme de renoncement. Le droit est le produit de rapports de forces et son application également. Il y avait un enjeu à ce que ce recueil ne soit pas le reflet de cette tendance. Nous avons arbitré de faire figurer les victoires sur le terrain juridique lorsqu’elles produisaient de nouveaux droits et étaient appuyées par une lutte collective. C’est par exemple le cas pour le versement rétroactif des primes d’éducation prioritaire (REP/REP+) aux Assistants d’éducation et AESH (Accompagnant·es d’élèves en situation de handicap), qui sont le produit de plusieurs années de lutte de leur part [2] .
Est-ce que ça a provoqué des réflexions sur comment adapter l’outil syndical pour gagner davantage de choses ?
C’est une réflexion qui est engagée de manière quasi-permanente mais de manière plus organisée depuis notre dernier congrès puisque nous avons décidé d’un débat « à toutes les échelles » sur « quel outil syndical serait plus utile qu’aujourd’hui aux salarié·es ». Le choc post-dissolution en 2024 a également nourri ces réflexions. Ces débats sont en cours mais ne sont pas simples : on peut pratiquer un syndicalisme qui veut tout transformer… sauf ses manières de fonctionner.
Est-ce que ça va être pérennisé ?
Oui, en effet on compte l’éditer chaque année en espérant ne jamais être à court pour le remplir ! Si les luttes qui gagnent peuvent en inspirer d’autres, cela ne peut être que bénéfique. Mais en vérité, une lutte perd rarement totalement. Parce que quand vous avez mené un mouvement de grève avec vos collègues, ça change les relations sur le lieu de travail et ça renforce la solidarité. Ça permet aussi de remettre le travail, les salaires, les inégalités au centre des discussions.
[1] Comme le raconte Unai Oñederra dans « Comment syndiquer et politiser les personnes éloignées de la gauche », 2025, en ligne.
[2] Voir ici un récit de ces avancées : Bruno Chaniac, « Comment le juridique peut-il être un appui des luttes syndicales ? Sud Éduc et les précaires de l’Éducation nationale », en ligne.
L’agression militaire des États-Unis et d’Israël contre l’Iran a déclenché un choc pétrolier dont les effets se font directement ressentir sur notre niveau de vie. Pour qu’aller travailler ne coûte pas encore plus cher, il nous faut des mesures d’urgence.
La forte augmentation des prix à la pompe pèse directement sur nous. À cela s’ajoute parfois la facture de gaz ou de fioul. Alors que l’inflation repart en forte hausse, à 2,5% en mars, les salaires sont bloqués et les aides du gouvernement ne sont orientées que vers les entreprises. Nous revendiquons des augmentations immédiates de salaire pour vivre dignement et l’indexation des salaires sur l’inflation.
Comme l’eau, l’énergie est un besoin essentiel pour se déplacer ou se chauffer. Ses prix doivent donc être sortis du marché spéculatif. Plutôt que d’enrichir les actionnaires il faut répondre aux besoins vitaux de la population. Nous revendiquons le blocage des prix du carburant et l’encadrement des prix de l’énergie.
Ce n’est pas la crise pour tout le monde ! Une filiale de Total Energie a ainsi réalisé 1 milliards de $ de bénéfices en mars en pariant sur la hausse du prix du baril. Les prix à la pompe ont grimpé dès le début du conflit alors qu’il faut plusieurs semaines entre l’extraction du pétrole et son arrivée à la pompe (transport, raffinage…) et sans rapport avec le coût du brut. En France, les compagnies pétrolières amassent en moyenne 11,6 millions d’euros de plus par jour depuis le début de la crise. Nous revendiquons la taxation des sur-profits réalisés sur la flambée des prix de l’énergie et la réappropriation publique du secteur de la production d’énergie.
Il faut agir pour mettre fin aux guerres d’agression aux conséquences humaines dramatiques qui n’ont pour seul motif l’accaparement des ressources et entraînent de graves conséquences pour les populations et la planète.
Loyers chers qui obligent à habiter loin de son travail, insuffisances du réseau de transports collectifs, horaires décalés… Trop souvent, la voiture est la seule option pour se rendre à son travail. Nous revendiquons que le Forfait mobilité durable devienne obligatoire pour l’employeur et l’investissement dans le service public pour développer de réelles alternatives au véhicule individuel et des politiques tarifaires incitatives, pouvant aller jusqu’à la gratuité.
Ce n’est pas aux travailleurs et travailleuses de payer leurs crises et leurs guerres.




Co-organisée avec la librairie la Nouvelle réserve et Solidaires 78
A partir de 19 h à la librairie La Nouvelle Réserve, Limay
Entrée libre et gratuite
ici à écouter et diffuser les 5 mns diffusées hier à la radio à la veille du 1er tour des municipales essentiellement consacrées à expliquer pourquoi en tant que syndicat on appelle à ne pas voter pour l’extrême droite.
Depuis sa création, Solidaires se bat contre les idées d’extrême droite, contre le fascisme et tou·tes celles ou ceux qui érigent en étendard la haine de l’autre, des immigré·es, des musulman·es, des juifs/juives, des personnes LGBTIQA+, des femmes, des personnes en situation de handicap.
Solidaires se bat contre celles et ceux qui prônent un pouvoir sans limite où l’autoritarisme serait la norme, la justice sociale une façade, et les libertés des exceptions.
Combattre l’extrême droite est pour Solidaires une évidence.
Par essence le syndicalisme est à l’inverse de l’extrême droite. Se battre pour les services publics, pour le droit des travailleur·euses, lutter contre toutes les oppressions et discriminations au travail, mettre en œuvre notre solidarité internationale, c’est lutter contre l’extrême droite. C’est l’organisation de la solidarité entre toutes et tous les salarié·es.
L’extrême droite est la pire ennemie des travailleurs et des travailleuses. Elle sème la division, la haine, pointe des boucs émissaires et dans le même temps vote contre l’augmentation du SMIC et se range systématiquement du côté du patronat. C’est pourquoi, à chaque élection, nous appelons à ce que pas une voix du monde du travail ne se porte vers l’extrême droite.
Solidaires dénonce l’instrumentalisation de la mort du militant d’extrême droite Q. Deranque. Cette instrumentalisation a pour objectif et effet de dérouler le tapis rouge à l’extrême droite dans une terrible inversion des valeurs.
Pour Solidaires, c’est un basculement grave auquel nous assistons. Une inversion des valeurs fautive et qui nous donne le devoir de résister encore plus, nous syndicats, comme chaque organisation du mouvement social.
Nous résisterons pied à pied, et serons à l’offensive avec tou·tes celles et ceux qui partagent nos valeurs, l’impératif d’égalité, de liberté, de justice sociale, et de solidarité.
Nous continuerons à nous engager sur nos lieux de travail par notre syndicalisme au quotidien, en développant notre campagne contre l’extrême droite, et dans la construction d’initiatives les plus unitaires possible.
Nous réaffirmons que nous refusons la criminalisation de l’antifascisme : il est plus que jamais nécessaire.
L’émission commence à 5:24
Avec Anissa (SUD Santé Sociaux), Aude (SUD Education), Halima (SUD Santé Sociaux), Marie (secrétaire nationale de Solidaires) et Violette (Solidaires Paris) nous avons discuté de la grève féministe, des métiers féminisés, de précarité, d’intersectionnalité, de l’offensive de l’extrême droite contre nos droits, nos vies !
Emission diffusé en live sur notre chaîne Twitch le 3 mars 2026
Co-organisé par l’Université populaire du Mantois et l’Union syndicale Solidaires 78
A 19 h 30 projection du film Le Balai libéré au cinéma le Chaplin
Place Pierre Mendès-France 78200 Mantes-la-Jolie
Entrée libre et gratuite
Dans les années 70, les femmes de ménage de l’université catholique de Louvain mettent leur patron à la porte et créent leur coopérative de nettoyage, Le Balai libéré. 50 ans plus tard, le personnel de nettoyage de l’UCLouvain rencontre les travailleuses d’hier : travailler sans patron, est-ce encore une option ?

Coline Grando
Coline Grando, née en France, obtient un master en Réalisation à l’IAD en 2015, avec son film de fin d’études, un court-métrage de fiction Les Saisons. Elle réalise son premier film documentaire La Place de l’homme produit par le Centre Vidéo de Bruxelles. Le film questionne la place du partenaire dans une situation de grossesse non-prévue à travers le récit de 5 hommes entre 20 et 40 ans. A travers ces tranches de vie, la réalisatrice pose un regard sur les relations femme-homme. En 2019, elle continue d’explorer l’avortement mais cette fois-ci du point de vue des médecins qui le pratiquent avec Les Mains des femmes, commandé par la Fédération Laïque des Centres de Planning Familial et le CVB. Le film donne la parole aux médecins sur leur pratique. Que ressentent les médecins qui pratiquent des avortements ? Pourquoi le font-ils ? Qu’en retirent-ils ? Où se situent leurs peurs mais aussi leurs convictions ? Son nouveau film Le Balai libéré, questionne l’autogestion et les conditions de travail actuelles auprès de deux générations de travailleurs et travailleuses qui ont nettoyé un même lieu, l’université de Louvain-la-Neuve à 45 ans d’intervalle.
Aujourd’hui encore la liberté des femmes, des trans et des non-binaires à disposer de leur corps est toujours attaquée par le système patriarcal : difficulté d’accès à l’IVG, incitation à réarmer démographiquement la France, volonté permanente de vouloir légiférer sur les corps des personnes trans. Les chiffres sont toujours aussi inquiétants : en 2025, 164 féminicides ont eu lieu ; un viol ou une tentative de viol a eu lieu toutes les 2 minutes 30, une femme sur deux a déjà subi des violences sexuelles. Être la cible de racisme, validisme, classisme et de LGBTIphobies rend encore plus vulnérables : 85% des personnes trans sont agressées au cours de leur vie, 75% des agressions islamophobes visent des femmes et les femmes handicapées sont encore deux fois plus victimes de violences sexuelles que les autres. N’oublions pas que les enfants sont les premières victimes des violences sexuelles (une fille sur cinq et un garçon sur treize).
En 2026, la progression de l’extrême droite partout dans le monde menace toujours plus les droits des femmes et des minorités de genre. En France, la banalisation des idées fascistes et fémonationalistes rend l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite possible à l’Assemblée nationale ou à la présidence mais aussi demain dans nos mairies.
Au moins deux femmes sur cinq affirment avoir subi des violences sexistes ou sexuelles au travail (VSST) et une femme sur cinq déclare avoir subi des comportements à caractère sexuel sur son lieu de travail (enquête Genese 2021). Au sein du ministère de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (ESR), ces chiffres sont sans doute encore loin de l’ampleur des VSST : dans une enquête réalisée par SUD éducation en 2024, 60% des sondé·es affirmaient avoir déjà été victimes de VSST.
En septembre 2024, SUD éducation a proposé aux personnels de l’Education nationale de remplir un questionnaire sur les violences sexistes et sexuelles au travail. Cette fiche présente les principaux résultats.
Qu’est ce que la protection fonctionnelle ?
C’est une protection organisée par la collectivité publique dûe à l’agent·e public·que en raison de ses fonctions. Cette protection s’applique lorsque l’agent·e est victime de violences, d’agissements constitutifs de harcèlement, de menaces, d’injures, de diffamations ou d’outrages à l’occasion de l’exercice de ses fonctions.
Retrouvez sur cette page tout le matériel et toutes les infos pour les mobilisations du 8 mars. Faisons la grève au travail, la grève dans nos foyers (des tâches ménagères, des courses…), dans les écoles et les universités ! Interrompons toute activité productive et reproductive, formelle et informelle, rétribuée et gratuite. Participons partout aux actions et manifestations. Réapproprions-nous tous les espaces publics !
Livres et ressources vidéos : – Primaire : Mai Lan Chapiron, Le loup, La Martinière jeunesse, 2021, Paris Les vidéos disponibles sur le même ouvrage sur Youtube – Collège : Juliette Boutant et Thomas Mathieu, Les crocodiles sont toujours là : témoignages d’agressions et de harcèlement sexistes et sexuels, Casterman, 2019, Paris Pénélope Bagieu, Les Culottées, Gallimard, 2016, Paris
– Lycée : Margaret Atwood, La servante écarlate, Robert Laffont, 1985, Paris La série H24 disponible sur Arte Jeux :
Le jeu de rôle du consentement, “Sexploration” Un jeu coopératif pour aborder des situations de sexisme, “Moi c’est madame, la relève” Les expositions, campagnes, kits du Centre Hubertine Auclert.