de ruissellement accru des idées fascistes dans le débat politique,
de focalisation médiatique sur les thèmes chers à l’extrême-droite,
d’une nouvelle progression de Le Pen aux élections,
d’une banalisation des discours de Zemmour, les militant.es de Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes ont réalisé un argumentaire syndical antifasciste sous la forme d’une brochure de 140 pages au prix de 3 €.
Disponible fin janvier 2022, vous pouvez d’ores et déjà en réserver des exemplaires par mel à : assovisabis@gmail.com
Armer les militant.es contre les impostures de l’extrême-droite est une absolue nécessité à l’approche des élections présidentielles de 2022, même si le combat contre le fascisme est quotidien et permanent. Armer les militant.es, c’est leur livrer des analyses et des outils pour qu’ils et elles puissent ensuite parler avec leurs mots aux salarié.es qui s’apprêtent à se tromper de colère en votant pour l’extrême-droite. Armer les militant.es, c’est ce que propose l’association VISA (Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes) avec ce petit livre qui met en lumière l’ADN fasciste des Le Pen et Zemmour, de leurs entourages et de leurs soutiens (antivax et complotistes notamment).
Mieux les connaître pour mieux les combattre sera plus facile après avoir lu ces 140 pages qui décortiquent les fourberies et les mystifications de l’extrême-droite sur le terrain économique et social, sur les droits des femmes ou encore sur l’écologie. Le focus sur les votes de leurs élu.es et l’analyse de leurs visuels de campagne sont également très utiles pour les démasquer. Et parce que l’extrême-droite n’a pas de frontières, ses faits et méfaits dans plusieurs pays proches ou lointains illustrent aussi concrètement les dangers qu’elle représente.
Une quarantaine de personnes sont venues échanger et débattre avec Ludivine Bantigny, à l’invitation de l’union syndicale Solidaires 78 et de la librairie la Nouvelle Réserve ce mercredi 24 novembre.
Des débats passionnés sur une question qui, il y a quelques mois encore, semblait purement “historique” : la possibilité du fascisme…
En rappelant ce qui constitue le fondement même de cette idéologie, l’historienne Ludivine Bantigny a mis en lumière ce qui se joue aujourd’hui, entre ruptures et continuités des stratégies de conquête du pouvoir par l’extrême droite.
Dans une région qui a vu s’installer pour la première fois en Île-de-France un maire Front national (à Mantes-la-Ville), la question des résistances a bien entendu été à l’ordre du jour.
Loin d’être une réponse au capitalisme et à sa version autoritaire qu’est le néo-libéralisme, le fascisme est bien, hier comme aujourd’hui, une “option” pour la classe dirigeante et le grand patronat.
C’est donc en continuant la lutte contre ce système économique inique que nous devons mener le combat contre la peste brune, en multipliant les luttes sociales, en développant nos propres médias pour faire face à la bataille culturelle menée par l’extrême droite, en retrouvant les chemins du collectif… Cette soirée est un premier pas qui en appelle d’autres.
C’est pourquoi Solidaires 78 convie chacun et chacune à poursuivre le débat sur la lutte antfascisme ce mardi 30 novembre lors de son accueil syndical qui se tiendra exceptionnellement au local de Sud Rail, 14, rue des 2 gares à Mantes-la-Jolie de 17 h à 19 h.
Quelques lectures évoquées lors de cette soirée
Ludivine Bantigny et Ugo Palheta, Face à la menace fasciste, textuel.
Ugo Palheta, La possibilité du fascisme, La Découverte
Daniel Guérin, Fascisme et grand capital, Libertalia
L’extrême droite gagne du terrain. Notre syndicalisme est un rempart face aux idées de haine et d’exclusion. Pour contrer l’extrême-droite, il existe des outils. Comme le collectif : Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes (VISA) dont l’Union Syndicale Solidaires fait partie. Mais c’est aussi par la mobilisation du mouvement social, dans la rue, dans nos entreprises, dans nos écoles etc.. que nous pourrons parer cette idéologie nauséabonde et antisociale qui reste l’ennemie des travailleuses et des travailleurs.
— Solidaires national – 2021 – durée 2mn
Vidéo réalisée dans le cadre des émissions “Expression directe” diffusée sur les chaînes du service public : diffusion le26/10/21 sur France 2 vers 13h50 et le 29/10/2021 sur France 5 vers 22h30 et le 30/10/2021 sur France 3 vers 17h00 .
La presse locale a relayé l’annonce de l’ouverture d’une école du réseau Espérance banlieues à Poissy.
Ces écoles hors contrat participent d’une offensive néo-colonialiste, soutenue par des nostalgiques de l’OAS avec l’appui de personnalités proches des courants les plus intégristes de l’église catholique (Opus Dei, Fraternité Saint Pie X, etc.).
Les organisations syndicales de Haute-Loire, C.G.T Educ’action 43, F.S.U 43 et SUD Education 43 entendent, par ce présent communiqué, alerter la population de notre département et les autorités républicaines compétentes sur la recrudescence des expressions antisémites dans l’espace public. Depuis plusieurs semaines, une poignée de militants et militantes de l’ultra- droite instrumentalisent les manifestations des samedis « contre le Pass sanitaire » pour afficher impunément des pancartes aux messages haineux. La présence médiatisée, au cœur des cortèges, de slogans tels que « Je suis Cassandre », « Contre la manipula-Sion » ou de l’affiche « En marche vers le chaos mondial » (relayée à l’origine par Alain Soral et reprenant tous les […] afficher en ligne.
Plus de vingt syndicalistes ont été, avec des universitaires, des artistes, des journalistes, des avocat·es, mais aussi des militant·es issu·es d’associations, de partis politiques, fiché·es par un site d’extrême-droite pour leur prise de position contre le racisme. Suite à la diffusion de cette information, la CNIL s’est autosaisie et a ouvert une enquête. Toute la lumière doit être faite sur les responsabilités des auteurs·trices de cette liste et des propriétaires du site. Les organisations signataires condamnent ces pratiques de la nébuleuse d’extrême droite, qui nous rappellent des méthodes utilisées aux heures les plus sombres de notre histoire. Elles expriment une […] afficher en ligne.
Engagée le 29 janvier 2014, la campagne unitaire « Uni-e-s contre l’extrême droite, ses idées, ses pratiques » a permis, tout en lançant l’observatoire national intersyndical des municipalités tenues par l’extrême droite, d’organiser des journées d’étude dans les départements avec nos militants respectifs sur le contenu du danger que représente l’extrême droite. Depuis mai 2015, des temps forts dans des villes gérées par des équipes municipales d’extrême droite, ont rassemblé plusieurs centaines de salariés, retraités, privés d’emploi, étudiants dans l’Hérault, en Moselle, dans le Vaucluse et le Pas de Calais ou bien encore sur Lyon. Nos ateliers portant sur les « municipalités d’extrême droite employeur », […] afficher en ligne.
Face à la vague de propagande et d’actes antisémites, le RAAR organise un rassemblement public de protestation et de mobilisation le 19 septembre à Paris, sur la base de l’appel ci-dessous. Nous appelons toutes celles et ceux qui rejettent l’antisémitisme et toutes les formes de racisme à se rassembler avec le RAAR et les organisations soutenant cette démarche : Place Baudoyer devant la Mairie du 4e, au même métro Hôtel de Ville, à 16H Alerte ! Rassemblons nous tout-es contre l’antisémitisme et le racisme ! La pandémie du Covid a déjà donné lieu à une déferlante antisémite et complotiste. Dès avril 2020, Soral avait […] afficher en ligne.
Lors de la manifestation du samedi 04 septembre 2021 à Grenoble, l’extrême droite a attaqué le cortège du mouvement social grenoblois, plusieurs camarades ont été blessés. L’extrême droite reste, malgré tous ses simulacres de dédiabolisation, toujours aussi violente. Ce cortège de manifestant.e.s entendait clairement poser des revendications sociales et antigouvernementales, entre autre : la levée des brevets, des mesures sociales et en faveur des services publics. L’extrême droite les a attaqués pour arracher l’une de leur banderole sur la levée des brevets sur les vaccins. Derrière une fausse solidarité avec les manifestant.e.s, les néo-fascistes tentent de se construire dans le […] afficher en ligne.
« Complot partout, révolution nulle part ». Ainsi avions-nous titré notre numéro 127, daté de décembre 2014. Dans l’article principal du dossier, intitulé « On nous cache tout », un constat était tiré : « Les phénomènes conspirationnistes posent la nécessité d’établir un cordon sanitaire avec ceux qui occultent les rapports de domination réels en cherchant à nous encombrer l’esprit de chimères, de confusions et de débris idéologiques. » Sept ans plus tard, en pleine « crise Covid », cette « nécessité » nous semble d’autant plus criante, tant la confusion semble parfois déborder sur les luttes sociales. Pour la contrer, il y a urgence à décortiquer le moment.
Dans ce grand flou, chaque mot est à saisir avec des pincettes. Quand faut-il parler de « complotisme » ? L’histoire est bourrée de complots bien réels, issus parfois même de pouvoirs étatiques, à l’instar des pseudo-preuves fabriquées par l’administration Bush pour justifier l’invasion de l’Irak en 2003. Moins spectaculaire et moins médiatique, mais plus constante, est l’action des industriels pour dissimuler la toxicité des produits qu’ils commercialisent, quitte à contaminer la population – ouvriers du BTP ou de l’agriculture en première ligne – en les exposant par exemple à l’amiante (interdite en 1997 alors que ces effets nocifs étaient connus depuis des décennies) ou aux pesticides encore autorisés aujourd’hui.
Dénoncer ces mécaniques mensongères est a priori chose louable. Et la qualification systématique de « complotisme » pour désigner toute pensée critique est une ficelle largement utilisée par ceux qui auraient à y perdre. Une fois cela posé, on ne peut pas non plus nier l’existence et la propagation rapide des modes de pensée complotistes. Mais là encore, pas facile de s’y retrouver car le terme peut renvoyer aux commentaires de quelques allumés sur les réseaux sociaux comme à l’existence de véritables instrumentalisations collectives – souvent portées par l’extrême droite. ***
Le moment Covid est à cet égard particulièrement édifiant. Nombre de critiques portées par les anti-vax, anti-masques, pro-Raoult, etc., se fondent sur des éléments peu contestables : dénonciation de la dérive liberticide que représente le passe sanitaire, mise en cause des géants de l’industrie pharmaceutique, critique des innombrables plantages et bobards du gouvernement français dans le traitement de la crise… De même que le fait de prendre avec précaution le discours des grands médias, chercher à porter un regard critique sur la situation, paraît plutôt frappé au coin du bon sens. La base même. Pourtant quelque chose échappe, se faufile dans les cortèges et sur les réseaux sociaux, laissant derrière lui des effluves d’amalgame et de récupération. Et les tenants d’un ordre social inchangé et macroniste de se frotter les mains, instrumentalisant le désarroi : quels crétins, ces complotistes qui descendent dans la rue ! Comme l’exprimait récemment le chanteur des magnifiques Sleaford Mods : « Je comprends que les gens soient préoccupés par les risques [d’un effet de ricochet du vaccin sur leur santé], mais je suis plus choqué par les personnes qui pensent que tout cela fait partie d’une grande conspiration organisée par un organisme maléfique qui nous contrôle tous. Cela n’a aucun sens. »
Les théories complotistes n’ont peut-être pas grand sens si l’on décortique leurs préceptes mais, trop souvent, elles marchent. Et une brochette d’illuminés ou de manipulateurs causent à l’occasion énormément de dégâts. Il suffit de voir le succès du « documentaire » Hold-up de Pierre Barnérias, grossière mixture de thèses fumeuses sur le vaccin contre le Covid, pour comprendre qu’on n’a pas le cul sorti des ronces. Et que nous ne sommes pas à l’abri de moments politiques désastreux façon Trump et Bolsonaro aux États-Unis et au Brésil, enfers réactionnaires nés de la « post-vérité » triomphante et de la diffusion tous azimuts de fake news moisies. ***
Difficile de ne pas être stupéfié par les franges les plus extrémistes ou les plus délirantes de ce bourbier politique et fantasmagorique, à l’image du mouvement QAnon aux États-Unis. L’écrivain italien Roberto Bui, membre du collectif Wu Ming, vient d’y consacrer un bouquin épatant dont nous parlons longuement en ouverture de ce dossier [lire pp. II, III & IV]. Mais, plutôt que de vilipender ou de psychiatriser ceux qui, dans tous les camps et dans des contextes très variés, basculent dans un complotisme ou un autre, mieux vaut tenter de saisir les mécanismes par lesquels la critique sociale se voit confisquée – au bénéfice d’élucubrations fourre-tout et d’envolées extravagantes, qui atterrissent bien souvent en terre d’extrême droite. D’une certaine manière, ceux que les petits épiciers du complot du type Pierre Barnérias ou Louis Fouché enrôlent, ce sont autant de personnes potentiellement arrachées à la lutte anticapitaliste (au sens large du terme), ce qu’un tour d’horizon des manifs actuelles contre le passe sanitaire démontre en partie [p. VI].
Pour répandre leurs vues, les entrepreneurs du complot ont à leur disposition une boîte à outils qui a historiquement fait ses preuves. Faux documents comme les fameux Protocoles des sages de Sion, fabriqués de toutes pièces par la police secrète tsariste afin d’encourager l’antisémitisme en Russie [p. IX]. Invention d’une hydre « internationaliste » après la Commune, à laquelle est attribuée une importance stratégique qui dépasse largement le cadre de la véracité historique [p. VIII]. Il n’en reste pas moins qu’avec l’irruption d’Internet et des réseaux sociaux, des détritus qui, jusqu’au 11 septembre 2001, relevaient plutôt de la vaguelette, ont évolué en raz-de-marée pandémique. « Les années 2010 ont été celles de l’appropriation du logiciel conspirationniste par le citoyen lambda », écrit ainsi l’historienne Marie Peltier dans L’Ère du complotisme – La Maladie d’une société fracturée [1]. Pas un hasard si ce seuil qualitatif est franchi au moment même où le débat penche toujours plus à droite : c’est ainsi qu’un vulgaire fantasme complotiste comme le « Grand remplacement » est aujourd’hui en passe de devenir une grille de lecture légitime [p. VII].
Cette « appropriation » fait de plus en plus de dégâts, jusque dans les rangs anticapitalistes. Il n’y a qu’à voir la rappeuse Keny Arkana, camarade marseillaise de toutes les luttes, s’afficher au côté de Salim Laïbi, ancien compagnon de route des dangereux rouges-bruns Soral et Dieudonné : le tableau est noir. Mais c’est la même Keny Arkana qu’on voyait, il y a quelques semaines, huer le rassemblement des pro-Raoult et pro-Philippot, devant l’IHU de Marseille, l’institut hospitalo-universitaire dont Raoult est le taulier, en hurlant : « Pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartiers pour les fachos ! » Complexe. ***
Tout ça n’est pas très encourageant et il est vrai qu’on se sent généralement un peu désarmés devant un copain ou une copine soudain convaincu.e que personne n’a jamais marché sur la Lune. C’est qu’une séduction puissante est à l’œuvre, les théories complotistes amalgamant des éléments de la culture pop, infusant aussi bien le rap mainstream que les bas-fonds de Facebook. « Face aux succès d’audience de la légende noire des Illuminati colportée sur le Net, il y a urgence à déconstruire la force de séduction de son storytelling », estimait Yves Pagès dans La Revue du crieur [2]. Vaste entreprise, généralisable à des territoires toujours plus étendus.
Désarmer le complotisme et les « réalités alternatives », c’est en tout cas le chantier immense auquel travaillent par exemple les écrivains du collectif Wu Ming depuis une trentaine d’années, en s’efforçant de comprendre ses origines, ses mécanismes collectifs et individuels, et sa fonction sociale. Le boulot, de notre côté, c’est d’abord de continuer à lutter dans nos colonnes et dans nos rues, en nous accrochant bien fort à la critique à ras de terre, au réel concret, afin de ne pas dévaler la pente savonneuse des interprétations illuminées. ■
Ce texte est l’intro du dossier “La grande choucroute complotiste” du numéro 202 de CQFD, en kiosque du 1er octobre au 5 novembre 2021. Son sommaire peut se dévorer ici.
Ce numéro est disponible chez près de 3 000 marchands de journaux partout en France. Pour retrouver les points de vente près de chez vous, cliquez ici.
Pour recevoir les prochains numéros dans votre boîte aux lettres, vous avez la possibilité de vous abonner.
Notes
[1] Et non pas L’Air du complotisme, comme nous l’avons écrit dans la version papier, maousse coquille. Les Petits Matins, 2021.
[2] « Le pseudo-complot Illuminati – L’étrange destin d’une conspiration imaginaire (1797-2015) », La Revue du crieur, n°1, 2015.
Depuis bientôt deux ans, la pandémie de la Covid 19 frappe l’ensemble de la population planétaire, imposant mesures de confinements, de restriction des déplacements, mesure de surveillance exceptionnelle de la santé des populations et des individus, de restrictions des libertés pour limiter hospitalisations et surtout les décès. La grippe espagnole de 1915 à 1919, dans le contexte de la première guerre mondiale, a tué entre 50 et 100 millions de personnes. Il n’y avait à cette époque ni vaccin, ni gestes barrières, ni confinements, peu de masques. La Covid 19 a déjà fait 4,5 Millions de victimes officielles mais si l’on tient compte de la mortalité induite et de la sous estimation volontaire par certains Etats, l’OMS dit que le bilan réel est déjà entre 8 et 12 millions de victimes. Le déni de certains dirigeants (Trump et Bolsonaro par exemple), la gestion erratique par la grande majorité des autres, et surtout l’exclusion de la vaccination de continents entiers – en premier lieu l’Afrique -, sont responsables de centaines de milliers de décès qui auraient pu être évités.
La défense de nos libertés passe par la défense et le développement de nos acquis sociaux et de notre syndicalisme.
Les mobilisations contre le Pass sanitaire montrent qu’une partie de la population en a marre qu’on lui dicte ce qu’il faut faire ou ne pas faire. Et, encore une fois, le patronat utilise les décisions du gouvernement qui font reculer le droit du travail pour se débarrasser des salariés non vaccinés qu’il considère comme des « brebis galeuses ». Nous ne pouvons accepter que l’État tolère que les tâches de contrôles policiers ou médicaux soient reléguées aux directions d’entreprises.
Nous ne devons pas laisser le terrain des luttes à l’extrême droite et, quel que soit, notre analyse sur l’utilité ou pas de la vaccination il faut se battre pour orienter le ras le bol de la population contre les décisions arbitraires du gouvernement vers des revendications salariales et sociétales. Comme nous l’avions fait lors du mouvement des gilets jaunes.