Skip to content

Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

Catégories
(re)Penser notre syndicalisme Accidents du travail TPE / TPA

Le panneau syndical – octobre 2024 – numéro 3

Budget 2025 : ce n’est pas aux travailleurs et travailleuses de payer !

Le nouveau gouvernement vient de présenter un budget d’austérité avec des coupes budgétaires records ! Alors que le principal poste de dépenses de l’État est constitué de cadeaux fiscaux aux entreprises et notamment aux plus grandes d’entre-elles qui pourtant dégagent des bénéfices records (146 milliards en 2023 pour les entreprises du CAC 40) nous refusons que l’effort repose sur les travailleurs et travailleuses. Nos services publics doivent être renforcés et non pas sacrifiés. Nous n’accepterons aucune remise en cause des conquis sociaux. Alors qu’est lancé un concours Lépine des économies à faire sur notre dos, nous le disons : de l’argent il y en a, dans les caisses du patronat !

Solidaires a publié ses propositions pour un budget 2025 plus juste et qui réponde aux urgences sociales . Nos propositions et analyses.

Élections TPE/TPA : Faire entendre la voix de tout·es les salarié·es !

  • Du 25 novembre au 9 décembre 2024 se dérouleront des élections syndicales pour les salarié·es du particulier employeur ou travaillant pour des entreprises ou associations de moins de 11 salarié·es (et qui n’ont donc pas de CSE!). Le vote se fera en ligne ou par correspondance.

Solidaires présente sa candidature dans toutes les régions pour pouvoir siéger dans les Commissions Paritaires Régionales Interprofessionnelles (CPRI).

  • Ce scrutin compte également pour la représentativité interprofessionnelle, dans les branches ou encore au Conseil des prud’hommes.
  • On connait toutes et tous des salarié·es concerné·es (dans notre boulangerie, notre association, notre club de sport, nos ami·es…). Mobilisons-nous pour faire connaitre ce scrutin et renforcer la représentativité de Solidaires.

Votons et faisons voter Solidaires !

Accidents du travail : Solidaires lance son plan d’action

AT
Catégories
Accidents du travail Internationalisme

Iran : 52 mineurs tués dans une tragédie évitable

Le 22 septembre, une explosion de méthane survenue à 700 mètres de profondeur dans la mine de charbon de Tabas a fait au moins 52 morts et 20 blessés.

Avant la catastrophe, les travailleurs avaient alerté la direction sur une odeur de méthane dans les galeries, mais ils avaient été quand même obligés de rejoindre leur poste de travail. La mort de ces travailleurs était tout à fait évitable.

Nous condamnons ces négligences aux conséquences dramatiques.

Nous exprimons nos condoléances et notre solidarité aux mineurs et à leurs familles.

Cette catastrophe minière ne constitue pas un événement isolé :

– en 2009, 20 mineurs ont été tués dans plusieurs accidents,

– en 2013, 11 sont morts dans deux incidents distincts,

– en 2017, une explosion avait tué au moins 42 personnes à Azadshahr,

– en mai 2021, à Damghan, deux mineurs avaient perdu la vie dans un effondrement, puis six autres en 2023 dans une explosion.

La fréquence de ces accidents miniers mortels montre clairement que les mineurs font face à un problème systémique, et à un manque de volonté politique pour y remédier :

– d’une part le non-respect de normes de sécurité permettant d’assurer la sécurité des salariés,

– d’autre part l’insuffisance des services d’urgence dans les zones minières.

La répression des syndicats indépendants contribue à faire taire les travailleurs sur les conditions de sécurité. Le travail qu’ils mèneraient réduirait par ailleurs grandement la probabilité de tels accidents.

La responsabilité du pouvoir en place est clairement engagée. Les statistiques officielles de 2023 indiquent en effet que 2 115 personnes ont été tuées en 2023 dans des accidents de travail, et 27 000 blessées.

Selon les conventions internationales du travail, le gouvernement et les employeurs privés sont tenus de protéger la sécurité et la protection de la vie des travailleurs sur le lieu de travail.

Nous sommes solidaires des travailleurs/euses mobilisé.es et des syndicats iraniens.

Nous soutenons leur demande de mesures permettant de protéger la vie des mineurs, ainsi que d’inspections sérieuses.

La santé et la sécurité des mineurs ne peuvent être laissées à la discrétion des seuls employeurs.

Confédération française démocratique du travail (CFDT)

Confédération générale du travail (CGT)

Fédération syndicale unitaire (FSU)

Union syndicale Solidaires

Union nationale des syndicats autonomes (UNSA)

Paris, le 10/10/2024

Catégories
Accidents du travail Actu Solidaires 78

Mézières-sur-Seine : agir pour en finir avec l’hécatombe invisible des accidents mortels au travail



Ce mardi 17 septembre se déroulaient les obsèques de l’agent municipal de Mézières-sur-Seine décédé, à l’âge de 58 ans, des suites d’une chute du toit d’un centre de loisirs dans l’exercice de son travail.
L’Union syndicale Solidaires 78 s’associe à la douleur de sa famille, de ses proches, de ses collègues (dont seul·es quelque un·es ont été autorisé·es par leur hiérarchie à s’absenter pour un dernier hommage à leur camarade !).
Mais notre organisation syndicale tient également à faire part de sa très vive colère.
L’agent décédé à Mézière est le 214e mort au travail recensé (tous ne le sont malheureusement pas) en France depuis le 1er janvier 2024.

Des déclarations honteuses…
Pour le maire de Mézières, interrogé par la presse, « Les accidents du travail sont souvent très bêtes. »… Déclaration indigne ! Les accidents du travail sont le fait de choix dans l’organisation du travail, du trop fréquent non-respect des règles de sécurité, d’un management de plus en plus toxique, y compris dans la fonction publique, et s’il fallait constater une « bêtise » accidentogène, ce serait d’abord et avant tout celle des employeurs…

Trop de précédents dans les Yvelines
– On se souvient qu’en janvier 2019, Michel Brahim, autoentrepreneur couvreur de 68 ans, décédait après une chute de 18 mètres depuis le toit de la préfecture des Yvelines… Quel symbole !
– En février 2024, un chauffeur de poids lourd âgé de 50 ans a été grièvement brûlé dans un accident du travail survenu à Limay. Il a été recouvert par une centaine de kilos de chaux éteinte, provoquant des brûlures graves sur une grande partie de son corps.
– En avril 2024, à Versailles, des inspecteurs du travail ont considéré qu’il existait un « danger grave et imminent de chute de hauteur » pour les salariés de la société GL Events qui installaient les tribunes et gradins du stade éphémère de l’équitation aux JO de Paris. Le Tribunal administratif avait été saisi. Au moins 31 accidents du travail très graves ont été recensés pour les travaux liés au JO de Paris 2024.

En finir avec l’impunité patronale
Depuis 2 ans l’Union syndicale Solidaires 78 a mené un travail d’information, de sensibilisation et de mobilisation sur ce sujet encore tabou et trop souvent relégué à la rubrique « faits divers » alors qu’il s’agit d’un enjeu social et politique.
Chaque année, 1 million de travailleurs et travailleuses sont victimes d’accidents du travail, plus de 800 personnes perdent leur vie à leur travail en France – soit plus de 2 morts par jour – un chiffre qui ne cesse d’augmenter. Dans son enquête sur le sujet, Matthieu Lépine, que Solidaires 78 avait invité à Limay, rappelle que, en Europe, « c’est en France qu’on meurt le plus au travail avec 3,53 accidents mortels pour 100 000 personnes en activité. »
En 2023 et 2024, avec nos camarades de l’UL CGT de Poissy, nous nous sommes rassemblé·es le 28 avril, à l’occasion de la journée internationale de la sécurité et de la santé au travail, devant la plaque dédiée à la mémoire de 4 égoutiers décédés à Poissy…

Construisons la riposte
Mais nous ne voulons plus commémorer les morts·es au travail, nous voulons les empêcher et en finir avec l’impunité patronale et managériale. Ils et elles doivent rendre des comptes.
On ne doit jamais mourir au travail. Et pour cela il faut s’organiser et se mobiliser collectivement.

Union syndicale Solidaires 78, le 20 septembre 2024

Catégories
Accidents du travail Actu Solidaires 78 antifascisme Conditions de travail Éducation Idées, débats, cultures Lecture Que faire ? Ressources juridiques Solidaires 78 Souffrances au travail

Avril – Mai : programme des accueils syndicaux Solidaires 78 à Limay

Venez nous rencontrer !

Le programme des accueils Solidaires 78, tous les mardis de 17 h à 19 h à la librairie La Nouvelle réserve, entrée libre et gratuite.

Catégories
Accidents du travail Actu Solidaires 78 Conditions de travail

Mobilisons-nous pour la santé et la sécurité au travail le jeudi 25 avril !

Les assises de la santé et de la sécurité des travailleurs et des travailleuses organisées par la CGT, la FSU et Solidaires à Paris les 13 et 14 mars, ont mis en avant l’urgence à agir pour rendre visible les accidents dûs au travail ainsi que le maladies professionnelles que ce soit dans le secteur privé comme dans la fonction publique. Chaque année en France, les accidents de travail sont responsables de près d’un millier de morts (738 salarié.e.s morts au travail en 2023 pour le seul secteur privé).

Pour cela, l’Union syndicale Solidaires s’appuie sur la plateforme forme revendicative adoptée à l’issue des assises des 13 et 14 mars 2024 et revendique notamment :

– Le renforcement de la protection des travailleurs et des travailleuses utilisant leur droit de retrait, de celles et ceux qui entament des procédures judiciaires contre leur employeur, en leur faisant bénéficier de la même protection que celles des représentant.e.s du personnel ;

– La mise en œuvre d’une politique pénale du travail aussi sévère qu’en matière de délinquance routière, débouchant sur des poursuites systématiques en cas de manquement aux règles de prévention des risques professionnels et condamnant fermement la délinquance patronale ;

– L’engagement de la responsabilité civile et pénale des donneurs d’ordre pour les accidents du travail et maladies professionnelles des travailleurs et travailleuses des sous-traitants ;

– L’interdiction de licencier les salarié·e·s accidenté·e·s du travail ou victimes d’une maladie professionnelle pour inaptitude à défaut de reclassement interne ou externe ;

– La suppression du recours à la sous-traitance dans toutes les activités à risque telles que le BTP, le nettoyage, la maintenance, l’agriculture… ; leur embauche au sein des entreprises utilisatrices ;

– Un renforcement du code du travail pour protéger la santé et la sécurité des travailleurs et des travailleuses: rétablissement de la dérogation pour l’affectation des jeunes à des travaux dits dangereux, adoption de règles précises pour prévenir les risques liés aux fortes chaleurs…

– Le retour des CHSCT, sur des zones géographiques restreintes pour être au plus près des travailleur·euses, avec des pouvoirs renforcés, en temps mais aussi en droit de suspendre une activité dangereuse pour protéger la santé des salari.é.e.s ;

– Le doublement des effectifs de l’inspection du travail et des services de prévention (Carsat, médecine du travail), le renforcement de leur indépendance, de nouveaux moyens et de véritables pouvoirs coercitifs (nouveaux arrêts d’activité notamment) ; dans les Fonctions publiques, la création d’emplois d’Inspecteur.ices Santé et Sécurité au Travail indépendant.e.s et doté.e.s de moyens coercitifs ;

– Nous exigeons la suppression de la possibilité pour les employeur·euse·s de saisir le conseil de l’ordre des médecins concernant les avis et certificats médicaux initiaux des médecins, notamment du travail ;

– La création d’un service public d’assistance psychologique, administrative et juridique pour les victimes et leurs familles ;

– La création de nouveaux tableaux de maladies professionnelles notamment en matière d’atteinte psychique et de poly-exposition à des produits dangereux

– L’indemnisation intégrale des préjudices subis par les victimes en matière d’accident et de maladie professionnelle.

L’Union syndicale Solidaires appelle à participer aux rassemblements le 25 avril dans le cadre de la journée mondiale de la santé et la sécurité au travail et interpeller les employeurs et les pouvoirs publics sur leur responsabilité.

Mobilisons-nous le 25 avril par tout sur le territoire pour ne plus perdre sa vie à la gagner

Catégories
Accidents du travail Conditions de travail Rail

Rail : Accidents et morts au travail ! Ce n’est pas une fatalité !

Dans un contexte marqué par le décès de 2 collègues cheminots, l’un au technicentre de Bischheim et l’autre à l’Infrapôle BFC, la SNCF vient de publier son bilan annuel des accidents du travail et des maladies professionnelles, il est édifiant ! Accidents mortels à la SNCF et chez ses sous-traitants, le constat est terrible, chaque année il y a toujours plus de morts dans le ferroviaire.
2019 : 0 morts / 2020 : 3 morts / 2021 : 4 morts / 2022 : 1 mort / 2023 : 6 morts

Catégories
Accidents du travail

13 et 14 mars 2024 Assises de la santé et la sécurité des travailleurs-ses

La santé au travail concerne tou·te·s les travailleur.es. Quel que soit notre statut (salarié·es, fonctionnaires, précaires, auto-entrepreneur….) nous sommes exposé·es à des risques professionnels et des conditions de travail se traduisant par des accidents du travail, des maladies professionnelles, de la souffrance, de l’usure souvent non reconnue. Le mal-être au travail, les atteintes à la dignité et autre comportements managériaux ont un impact sur le travail mais aussi sur la vie entière. Chaque année des dizaines de milliers de travailleuses et travailleurs sont licencié·es pour inaptitude par refus des employeurs d’aménager les postes de travail, dans l’indifférence générale. C’est la double peine !

Catégories
Accidents du travail Conditions de travail Podcast Souffrances au travail

Podcast « Quand le travail est à la peine » Une organisation en souffrance

Une émission de France Culture à réécouter en Podcast

Les Français seraient-ils retors à l’effort, comme le laissent entendre les mesures visant à stigmatiser les chômeurs ? Et si le nombre de démissions, les chiffres des accidents et des arrêts de travail étaient plutôt le signe de conditions de travail délétères.

Jeté dans une concurrence accrue du fait d’un management personnalisé, évalué et soumis à la culture froide du chiffre, des baisses budgétaires, le travailleur du XXIe siècle est placé sous une pression inédite…

L’étude de 2019 de la Darès (Ministère du Travail) nous apprend que 37% des travailleurs.ses interrogés se disent incapables de poursuivre leur activité jusqu’à la retraite. Que l’on soit hôtesse de caisse (Laurence) ou magistrat (Jean-Pierre), tous témoignent de la dégradation de leurs conditions de travail et de l’impact que ces dégradations peuvent avoir sur notre santé comme l’explique le psychanalyste Christophe Dejours : “Il n’y a pas de neutralité du travail vis-à-vis de la santé mentale. Grâce au travail, votre identité s’accroît, votre amour de soi s’accroît, votre santé mentale s’accroît, votre résistance à la maladie s’accroît. C’est extraordinaire la santé par le travail. Mais si on vous empêche de faire du travail de qualité, alors là, la chose risque de très mal tourner.”

Pourtant, la quête de sens est plus que jamais au cœur des revendications, particulièrement chez les jeunes. Aussi, plutôt que de parler de la semaine de quatre jours ou de développer une sociabilité contrainte au travail, ne serait-il pas temps d’améliorer son organisation, d’investir dans les métiers du « soin » afin de renforcer le lien social ?

Enfin, la crise environnementale n’est-elle pas l’occasion de réinventer le travail, loin du cycle infernal production/ consommation comme le pense la sociologue Dominique Méda : “Je crois beaucoup à la reconversion écologique. Il faut prendre au sérieux la contrainte écologique comme moyen à la fois de créer des emplois, comme le montrent les études, mais aussi une possibilité de changer radicalement le travail en profondeur.”

Un documentaire de Stéphane Bonnefoi réalisé par Anne Perez.

Avec :

Danièle Linhart, sociologue du travail et directrice de recherche émérite au CNRS.

Dominique Méda , sociologue, Professeure des universités Paris Dauphine

Thomas Coutrot, Statisticien, économiste et militant associatif, aujourd’hui chercheur associé à l’Ires (Institut de recherches économiques et sociales)

Christophe Dejours , Psychiatre et psychanalyste, professeur au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) où il dirige l’équipe de recherche « Psychodynamique du travail et de l’action ».

et les témoignages de Laurence, aide à domicile et Jean-Pierre Bandiera, ancien président du tribunal correctionnel de Nîmes

Merci à Sophie Vouteau et Raphaël.

Prise de son : Yann Fressy – Documentaliste : Annelise Signoret et Antoine Vuilloz – Mixage : Pierre Henry

Bibliographie :

* Thomas Coutrot et Coralie Perez, Redonner du sens au travail, Seuil

* Danièle Linhart, La comédie humaine du travail, Erès

* Dominique Méda, Une autre voie est possible, Champs Flammarion

* Sophie Vouteau, Ma vie d’auto-entrepreneur, éditions du Rocher

* Christophe Dejours, Situation du travail, Seuil * Matthieu B. Crawford, Eloge du carburateur , La découverte

Liens :

RSS
Follow by Email