Une classe en lutte dans les Yvelines !
Petit tour d’horizon des mobilisations sociales dans le département… Liste forcément non-exhaustive, n’hésitez pas à nous transmettre vos infos à contact@solidaires78.org











Une classe en lutte dans les Yvelines !
Petit tour d’horizon des mobilisations sociales dans le département… Liste forcément non-exhaustive, n’hésitez pas à nous transmettre vos infos à contact@solidaires78.org











Mardi 14 novembre : travail sur les Que faire ? de Solidaires 78 (souffrance au travail, accident de travail / de service) de 17 à 19 h.
Entrée libre et gratuite
Librairie La Nouvelle réserve, 5 rue du Maréchal Foch, 78520 Limay.

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/interception/interception-du-dimanche-29-octobre-2023-9184102Une émission sur les accidents du travail (France Inter – dimanche 29 octobre).
C’est un chantier titanesque, qui a démarré il y a sept ans déjà. Un chantier en ébullition à l’approche des Jeux Olympiques. Sur ce chantier du Grand Paris Express, où l’on construit 200 kilomètres de nouvelles lignes de métro, cinq ouvriers ont perdu la vie en trois ans.
Maxime Wagner, 37 ans, percuté à la tête par le tuyau d’un tunnelier. Abdoulaye Soumahoro, 41 ans, tombé dans un malaxeur à béton. Joao Baptista Miranda, 61 ans, victime d’une chute de plaque métallique. Franck Michel, 58 ans, percuté par des palettes. Seydou Fofana, 22 ans, écrasé par un bloc de béton. Tous les cinq sont morts, sur les chantiers du Grand Paris Express, entre 2020 et 2023. Seydou Fofana est la cinquième et la plus jeune des victimes. Il était encore apprenti sur le chantier. Avant lui, un autre stagiaire, Jérémy Wasson, avait succombé sur un chantier connexe, celui de RER E, à Pantin.
Sur le chantier titanesque du Grand Paris Express, l’un des plus grands d’Europe, des milliers d’ouvriers travaillent jour et nuit depuis 2016. Ils creusent les tunnels du nouveau métro qui entourera la capitale : deux cents kilomètres de lignes et des dizaines de nouvelles gares. Très médiatisé, ce chantier est particulièrement surveillé. La société du Grand Paris, qui a la maîtrise de l’ouvrage, assure que la sécurité est une préoccupation permanente, qu’elle est même sa priorité absolue. Publicité
Mais en France, chaque jour, sur des chantiers moins importants, plus discrets, des accidents du travail font des dizaines de morts et de mutilés. Selon les chiffres officiels de 2021, deux personnes meurent tous les jours sur leur lieu de travail. Une centaine sont blessés. Et le secteur du bâtiment est l’un des plus touchés.
L’organisme professionnel de prévention dans le bâtiment et les travaux publics -l’OPPBTP- souligne que des progrès sont faits pour prévenir les accidents sur les chantiers. Il estime aussi que trop de risques restent pris.
De leur côté, les inspecteurs du travail ne sont qu’un millier en France, désespérément trop peu nombreux pour contrôler toutes les entreprises actives sur le territoire.
Le gouvernement tenté de s’emparer du sujet, avec une vaste campagne de prévention qui passe notamment par des spots télé et radio.
“Grand Paris, petits chantiers : quel coût humain ?”
C’est un reportage de Sophie Parmentier, qui nous emmène d’abord dans la nouvelle gare de St Denis Pleyel, au nord de Paris, avec Raymond Albouy à la prise de son.
Réalisation : Charles de Cillia, assisté de Martine Meyssonnier et de Pierre Chabert.
Mixage : Tahar Bouklifa
Quelques liens annexes :
Le site du Grand Paris Express
https://www.societedugrandparis.fr/
Grand Paris : à Saclay, ils disent non au béton et à la répression
https://reporterre.net/Grand-Paris-a-Saclay-ils-disent-non-au-beton-et-a-la-repression
Reporterre, 15/05/2023
« Silence, des ouvriers meurent » : sur les chantiers du Grand Paris, des accidents de travail à répétition
https://basta.media/Accidents-du-travail-chantiers-Grands-Paris-Jeux-Olympiques-silence-des-ouvriers-meurent-interim-inspection-du-travail
Basta, 07/03/2022
Transports, urbanisation… Qu’est-ce que le projet du Grand Paris ?,
https://reporterre.net/Transports-urbanisation-Qu-est-ce-que-le-projet-du-Grand-Paris
Reporterre, 29/06/2021
Programme prévisionnel des accueils Solidaires 78, tous les mardis de novembre à la librairie La Nouvelle Réserve de Limay, sur d’autres sites en décembre
(sous réserve de modifications liés à l’actualité)
Mardi 7 novembre : Enquête ouvrière suivi d’une rencontre pour la sortie du livre Quand l’extrême droite rêve de faire école, une bataille culturelle et sociale (avec pot/buffet) – Entrée libre et gratuite, ouvert à tou·tes. (couv. ci-dessous)

Mardi 14 novembre : travail sur les Que faire ? de Solidaires 78 (souffrance au travail, accident de travail / de service)

Mardi 21 novembre : lecture en arpentage du livre 10 questions sur l’antifascisme, La Horde, Libertalia.

Vendredi 24 novembre : rencontre à la librairie Féministes, luttes de femmes, luttes de classes.

Mardi 28 novembre : Débats – échanges “Quel syndicalisme dans le Mantois après la mobilisation contre la réforme des retraites ?”

Mardi 5 décembre (attention changement de lieu, la librairie ne pouvant nous accueillir en décembre) :
Au 64, rue Maurice-Braunstein, salle Guy Mainière
https://www.openstreetmap.org/#map=19/48.99785/1.70525&layers=N
Rencontre puboique Souffrances au travail
Mardi 12 décembre :
Rencontre intersyndicale Quel bilan d ela lutte contre la réforme des retraites dans le Mantois
Au 64, rue Maurice-Braunstein, salle Guy Mainière
Mardi 19 décembre (lieu à définir) : Repas partagé de fin d’année
Au 64, rue Maurice-Braunstein, salle Guy Mainière
Une veille sanitaire qui fait autorité
Poussée par la médiatisation des suicides de l’été 2009 à France Télécom, la direction, sous « la période Lombard », avait a été contrainte d’instaurer une veille sanitaire, consistant en une enquête triennale par questionnaire sur les « risques psychosociaux » (RPS). Cette enquête est fondée essentiellement sur 6 indicateurs qui font aujourd’hui autorité : les « facteurs psychosociaux de risque au travail » du rapport GOLLAC de 2011.
Une enquête qui met à mal deux mesures phares des politiques d’entreprise.
Pour la première fois, l’enquête de 2021 a permis de mettre en évidence des liens statistiquement significatifs entre politique d’entreprise et dégradation de certains facteurs de risque : 1° « recours à la sous-traitance » et « conflits de valeurs » ; 2° « baisse des effectifs » et « intensification du travail ». Les conséquences sur la santé des salarié.es sont désormais bien documentées : pathologies anxio-dépressives, maladies cardio-vasculaires et troubles musculo- squelettiques (TMS).
Manœuvres grossières
Lors du dernier Comité national de prévention du stress (CNPS)2 consacré au renouvellement de l’appel d’offres en vue de l’enquête de 2024, la direction d’Orange a usé d’une manœuvre grossière pour tenter d’évincer le cabinet agréé qui avait réalisé l’enquête de 2021, en proposant l’institut de sondage BVA, nullement agréé santé et conditions de travail. Une manière de se débarrasser des indicateurs GOLLAC reconnus par les DRIEETS (ministère du travail), et d’avancer des facteurs de stress externes tels que ceux évoqués récemment par Christel Heydeman lors du suivi du dispositif d’indemnisation et de réparation du harcèlement moral institutionnel de la période Lombard : les guerres, le climat, l’inflation…
Autre stratagème employé par la direction : multiplier les « sondages flash » sur le « bien-être au travail » ou la « QVT » (Qualité de Vie au Travail), considérations managériales qui n’ont aucune valeur scientifique, pour dégoûter les salarié.es des questionnaires et décrédibiliser l’enquête du CNPS.
Une veille pour la santé et les conditions de travail qui inquiète le capitalisme financiarisé
Pour SUD, ces mystifications éhontées résultent d’un lobbying patronal qui vise à se soustraire à ses obligations de santé, de sécurité et de prévention au travail pour satisfaire les intérêts de la finance. Elles ont le vent en poupe et opèrent la casse du Code du Travail et de ses jurisprudences, à l’instar de l’article 39 du PLFSS 2024 (projet de loi de financement de la Sécurité sociale), qui ferme la possibilité aux travailleur-se-s d’une meilleure indemnisation en cas notamment de Faute Inexcusable de l’Employeur.
Tous les subterfuges du patronat, comme cette dernière tentative d’Orange visant à échapper à ses responsabilités civiles et pénales, devraient alerter et engager l’ensemble des organisations syndicales ainsi que tous les autres acteurs de la santé publique.
Tribune publiée dans Le Monde
“En Europe, la France fait partie des pays où l’on meurt le plus au travail, avec 3,32 accidents mortels pour 100 000 personnes en activité (données Eurostat). Deux morts par jour, plus de 600 000 accidents du travail par an. Le constat est terrible.
Mais derrière ces chiffres, il y a des vies perdues ou blessées à jamais. Il y a aussi les vies brisées de familles laissées souvent seules face aux enquêtes, à la justice, aux institutions.
Les mobilisations du 28 avril, Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail, ont permis de visibiliser et d’informer, encore timidement, sur cette « hécatombe invisible » des accidents du travail. Avec les organisations syndicales de salariés, nous y participons de toutes nos forces.
Mais il faut faire plus et plus vite. Nous défendons l’urgence d’affirmer et de mettre en œuvre une politique « zéro mort au travail ».
Le ministre du travail Olivier Dussopt a annoncé pour la fin septembre « une grande campagne de sensibilisation » sur les accidents du travail via des spots visibles sur différents supports (télévision, radio, affiches, réseaux sociaux). Personne ne peut trouver à y redire. Mais il serait faux de croire qu’une opération de communication permettra d’apporter, sur le terrain, une réponse suffisante et pérenne à la lutte contre les accidents du travail si elle n’est pas accompagnée de mesures d’urgence et d’un plan sur le long terme.
Des mesures d’urgence d’abord, en donnant aux familles dès le début des procédures une information et un droit d’accès aux éléments de l’enquête et en indemnisant de façon complète les victimes d’accidents et leurs ayants droit. Il faut aussi (re)construire un droit pénal du travail, actuel parent pauvre des tribunaux, en pénalisant fortement le non-respect des principes de prévention du code du travail, en n’hésitant pas à dire qu’un employeur qui ne respecte pas les lois du travail est un « délinquant », voire pire encore.
Les comités d’hygiène de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) doivent être restaurés dans les entreprises, eux qui ont été supprimés par les « ordonnances Macron » de 2017, et qui manquent tant dans la lutte contre les accidents du travail.
Enfin, il faut renforcer les prérogatives des inspectrices et des inspecteurs du travail en étendant (aux situations de dangers graves et imminents, aux expositions à des fortes chaleurs…) le champ des dispositifs d’arrêt d’activité permettant de retirer un salarié d’une situation dangereuse, comme cela existe en cas de risque de chute de hauteur dans le BTP.
Des mesures sur le long terme doivent être mises en place ensuite, en faisant de la prévention des risques et de l’éducation à la santé, à la sécurité et à l’amélioration des conditions de travail un élément déterminant de la relation de travail dès l’apprentissage, dès l’école où des stages en entreprise s’organisent en classe de 3e.
C’est un travail essentiel pour sortir des stéréotypes selon lesquels l’accident du travail serait « la faute à pas de chance » ou, pire, la faute de la victime. Bien qu’obligatoire depuis 1992, l’évaluation des risques professionnels reste souvent considérée en entreprise comme une « formalité administrative de plus », alors qu’en 2021 on a décompté 105 000 accidents du travail chez les moins de 25 ans, dont 12 094 pour les apprentis, selon la Caisse nationale d’assurance-maladie.
Le long terme, ce sont aussi des moyens pour tous les services qui concourent à la prévention des risques au travail tels que la médecine du travail, les services de prévention des Caisses d’assurance-retraite et de santé au travail (Carsat), l’Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics (OPPBTP)…
L’indigence doit aussi cesser à l’inspection du travail pour permettre d’atteindre à terme 4 000 agents sur le terrain, contre moins de 1 700 aujourd’hui, et alors qu’un quart des secteurs de contrôle en France (446 sur 2018) sont actuellement vides de tout inspecteur titulaire. Il est temps d’agir.
Fabienne Bérard et Caroline Dilly sont coprésidentes de l’association Collectif familles : Stop à la mort au travail ;
Matthieu Lépine est professeur d’histoire et géographie, auteur de « L’Hécatombe invisible. Enquête sur les morts au travail » (Seuil, 224 p., 19 €) ;
Anthony Smith, responsable syndical au ministère du travail, auteur de « 918 jours. Le combat d’un inspecteur du travail » (Arcane 17, 140 p., 13 €).”
https://www.lemonde.fr/idees/article/2023/09/27/accidents-du-travail-pour-une-politique-zero-mort_6191247_3232.html
ARTE, deux minutes, c’est court sur le sujet:
https://www.arte.tv/fr/videos/116939-000-A/les-accidents-du-travail-font-deux-morts-par-jour-en-france
Les accidents du travail font deux morts par jour en France
Plus de 3000 personnes décèdent chaque année en Europe d’un accident du travail, dont près de 700 en France. Une situation qui place la France à la 4 ème position, du nombre d’accidents mortels, pour 100 000 travailleurs. Très loin devant les meilleurs élèves que sont l’Allemagne et les Pays-Bas. Le ministère du Travail a décidé de lancer une grande campagne de sensibilisation.
Combien y a-t-il vraiment d’accidents du travail en France ?
Le gouvernement a lancé le 25 septembre une campagne de prévention des accidents du travail graves. Pour Philippe Saunier, syndicaliste CGT, une première chose à faire serait déjà de vraiment comptabiliser la totalité des accidents, sans camouflage.
https://basta.media/combien-y-a-t-il-vraiment-d-accidents-du-travail-en-france Philippe Saunier ,Syndicaliste CGT, ex-opérateur à la raffinerie Total de Gonfreville, auteur du livre Santé au travail et lutte des classes (Syllepse, 2023).
https://www.syllepse.net/sante-au-travail-et-luttes-de-classes-_r_46_i_1029.html
« On serre les dents, parfois ça casse » : ces accidents du travail non déclarés dans le BTP
Des « AVANT-PREMIERE » peuvent avoir lieu dans des salles avant cette date.
La liste des associations et organisations nationales qui soutiennent le film : ASD Pro, ATTAC, la CFDT F3C Orange, la CFE CGC Orange, la CGT des Aéroport de Paris, la CGT FAPT Orange, la CGT retraités des Aéroport de Paris, la CFTC Orange, l’association Coudes à Coudes, la FNATH, la Fondation Copernic, la fédération FO Com d’Orange, la Ligue des Droits de l’Homme, le Syndicat de la Magistrature, le journal Politis, le SNPST, l’Union syndicale Solidaires, SUD Culture, SUD Energie Région Parisienne, SUD INTER, SUD PTT, SUD TAS, le SUNDEP de Paris, l’UNSA Orange.
La bande annonce version longue sur le site YouTube de Par la fenêtre ou par la porte :
Septembre 2004, l’État privatise son fleuron historique France Télécom. Le cours de l’action devient primordial et le nouveau Pdg Didier Lombard décide de pousser 22 000 agent·es au départ “volontaire” : ce sera le plan NExT, le management piloté par les chiffres. Le 30 septembre 2022 se clôt en appel « l’Affaire des suicides de France TélécomOrange », la première condamnation pénale de dirigeants du CAC 40 pour harcèlement moral institutionnel. Derrière ce coup de tonnerre juridique, ce film retrace l’histoire d’un long combat syndical, inventif et ouvert sur la société, raconté par celles et ceux qui ont mené la lutte.
« Par la fenêtre ou par la porte », c’est l’affaire France Télécom-Orange, racontée pour la première fois par celles et ceux, syndicalistes, salarié·es, agents du service public, qui ont lutté sans relâche pour la dignité au travail dans cette entreprise.
Le film retrace des décennies de combat, d’abord contre une privatisation rampante, puis contre des dirigeants dont l’unique boussole était le cours de l’action, n’hésitant pas à pousser dehors en un temps record 22 000 personnes « par la fenêtre ou par la porte » selon les mots de Didier Lombard, l’ancien président.
Un personnel en état de choc, de nombreux suicides, deux procès, avec à la clé des peines de prison pour les dirigeants, du jamais vu pour une entreprise du CAC 40. Et la consécration d’une nouvelle arme de droit, primordiale pour les syndicalistes : le harcèlement moral institutionnel, qui ouvre une brèche importante dans un pouvoir de direction jusqu’alors inexpugnable.
À travers de nombreux témoignages, le film retrace les difficultés du syndicalisme face à l’individualisation du travail, à la tragédie des suicides, mais aussi son inventivité pour faire de son combat une question d’intérêt général et l’ouvrir à toutes les composantes de la société.
En résonance avec le débat qui s’impose depuis la puissante mobilisation intersyndicale contre la réforme des retraites, il questionne le travail lui-même – son sens, son utilité sociale, les conditions dans lesquelles il s’exerce. Ce film renouvelle l’image de l’univers syndical et contribuera – c’est le souhait de ses auteurs et autrices – à le rapprocher des citoyen·nes.

Un stage syndical organisé par l’Union départementale Solidaires 78
À partir de 20 heures, à la librairie La Nouvelle Réserve de Limay, rencontre avec Matthieu Lépine
Ils s’appelaient Michel, Harouna, Franck, Romain, Hugo, Christiane, Yucel ou encore Teddy. Ils étaient ouvriers, travailleurs indépendants, apprentis, parfois même stagiaires. Tous ont en commun d’avoir perdu la vie dans l’exercice ou l’apprentissage de leur métier.
Matthieu Lépine dénombre les accidents du travail mortels depuis plus de quatre ans. Son ouvrage dévoile le bilan terrifiant de ce recensement inédit. Chiffres, témoignages, analyses, L’Hécatombe invisible lève un tabou sur une réalité ignorée : la mort au travail est un fait social majeur en augmentation qui concerne des travailleurs souvent jeunes et au statut précaire.
Non-respect des obligations de sécurité, négligence de la formation, recours massif à une main-d’œuvre intérimaire ou employée en sous-traitance, déresponsabilisation des entreprises, la dégradation généralisée des conditions de travail est au cœur des enjeux sur la question des accidents professionnels. Un document édifiant.
Matthieu Lépine enseigne l’histoire-géographie en Seine-Saint-Denis. L’Hécatombe invisible est son premier livre

Au Technocentre et à Aubevoye, l’écart important entre le nombre de visites médicales pour épuisement professionnel ou conflit avec sa hiérarchie d’une part, et le nombre de déclarations d’accidents du travail ayant entrainé des dommages psychologiques d’autre part pose question.

CSE Renault Guyancourt/Aubevoye du 27 avril 2023
Information du Comité Social et Économique de l’établissement de Guyancourt sur le rapport technique des médecins du travail pour l’année 2022
Selon les règles disponibles sur le site internet service-public.fr qui est le site officiel de l’administration française :
Un Accident de Travail (AT) est un événement soudain qui, quelle qu’en soit la raison, a causé un dommage corporel ou psychologique et qui est arrivé pendant l’activité professionnelle.
Pour que l’accident du travail soit reconnu, il doit justifier des 2 conditions suivantes :
C’est d’abord à l’employeur de déclarer un accident de travail à la Caisse primaire d’assurance maladie dans les 48 heures à partir du moment où il en a eu connaissance.
L’absence de déclaration ou une déclaration hors délai par l’employeur est passible d’amende.
Pour le salarié, la reconnaissance d’un accident comme étant d’origine professionnelle ouvre droit à des indemnités complémentaires. Cette reconnaissance protège le salarié, notamment en cas de rechute.
Les déclarations d’AT permettent en plus de mesurer le niveau des risques psychosociaux auxquels sont soumis les salariés et de prendre des mesures adaptées.
Or il y a un écart important entre les statistiques du service de santé au travail de l’établissement, les baromètre flash, les visites médicales pour épuisement professionnel ou pour un conflit entre le salarié et sa hiérarchie et le nombre de déclarations d’Accidents du Travail entrainant des dommages psychologiques.
Cela pose la question du processus de déclaration des accidents dans l’établissement et d’une sous-déclaration des accidents du travail ayant entrainé des dommages psychologiques liés au travail.