Voici le dernier numéro du journal de la section de Versailles avec principalement des décrets.
Voici le dernier numéro du journal de la section de Versailles avec principalement des décrets.
Vous êtes salarié·e d’une très petite entreprise ou d’une très petite association de moins de 11 salarié·e·s, ou bien salarié·e au domicile d’un particulier employeur, vous serez appelé·e·s à voter du 25 novembre au 9 décembre 2024.
Dans chaque région, vous élirez 10 représentant·e·s syndicaux issu.e·s eux aussi de TPE qui vous représenteront face aux employeurs dans des Commissions Paritaires Régionales Interprofessionnelles (CPRI).
Ces élections comptent pour la représentation syndicale dans les branches professionnelles et les conseils de prud’hommes. Avec un score important de Solidaires, vous pourrez mieux défendre vos droits.
L’Union syndicale Solidaires est une union interprofessionnelle qui couvre tous les départements et des secteurs professionnels très divers. Nos syndicats Solidaires, SUD, SNJ, Asso…, appartiennent à des secteurs professionnels du secteur public comme du secteur privé qu’il soit marchand ou non : commerces et services, santé/social, associations, restauration, journalisme, nettoyage, banques et finances, chimie, collectivités territoriales, culture, éducation, énergie, formation, industrie, bâtiment, métallurgie, services postaux, télécommunications, prévention et sécurité, protection sociale, recherche, transports… ainsi que chez les étudiant.e·s et le retraité.e·s.
L’Union syndicale Solidaires veut être un contre-pouvoir et propose un syndicalisme de lutte qui lie défense quotidienne des salarié·e·s et transformation de la société.
Pourra voter tout·e salarié·e en poste en décembre 2023, dans une entreprise ou association de moins de 11 salarié·e·s ou au domicile d’un particulier employeur :
– Âgé·e d’au moins 16 ans ;
– Inscrit·e sur les listes électorales du scrutin ;
– Quel que soit son contrat de travail (CDI, CDD, contrat de travail temporaire, intermittent, contrat de professionnalisation, contrat d’apprentissage…) ;
– Quelle que soit sa nationalité.
Le scrutin se déroulera du 25 novembre au 9 décembre 2024.
Les électrices et électeurs pourront voter, selon leur choix, par courrier ou bien par voie électronique sur le site Internet Grand Public dédié aux élections (election-tpe.travail.gouv.fr).
Avant le début du scrutin, les électeurs et électrices recevront de la Direction Générale du Travail un courrier contenant leur matériel de vote :
– Une enveloppe T et un bulletin de vote mentionnant la liste des organisations syndicales candidates au scrutin, afin de voter par correspondance ;
– Des codes de connexion personnels et confidentiels, afin de voter directement en ligne sur le site Internet Grand Public.




brochures, dossiers et argumentaires
interpro national
syndicalisation et développement
Union syndicale Solidaires
31 rue de la Grange aux Belles – 75 010 Paris
01 58 39 30 20
contact@solidaires.org
Mise au premier plan médiatique au cours du mois de mai, la Kanaky / Nouvelle-Calédonie semble quelque peu oubliée ces derniers temps. Pourtant :
La situation coloniale demeure, avec ses conséquences en matière de discrimination, injustice, mépris, mais aussi révoltes et résistances.
La répression de l’Etat français ne se relâche pas. Plusieurs militants Kanak,condamnés à rien mais mis en examen, ont été déportés dans des prisons françaises, à près de 20 000 kilomètres de leur lieu de vie. Sur l’initiative du Collectif Solidarité Kanaky, des organisations Kanak en France, de divers comités de soutien locaux, la solidarité s’organise. Un appel rassemble de nombreuses organisations syndicales, associatives, politiques et de nombreux et nombreuses signataires.
L’extrême droite raciste et séparatiste poursuit ses activités. L’ex- secrétaire d’Etat Sonia Backès, présidente de l’Assemblée de la Province Sud, théorise l’incompatibilité du « destin commun » : « Au même titre que l’huile et l’eau ne se mélangent pas, je constate à regret que le monde kanak et le monde occidental ont, malgré plus de 170 années de vie commune, des antagonismes encore indépassables ». Avec la morgue habituelle des colonisateurs, elle s’est permis de qualifier le système politique Kanak de « féodal », avant de conclure qu’il faut se séparer d’avec la Province Nord et celle des Îles (majoritairement indépendantistes et plus pauvres) et ainsi découper le pays : une nouvelle remise en cause de l’Accord de Nouméa signé en 1998.
Le patronat et la bourgeoisie ne sont pas en reste. Ainsi, le 26 juillet, la direction de l’usine de nickel KNS a annoncé le licenciement de 1200 salarié∙es à compter du 31 août ; il faut ajouter les conséquences pour les centaines de salarié∙es d’entreprises sous-traitantes.
Avant cette nouvelle annonce, nos camarades de l’Union syndicale des Travailleurs Kanak et des Exploités (USTKE) avaient déjà pris des mesures, pour répondre à la situation extrêmement difficile qui est celle de nombreux et nombreuses habitant∙es du pays : « pour notre organisation syndicale, la solidarité fait partie de notre ADN et de ce fait, une banque alimentaire interne à l’USTKE [a été] lancée le 26 juillet 2024 afin de subvenir aux besoins élémentaires de nos camarades adhérents cotisants qui ont perdu leurs lieux de travail, leurs emplois, leurs activités professionnelles. Au vu du contexte social, économique et politique dans lequel le pays est plongé depuis le 13 mai, nous ne pouvons rester indifférents à ce qui se passe et qui se déroule sous nos yeux ! Cette situation est très difficilement vivable pour nos populations les plus défavorisées des quartiers Nord de Nouméa et du Grand- Nouméa, des villages, des communes de l’intérieur et des Iles, […] nos adhérents cotisants ont perdu du jour au lendemain leurs outils de travail parmi lesquels des centaines d’entreprises qui ont été incendiées, cramées, détruites. De nombreuses enseignes sont partiellement saccagées et contraintes de cesser leurs activités, temporairement ou définitivement, entraînant des licenciements massifs et par effet domino, une augmentation rapide du chômage et d’une perte de leur pouvoir d’achat. […] Sur plus de 66 000 emplois recensés dans le secteur du privé, plus de 20 000 salariés se retrouveront au chômage d’ici la fin de ce mois de juillet. »
L’Union syndicale Solidaires réaffirme son soutien aux mouvements indépendantistes Kanak dans leur lutte pour le droit à l’autodétermination et la fin du colonialisme de l’Etat français.
Dans la situation actuelle, la solidarité avec les travailleurs et travailleuses de Kanaky / Nouvelle-Calédonie passe par la banque alimentaire organisée par nos camarades de l’USTKE. Les structures solidaires peuvent l’alimenter en versant sur le compte spécifique mis en place : USTKE/SOLIDARITES – IBAN : FR76 1749 9000 1319 0881 0206 218 – BIC : BCADNCNN – Domiciliation : BCI Mairie.
L’Union syndicale Solidaires s’est pleinement inscrite dans la campagne unitaire et dynamique qui a permis de faire barrage à l’extrême droite.
Mais tout reste à faire !
Le Comité national de l’Union syndicale Solidaires (réunissant les unions départementales, fédérations et syndicats nationaux) a décidé de préparer la mobilisation pour nos revendications d’urgence :
– l’abrogation de la réforme des retraites,
– l’augmentation des salaires dans le public comme dans le privé et le SMIC à 2000 euros nets,
– la défense, l’accès et le développement des services publics de qualité partout sur le territoire,
Après avoir imposé la réforme des retraites contre l’avis d’une très large partie de la population et sans majorité à l’Assemblée, Emmanuel Macron persiste à appliquer à tout prix sa politique au service du patronat et des plus riches. Il s’apprête ainsi à faire adopter un budget d’austérité et s’engage dans une fuite en avant, niant le résultat des élections.
Emmanuel Macron ne comprend que le rapport de force. Pour imposer le changement et vivre mieux, l’Union syndicale Solidaires appelle à se mobiliser massivement par la grève et les manifestations, dans l’unité la plus large possible, le 1er octobre pour imposer nos mesures d’urgence !
Solidaires appelle à se réunir sur les lieux de travail pour préparer cette mobilisation et ses suites.

Un dossier de nos camarades de l’AFA 78 en ligne ici
Deux établissements, un patron : un boulevard pour l’extrême droite à Versailles
Après avoir réalisé un travail d’enquête sur le groupe néo-fasciste versaillais Auctorum, l’Action Antifasciste Yvelines a décidé de s’intéresser à deux établissements qui ont pignon sur rue à Versailles et qui n’ont cessé depuis leur création d’accueillir l’extrême droite sous toutes ses formes. C’est donc sur les cas du Craft Beer Lab et du Cocorico que nous allons nous pencher, deux bars qui appartiennent au même propriétaire.
Le Craft Beer Lab (CBL) et le Cocorico, ce sont avant tout l’histoire du patron, Alexey Negin. En 2014, il crée avec un associé l’entreprise Lamengin, grâce à laquelle ils rachètent le bar/restaurant « La Gueuze », Rue Soufflot à Paris, à 300 mètres du Panthéon. Le business semble plutôt bien fonctionner puisque quatre ans après, l’entreprise Lamengin rachète une laverie située juste à côté de « L’Académie de la Bière », institution parisienne, et y installe à l’été 2018 « Vape&Beer », aussi connue comme la cave de l’Académie. Quant au deuxième associé de l’entreprise Lamengin, il crée une seconde entreprise afin de racheter l’Académie de la Bière en 2020.
C’est dans cette cave à bière qu’Alexey Negin se fait la main. Avec son employé, il crée WCB France en 2019, entreprise de commerce de bières en gros et au détail qui permet à Alexey de contribuer à son commerce au sein de la cave de l’Académie mais surtout, de préparer l’ouverture de sa future cave à bières à Versailles, le Craft Beer Lab.
Alexey Negin, patron du Craft Beer Lab, avec une croix celtique juste à côté de sa tête taguée sur le mur derrière le comptoir.
Quand il pose ses valises à Versailles en février 2020, Alexey Negin a donc une bonne expérience du commerce de la bière et des fonds qui lui permettent d’obtenir des locaux bien placés, 6 rue des Récollets, aux pieds du château de Versailles. La période COVID rend compliquée l’ouverture du Craft Beer Lab, qui fonctionne en vente en ligne ou à emporter jusqu’à l’été 2020. Par ailleurs, l’ouverture au public du bar ne dure que quelques mois avant la deuxième vague COVID qui oblige le bar à fermer à nouveau ses portes jusqu’à l’été 2021 et à repasser en vente en ligne. Malgré tout, ces quelques mois d’ouverture ont permis au CBL de se faire un petit public local, des riverain·e·s mais surtout beaucoup d’étudiant·e·s des écoles et universités voisines (ENSA-V, UVSQ, prépas, etc). Parmi ce jeune public, on trouve aussi les néo-fascistes d’Auctorum dont l’existence reste encore confidentielle mais pour qui le patron comme l’équipe du CBL se prennent vite d’affection.
Stickers Action Française, appelant à la remigration, anti-antifa crew, Auctorum recouvert par Virage Auteuil (à gauche) et stickers Génération Identitaire, OKLM Squad (le O étant remplacé par une croix celtique), Zemmour etc (à droite) aux abords du CBL.
En plus des stickers Auctorum, Action Française, Dissidence Française et autres groupes fascistes qui fleurissent autour du bar, on peut observer plusieurs références fascistes dans la déco intérieure du CBL. Alors qu’en septembre 2020, des dessins viennent couvrir les murs de l’établissement, des croix celtiques mais aussi des références à l’Espagne franquiste (« Vive la Mort » écrits à plusieurs endroits) apparaissent. Pire encore, un bel espace est réservé juste au dessus du présentoir à bières du bar pour un tag « Tommie Lindh présent », accompagné d’une croix celtique. Le tag a été effacé quelques mois après pour laisser la place à d’autres gribouillages mais une chose est sûre, ce tag est en lien direct avec l’hommage rendu à Tommi Lindh devant le château de Versailles en mai 2021 par les groupes Auctorum, Luminis et Paris Nationaliste (émanation des Nationalistes, ex-Œuvre Française). On retrouve même sur le Facebook du bar, une photo du patron avec une croix celtique taguée sur le mur derrière le comptoir. Beaucoup de ces inscriptions ont désormais disparu mais on en retrouvait encore en 2023, notamment un « Vive la France et son armée ! » juste au dessus du comptoir du bar. Drôle d’ambiance.
Tag en hommage à Tommie Lindh au CBL en juillet 2021 (à gauche), tag croix celtique, « si omnes, ego non » (devise de la maison de Clermont-Tonnerre appréciée par les catho-tradi), « Vive Louis… » (Croix-V-bâton ?) en juin 2022 (à droite).
C’est en 2022 que cette collaboration entre le Craft Beer Lab et Auctorum s’officialise, avec l’organisation par Auctorum d’un concert du groupe de rock fasciste Franc-Tireurs Patriotes au CBL1, groupe dont le concert prévu un an plus tard à Lille sera interdit par la préfecture (annulation notamment justifiée par la présence des membres de FTP au concert néo-nazi organisé par le GUD à Saint-Cyr l’Ecole le 9 mai 20232). Non content d’accueillir un concert faf dans son bar, le patron n’hésite pas à suivre Auctorum et d’autres pages d’extrême droite et à mettre des likes sur leurs photos d’entraînement de boxe. Il poste même sur la page officielle de son bar les photos du concert, avec le drapeau d’Auctorum tendu au dessus de la « scène » mais également des gros plans sur des t-shirts dont les logos et slogans semblent décidément familiers de ce bar, comme « Viva la morte », la croix celtique ou encore le valknut3, symbole nordique détourné en symbole suprémaciste par l’extrême droite. On retrouve aussi un certain nombre de polo Fred Perry noirs à liseret jaune dans la foule, modèle de polo choisi par le groupe suprémaciste américain Proud Boys pour se démarquer et qui force même la marque à retirer de la vente ce modèle4.
Affiche du concert (à gauche), dans la foule, un t-shirt faisant référence au franquisme (et avec drapeau nazi détournée sur la manche), un t-shirt avec valknut sur la nuque et deux Fred Perry type Proud Boys (à droite).
2022, c’est également l’année pendant laquelle le patron du CBL fait l’acquisition d’un deuxième local commercial, le Cocorico, situé au 7 passage Saint-Pierre, toujours à Versailles. Ce local est destiné à accueillir un deuxième débit de boisson plus classy, avec une pièce principale plus grande et un étage privatisable. Mais avant l’ouverture, il faut faire des travaux. C’est ainsi qu’Alexey Negin fait appel à Thibault Bonnaud, alors trésorier d’Auctorum (devenu aujourd’hui chef du groupe), pour des travaux de carrelage et de maçonnerie. Par ailleurs, à la même période, Thibault travaille comme barman au Craft Beer Lab en parallèle de ses études. On observe donc un copinage plus que consommé entre le gérant d’un, et bientôt deux établissements sur Versailles et un groupe néo-fasciste dont les membres sont visés par plusieurs affaires judiciaires pour faits de violence.
Un événement inquiétant illustre parfaitement cela. Le 12 janvier 2023 vers 19h, alors que des membres du Cercle de Silence de Versailles (action publique non-violente pour le respect des droits et de la dignité des étrangers sans-papiers) plient bagage, iels sont pris·es à parti et insulté·e·s par trois individus habillés, casquettés et masqués de noir, provenant du Passage Saint-Pierre. Des propos racistes tels que « l’insécurité vient des immigrés », « ce sont des violeurs comme cet érythréen… des délinquants », mais aussi des menaces (dont certaines sexistes) telles que « La prochaine fois on vous fera danser » ou «c’est votre génération qui les a fait venir, heureusement que dans dix ans vous serez morts » sont prononcés5. Parmi eux, Thibault (encore lui…) et Victor (autre pilier d’Auctorum), fraîchement rentrés d’un weekend à Rome chez les néo-fascistes de Casapound6. La raison de cette virée en Italie était l’hommage annuel des fascistes italiens à trois de leurs membres assassinés devant les anciens locaux du MSI, parti néo-fasciste fondé à l’après-guerre et dont le logo en forme de flamme tricolore a inspiré celui du Front National.
Alexey Negin a donc offert un certain nombre de moyens logistiques et économiques à Auctorum, que ce soit par l’accueil d’un concert faf, l’emploi de membres d’Auctorum au sein de son entreprise ou même tout simplement, le fait de leur offrir un espace où ils sont « chez eux ». Car c’est bien là que tout a commencé à se jouer. En laissant des militants d’extrême droite s’installer dans son bar, en faire leur repère, dessiner des croix celtiques sur les murs et recouvrir les gouttières du bar avec des stickers fascistes, le patron du Craft Beer Lab a offert à Auctorum et à l’extrême droite en général un espace où se rencontrer, créer du lien et se développer. Et aux dernière nouvelles, ces liens ne sont pas moins forts aujourd’hui, puisqu’Auctorum publiait en novembre 2023 pour ses quatre ans d’existence une photo de Paul Pichon, son désormais ex-chef, accoudé au comptoir du CBL avec un t-shirt floqué d’une citation du collabo et antisémite Brasillach.
Paul Pichon, ex-chef d’Auctorum, fête les quatre ans de son groupe fasciste au CBL, avec un t-shirt rendant hommage au collaborationniste Brasillach (novembre 2023).
Nous l’avons vu, le patron du Craft Beer Lab et du Cocorico entretient de très bonnes relations avec le groupe néo-fasciste versaillais Auctorum. Cependant, ses sympathies ne semblent pas s’arrêter là mais concernent toutes les composantes de l’extrême droite et notamment les partis politiques et syndicats étudiants.
C’est auprès de Reconquête, le parti d’Eric Zemmour, qu’Alexey Negin se montre le plus concilient. En 2021, c’est au Craft Beer Lab que les militant·e·s de Génération Zemmour 78 célèbrent le lancement de campagne de leur candidat. A cette soirée, on retrouve notamment Alexandre de Carbonnières (cadre Gen Z 78), Hubert Vonderscher (petit frère de Vianney Vonderscher, responsable RNJ 78 et attaché parlementaire RN mais aussi ancien président de la Cocarde7) ou encore Aodrenn Thibault (proche d’Auctorum). Iels vont même jusqu’à déployer une grande banderole « Zemmour 2022 » devant le bar pour le Nouvel an. Les Gen Z ont également le droit de s’organiser des « Zapéro » Zemmour au CBL, avec diffusion des passages sur CNews de Zemmour sur la télé du bar. Ce champ libre que laisse le patron du Craft Beer Lab ne semble d’ailleurs pas s’être limité aux campagnes électorales de 2022 puisqu’encore dernièrement pour la campagne des Européennes 2024, les responsables locaux ET nationaux donnaient rendez-vous au Craft Beer Lab pour des soirées de recrutement.
Les Gen Z 78 devant le CBL, rue des Récollets (à gauche), les Gen Z 78 sont comme chez eux au CBL (à droite).
Le 18 avril 2023, soit deux semaine seulement après l’ouverture du Cocorico, Alexey Negin y accueille Philippe Vardon (ex-membre du groupe de RAC Fraction, membre fondateur du Bloc Identitaire et cadre de Reconquête), Laurence Trochu (candidate locale récemment élue députée européenne sous l’étiquette Reconquête) et Oliver Le Coq (délégué département Reconquête 78) pour une conférence. Il y avait tant d’autres endroits pour organiser une telle conférence, plutôt qu’un bar tout récemment ouvert et encore peu connu mais c’est bien le Cocorico qui a donc presque inauguré son bar en accueillant la crème du parti pétainiste Reconquête. Il est à noter que cette invitation intervient deux semaines après la venue de Zemmour au Palais des Congrès de Versailles pour la présentation de son dernier torchon. Cette même journée, une vingtaine de membres d’Auctorum et d’élèves du lycée militaire de Saint-Cyr-l’Ecole étaient venus attaquer un blocus au Lycée La Bruyère de Versailles, dans le cadre du mouvement contre la réforme des retraites. Un climat qui là encore, est justifié par le soutien apporté aux néo-fascistes versaillais et autres partis d’extrême droite par des chefs d’entreprise comme le patron du CBL et du Cocorico qui leur offre un boulevard.
Laurence Trochu, Olivier Le Coq et Philippe Vardon remercient le Cocorico pour son accueil chaleureux.
On peut évoquer brièvement l’UNI UVSQ qui, brillant par son inexistence sur les campus de la fac, trouve tout de même le temps de préparer les campagnes électorales étudiantes au CBL. Leur apéro de rentrée 2023/2024 s’y est d’ailleurs tenu le 3 octobre dernier. Dommage pour ce syndicat fantomatique, on ne les a plus entendus ni vus de l’année, pas même au CBL. Enfin, presque. Un de leurs militants a fini par se faire embaucher et travaille désormais comme barman du CBL. Ce même barman qui, comme un heureux hasard, like et suit aussi les pages Facebook et comptes Instagram d’Auctorum, de Luminis et du GUD.
Il y a également le « groupe de chant » facho-tradi Canto Versailles, renommé récemment en Chantons Versailles qui organise régulièrement des apéros chantants dans les établissements d’Alexey Negin ou sur la place publique à Versailles et qui est une émanation du Projet Canto, dont Libération et La Horde ont déjà dressé le portrait8. Projet au départ centré sur le développement d’une application mobile pour inciter les utilisateur·ice·s à chanter des chansons traditionnelles (comme l’hymne officiel de la dictature franquiste Cara Al Sol), le Projet Canto s’est décliné après la période COVID en des apéros chantants bien français aux quatre coins de la France. Derrière le côté « franchouillard » et gentillet de ces soirées, c’est l’occasion pour la jeunesse de droite de se retrouver, que ce soit les milieux tradi, les lycéens militaires de Saint-Cyr, les nazillons d’Auctorum ou d’autres bourgeois qui regrettent leurs années en école de commerce. Ainsi, iels créent du lien, se rencontrent, échangent et copinent, sans avoir besoin cette fois-ci de fonctionner via un événement privé et de se terrer dans un lieu annoncé à la dernière minute, comme c’est le cas pour les conférences d’Auctorum (voir nos posts sur ce sujet).
Au centre de l’image, de gauche à droite, Thibault Bonnaud, Tugdual Guéry, Anthony « Frontchov » Jacob et Eugénie Fornal, toustes membres principaux d’Auctorum, présent·e·s au Cocorico pour un événement Canto Versailles en septembre 2023
Ce dernier point est important puisqu’il se rapporte au combat culturel mené par l’extrême droite ces dernières décennies. Ces événements ne sont pas que de simples soirées franchouillardes faites de chants autour de quelques verres de bière, de saucisson et de fromage. Ces apéros organisés par Chantons Versailles font partie intégrante du modèle identitaire et de la culture traditionaliste qu’il diffuse, celle d’une France profonde, attachée aux produits bien de chez nous, aux chants bien de chez nous, aux gens bien de chez nous. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Chantons Versailles sont allés se montrer au Salon de l’agriculture mais bien pour revendiquer leur attachement au monde agricole et aux « terroirs », le monde paysan ayant toujours été dragué par l’extrême droite, tout particulièrement en temps de crise (comme ce fut le cas cette année au Salon).
Depuis plusieurs années, des entreprises privées et associations menées par des militant·e·s d’extrême droite accroissent leur influence tant dans le domaine de l’agroalimentaire ou de l’artisanat que de l’événementiel. Ainsi, de plus en plus de bourgeois·es né·e·s de bonne famille se lancent dans l’élevage porcin, l’apiculture, le travail du bois mais aussi organisent de grands banquets chantants qui rassemblent des dizaines de militant·e·s d’extrême droite comme le Canon Français9, la Grande Ripaille10 ou encore tout simplement, la chaîne de restauration Gueuleton11. Cette chaîne, qui possède 21 établissements dont la quasi-totalité accueille le Projet Canto/Chants de France, a vu passer dans certains de ses établissements des militants néo-fascistes comme Erwan Deshais, membre d’Auctorum et qui a travaillé au Gueuleton Nantes pendant l’été 2023.
Cet intérêt pour de vieux chants français, une certaine culture culinaire française et surtout un folklore vieille France ne sont pas inoffensifs et constituent les éléments les plus accessibles au grand public pour mener la bataille culturelle, dont Antonio Gramsci disait que son hégémonie était mère de toutes les batailles. Gramsci, fondateur du Parti communiste italien, militant antifasciste de la première heure à qui il en coûtera la vie, est ironiquement devenu une des principales références de l’extrême droite et tout particulièrement des milieux néo-nazis, ou « nationalistes révolutionnaires ». Aujourd’hui, cette bataille culturelle a quitté les obscures revues et cercles de réflexion fascistes pour prendre forme à travers des banquets, des sessions de chants, et l’actualité politique tend à montrer que l’extrême droite est en train de la remporter.
En accueillant les petits chanteurs de chez Chantons Versailles dans ses établissements, Alexey Negin contribue à la victoire de l’extrême droite dans cette bataille culturelle, lui qui accueille également à bras ouverts chaque formation locale d’extrême droite, sans oublier son amitié et l’aide précieuse qu’il a apporté au groupe néo-fasciste Versaillais Auctorum.
Etudiant·e·s, zythologues, riverain·e·s ou touristes, vous savez désormais quels bars éviter pour ne pas financer la vermine fasciste locale, qu’elle soit groupusculaire, institutionnelle ou associative. Nous vous invitons également à partager à un maximum de contacts ces informations afin que les client·e·s du Craft Beer Lab et du Cocorico ne se fassent plus tromper sur la marchandise.
Pas de fachos dans nos bistrots !
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Suite aux tracts racistes et haineux diffusés à Chatou (78)*, des militant·es de l’AFA 78 et de Solidaires 78 ont organisé une distribution de tracts le samedi 13 juillet 2024 à Chatou…
Dans les Yvelines comme ailleurs, les racistes nous trouverons toujours sur leur chemin !


Vous trouverez ci-joint le dernier numéro du journal de la section de Versailles.Au programme, rien ne va plus :
Bonne lecture quand même.
Les élections législatives sont passées mais rien n’est réglé. Notre syndicat a fait campagne contre l’extrême droite incarnée par le Rassemblement national, car son projet est contraire à nos valeurs d’égalité, d’antiracisme, de féminisme, de solidarité, de justice et parce qu’il est un danger pour nos libertés.
Pour autant, tout reste à faire. Si le Rassemblement national ne gouverne pas, nous ne pouvons nous en contenter. Passé le temps des élections, c’est maintenant le temps des revendications.
Les urgences sociales demeurent : les salaires n’ont pas suivi l’inflation, les coupes budgétaires et les mesures d’austérité sont toujours à l’ordre du jour. Elles mettent toujours plus en péril les services publics : bureaux de poste, arrêt de bus, gare, France Travail, hôpitaux… . Les fermetures éloignent les services publics de la population. Ceux qui perdurent se trouvent dégradés par les suppressions de postes et les baisses de moyens : tout est bon pour justifier des privatisations qui ne sont rien d’autre qu’une gigantesque braderie de nos biens communs.
Rien ne se profile pour améliorer la situation de l’immense majorité de la population tandis que la patronat continue à s’enrichir avec des profits records.
L’Union syndicale Solidaires appelle à se réunir sur les lieux de travail et à préparer la mobilisation pour :
Pour faire entendre et gagner les revendications du monde du travail, nous devons reprendre l’offensive quel que soit le gouvernement en place. Nous ne pouvons compter que sur nous mêmes.
L’Union syndicale Solidaires travaille à la construction d’une mobilisation unitaire, pour gagner par la lutte, l’abrogation de la réforme retraite et le retour de la retraite à 60 ans.
L’Union syndicale Solidaires est un syndicat qui couvre tous les départements, et des secteurs professionnels très divers. Nous sommes présents dans le public comme le privé ainsi que chez les étudiant·es, les chômeur-ses et les retraité·es. Nous menons un syndicalisme de lutte, sans concessions avec le patronat. Notre force est notre nombre, alors rejoins-nous !
Le pire est évité. Après une campagne éclair marquée par la banalisation du Rassemblement National, c’est finalement le Nouveau Front Populaire qui devient la première force politique de France. Le RN lui, s’il n’est pas aussi haut qu’annoncé, fait tout de même un score historique.
Oui le pire est évité, mais il n’est pas parti bien loin. L’extrême droite a obtenu encore plus de 10 millions de voix au second tour et entre à l’Assemblée avec 143 député-e-s, contre 89 en 2022. Qui sait ce qu’il en sera dans un an à une éventuelle nouvelle dissolution, dans 2 ans aux municipales ou 3 ans pour la présidentielle ?
Nous, organisations variées de la société civile, devons maintenant profiter de ce répit pour nous organiser sérieusement, et faire en sorte que la haine, le racisme, et la peur n’accèdent jamais au pouvoir.
Et si nous avons une ou plusieurs années tant mieux, car nous n’atteindrons pas cet objectif rapidement ni facilement. Nous le voyons, nous faisons face à des idées qui sont désormais massivement implantées et cultivées par nombre des médias. Elles le sont d’autant plus dans de nombreux territoires ruraux où la gauche et les écologistes sont souvent absents, les services publics détériorés et le tissu associatif souvent moins dense.
Alors il est temps de contre-attaquer : de faire front partout et dans la durée, de recréer un dialogue trop longtemps rompu et de préparer stratégiquement nos territoires à affronter sous peu une nouvelle offensive d’extrême droite.
Nous devons endiguer cette progression des idées xénophobes et autoritaires dans les esprits et notamment dans la jeunesse. Nous avons besoin d’élaborer des stratégies, de nous rassembler, de mettre en commun du matériel et des moyens, et ce au local, ancré•es dans la réalité de nos territoires et de leurs besoins.
Pour être à la hauteur sur le long terme de cette adversité qui reviendra : nous appelons à renforcer et construire des pouvoirs populaires partout dans le pays, et à former, ensemble, un front uni des territoires en résistance.
Nous appelons à former ces résistances depuis tout ce que nous sommes : collectifs de quartiers populaires, de luttes rurales, d’accueil des personnes exilé-es, syndicalistes, associations écologistes, féministes, pour les droits et libertés, réseaux de solidarité, acteurs de la démocratie réelle, lieux militants, syndicats habitants et bien d’autres encore.
Nous savons que l’extrême droite est l’ennemie de tout cela, de ce que nous sommes ou représentons, et que c’est la possibilité même de vivre en paix et de militer à l’avenir qui est menacée.
Nous nous devons de composer plus largement nos fronts, rassembler des acteur•rices avec lesquelles nous ne nous organisons pas toujours, pris dans les urgences quotidiennes de nos combats.
Nous avons fait masse dans les rues, partout où cela est possible, nous avons rencontré celles et ceux qui proche de chez nous hésitaient sur leur vote. Nous devrons nous organiser, lancer des regroupements, réunions, assemblées, ou apéros qui rassemblent largement pour résister et s’organiser ensemble, pas seulement pour obtenir ce que le NFP a pu promettre à court terme mais bien pour les années qui viennent, pour ancrer réellement nos territoires dans les valeurs qui nous rassemblent. Car nous le savons, les mobilisations électorales seules ne suffiront jamais.
Montons ensemble des actions concrètes et en accord avec nos territoires. Assurons une veille de l’extrême droite en exposant sur nos territoires ses affaires et doubles discours, mais aussi en démontant dès maintenant les sujets où ce parti se pense solution. Décrédibilisons les bases des groupes fascistes dans nos territoires ainsi que le système Bolloré qui partout les cautionne.
Constituons et renforçons les réseaux de solidarités concrètes sur nos territoires. A nous de trouver des manières collectives de répondre à nos besoins de subsistance pour construire notre résilience et retisser des liens sociaux délités. Cantines populaires, fermes paysannes, syndicats de locataires, gardes partagées, réseaux de récup’ et de redistribution… Traduisons en acte la société que nous voulons voir advenir et défaisons la guerre de tous contre tous alimentée constamment par l’extrême droite.
Préparons et renforçons partout des groupes d’autoformation, nos dynamiques d’éducation populaire et des fronts anti-répression : pour partager des expériences de résistances locales qui fleurissent sur nos territoires et pour renouer du dialogue dès maintenant ..et pour se protéger et soutenir toutes les personnes qui risquent un jour d’être en première ligne.
Structurons nos alliances de manière large et diverse, des réseaux de travailleur euses jusqu’au sein des institutions, avec les mairies, les fonctionnaires, qui voudront bien nous rejoindre, afin de surtout mettre en œuvre les politiques qui sur le terrain changent la donne et en empêchant le RN de s’incruster encore plus profondément dans nos quotidiens et nos administrations.
Construisons l’autonomie, matérielle, énergétique, alimentaire, mettons en commun des ressources tant pour nos manifs que notre organisation politique – et rallions par là même tou·tes celles et ceux qui peuvent contribuer, par des coups de main, des idées, des bons plans au service d’une dynamique de résistance.
En particulier, constituons des maisons du peuple, des bases, des locaux de résistances, bar, commerces et fermes allié s, … où se retrouver facilement sera clef pour s’organiser localement.
La crise sociale et écologique s’accélère déjà. Nous n’avons pas le temps d’attendre que les institutions y répondent. C’est à nous de poser dans le paysage, les solidarités concrètes, les droits nouveaux, les alternatives réelles au système qui nous oppresse.
Des résistances locales existent dans de nombreux territoires, nous allons les rendre visibles, les rejoindre, et ensemble les renforcer et les multiplier. Nous aurons besoin de tout ça quel que soit le scénario dans les prochaines années car nous ne pouvons plus construire l’alternative à bas bruit mais devons la clamer ensemble pour faire boule de neige.
Cet été, de nombreux temps militants pour partager nos expériences, nos discussions et nos alliances sont prévus : dans les Deux-Sèvres contre les méga-bassines, dans les universités et les camps d’été, à Bure, dans les assemblées de quartier. Profitons-en pour nous y retrouver et déjàconstruire ensemble les bases de nos résistances collectives.
Faisons savoir que nous ancrons nos territoires dans des perspectives nouvelles, de lien, d’éducation populaire, d’autonomie et d’auto-défense.Partout, pour les années à venir, faisons entrer nos territoires en résistance !
L’appel est à retrouver sur ce site : https://desarmerbollore.net/appel et ci-dessous
Alors que l’Arcom étudie ce lundi 15 juillet la réattribution des fréquences TNT pour la chaîne CNEWS, une centaine d’organisations syndicales, antiracistes, féministes et écologistes lancent une campagne d’action contre le groupe Bolloré. Si l’on peut se réjouir provisoirement que le Rassemblement National n’ait finalement pas réussi à l’emporter lors de ces élections, celui-ci compte bien poursuivre sa conquête des territoires et des imaginaires. Nous devons, sans attendre de prochaines échéances électorales, unir nos forces contre les vecteurs de fascisation de la société.
Bolloré met un ensemble toujours plus grand de médias de masse à disposition d’une politique ouvertement raciste. Sur des chaînes, les Éric Zemmour, Pascal Praud et autres commentateurs radicalisés disent qu’ils œuvrent pour une mission « civilisationnelle ». Leur projet est clair : nourrir le fantasme d’une nation pure en organisant la grande re-migration.
Ce projet glaçant suit un plan précis dont Bolloré est devenu l’aiguille et le fil à coudre. Qui Éric Ciotti va-t-il voir avant d’appeler à l’alliance du RN et de LR ? Qui met CNEWS, Europe 1 et Hanouna au service de cette « union des droites » ? Vincent Bolloré (1). C’est une question d’habitude pour le milliardaire déjà mis en cause pour la manipulation de plusieurs scrutins présidentiels en Afrique (2). Au-delà du déluge xénophobe, la bollosphère fait chaque jour la promotion de discours sexistes et homophobes légitimant les violences contre les femmes et les personnes LGBTQI+. Elle alimente la négation de la crise climatique et oeuvre sans relâche à ce qu’il ne soit pas fait obstacle à ceux qui tirent profit de la dévastation écologique. Bolloré est en guerre pour l’hégémonie culturelle, la conquête des imaginaires et la fabrique du consentement au pire. Si le RN est passé tout prêt de gagner les élections et prendre le pouvoir, c’est en partie son œuvre (3). Il est la cheville ouvrière de l’union des droites, de l’alliance objective entre le bloc libéral et le bloc néo-fasciste. Cette alliance colle parfaitement à ses intérêts de classe et à ses convictions politiques.
Pour tirer les ficelles, il faut s’en donner les moyens. Avant de se révéler propagandiste en chef, Bolloré est bien un capitaine d’industrie. Il dirige un groupe international aux multiples filières dont les activités se divisent en plusieurs branches.
Bolloré est de tous les ravages. C’est un groupe fondé sur un système colonial qui perpétue sciemment des pratiques esclavagistes. C’est un industriel qui fait son profit des logiques extractivistes les plus dévastatrices. C’est un expropriateur de terres. Un patron menant pour ses employé·es de violentes politiques de casse sociale et de terreur managériale. Son empire est tentaculaire. Mais pour celleux qui estiment qu’il est temps d’y mettre fin, cela signifie une chose. Il est possible de nous rassembler en un large front à la fois syndical, social, écologiste, féministe, décolonial, antifasciste et international.
Ces dernières années, sur le terrain des luttes écologiques, des campagnes d’actions internationales contre des industriels comme Lafarge-Hocim ou Total ont vu le jour. Des collectifs antifascistes, présents dans de nombreuses villes, quartiers populaires et territoires ruraux, ont mené une résistance de terrain. Les derniers mouvements sociaux ont démontré qu’un syndicalisme combatif existe toujours. De larges mobilisations féministes et LGBTQI+ prennent les rues. Des mouvements dévalidistes nous appellent à substituer une culture du soin au culte de la force. De mouvements antiracistes et décoloniaux luttent au quotidien dans les quartiers populaires. Des réseaux de solidarité œuvrent à maintenir des territoires d’accueil pour les personnes exilées. Bolloré est une menace pour nous toustes. Mais ensemble, nous sommes fort.es d’une immense expérience de lutte. Nous appelons donc à une campagne commune – dans les prochaines, semaines, mois et années – pour démanteler l’empire Bolloré.
Alors qu’il bâillonne la critique de ses activités dans ses propres médias (8), nous appelons à enquêter minutieusement sur son empire, à regrouper des témoignages, à ce que des infos fuitent en son sein et à les regrouper, à afficher partout ses crimes, dans les rues, sur les réseaux et dans ses entreprises.
Son agenda politique s’attaque aux vies de millions de personnes. Nous y répondrons dorénavant par des mobilisations, de masse ou décentralisées, qui pointent le groupe et l’impactent concrètement.
Bolloré ne s’incruste pas seulement dans nos cerveaux, il est souvent présent matériellement – avec ses bureaux et entrepôts – à côté de chez nous. De multiples actions sont possibles si nous les menons ensemble. Bloquons ses plateaux télés, occupons ses dépôts pétroliers, soutenons les luttes syndicales à l’intérieur de ses entreprises et médias, vendangeons ses vignes, redistribuons son fuel domestique à celleux qui galèrent à se chauffer, traquons le traceur, tissons des alliances internationales, organisons des boycotts, virons ses chaînes de la TNT et soutenons la création et l’assise de contre-pouvoirs médiatiques puissants !
4 https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2024/05/24/retrouvez-toutes-les-sanctions-de-l-arcom-contre-c8-et-cnews_6223105_4355771.html et https://www.francetvinfo.fr/elections/legislatives/legislatives-2024-l-arcom-met-en-demeure-europe-1-pour-manque-de-mesure-et-d-honnetete-dans-l-emission-de-cyril-hanouna_6629991.html
5 le mardi 9 juillet pour C8 et le 15 juillet pour CNEWS https://www.arcom.fr/actualites/attribution-des-frequences-de-la-television-numerique-terrestre-tnt-suivez-les-auditions-des-candidats
6 https://www.asso-sherpa.org/bollore-victoire-associations-huiledepalme-camerounaise
Action Justice Climat
Action Non-Violente COP21 (ANV-COP21)
Action antifasciste paris – banlieue
Alternatiba
Anti-Tech Resistance
Association Handi-Social
Attac France
Avis de Tempête
BLOOM
Collectif Vietnam Dioxine
Contre-attaque
Decolonial Film Festival
Extinction Rebellion France
fédération SUD-Rail
Front de la jeunesse en lutte
Ingénieurs Sans Frontières France
Le Printemps du CARE
Les Soulèvements de la terre
Makery.info
Palestine Action France
PEPS (pour une écologie populaire et sociale)
ReAct Transnational
Riposte Alimentaire
Scientifiques en rébellion
SNJ-CGT
SUD Culture et Média Solidaires
Survie
Terres de luttes
Union Syndicale Solidaires
Vous N’êtes Pas Seuls (VNPS)
Action Antifasciste Deux Sevres
Action Antifasciste La Roche-Banlieue et Bastyon de Résistance
Action Antifasciste Tolosa
Alerte Pesticides Haute Gironde
Assemblée Populaire d’Auxerre
Association L’Offensive
ATTAC 17 (Association locale de Charente Maritime )
Attac 33
Attac 85 et GP2ï (Grands Projets Irresponsables et Imposés)
Bibliothèque Fahrenheit 451
CNT 34 ESS
CNT-STAF29
CNT66
CNT ETPICS66
Collectif Alsace des luttes paysannes et citoyennes
Collectif Bassines Non Merci 79
Collectif transitions périgord noir
Cristal
Émancipation 17
Groupe la sociale fédération anarchiste de rennes
Je dis en scène !
L’Antivol
La Carmagnole (Montpellier)
La Gang de La Boisselière
Mort aux rats !
Nous Toutes 35 Rennes
Sainté Debout
Section Antifasciste Montreuil Bagnolet & Alentours (SAMBA 93)
Stop Fessenheim
SUD Education 17
UNION LOCALE CGT NANTES
UNION syndicale Solidaires 44
Université Populaire Pour La Terre Tours
Vie Pays Environnement
Comité SDT 89
Comité SDT An Oriant
Comité SDT Annecy (74)
Comité SDT Bruxelles
Comité SDT Chalon sur Saône &+ (71)
Comité SDT Corrèze
Comité SDT Corrèze
Comité SDT Creusois 23
Comité SDT de l’Allier (03) – l’Allier se soulève
Comité SDT Doué-Montreuil Bellay
Comité SDT du Layon
Comité SDT du Pays de Redon
Comité SDT Forez
Comité SDT Gers
Comité SDT Grenoblois
Comité SDT IDF
Comité SDT Indre 44
Comité SDT Irwazh
Comité SDT Kerne Quimper
Comité SDT Lillois
Comité SDT Limoges
Comité SDT Local alsacien
Comité SDT Loire 49
Comité SDT Mayenne
Comité SDT Montpellier
Comité SDT Nantes
Comité SDT Nevers (58)
Comité SDT Paris Sud
Comité SDT Pontarlier
Comité SDT Quimperlé-Concarneau
Comité SDT Rennais
Comité SDT Rochelais
Comité SDT Romans
Comité SDT Saint Nazaire. Estuaire
Comité SDT Saumur
Comité SDT St Cere
Comité SDT Sud 77
Comité SDT Sud Vilaine
Comité SDT Sud-Grésivaudan-Royans-Vercors
Comité SDT Tours
Extinction Rebellion Angers
Extinction Rebellion Aude
Extinction Rebellion Auxerre
Extinction Rebellion Chambery
Extinction Rebellion Grenoble
Extinction Rebellion Mont Blanc
Extinction Rebellion Montagne Noire
Extinction Rebellion Quimper
Extinction Rebellion Strasbourg
Exctinction Rebellion Poitiers
Extinction Rebellion Foix et alentours