Considérer que tout argent est bon à prendre, y compris si ça détruit nos métiers et statuts. Contribuer à dénigrer nous-mêmes nos métiers en faisant volontairement de la « garderie » lors des remplacements. Cautionner les inégalités : certain·es vont gagner plus, d’autres, dont les précaires, vont voir leur rémunération insuffisante stagner. Renforcer le pouvoir des chef·fes qui distribuent subjectivement les Pactes.
Se faire de l’argent en remplaçant un·e collègue malade qui, par contre, va perdre sa journée de carence. Nourrir la communication gouvernementale mensongère parlant de « revalorisation » alors qu’il s’agit de travail supplémentaire. Être à la merci de la hiérarchie demain, et signer aujourd’hui sans aucune certitude sur la manière dont cela sera organisé. Être soumis·e à une obligation de résultatschiffrés devant la hiérarchie en signant un contrat. Illustrer, par les actes, que tou·tes pourraient travailler 1, 2, 3h de plus chaque semaine et contribuer à l’augmentation progressive de notre temps de service obligatoire. Prendre le chemin dangereux de l’épuisement professionnel.
Refuser le Pacte, c’est…
► Considérer que nos métiers ont de la valeur et doivent être rémunérés en conséquence. ► Mettre en avant le souci pédagogique et la digne scolarisation des élèves.
► Penser que tous les personnels de l’éducation doivent voir leur salaire augmenter, et pas grâce à des tâches supplémentaires. ► Défendre l’égalité de droits, de statuts et de traitements pour tou·tes. ► Estimer que les brigades de remplaçant·es doivent être renforcées.
► Enrayer l’autosatisfaction gouvernementale en refusant massivement de participer à cette supercherie. ► Refuser l’ingérence hiérarchique dans notre travail, conserver notre autonomie et notre liberté organisationnelle et pédagogique. ► Rester maître·sse de notre travail, avec l’expertise de terrain qui est la nôtre.
► Préserver les statuts et le temps de travail de tou·tes.
► Préserver sa santé et ses conditions de travail, déjà difficiles.
Mais si on refuse, on fait quoi pour nos salaires ?
On continue à se mobiliser, à lutter pour que la part inconditionnelle obtenue par les mobilisations et par les organisations syndicales soient encore augmentées et étendues à tou·tes les personnels, en particulier nos collègues les plus précaires !
Contre l’individualisme et la compétition, pensons collectif, pensons Solidaires !
Petit tour d’horizon des mobilisations sociales dans le département… Liste forcément non-exhaustive, n’hésitez pas à nous transmettre vos infos à contact@solidaires78.org
p. 2 Édito p. 2 Brochure « Écologie. Agir syndicalement » p. 3 Bilan de la grande manif’action #sortiederoute p. 5 La Montagne se soulève contre le Lyon-Turin p. 7 Éclosion d’un nouveau syndicat local : Sud Agriculture Tarn p. 8 L’appel de 25 syndicats, associations et partis politiques à « sauver le Fret ferroviaire » p. 10 Retour sur… p. 11 Lecture p. 12 Agenda
La fin d’année approche et elle est souvent synonyme de sur-sollicitation des assistant·es d’éducation. Les textes encadrant nos missions sont suffisamment flous pour que les chef·fes d’établissements nous demandent d’effectuer tout type de tâches. Dans cette fiche, SUD éducation fait le point.
Les missions des assistant·es d’éducation sont encadrées par l’article 1 du décret n°2003-484 du 6 juin 2003 fixant les conditions de recrutement et d’emploi des assistants d’éducation
Mission des AED pendant les examens
Le mois de juin est un mois d’examen : baccalauréat, CAP, DNB.
Pendant les examens les AED peuvent être sollicité·es pour :
➞ la préparation des salles,
➞ la surveillance des couloirs,
➞ l’aide au secrétariat du centre d’examen.
Nous ne pouvons à priori pas être placé·es sur la surveillance des salles car cela relève d’une mission d’enseignement.
Cependant, en cas de situation exceptionnelle, un·e chef·fe d’établissement peut désigner tout personnel relevant de l’éducation nationale pour assurer la surveillance. Cette situation exceptionnelle peut intervenir en cas d’absence d’un nombre trop important de surveillant·es d’examen qui étaient planifié·es.
Dans ce cas, un ordre de mission écrit doit nous être remis et cela ne doit se faire que sur notre temps de travail habituel.
Si cela intervient en dehors de notre temps de travail fixé par l’emploi du temps annuel, il ne peut s’agir que de volontariat. Par ailleurs, tous les établissements centres d’examen disposent d’une enveloppe budgétaire : dans ce cas il faut s’assurer d’être indemnisé·es.
Semaines de permanences administratives
Les contrats des assistant·es d’éducation prévoient un nombre de semaines travaillées dans l’année allant de 39 à 45 semaines. La plupart des contrats sont rédigés sur 39 semaines, dont 36 semaines de temps scolaire. Les trois semaines en sus correspondent aux « permanences administratives » bien que cela ne soit encadré de manière précise par aucun texte.
L’organisation du travail pendant ces « semaines de permanences administratives » doit respecter notre temps de travail et notre emploi du temps annuel. En cas de changement, notre supérieur·e hiérarchique doit respecter un délai de prévenance. Si nous exerçons nos missions d’AED à l’internat, le passage des heures de nuit à des heures en journée ne peut se faire que si notre contrat précise « internat et externat ».
Les tâches qui nous sont confiées doivent rester dans le cadre réglementaire fixé par les textes : elles doivent concerner la vie de l’élève et on ne peut pas nous demander de faire tout et n’importe quoi durant ces journées.
SUD éducation revendique pour les AED :
la titularisation sans condition de concours, d’ancienneté ni de nationalité de tou·tes les AED dans un corps de fonctionnaire par la création d’un métier d’éducateur·trice scolaire ;
l’augmentation des salaires avec une grille de progression salariale à l’ancienneté ; un salaire minimum à 2200 euros bruts ( soit 1870 euros nets, primes et indemnités comprises) ;
l’accès aux primes et indemnités dans les mêmes conditions et aux mêmes montants que ceux fixés pour les autres personnels (notamment l’indemnité REP/REP+) ;
la baisse du temps de travail, pour un temps plein à 32h ;
la suppression du forfait nuit en internat ;
le recrutement massif de personnels AED et la fin du recrutement par les chef·fes d’établissement : pour un recrutement académique ;
l’accès à une formation initiale et continue, sur temps de service ;
la création de brigades de remplacement pour assurer les remplacements des collègues absent·es ;
un droit à la mobilité, interacadémique et intra-académique.
Les Mureaux – Via le Bondy Blog – Par Héléna Berkaoui, Alexandre Bourasseau
Aux Mureaux (Yvelines), le supermarché halal se voit accuser d’avoir « terrassé » son concurrent, Auchan. Un article du Parisien qui dépeint cette enseigne comme une menace a beaucoup fait réagir. Une polémique qui reflète un climat nauséabond.
Petit tour d’horizon des mobilisations sociales dans le département… Liste forcément non-exhaustive, n’hésitez pas à nous transmettre vos infos à contact@solidaires78.org
Entre 2000 et 5000 personnes (selon les sources) ont manifesté en hommage à Clément Meric dimanche dernier. Manif dynamique et offensive dans ses slogans avec une forte présence internationale.
Face aux injustices, nous avons décidé de nous organiser en tant que travailleuses et travailleurs
et de créer des syndicats dans nos secteurs professionnels. Nous savons par expérience que si nous restons isolé·es nous sommes en position de faiblesse face aux attaques des patrons, des directions, des hiérarchies ou de l’État pour défendre nos droits et libertés. C’est pourquoi nous nous sommes regroupé·es dans Solidaires, une union interprofessionnelle implantée sur tout le territoire. Nous sommes actuellement autour de 110 000 syndiqué·es, aussi bien dans le privé que dans le public. Le collectif c’est notre force !
Se syndiquer, c’est disposer d’un outil pour ne pas être seul·e au quotidien, pour défendre ses droits et ses intérêts, faire face à l’arbitraire, défendre nos salaires, protéger notre santé…
Par exemple, c’est le syndicat SUD Solidaires Amazon qui a obligé sa direction à mettre en conformité ses sites en France au début de la pandémie de COVID-19 devant la quasi absence de mesures de protection des salarié·es.
L’Union syndicale Solidaires regroupe des syndicats dans l’ensemble des secteurs professionnels. Nous sommes également organisés en unions départementales et locales sur l’ensemble du territoire.
Tu te reconnais dans nos valeurs et pratiques ? Tu souhaites agir et faire la différence ? Construire une liste syndicale Solidaires au service des collègues pour les élections ? Rien de plus simple !
Nous souhaitons que le travail et l’économie soient au service de l’intérêt collectif, en prenant en compte les équilibres écologiques. Nous voulons vivre dans un monde où personne ne reste sur le côté, à la rue, ne meurt de faim ou n’est parqué dans des camps aux frontières de l’Europe. Nous voulons vivre, pas survivre ! Nous voulons sortir du système capitaliste, générateur d’inégalités, d’exploitation des humains et de destruction de la planète. La socialisation des entreprises et leur autogestion sont une alternative crédible à explorer.
Au travail comme en dehors, personne ne doit subir d’oppression liée à la perception de sa couleur, de son sexe, de son genre, de sa religion, de son handicap ou de sa culture. Nous luttons pour l’égalité des droits. Notre syndicalisme est féministe, antiraciste, lgbti+ et s’attaque aux systèmes de domination.
Les services publics sont notre bien commun. Nous les défendons (contre les fermetures, les privatisations, la dématérialisation) et souhaitons les développer, en créer de nouveaux. Le statut de fonctionnaire qui assure l’indépendance doit être défendu et renforcé. La protection sociale est un autre bien commun qui doit être développée et préservée des appétits capitalistes de rentabilité.
Nous nous opposons résolument à l’extrême-droite qui n’amène que la violence et la haine et qui travaille main dans la main avec les patrons. Jamais l’autoritarisme, le repli sur soi et la xénophobie ne seront des solutions.
Nous luttons pour nos libertés publiques et individuelles qui sont régulièrement remises en cause, rognées au nom de l’antiterrorisme ou de l’État d’urgence, sur fond de multiplication des violences policières.
Nous pensons que tous les sujets qui touchent ou que vivent les travailleuses et les travailleurs, comme le handicap, l’accès à un logement digne, le racisme ou les lgbtiphobies, l’accès à l’avortement, la lutte contre les violences sexistes et sexuelles nous concernent partout et tout le temps et pas seulement sur nos lieux de travail. C’est pourquoi nous travaillons avec de nombreuses associations de lutte du mouvement social.
La crise écologique et climatique est très grave. Il y a urgence à changer en profondeur les systèmes de production et à sortir d’un consumérisme destructeur. Il faut rompre avec le capitalisme qui est incapable de se réguler. Nous sommes écologistes. Nous participons activement à l’Alliance Ecologique et Sociale (AES) qui regroupe syndicats et associations, pour agir ensemble et lier urgence sociale et urgence écologique, fin du monde et fin du mois.
Nous entretenons des relations avec de nombreuses organisations syndicales et associations à l’étranger pour faire vivre la solidarité internationale. Nous participons notamment au Réseau Syndical International de Solidarité et de Lutte (RSISL).
L’Union syndicale Solidaires défend les travailleuses et les travailleurs en France, quels que soient leur statut, leur origine et leur culture, avec ou sans-papiers.
Un syndicat ça permet aussi de construire le rapport de force pour gagner. Ainsi en 2019 nous avons appelé à construire la grève de façon reconductible à partir du 5 décembre, ce qui a été un des éléments permettant de repousser la réforme de la retraite à points voulue par le gouvernement. En 2023 nous avons construit la mobilisation sur les retraites dans l’intersyndicale nationale interprofessionnelle. Pour gagner nous pensions qu’il fallait aller plus loin, c’est pourquoi nous avons appeler à construire la grève reconductible et des actions de blocage à partir du 7 mars.
Il existe de nombreux syndicats avec des positions, des pratiques et des valeurs plus ou moins éloigné·es de Solidaires. Nous essayons toujours de privilégier l’unité en intersyndicale pour avancer et construire le rapport de force nécessaire pour permettre aux salarié·es de gagner.
Nous sommes indépendant·es des patrons, de l’État et des organisations politiques.
La recherche de démocratie est au cœur de notre syndicalisme. Nous fonctionnons principalement au consensus. Ce sont les adhérent·es qui décident des orientations, des revendications et des mobilisations. Nous soutenons l’auto-organisation des luttes et des grèves et la tenue d’assemblées générales décisionnelles.
Des outils syndicaux pour connaître et défendre ses droits Une interrogation sur ses droits en tant que travailleuse ou travailleur ? Besoin d’un courrier type pour répondre à votre hiérarchie ou à une administration ? Solidaires a développé un certain nombre d’outils disponibles gratuitement et sans codes d’accès : solidaires.org/connaitre-ses-droits/rechercher/