Dans la nuit du 12 au 13 septembre, le pouvoir autoritaire turc a franchi un cap intolérable en lançant l’opération baptisée « Ma famille est en sécurité ». Plus de 160 militant·es, défenseur·ses des droits humains et membres d’associations, y compris des structures d’aide aux personnes vivant avec le VIH, ont été interpellé·es lors de perquisitions coordonnées dans 15 provinces. Sites web saisis, locaux investis, militant·es traqué·es. Il s’agit d’une campagne coordonnée d’intimidation et de répression dirigée contre les personnes LGBTQIA+, leurs organisations, leurs allié·es et toutes celles et tous ceux qui défendent les libertés fondamentales.
L’Union syndicale Solidaires exprime sa solidarité totale avec les communautés LGBTQIA+ de Turquie, leurs organisations et leurs allié·es face à cette terreur d’État. Nous exigeons la libération immédiate de toutes les personnes détenues et l’arrêt sans condition des poursuites.
Ce qui se déroule en Turquie sous couvert de « protection de la famille » est le mode opératoire de l’extrême droite et des régimes autoritaires. L’obsession anti-LGBTQIA+ et l’instrumentalisation de la « famille traditionnelle » servent partout pour attaquer et supprimer les droits fondamentaux, les libertés publiques et la démocratie.
En France, la montée de l’extrême droite et la banalisation de ses idées portent la même menace directe contre les personnes LGBTQIA+, les femmes et l’ensemble des travailleuses et travailleurs. Céder sur ces droits, c’est ouvrir la voie à la répression généralisée.
Pour un droit d’asile automatique
Face à l’urgence et à la recrudescence des persécutions d’État, Solidaires exige l’instauration d’un droit d’asile automatique pour toutes les personnes persécutées ou menacées dans leur pays d’origine en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre. La France et l’Union européenne doivent garantir un accueil inconditionnel et une protection effective à celles et ceux dont la vie et la liberté sont en danger.
Solidaires appelle à la mobilisation urgente des organisations internationales, des syndicats et de l’ensemble de la société civile :
- Interpellons le gouvernement français et les institutions européennes pour qu’ils condamnent fermement la vague de répression en Turquie et agissent concrètement pour la protection des personnes persécutées.
- Faisons bloc contre l’extrême droite et le fascisme, en Turquie comme en France.










