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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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Retraites

Intervention de Solidaires lors de la restitution du rapport final Travail- Emploi-Retraites

L’Union syndicale Solidaires, représentative sur plus d’une trentaine de branches du privé, et représentative dans la fonction publique, avait dès le départ émis des réserves quant à sa participation à cette conférence, mais a choisi de porter nos revendications et de suivre certains sujets fonction publique, périmètre auquel nous avions été contraints.

Nous continuons à dénoncer la démocratie sociale à géométrie variable, mais nous ne regrettons rien, particulièrement à la vue du résultat final.

Nous déplorons fortement comme d’autres organisations syndicales que les garants aient pris la liberté de proposer leurs propres pistes plutôt que de reprendre les éléments d’équilibre issus de plusieurs mois d’échanges.

La proposition d’introduire la capitalisation faite par une seule organisation patronale est ainsi mise en avant alors qu’elle rejetée par les autres participants.

Pour Solidaires, la capitalisation est la voie rapide pour mettre fin à un système par répartition et donne la main aux assurances privées, livrant ainsi les retraites au marché. Par ailleurs, là où elle est déjà effective, l’atelier a reconnu qu’elle nous coûtait 2 milliards de défiscalisation, autant d’argent qui n’est pas alloué aux services publics.

De même, s’agissant de la proposition de suppression des carrières longues portée également par le seul patronat, alors que cette mesure permet à de nombreux salarié-es de partir plus tôt.

Le rapport reprend de plus des propositions qui n’ont jamais été débattues en séance. Ainsi d’une « règle d’or » destinée à bloquer les recettes pour alimenter le système de retraites et d’un « âge d’équilibre » dont l’évolution dépendrait de l’espérance de vie et et qui serait couplé à une forte décote si l’assuré-e avait l’idée de partir avant cet âge !

Ce qui revient ainsi à faire disparaître toute notion d’âge légal de départ qui d’ailleurs a disparu du rapport.

L’absence de réelle prise en compte des inégalités femmes hommes sur la retraite va à l’encontre de toutes les belles déclarations sur le sujet. Cela a été dit, mais absolument pas pris en compte :  ce sont les inégalités professionnelles en amont de la retraite auxquelles il faudrait enfin s’attaquer, avoir de réelles sanctions sur les inégalités salariales et avoir une vraie transposition de la directive sur la transparence salariale, faire régresser la précarité des emplois, agir sur la question du temps partiel notamment.

Pour Solidaires cet écrit est en réalité le programme d’une nouvelle contre-réforme qu’il faut donc combattre. L’Union syndicale Solidaires dénonce cet exercice de communication patronale et de simili “dialogue social”.

Solidaires continuera de défendre une retraite solidaire, financée par la répartition, garantissant à toutes et tous un départ à 60 ans, des pensions dignes et la reconnaissance de la pénibilité et des carrières longues.

Solidaires poursuivra la bataille pour l’abrogation de la réforme des retraites de 2023 et contre tout nouveau recul des droits des travailleurs et travailleuses.

Nous avons élaboré une déclaration commune avec la CGT et la FSU qui reprend nos éléments communs, et nous demandons à ce qu’elle soit annexée au rapport.

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