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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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antifascisme

Lyon : ne pas céder aux récupérations indignes

Communiqué national Solidaires

Quentin Deranque, un militant fasciste, est décédé le 14 février après avoir été violemment frappé deux jours plus tôt au terme d’un affrontement avec des militant·es antifascistes en marge d’une action du groupe identitaire Némesis contre une conférence à l’IEP de Lyon. La mort d’un homme suite à un déchaînement de violences est un drame et un échec social collectif.

Aussitôt s’est mise en mouvement une indécente opération de récupération politique. Pourtant, loin du récit médiatique dominant des premiers jours nourris du témoignage de militant·es d’extrême droite, tout semble indiquer que le groupe auquel appartenait Quentin Deranque s’était posté armé, masqué, habillé de noir, aux abords d’une conférence organisée par des étudiant·es de l’IEP de Lyon avec le projet manifeste de procéder à des agressions violentes.

L’Union syndicale Solidaires rappelle qu’elle combat syndicalement l’extrême droite et ses idées : absences de libertés publiques, désignation de boucs émissaires, racisme, antisémitisme, xénophobie, homophobie, transphobie…Tant par son projet politique au service du patronat que par sa volonté de semer la division et la haine, l’extrême droite est l’ennemie des travailleurs et travailleuses qui doivent s’organiser pour la combattre.

Ce drame est la conséquence d’un laisser-faire coupable. Depuis près de 15 ans, Lyon est la capitale des violences d’extrême droite : personnes blessé·es, devantures de librairies brisées, locaux syndicaux dégradés. Ces faits sont régulièrement dénoncés par les organisations progressistes de la ville qui ne peuvent s’exprimer sereinement. C’est en réaction à cette situation que se forment des groupes antifascistes.

L’Union syndicale Solidaires a eu l’occasion d’observer de près les méthodes du groupe xénophobe et raciste Némésis lors de ses provocations à l’occasion des manifestations du 8 mars, du 25 novembre dans plusieurs villes, ou lors du meeting unitaire de juin 2024. Nos camarades qui participaient à l’encadrement de la manifestation féministe parisienne du 25 novembre 2021 se sont ainsi retrouvé·es confronté·es à un groupe d’homme armés.

À Paris, le Préfet de police, aujourd’hui ministre de l’intérieur, va jusqu’à imposer la présence de Némésis dans les manifestations féministes. Un large collectif d’organisations alertait encore à ce sujet dans un courrier au préfet du 11 décembre 2025. Cette stratégie de la tension est irresponsable, tout comme les propos de responsables politiques qui visent à jeter de l’huile sur le feu et désigner à la vindicte des responsables. Pourtant l’extrême droite porte la responsabilité de très nombreuses morts violentes : au moins 9 ces 4 dernières années. Nous n’oublions pas notre camarade Clément Méric tombé sous les coups de militants néo-nazis armés de poings américains en juin 2013. Ces attitudes légitiment les violences que l’extrême droite multiplie depuis vendredi, qui visent les antifascistes mais également les minorités ou des personnes identifiée comme progressistes

Les locaux de notre Union départementale du Rhône ont ainsi fait l’objet d’une attaque dans la nuit du 14 au 15 février tout comme une mosquée et de nombreuses permanences parlementaires tandis que plusieurs agressions ont eu lieu partout en France. Des menaces de mort ont été émises à l’encontre de militant·es du mouvement social.

L’Union syndicale Solidaires dénonce ces intimidations qui visent à tenter de museler les forces du progrès social et l’antifascisme. Elle assure de sa totale solidarité celles et ceux qui en sont victimes. Elle appelle à la vigilance partout face aux groupuscules fascistes. Elle remercie les nombreuses structures syndicales, associatives et politiques qui ont exprimé leur solidarité avec l’union départementale du Rhône attaquée. Cet élan de solidarité confirme que c’est dans l’unité de notre camp social que se trouve la seule issue. Nous refusons la criminalisation de l’antifascisme : il est plus que jamais nécessaire.

Communiqués de Solidaires Rhône

Dans la nuit du 14 au 15 février 2026, un individu dont le visage était dissimulé est venu asséner de violents coups de barre de fer sur l’entrée de notre local syndical, dont l’adresse est publique. Il n’a heureusement pas réussi à s’introduire dans le local.

Des dégradations de moindre importance avaient déjà eu lieu en pleine nuit fin octobre. Nous avions porté plainte. Nous porterons plainte de nouveau. Mais il faut bien le dire : dans le climat d’impunité lyonnais, nous ne portons pas de grands espoirs sur ces procédures judiciaires.

Ces dégradations ne sont pas un fait divers isolé. Depuis une quinzaine d’années, Lyon a acquis la malheureuse réputation de capitale de l’extrême droite radicale et violente, et notre organisation et nos militant·es en ont trop souvent fait les frais. L’attaque de cette nuit survient dans un contexte précis. Les stratégies de dénonciation calomnieuse, de victimisation et d’instrumentalisation politique dont le collectif d’extrême droite Némésis est coutumier sont de nouveau à l’œuvre depuis jeudi dernier. Alice Cordier, porte-parole de Némésis, avait jeté en pâture le nom de notre organisation sur le plateau de CNews jeudi soir, l’associant à tort et sans aucune preuve aux violences qui ont causé la mort d’un militant d’extrême droite. Ces procédés nous désignent comme des cibles pour toute la fachosphère. Cela semble avoir fonctionné.

Quelle que soit l’identité de l’auteur de l’attaque contre notre local et ses motifs exacts, s’en prendre de nuit à un local syndical, dont la mission est de défendre les travailleuses et les travailleurs victimes d’un patronat de plus en plus sur les dents, relève bien pour nous de méthodes fascistes. Le fascisme a une longue histoire antisyndicale et nous ne l’oublions jamais. Dans le projet de société de l’extrême droite, la lutte des classes est niée et les syndicats n’existent tout simplement plus. Mais les syndicats ne disparaissent pas sans résister, sans lutter.

L’attaque contre notre local nous rappelle qu’il existe bel et bien une lutte des classes, et que le mot « lutte » n’a rien de métaphorique. L’union départementale Solidaires du Rhône continuera de mener la lutte pour l’émancipation et contre l’extrême droite, sur les lieux de travail, dans les rues de Lyon gangrénées par les groupuscules violents, dans les villes du Rhône ciblées par le Rassemblement national pour les prochaines municipales, dans les circonscriptions du département qui ont basculé aux dernières législatives, et plus largement dans tout le département et tant qu’il le faudra.

Notre Union Syndicale Solidaires a également réagi à l’actualité au niveau national. Vous trouverez ici ce communiqué ici et ci-dessous.

Quentin Deranque, un militant fasciste, est décédé le 14 février après avoir été violemment frappé deux jours plus tôt au terme d’un affrontement avec des militant·es antifascistes en marge d’une action du groupe identitaire Némesis contre une conférence à l’IEP de Lyon. La mort d’un homme suite à un déchaînement de violences est un drame et un échec social collectif.

Aussitôt s’est mise en mouvement une indécente opération de récupération politique. Pourtant, loin du récit médiatique dominant des premiers jours nourris du témoignage de militant·es d’extrême droite, tout semble indiquer que le groupe auquel appartenait Quentin Deranque s’était posté armé, masqué, habillé de noir, aux abords d’une conférence organisée par des étudiant·es de l’IEP de Lyon avec le projet manifeste de procéder à des agressions violentes.

L’Union syndicale Solidaires rappelle qu’elle combat syndicalement l’extrême droite et ses idées : absences de libertés publiques, désignation de boucs émissaires, racisme, antisémitisme, xénophobie, homophobie, transphobie…Tant par son projet politique au service du patronat que par sa volonté de semer la division et la haine, l’extrême droite est l’ennemie des travailleurs et travailleuses qui doivent s’organiser pour la combattre. L’extrême droite est par ailleurs l’ennemi des travailleurs·euses avec une politique au service du patronat.

Ce drame est la conséquence d’un laisser-faire coupable. Depuis près de 15 ans, Lyon est la capitale des violences d’extrême droite : personnes blessé·es, devantures de librairies brisées, locaux syndicaux dégradés. Ces faits sont régulièrement dénoncés par les organisations progressistes de la ville qui ne peuvent s’exprimer sereinement. C’est en réaction à cette situation que se forment des groupes antifascistes.

L’Union syndicale Solidaires a eu l’occasion d’observer de près les méthodes du groupe xénophobe et raciste Némésis lors de ses provocations à l’occasion des manifestations du 8 mars, du 25 novembre dans plusieurs villes, ou lors du meeting unitaire de juin 2024. Nos camarades qui participaient à l’encadrement de la manifestation féministe parisienne du 25 novembre 2021se sont ainsi retrouvé·es confronté·es à un groupe d’homme armés.

À Paris, le Préfet de police, aujourd’hui ministre de l’intérieur, va jusqu’à imposer la présence de Némésis dans les manifestations féministes. Un large collectif d’organisations alertait encore à ce sujet dans un courrier au préfet du 11 décembre 2025. Cette stratégie de la tension est irresponsable, tout comme les propos de responsables politiques qui visent à jeter de l’huile sur le feu et désigner à la vindicte des responsables. Pourtant l’extrême droite porte la responsabilité de très nombreuses morts violentes : au moins 9 ces 4 dernières années. Nous n’oublions pas notre camarade Clément Méric tombé sous les coups de militants néo-nazis armés de poings américains en juin 2013. Ces attitudes légitiment les violences que l’extrême droite multiplie depuis vendredi, qui visent les antifascistes mais également les minorités ou des personnes identifiée comme progressistes

Les locaux de notre Union départementale du Rhône ont ainsi fait l’objet d’une attaque dans la nuit du 14 au 15 février tout comme une mosquée et de nombreuses permanences parlementaires tandis que plusieurs agressions ont eu lieu partout en France. Des menaces de mort ont été émises à l’encontre de militant·es du mouvement social.

L’Union syndicale Solidaires dénonce ces intimidations qui visent à tenter de museler les forces du progrès social et l’antifascisme. Elle assure de sa totale solidarité celles et ceux qui en sont victimes. Elle appelle à la vigilance partout face aux groupuscules fascistes. Elle remercie les nombreuses structures syndicales, associatives et politiques qui ont exprimé leur solidarité avec l’union départementale du Rhône attaquée. Cet élan de solidarité confirme que c’est dans l’unité de notre camp social que se trouve la seule issue. Nous refusons la criminalisation de l’antifascisme : il est plus que jamais nécessaire.

COMMUNIQUE INTERSYNDICAL
SOUTIEN A L’UD SOLIDAIRES 69


Les organisations syndicales CGT, CFDT, FO, FSU, UNSA, CNT et CNT SO apportent leur soutien plein et entier à l’Union Départementale Solidaires 69, dont le local a été attaqué
par l’extrême droite dans la nuit du 14 au 15 février 2026.

Cette attaque fait suite aux propos tenus par l’extrême droite les associant, à tort et sans aucune preuve, aux violences qui ont conduit à la mort tragique d’un militant d’extrême droite.
Elle est un exemple de la volonté de mettre sous pression les organisations syndicales.

La défense des libertés syndicales, de la liberté d’expression, d’opposition et de contestation est fondamentale pour nos organisations syndicales qui continuerons d’être
mobilisées pour défendre les droits et libertés syndicales et à dénoncer les stratégies d’intimidation à leur encontre.

Lyon, le 18 février 2026

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