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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

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Transposition de la Directive Européenne sur la Transparence salariale : Pour le gouvernement, l’égalité femmes hommes attendra !

L’Union syndicale Solidaires a pris connaissance du projet de loi de transposition de la Directive Européenne 2023/970 visant à renforcer l’égalité salariale. Bien que adoptée par le parlement européen en mai 2023, elle devait être transposée dans le droit français au plus tard en juin 2026.

Le projet de loi a été mis sur la table seulement le 6 mars 2026, dans l’urgence, excluant la possibilité de tenir les délais !

Le constat est amer : sous couvert de “simplification”, le gouvernement vide la directive de sa substance et s’entête à maintenir un système d’Index qui a déjà prouvé son inefficacité.

L’oubli délibéré de l’Intersectionnalité

Alors que les articles 3 (paragraphe 2, point e) et 16 (paragraphe 2), de la Directive européenne consacrent pour la première fois la discrimination intersectionnelle, ce dont la Defenseure des Droits s’était félicitée, le projet de loi français l’ignore purement et simplement. En refusant de croiser les données de genre avec l’origine, le handicap ou l’âge, le gouvernement condamne les femmes les plus précaires à rester dans l’angle mort des statistiques. Sans l’outil de l’intersectionnalité, les barrières invisibles resteront intactes. On ne peut pas combattre les inégalités de salaire sans voir que les femmes racisées ou handicapées subissent une double, voire une triple peine salariale.

La “Valeur Égale” livrée à l’arbitraire patronal

L’article 5 du projet de loi français permet à l’employeur de définir seul, par décision unilatérale, les catégories de “travail de valeur égale”. Alors que la directive place les organisations syndicales au centre de l’élaboration des mesures notamment dans les moyens de comparer les métiers de “valeur” équivalente. En laissant au patronat la possibilité en cas d’échec de décider seul, le sexisme des grilles de classification qui dévaluent les métiers du soin, du lien et de l’humain perdurera. À titre d’exemple, on continuera d’accepter un écart de plusieurs centaines d’euros entre une sage-femme (Bac+5) et un ingénieur informatique (Bac+5) au sein d’un même établissement.

Un seuil de 5 % qui légalise l’inégalité salariale

Le projet de loi renvoie à un décret le soin de fixer le seuil d’écart toléré avant toute action correctrice. Or, quand le gouvernement communique sur un écart de salaire “inexpliqué” qui serait tombé à 4,5 %, il prépare le terrain : si le seuil légal est à 5 %, les entreprises n’auront plus rien à corriger ! Pour Solidaires, un écart de 4,9 % reste un vol du patronat aux travailleuses. Nous exigeons un seuil de déclenchement à 0 %. L’égalité ne se négocie pas à la marge.

Enfin, le projet de loi limite l’obligation de rendre les salaires publics aux seules entreprises de plus de 50 salarié·es. C’est abandonner des millions de travailleuses employées dans les TPE et PME à l’opacité la plus totale. Pour Solidaires, la transparence des données salariales doit s’appliquer à tous les employeurs, publics comme privés, dès le ou la premier·e salarié·e.

Solidaires revendique une transposition ambitieuse de la directive 2023/970 :

  • L’intégration immédiate de la notion de discrimination intersectionnelle dans le Code du Travail.
  • La transparence totale des rémunérations (primes et avantages inclus) accessible aux représentant·es du personnel (CSE dans le privé, Comités Sociaux dans le public)
  • La revalorisation immédiate des métiers majoritairement féminisés, en intégrant dans l’évaluation du “travail de valeur égale” des critères jusqu’ici invisibilisés comme la charge émotionnelle, la responsabilité humaine et la pénibilité nerveuse.
  • Des sanctions réellement dissuasives, inspirées du modèle islandais (amendes journalières jusqu’à mise en conformité).
L’égalité salariale n’est pas une option, c’est un droit.
Solidaires ne laissera pas le gouvernement transformer une avancée européenne majeure en termes de droit du travail et d’égalité en une simple opération de communication.

Le 13 mars 2026

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Le 8 mars, à l’école, au travail et dans la rue, mobilisons-nous contre le patriarcat

Le tract : Le 8 mars, à l’école, au travail et dans la rue, mobilisons-nous contre le patriarcat

Aujourd’hui encore la liberté des femmes, des trans et des non-binaires à disposer de leur corps est toujours attaquée par le système patriarcal : difficulté d’accès à l’IVG, incitation à réarmer démographiquement la France, volonté permanente de vouloir légiférer sur les corps des personnes trans. Les chiffres sont toujours aussi inquiétants : en 2025, 164 féminicides ont eu lieu ; un viol ou une tentative de viol a eu lieu toutes les 2 minutes 30, une femme sur deux a déjà subi des violences sexuelles. Être la cible de racisme, validisme, classisme et de LGBTIphobies rend encore plus vulnérables : 85% des personnes trans sont agressées au cours de leur vie, 75% des agressions islamophobes visent des femmes et les femmes handicapées sont encore deux fois plus victimes de violences sexuelles que les autres. N’oublions pas que les enfants sont les premières victimes des violences sexuelles (une fille sur cinq et un garçon sur treize).

En 2026, la progression de l’extrême droite partout dans le monde menace toujours plus les droits des femmes et des minorités de genre. En France, la banalisation des idées fascistes et fémonationalistes rend l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite possible à l’Assemblée nationale ou à la présidence mais aussi demain dans nos mairies.

Violences sexistes et sexuelles dans l’Education nationale, pas de double peine pour les victimes – le tract de la campagne

Au moins deux femmes sur cinq affirment avoir subi des violences sexistes ou sexuelles au travail (VSST) et une femme sur cinq déclare avoir subi des comportements à caractère sexuel sur son lieu de travail (enquête Genese 2021). Au sein du ministère de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (ESR), ces chiffres sont sans doute encore loin de l’ampleur des VSST : dans une enquête réalisée par SUD éducation en 2024, 60% des sondé·es affirmaient avoir déjà été victimes de VSST.

Fiche analyse : Les violences sexistes et sexuelles au sein de l’Éducation nationale

En septembre 2024, SUD éducation a proposé aux personnels de l’Education nationale de remplir un questionnaire sur les violences sexistes et sexuelles au travail. Cette fiche présente les principaux résultats.

Matériel de la campagne
Affiche : Premiers secours en cas de violences sexistes et sexuelles
Une fiche pratique pour demander la protection fonctionnelle

 Qu’est ce que la protection fonctionnelle ? 

C’est une protection organisée par la collectivité publique dûe à l’agent·e public·que en raison de ses fonctions. Cette protection s’applique lorsque l’agent·e est victime de violences, d’agissements constitutifs de harcèlement, de menaces, d’injures, de diffamations ou d’outrages à l’occasion de l’exercice de ses fonctions.

Saisir le conseil sur le conseil d’administration sur la question des VSST
Fiche pratique : accompagner une victime de violence sexiste et sexuelle
Proposition au CA ou au conseil d’école concernant les violences sexistes et sexuelles au travail
8 mars 2026, grève féministe !

Retrouvez sur cette page tout le matériel et toutes les infos pour les mobilisations du 8 mars. Faisons la grève au travail, la grève dans nos foyers (des tâches ménagères, des courses…), dans les écoles et les universités ! Interrompons toute activité productive et reproductive, formelle et informelle, rétribuée et gratuite. Participons partout aux actions et manifestations. Réapproprions-nous tous les espaces publics !

Quelques Ressources pédagogiques sur les violences sexistes et sexuelles

Livres et ressources vidéos : – Primaire : Mai Lan Chapiron, Le loup, La Martinière jeunesse, 2021, Paris Les vidéos disponibles sur le même ouvrage sur Youtube – Collège : Juliette Boutant et Thomas Mathieu, Les crocodiles sont toujours là : témoignages d’agressions et de harcèlement sexistes et sexuels, Casterman, 2019, Paris Pénélope Bagieu, Les Culottées, Gallimard, 2016, Paris
– Lycée : Margaret Atwood, La servante écarlate, Robert Laffont, 1985, Paris La série H24 disponible sur Arte Jeux :
Le jeu de rôle du consentement, “Sexploration” Un jeu coopératif pour aborder des situations de sexisme, “Moi c’est madame, la relève” Les expositions, campagnes, kits du Centre Hubertine Auclert.

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Une semaine de mobilisation pour la création d’un corps d’AESH

Ce communiqué a été publié le 05/12/2025

Depuis le printemps dernier, les organisations syndicales FSU, SE-UNSA, CFDT Éducation Formation Recherche Publiques, CGT Éduc’action, SNALC et SUD éducation ont mené une campagne pour que soit enfin mis à l’ordre du jour l’obtention d’un corps de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH avec une pétition qui a recueilli à ce jour plus de 83 000 signataires, ce qui démontre le soutien total de toute la communauté éducative et au-delà pour les AESH.

En effet, ces personnels exercent leur métier avec professionnalisme et sont devenu·es un maillon essentiel permettant l’inclusion d’élèves en situation de handicap. Le métier d’AESH est une profession à part entière et les missions pérennes qu’ils et elles exercent ne fait pas débat sur leur nécessité.

La situation à la rentrée 2025 a montré à quel point ce métier souffre d’un manque d’attractivité (multiplication des démissions, licenciements pour inaptitudes, ruptures conventionnelles) et le maintien dans la précarité de ces 140 000 agent·es n’est pas de nature à inverser la tendance.

Il est temps de donner un signal fort ! C’est pourquoi l’intersyndicale FSU, SE-UNSA, CFDT Éducation Formation Recherche Publiques, CGT Éduc’action, SNALC et SUD éducation poursuit la campagne pour la création d’un corps de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH aussi bien au niveau national qu’au plus près des lieux de travail.

Une demande d’audience a été adressée aux ministres employeurs : le ministre de l’Éducation nationale et de l’agriculture, pour porter la pétition, et les parlementaires ont reçu un argumentaire sur la création d’un corps de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH. 

L’intersyndicale appelle l’ensemble des AESH et des personnels de l’éducation à se mobiliser dans les départements pendant la semaine du 15 au 19 décembre, et plus particulièrement le 16 décembre, jour du Comité Social d’Administration ministériel consacré au budget.

Ensemble, pour revendiquer la création d’un corps de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH, chacun et chacune est invité à participer aux mobilisations décidées par les intersyndicales locales : rassemblements, heure d’information syndicale, grève…

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Non au validisme : pour une société inclusive ! 3 Décembre : Journée internationale des personnes handicapées

Publié le 3 décembre 2025

Ce 3 décembre doit être l’occasion de parler du validisme. Le validisme est un système d’oppression qui valorise la norme valide et dévalorise celles et ceux dont le corps, les sens ou les capacités cognitives ne correspondent pas à cette “norme”. Le validisme organise ainsi l’exclusion et la maltraitance des personnes en situation de handicap.
Il opère dans tous les pans de la société.

Un continuum de violences

Le validisme s’inscrit dans un continuum de violences. Comme pour les violences faites aux femmes, on retrouve un continuum de violences insupportables :

  • cela commence par des micro-agressions et l’usage d’un vocabulaire injurieux (“autiste”, “schizo”, “mongol” etc.)
  • cela se poursuit par des humiliations, de la relégation (inaccessibilité des lieux et refus de droit) ;
  • cela peut conduire jusqu’aux violences physiques et à la mort.

Ce continuum est visible dans l’affaire Pormanove. 

La mort de Jean Pormanove, humilié en direct sur une plateforme, est la manifestation cruelle et intolérable de ce système. Ce n’était pas un simple “fait divers” : c’était le résultat d’un harcèlement qui a pu se dérouler parce que notre société tolère le validisme.

C’est parce qu’il a été assigné comme personne en situation de handicap que Jean Pormanove a été ciblé, insulté, méprisé, surnommé « Cotorep ». C’est parce qu’il est un homme handicapé sous curatelle, avec une enfance passée en IME que Stéphane Guy surnommé « Coudoux » est moqué, frappé, piégé (surnommé le « béluga »).

C’est parce que notre société tolère le validisme que ce harcèlement a pu se dérouler sans réaction suffisante de sa part et conduire à la mort de Jean Pormanove.

Le validisme, un impensé politique et social

Les institutions et le monde politique, qui devraient être exemplaires, se montrent bien trop souvent complices de ce système.

  • Les termes validistes sont encore monnaie courante, même chez les ministres. L’utilisation d’un trouble (comme l’autisme) ou d’une déficience sensorielle (comme la surdité) comme insulte contribue à la stigmatisation et au rejet. «On n’est pas sourds, on n’est pas autistes» disait dans le journal de France 2, le nouveau Ministre du Travail, monsieur Farandou le 13 octobre dernier. 
  • Malgré les lois, l’inaccessibilité reste la règle dans le logement, les transports, l’emploi, les formations, les espaces culturels et même, trop souvent, au sein d’organisations militantes.
  • Les personnes handicapées, qui représentent 16 % des Français·e, sont cantonnées au statut de “faire-valoir” et sont exclues des lieux de décision.

Quand l’idéologie d’extrême-droite menace les droits

Plus grave encore, les discours portés par l’extrême-droite proposent d’institutionnaliser cette dévalorisation. En promouvant la “préférence nationale” et en questionnant l’accès aux droits sociaux (comme l’AAH) pour une partie des personnes handicapées, elle renforce l’idée que certaines vies ont une “moindre valeur” et que la solidarité doit être sélective. Ces idéologies nourrissent la haine et menacent la construction d’une société réellement inclusive. 

N’oublions pas non plus l’histoire : sous le régime nazi, l’idéologie validiste a conduit à l’extermination de plus de 200 000 personnes handicapées dans le cadre du programme T4, considérées comme « indignes de vivre ».

Exiger une société pleinement inclusive

Pour Solidaires, le handicap n’est pas un problème uniquement médical, mais avant tout un problème sociétal. La société est organisée par et pour les valides, et c’est ce changement de paradigme que nous devons exiger.

L’Union syndicale Solidaires revendique :

  • L’application stricte des textes internationaux (notamment la Convention relative aux Droits des Personnes Handicapées de l’ONU que la France a ratifié en 2010) et nationaux pour une accessibilité globale (physique, numérique, cognitive) et l’autonomie.
  • Le respect et le renforcement des obligations d’emploi de travailleuses et travailleurs handicapé·es dans les entreprises et administrations.
  • l’inclusion progressive dans l’Éducation nationale des établissements médico-sociaux par le transfert des moyens et des personnels dans l’école publique, en concertation avec les personnels du santé-social, de façon à inclure tou·tes les élèves en situation de handicap au sein d’une seule école ;
  • Des moyens massifs pour les MDPH (Maisons départementales des personnes handicapées) pour garantir un accès effectif et rapide aux droits (AAH, PCH, etc.).

L’Union syndicale Solidaires refuse une société qui trie et rejette. Notre combat, c’est celui de l’accessibilité partout ! C’est celui du droit au travail, à l’éducation et à l’autonomie, sans conditions ni chantage à la “préférence”.

Le validisme est l’affaire de toutes et tous. Parce que c’est en luttant contre toutes les formes d’oppression que nous construisons une société réellement inclusive, où chacun·e a sa place.

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Actu Solidaires 78 Automobile Conditions de travail Éducation En grève ! Luttes antivalidistes

Dans les Yvelines, une classe en lutte ! revue de presse épisode n ° 71

Une classe en lutte dans les Yvelines !


Petit tour d’horizon des mobilisations sociales dans le département… Liste forcément non-exhaustive, n’hésitez pas à nous transmettre vos infos à contact@solidaires78.org


Bloquons tout « débloque » le parking de l’hôpital de Mantes-la-Jolie

Source : Actu78.fr


Source : Actu78.fr

Source : Actu78.fr

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anti-validisme Conditions de travail Fonction publique Luttes antivalidistes Services publics

Notre analyse : mieux vaut être riche et en bonne santé que pauvre et malade

Arrêtez d’être malades !

Publié le 8 novembre 2024 par SUD Travail Affaires sociales

Pour faire des économies le ministre de la fonction publique prévoit d’augmenter à 3 le nombre de jours d’arrêt non indemnisés dits « de carence » (lancé sous Sarkozy pour la fonction publique, abrogé par Hollande en 2014 et réintroduit par Macron en 2018) et de passer d’une indemnisation de 100 à 90% des arrêts maladie des agent·es de la fonction publique. Pour faire face au « fléau » de l’absentéisme le tout neuf ministre, qui marque par ces premières mesures toute sa reconnaissance envers les agent·es, veut porter à trois ces jours de carence.

Parler « d’absentéisme » est une sacrée pirouette linguistique ! Car contrairement au préjugé délétère qui domine le débat public, on ne s’arrête pas soi-même C’est le médecin et lui seul, après examen médical du/de la patient·e, qui estime nécessaire pour son rétablissement de prescrire un arrêt de travail. Des médecins témoignent à l’inverse d’un nombre croissant de travailleur·euses refusant un arrêt alors que les praticien·nes veulent le prescrire…

Notre point de vue et notre analyse dans le tract ci-dessous

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Conditions de travail Luttes antivalidistes

Lettre ouverte sur les ESAT (Etablissements d’aide par le travail) adressée à Gabriel ATTAL

La conférence nationale du handicap du 26 avril 2023 a affirmé une ambition majeure :« cesser d’enfermer les personnes handicapées dans des dispositifs et des parcours spécifiques et rendre l’environnement professionnel de droit commun totalement accessible, quel que soit le handicap ».
Mais la loi Plein Emploi adoptée en décembre 2023 par le parlement ne change pas le statut d’usager des personnes handicapées qui travaillent en ESAT et qui dépendent toujours du Code de l’Action Sociale et des Familles et non du Code du travail. Ce qui est vécu par beaucoup de ces personnes comme une grave discrimination et une non-reconnaissance de leur travail.
En droit du travail, trois notions principales déterminent la qualité de salariée ou de salarié : le contrat de travail, la rémunération et le lien de subordination. Ces critères doivent s’appliquer à toutes les personnes qui travaillent en ESAT. Maintenir ces personnes dans la seule mouvance de l’action médico-sociale est contradictoire à l‘objectif recherché : « Chacun est présumé pouvoir travailler en milieu ordinaire ». Les ESAT devraient
permettre aux personnes sous statut d’usagers, qui le peuvent ou le souhaitent, par un accompagnement adapté de s’insérer dans le milieu ordinaire du travail ou en entreprises adaptées. Ces mesures doivent leurs permettre d’accéder à un parcours professionnel. Le Code du travail prévoit déjà des cadres juridiques particuliers dans lesquels les salariées bénéficient à la fois des mêmes droits que les autres et de dispositions protectrices particulières comme dans les entreprises d’insertion, les entreprises adaptées, les salariées et salariés de l’intérim.
Nous ne comprenons pas pourquoi le Gouvernement a refusé systématiquement et sans débat, lors de la discussion de la loi Plein emploi, à l’Assemblée nationale, tous les amendements allant dans ce sens.

Télécharger l’intégralité du courrier :

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