Face à la montée de l’extrême droite, le syndicalisme de lutte est un rempart essentiel.. Sa force ? L’ancrage territorial, sa capacité à mobiliser, et à construire l’unité dans la diversité. Les élections
municipales de mars 2026 sont un enjeu crucial. Laisser des mairies aux mains de l’extrême droite banaliserait encore davantage les discours et les actes de haine et de discrimination qui nous innondent quotidiennement notamment via les médias du milliardaire Bolloré.
L’extrême droite nie l’urgence écologique, sacrifiant l’avenir sur
l’autel du profit et du repli identitaire. Pourtant, ce sont les classes populaires — des banlieues aux ruralités — qui subissent déjà de plein foutet les conséquences des canicules, des inondations, et de la précarité énergétique. La jeunesse, en première ligne, exige des solutions : une véritable transition écologique, la fin des discriminations et des privilèges. Les syndicats doivent porter ces revendications, lier justice sociale et transition écologique, et refuser les fausses solutions sécuritaires, racistes ou climatosceptiques.
L’extrême droite prospère là où les services publics mais aussi le
syndicalisme reculent. Pour la contrer, il faut syndicaliser massivement, aller à la rencontre des travailleurs et travailleuses,
partout et surtout dans les territoires délaissés. Contre le désespoir dont se nourrit l’extrême droite on doit imposer les luttes sociales et la conscience de classe.
Les syndicats ne sont pas seuls : ils doivent s’allier aux mouvements antiracistes, féministes, écologistes, et aux collectifs actifs dans les quartiers. Les périphéries urbaines et les ruralités ne sont pas des réservoirs de voix pour l’extrême droite, mais des bastions de résistance à organiser. Ensemble, transformons l’urgence en force pour un futur solidaire, écologique, et sans place pour la haine.
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Ripostes syndicales : Bulletin n° 12
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