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Dans le privé et le public, un syndicalisme de lutte pour la transformation sociale

Catégories
antifascisme

COMMUNIQUES DES SYNDICATS SUITE AU DECES DE QUENTIN DERANQUE ET SON INSTRUMENTATLISATION PAR L’EXTREME DROITE (VISA)

20 février 2026

Communiqué de presse
La FSU condamne les violences et appelle à cesser l’instrumentalisation et les pressions

La FSU condamne les violences qui ont abouti à la mort de Quentin Deranque, à Lyon, le 14 février dernier.


Ce drame est aujourd’hui l’objet d’instrumentalisations dans le débat public qui fragilisent la démocratie. Dans les heures et les jours qui ont suivi le décès de Quentin Deranque, les propos réducteurs, outranciers, partiaux, y compris de la part du gouvernement, se sont multipliés. Cela ne peut qu’attiser les tensions et mettre en péril la cohésion sociale. Cela doit cesser !


C’est à la justice d’établir les faits, leur enchainement, les responsabilités à l’origine du drame, de juger et de punir sans pression ni interférence politique


La FSU condamne avec la plus grande fermeté la stratégie des groupuscules d’extrême-droite qui instaurent un climat de tension dans certaines villes pour imposer leurs idées racistes et haineuses et réduire au silence les voix progressistes.


Elle condamne également les atteintes aux locaux des organisations syndicales ou politiques et les intimidations ou menaces dont leurs militant⋅es sont l’objet depuis quelques jours.


La FSU dénonce aussi les tentatives répétées des militantes de l’organisation identitaire Nemesis d’investir les manifestations féministes, notamment celles du 8 mars, multipliant les provocations, afin de poursuivre leur entreprise de « normalisation » et de dénaturer les luttes féministes.


Dans un moment dangereux pour notre société et notre démocratie, la préservation de l’État de droit, le respect de la séparation des pouvoirs et du débat démocratique sont, plus que jamais, des exigences que toutes et tous doivent s’employer à faire vivre.


La FSU réaffirme son engagement contre l’extrême droite, ennemie du monde du travail et de la démocratie. Elle reste déterminée à construire l’unité d’action de celles et ceux qui défendent les solidarités et les libertés.CP-Quentin-DeranqueTélécharger

CGT LA RELATION DE PRESSE CONFEDERALES

Communiqué de presse
Face aux violences, la CGT appelle au respect de l’Etat de droit
La CGT condamne les violences ayant entraîné la mort de Quentin D., militant d’extrême droite à Lyon. Le travail d’enquête doit pouvoir être fait sereinement dans le respect de l’Etat de droit pour que justice soit faite.
La CGT appelle les responsables politiques, le gouvernement et le président de la République à ne pas instrumentaliser ce drame ni participer à la surenchère dans leurs prises de parole qui, au lieu d’appeler au calme, encouragent la montée d’un climat de haine et de violences.
La CGT dénonce la stratégie de violence de groupuscules d’extrême droite comme Némésis qui organisent des provocations dans les initiatives progressistes : à l’image des manifestations des 8 mars, 25 novembre ou lors des meetings contre l’extrême droite organisés par la CGT avec une large coalition d’organisations pendant les élections législatives en 2024.
La CGT dénonce la dégradation des locaux d’organisations progressistes et notamment ceux de Solidaires à Lyon. Nous appelons l’ensemble des syndiqué es de la CGT à la vigilance face aux provocations et menaces des groupuscules d’extrême droite.
Montreuil, le 16 février 2026
Relations presse confédérales / 01 55 82 82 64 / presse@cgt.fr
2024 servicepresse.cgt.fr

COMMUNIQUE SOLIDAIRES 69

Union Solidaires Rhône

À Lyon, le 15/02/2026
Le local de l’union départementale Solidaires du Rhône attaqué par l’extrême droite


Dans la nuit du 14 au 15 février 2026, un individu dont le visage était dissimulé est venu asséner de violents coups de barre de fer sur l’entrée de notre local syndical, dont l’adresse est publique. Il n’a heureusement pas réussi à s’introduire dans le local.


Des dégradations de moindre importance avaient déjà eu lieu en pleine nuit fin octobre. Nous avions porté plainte. Nous porterons plainte de nouveau. Mais il faut bien le dire: dans le climat d’impunité lyonnais, nous ne portons pas de grands espoirs sur ces procédures judiciaires.


Ces dégradations ne sont pas un fait divers isolé. Depuis une quinzaine d’années, Lyon a acquis la malheureuse réputation de capitale de l’extrême droite radicale et violente, et notre organisation et nos militant-es en ont trop souvent fait les frais. L’attaque de cette nuit survient dans un contexte précis. Les stratégies de dénonciation calomnieuse, de victimisation et d’instrumentalisation politique dont le collectif d’extrême droite Némésis est coutumier sont de nouveau à l’œuvre depuis jeudi dernier. Alice Cordier, porte-parole de Némésis, avait jeté en pâture le nom de notre organisation sur le plateau de CNews jeudi soir, l’associant à tort et sans aucune preuve aux violences qui ont causé la mort d’un militant d’extrême droite. Ces procédés nous désignent comme des cibles pour toute la fachosphère. Cela semble avoir fonctionné.


Quelle que soit l’identité de l’auteur de l’attaque contre notre local et ses motifs exacts, s’en prendre de nuit à un local syndical, dont la mission est de défendre les travailleuses et les travailleurs victimes d’un patronat de plus en plus sur les dents, relève bien pour nous de méthodes fascistes. Le fascisme a une longue histoire antisyndicale et nous ne l’oublions jamais. Dans le projet de société de l’extrême droite, la lutte des classes est niée et les syndicats n’existent tout simplement plus. Mais les syndicats ne disparaissent pas sans résister, sans lutter.


L’attaque contre notre local nous rappelle qu’il existe bel et bien une lutte des classes, et que le mot << lutte » n’a rien de métaphorique. L’union départementale Solidaires du Rhône continuera de mener la lutte pour l’émancipation et contre l’extrême droite, sur les lieux de travail, dans les rues de Lyon gangrénées par les groupuscules violents, dans les villes du Rhône ciblées par le Rassemblement national pour les prochaines municipales, dans les circonscriptions du département qui ont basculé aux dernières législatives, et plus largement dans tout le département et tant qu’il le faudra.

COMMUNIQUE DE SOLIDAIRES

Lyon : ne pas céder aux récupérations indignes


Quentin Deranque, un militant fasciste, est décédé le 14 février après avoir été violemment frappé deux jours plus tôt au terme d’un affrontement avec des militant·es antifascistes en marge d’une action du groupe identitaire Némesis contre une conférence à l’IEP de Lyon. La mort d’un homme suite à un déchaînement de violences est un drame et un échec social collectif.


Aussitôt s’est mise en mouvement une indécente opération de récupération politique. Pourtant, loin du récit médiatique dominant des premiers jours nourris du témoignage de militant·es d’extrême droite, tout semble indiquer que le groupe auquel appartenait Quentin Deranque s’était posté armé, masqué, habillé de noir, aux abords d’une conférence organisée par des étudiant·es de l’IEP de Lyon avec le projet manifeste de procéder à des agressions violentes.


L’Union syndicale Solidaires rappelle qu’elle combat syndicalement l’extrême droite et ses idées : absences de libertés publiques, désignation de boucs émissaires, racisme, antisémitisme, xénophobie, homophobie, transphobie…Tant par son projet politique au service du patronat que par sa volonté de semer la division et la haine, l’extrême droite est l’ennemie des travailleurs et travailleuses qui doivent s’organiser pour la combattre. L’extrême droite est par ailleurs l’ennemi des travailleurs·euses avec une politique au service du patronat.


Ce drame est la conséquence d’un laisser-faire coupable. Depuis près de 15 ans, Lyon est la capitale des violences d’extrême droite : personnes blessé·es, devantures de librairies brisées, locaux syndicaux dégradés. Ces faits sont régulièrement dénoncés par les organisations progressistes de la ville qui ne peuvent s’exprimer sereinement. C’est en réaction à cette situation que se forment des groupes antifascistes.


L’Union syndicale Solidaires a eu l’occasion d’observer de près les méthodes du groupe xénophobe et raciste Némésis lors de ses provocations à l’occasion des manifestations du 8 mars, du 25 novembre dans plusieurs villes, ou lors du meeting unitaire de juin 2024. Nos camarades qui participaient à l’encadrement de la manifestation féministe parisienne du 25 novembre 2021se sont ainsi retrouvé·es confronté·es à un groupe d’homme armés.


À Paris, le Préfet de police, aujourd’hui ministre de l’intérieur, va jusqu’à imposer la présence de Némésis dans les manifestations féministes. Un large collectif d’organisations alertait encore à ce sujet dans un courrier au préfet du 11 décembre 2025. Cette stratégie de la tension est irresponsable, tout comme les propos de responsables politiques qui visent à jeter de l’huile sur le feu et désigner à la vindicte des responsables. Pourtant l’extrême droite porte la responsabilité de très nombreuses morts violentes : au moins 9 ces 4 dernières années. Nous n’oublions pas notre camarade Clément Méric tombé sous les coups de militants néo-nazis armés de poings américains en juin 2013. Ces attitudes légitiment les violences que l’extrême droite multiplie depuis vendredi, qui visent les antifascistes mais également les minorités ou des personnes identifiée comme progressistes.


Les locaux de notre Union départementale du Rhône ont ainsi fait l’objet d’une attaque dans la nuit du 14 au 15 février tout comme une mosquée et de nombreuses permanences parlementaires tandis que plusieurs agressions ont eu lieu partout en France. Des menaces de mort ont été émises à l’encontre de militant·es du mouvement social.


L’Union syndicale Solidaires dénonce ces intimidations qui visent à tenter de museler les forces du progrès social et l’antifascisme. Elle assure de sa totale solidarité celles et ceux qui en sont victimes. Elle appelle à la vigilance partout face aux groupuscules fascistes. Elle remercie les nombreuses structures syndicales, associatives et politiques qui ont exprimé leur solidarité avec l’union départementale du Rhône attaquée. Cet élan de solidarité confirme que c’est dans l’unité de notre camp social que se trouve la seule issue. Nous refusons la criminalisation de l’antifascisme : il est plus que jamais nécessaire. cp-solidaires – lyon-( 2)

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